À la une
ÉDITORIAL
Le 21 avril votez Arlette Laguiller!
Extraits des meetings de la mutualité à Paris le
dimanche 17 mars et le mercredi 21 mars à
Limoges
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Le 21 avril votez Arlette Laguiller!
Extraits des meetings de la mutualité à Paris le
dimanche 17 mars et le mercredi 21 mars à Limoges
(Suite)
Le 21 avril: pas de vote de race, un vote de
classe!
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Petit Canal: Mitel refuse de payer
les jours de grève
Le personnel IATOSS de l'éducation
nationale en grève le jeudi 14 mars
Gosier: Grève des travailleurs
de l'hotel Clipper
Abymes: Grève des agents de
sécurité à l'aéroport Pôle
Caraïbes
Guadeloupe: Les factures d'eau
pourraient encore augmenter
Récolte sucrière: les
planteurs de canne ont obtenu l'augmentation du prix de la tonne de
canne
Récolte
sucrière:l'État était déjà
venu au secours des patrons
Les pompiers volontaires se sont
mobilisés pour une revalorisation de leurs
indemnités
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Fête de Combat Ouvrier
Colombie: Élections sur fond de
trafic de drogue, misère et guerre civile
Israël/Palestine: C'est la
résistance du peuple palestinien qui contraint Bush et
Sharon à lâcher du lest!
Zimbabwe: Un long passé de
colonie et des dirigeants locaux assoiffés de pouvoi
mènent le pays à la famine
Vous avez quelque chose à dire sur cet
éditorial ou sur un article du journal?
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FETE DE COMBAT OUVRIER
Dimanche 14 avril
Dans le cadre champêtre et agréable du parc et de la
salle du «PAKO» à Baie Mahault.(Voir le
plan qui figure au verso de la carte jaune que vous
achèterez aux militants.)
Programme
- 11h Ouverture, contacts, apéritif
- 12H/30 Repas
- 15 h 16h 30: Discussion, débat sur le
thème : «Les raisons de voter pour Arlette
Laguiller aux élections présidentielles et pour
les candidats de Combat Ouvrier aux élections
législatives». Présentation de nos
candidats.
-16H30- 20H: bal titane avec lorchestre
Pulsation dirigée par
BENZO
-Lharmoniciste Beligny jouera quelques morceaux avec
lorchestre
-Les enfants et
. les grands auront droit à un conte de
BENZO... sils sont sages!
Tout au long de la fête vous pourrez:
- Consulter nos panneaux sur lactivité
de nos camarades dans les entreprises, sur nos positions
politiques
- Vous entretenir avec nos camarades sur la
politique, la vie, lactivité de Combat Ouvrier
- Acheter, consulter, livres, brochures et documents
à la librairie de la fête
- Prendre une collation, un café au stand
réservé à cet effet
- Commander des boissons au bar.
P articipation aux frais: 16 euros. 8 euros
pour les enfants de moins de 12 ans
Cette participation comprend lapéritif, le repas et
toute lanimation de la fête à lexception
des collations, du café, du bar, et du champagne.
Alors, venez nombreux à la Fête annuelle de
Combat-Ouvrier. Réclamez dores et déjà
vos cartes aux militants !
A bientôt à tous!
Non loin de nous, à la frontière du Venezuela, la Colombie a été à la une des journaux du monde ces jours derniers. En effet, le 10 mars, les élections pour le Sénat et la Chambre des représentants ont été marquées par 55% d'abstention et le recul net des deux partis au pouvoir : conservateurs et libéraux. Les gagnants sont, à droite, des libéraux dissidents qui promettent la lutte à mort contre la guérilla et à gauche, des ex-guérilleros. Ces résultats expriment le mécontentement de la population, 42 millions d'habitants. Ceux-ci souffrent de la guerre civile qui, depuis 1964, oppose l'armée à différents groupes de guérilla: les FARC (forces armées révolutionnaires colombiennes) dits marxistes (17 000 hommes et femmes), l'ELN (armée de libération nationale), l'AUC (Autodéfenses unies de Colombie), un mouvement paramilitaire d'extrême droite. La guerre civile a fait 300 000 morts depuis 38 ans. Chaque année, environ 3000 personnes sont enlevées. Et surtout, quelques jours avant les élections, les négociations de paix ont été rompues, ce qui a constitué un échec pour les politiciens en place et le président Andrès Pastrana. Ces gens sont d'ailleurs accusés de corruption et d'avoir des liens étroits avec les trafiquants de drogue. Il faut dire que les différents protagonistes de la guerre civile se battent pour le contrôle de l'argent de la drogue, un véritable pactole. La drogue en Colombie c'est un chiffre d'affaire annuel de 4 milliards de dollars. Les trafiquants fournissent les USA et l'Europe en cocaïne et héroïne. De squelettiques "passeurs" colombiens sont souvent arrêtés dans les aéroports avec dans l'estomac des sachets de drogue qu'ils avalent au risque de leur vie.
Les paysans cultivent sur des milliers d'hectares de la coca, pour la drogue. Ils voudraient bien toucher les aides promises pour se reconvertir en d'autres cultures. Ces aides sont détournées par l'armée et les puissants.
C'est ainsi que l'archevêque de Cali, une des capitales de la drogue, a été assassiné par des brigands de la drogue, quelques jours avant qu'il témoigne contre les trafiquants et les politiciens complices devant la Justice. Une autre personnalité en vue dénonce ce système pourri. C'est la candidate écologiste aux présidentielles prévues le 26 mai prochain, Ingrid Betancourt. Elle a annoncé à son arrivée de France qu'elle rentrait dans son pays pour combattre le trafic de drogue et la corruption au pouvoir. Le 26 février, elle a été enlevée par la guérilla: les FARC veulent l'échanger contre des prisonniers.
La population qui connaît le chômage et la misère a exprimé son mécontentement dans les élections du 10 mars. Mais les élections ne régleront pas ses problèmes. Les exploités, les pauvres ne feront pas l'économie d'une lutte contre les possédants.
Sharon le Premier ministre d'Israël a annoncé le retrait de ses troupes des territoires palestiniens. Depuis son arrivée au pouvoir il y a un an, il avait franchi toutes les étapes de l'escalade. Ses chars et ses troupes occupaient pratiquement toute la zone palestinienne. Sous prétexte de chasser des terroristes, la soldatesque israélienne procède à des ratissages, tue, arrête et emprisonne des centaines de jeunes. Elle détruit des maisons, tire sur tout ce qui bouge tuant enfant, femmes, médecins, ambulanciers, journalistes et des jeunes. Visiblement les troupes étaient là pour rendre la vie impossible aux Palestiniens, les humilier, les décourager.
La population palestinienne n'ayant rien à perdre a fait face. Face à cette armée très moderne équipée de chars, de chasseurs bombardiers, d'hélicoptères lance-missiles, les Palestiniens ont opposé fusils, roquettes, attentats, attaques contre des soldats israéliens contre les colonies juives. Des kamikazes en réponse se font sauter dans des foules d'Israéliens ou tirent sur des soldats ou des colons. Malgré la disproportion des moyens et des victimes des deux côtés, la résistance palestinienne ne faiblit pas. L'Etat israélien et Sharon se heurtent au fait têtu qu'aucune armée ne peut vaincre un peuple décidé à tout pour se défendre et gagner son indépendance.
L'armée israélienne, et partant le gouvernement se trouvent dans une impasse. Elle ne peut assurer aux Israéliens la sécurité totale que Sharon avait promise pour se faire élire. Bien au contraire, l'insécurité est grande en Israël. A tout moment et n'importe où, même dans la rue ou habite Sharon on peut être victime d'un attentat. Les victimes israéliennes n'ont jamais été aussi nombreuses.
La poursuite de cette guerre entre Palestiniens et Israéliens, est en train de déstabiliser la région. De plus les USA ont besoin du soutien des pays arabes pour mener des actions contre l'Iran et Irak. Le moins que ces États arabes pouvaient faire, eux qui sont restés si silencieux dans la dernière période, était de demander à Sharon de reculer. Bush le président américain sait se faire obéir quand il le veut. Il a envoyé une fois de plus son émissaire, le général Zinni, pour tenter de déblayer le terrain en vue d'une reprise des pourparlers entre les belligérants. Son vice-président, Dick Cheney, est aussi de passage dans la région. Il a rencontré Sharon mais pas Arafat. Le gouvernement américain fait toujours porter sur Arafat la responsabilité des violences du moins dans ses déclarations publiques. Le chef de l'autorité palestinienne se voit régulièrement tancé et rappelé à l'ordre. Ce qui est quand même un comble !
Quoiqu'il en soit, toute cette activité diplomatique déployée par Bush et l'administration américaine vise à calmer la situation, après des mois et des mois où ils ont laissé faire les tueries et bombardements d'Israël. Saisissant l'occasion de l'émoi causé par les attentats du 11 septembre aux États Unis, Bush et Sharon se sont tout permis, jusqu'à une quasi-guerre ouverte contre les Palestiniens avec en prime le soutien tacite d'une grande partie de l'opinion publique américaine.
Aujourd'hui, la résistance farouche des Palestiniens les contraignent à moduler leur politique.
C'est cette résistance aussi qui a fait que l'ONU a évoqué la «légitimité d'un État palestinien», même si ces déclarations restent comme toujours bien hypocrites.
Le président Mugabé vient d'être réélu, ce qui entraîne de vives protestations dans le pays. Le principal syndicat appelle à 3 jours de grève et de manifestations contre cette réélection.
Le Zimbabwe ex-colonie britannique est devenue indépendante en 1980 sous la direction de Mugabe. Celui-ci, président depuis deux décennies, a tout fait pour garder le pouvoir en régnant en véritable despote. Il a réprimé sauvagement tous les opposants. Entre 1983 et 1987, au moins 10 000 civils ont été tués. En deux ans, plus de cent assassinats politiques ont été commis. Depuis le début de l'année, 38 personnes ont été tuées 156 enlevées. Les partis d'opposition sont interdits. Les élections présidentielles qui viennent d'avoir lieu ont de nouveau porté Mugabe au pouvoir. Ces élections contestées par les opposants et la communauté internationale ont été préparées dans la terreur. Les droits les plus élémentaires ont été bafoués, la presse harcelée. La fraude électorale semble manifeste. Mugabe a usé de tous les moyens pour se maintenir au pouvoir, craignant d'être battu après son échec aux élections législatives de l'an 2000. Au nom d'un nationalisme aveugle et borné ce dirigeant noir en est arrivé à une politique économique incohérente, aberrante d'appauvrissement en privant le pays de toute production alimentaire. Le Zimbabwe, ex -Rhodésie, est au bord de la famine. Le pays manque de denrées alimentaires. Il y a pénurie de produits de première nécessité tels : l'huile, la farine de maïs … la population fait la queue devant les magasins de la capitale. Cette situation est le résultat de la politique agricole menée par le président Robert Mugabe. Ce dernier a en effet autorisé d'anciens combattants de la guérilla indépendantiste à mener la lutte pour récupérer les terres des fermiers blancs et leurs fermes, y compris par la violence. En 1997, Mugabe au nom de sa réforme foncière a exproprié les fermiers blancs pour réinstaller sur un quart sdes terres 50.000 familles noires.
Il faut savoir qu'après l'indépendance en 1980 une minorité de Blancs (6000) possédaient encore 11millions d'ha de terres fertiles alors que 6,5 millions de Noirs, la moitié de la population, possédaient 16 millions ha. Ces faits constituaient certes un scandale issu du colonialisme. Mais aussi odieux et inégal qu'était le système, fallait-il pas d'un coup se priver des propriétaires blancs ayant une longue expérience et un savoir-faire issus de dizaines d'années de colonialisme ? N'était-il pas possible de les déposséder d'une autre manière ? Cette chasse aux propriétaires blancs revendiquée par le président comme une lutte contre «les ennemis véritables, les démons blancs» a entraîné un véritable recul de l'agriculture. Ancien grenier de la région, ancien exportateur de produits agricoles, le Zimbabwe ne survit aujourd'hui qu'en important massivement du maïs de l'Afrique du Sud. En pillant les ressources du pays, Mugabe a appauvri la population. Les 40% des plus pauvres ne disposent que de 10% des revenus nationaux. En 20 ans, il a amputé de 30% le salaire moyen réel. Un quart de la population active est infecté par le sida et ne reçoit pas de soins. Tel est le résultat d'une politique dominée par la soif de pouvoir et le despotisme.
Les puissances occidentales s'offusquent aujourd'hui de la situation. Mais tout en condamnant Mugabe et sa politique il faut dire aussi que ce pays hérite d'un lourd passé colonial dont la Grande Bretagne mais aussi les puissances impérialistes sont responsables. Ils ont pillé ce pays, ils ont protégé ces grands propriétaires blancs sans jamais former d'agriculteurs noirs aux techniques modernes et capables de gérer les terres et la production avec rigueur et professionnalisme sur les immenses surfaces. Ils ont produit indirectement des dirigeants comme Mugabe.
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