|
Sommaire > Page précédente > Accueil > Archives > e-mail
Page 4
"ONU ou pas, la guerre contre l'Irak on en veut pas"
C’est ce que criaient des jeunes dans une manifestation contre la guerre en Irak ! Pourtant, malgré toutes les manifestations contre “sa” guerre, Bush, chef de file de l’impérialisme américain, est bien décidé à frapper l’Irak!
Peu lui importe qu’une telle guerre soit condamnée par le monde entier, toutes opinions confondues, peu lui importe d’avoir ou non l’aval de l’ONU. Après tout, ce ne serait pas la première fois dans l’histoire des Etats-Unis que les troupes américaines mèneraient une opération punitive et impérialiste sans l’aval de l’ONU.
Sans compter qu’il n’est pas dit que les pays qui s’opposent aujourd’hui à la volonté de guerre américaine ne capituleront pas en fin de compte devant la détermination américaine à envahir l’Irak, même si celle-ci donne toutes les preuves de désarmements réclamées par l’ONU.
Mais même si l’ONU ne couvre pas la guerre contre l’Irak, qui s’opposera aux 300.000 soldats déjà mobilisés, avec le matériel de guerre le plus puissant, le plus performant existant sur la planète?
Les dirigeants “va-t-en-guerre” des Etats-Unis ne cachent pas leur mépris pour l’opposition Franco-germano-russe. Bien sûr, Powell chef de la diplomatie américaine cherche malgré tout à avoir l’aval du plus grand nombre de pays au sein de l’ONU, car les dirigeants des Etats-Unis préféreraient pouvoir, hypocritement, agir au nom de tous ou d’une majorité. Les conditions morales et politiques de cette guerre ont tout de même une certaine importance. Mais elles ne sont pas déterminantes pour une puissance comme les Etats-Unis qui dictent leurs conditions à tous, non seulement sur le plan militaire mais aussi sur le plan économique. Aujourd’hui les seuls véritables opposants à cette guerre annoncée, ce sont ces centaines milliers de manifestants qui partout dans le monde descendent dans les rues pour crier leur opposition à cette guerre injuste contre le peuple irakien.
Car c’est contre lui, et non contre le dictateur sanglant Saddam Hussein, que cette guerre est dirigée. C’est contre tous ceux qui osent s’opposer à la domination impérialiste au Moyen-Orient. C’est pour laver l’affront du 11 septembre et punir les masses arabes d’avoir en leur sein des opposants qui osent s’attaquer à la puissance américaine. C’est pour mettre au pas tous les peuples de cette région que cette guerre est programmée. Et soyons sûrs que l’armée américaine fera payer le prix fort en blessés et en morts, auxquels il faudra ajouter les victimes indirectes dus à la destruction de l’économie irakienne, à la désorganisation générale qui accompagne toute guerre!
Mais ce sont aussi tous les peuples, les pauvres, les classes laborieuses du monde entier qui en paieront la note. Car déjà on nous dit que le prix des produits pétroliers augmente et qu’il s’envolera encore plus haut dès que la guerre va commencer. Ce sont donc les prix de toutes les denrées de consommation courante qui vont augmenter et ce sont aussi des fermetures d’entreprise qui vont en découler. La guerre va s’accompagner de privations, de sacrifices imposés à tous les peuples du monde. Les 200 à 300 milliards de dollars (ou plus !) qu’elle coûtera selon sa durée et les difficultés rencontrées par l’armée américaine, seront payés par les membres de la population américaine, par les travailleurs américains. Alors, aujourd’hui et dans les jours qui viennent, il faut continuer à manifester contre cette guerre impérialiste, guerre de grande puissance, guerre de rapine pétrolière!
Il faut crier notre indignation, notre haine de cette barbarie guerrière, comme le font déjà des centaines de milliers de gens dans le monde. Et il faudra aussi le faire le jour même du déclenchement de la guerre ! C’est toute la population laborieuse, tous les jeunes qui devront descendre dans les rues en cas de déclenchement de la guerre par Bush et sa clique de voyous.
Plus il y aura d’opposants ici et ailleurs dans le monde, plus il y aura de chance de voir grandir un grand mouvement d’opposition à la guerre, au coeur même des Etats-Unis, la plus grande puissance impérialiste et guerrière. La clique de Bush, Rumsfeld et Powell ne pourra pas se moquer d’une telle opposition, ni l’ignorer, si elle prend une réelle ampleur!
LE 8 MARS
Journée internationale des femmes. Pour libérer la femme, il faut se battre contre l'exploitation
Dans cette société capitaliste, fondée sur l’exploitation de l’homme par l’homme, une catégorie d’humain reste doublement exploitée et opprimée: la femme.
La condamnation à mort des deux femmes nigérianes est un exemple flagrant de la barbarie à laquelle elles sont soumises dans les pays islamistes. Mais la surexploitation des femmes existe aussi dans les pays développés : salaires inférieurs, travail précaire non souhaité, double travail ( à l’extérieur et à a maison) etc. Sur le plan juridique, l’égalité des hommes et des femmes est relativement récente dans la plupart des pays développés. Le droit de vote pour les femmes existe en France depuis 1945.
C’est pour dénoncer cette injustice que Clara Zetkin, une militante communiste, a proposé de faire du 8 mars une journée internationale des femmes. Cette date fut choisie en mémoire d’une manifestation d’ouvrières du textile américaines.
Depuis lors, le 8 mars, dans le monde, d’importantes manifestations dénoncent l’oppression de la femme. Cependant, une lutte des femmes pour une égalité des droits et des conditions de vie avec les hommes ne peut les amener, au meilleur des cas, qu’à une exploitation identique à celle que subissent les hommes : c’est à dire à être exploitées au même titre qu’eux.
Pour régler le problème des injustices et barbaries commises contre les femmes, de leur surexploitation dans le monde du travail, il faudra éliminer l’exploitation elle-même.
retour au moyen-âge
NIGÉRIA: une femme condamnée à être lapidée
La condamnation à mort par lapidation de Amina Lawal Kurani vient d’être à nouveau ratifée par le tribunal de Funtuna, au Nigeria.
Cette femme, une villageoise illettrée d’une trentaine d’années, a été condamnée au nom de la Charia (justice islamiste) pour «adultère», parce qu’elle avait eu un enfant hors mariage. La peine de mort a été confirmée deux fois. La lapidation consiste à enterrer la condamnée jusqu’aux deux tiers du corps, avant de la tuer à coups de pierres. La peine deviendra exécutoire début 2004, quand elle aura fini d’allaiter son enfant. Quelque temps auparavant, une autre femme, Safiya Husani, avait elle aussi été condamnée à la même peine, pour la même raison. Cela avait suscité un mouvement de protestation international qui a abouti à son acquittement.
Les mouvements de protestation contre ce type de barbarie peuvent sauver des victimes. Ils sont donc forcément utiles. Mais pour mettre fin à la barbarie exercée à l’encontre des femmes, il faudra en finir avec toute forme de domination de l’homme sur la femme, toute forme d’exploitation de l’homme par l’homme.
HAÏTI
Les bandes armées blessent et tuent dans l'hôpital!
L’HUEH, l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti, est le plus grand centre hospitalier du pays. Il a deux missions principales : former les cadres sanitaires du pays notamment des médecins, des infirmières, des techniciens de laboratoire, etc. et prodiguer des soins d’un certain niveau à la population. Mais ces deux objectifs ne sont jamais atteints car les différents gouvernements qui se sont succédé ne se sont pas donnés la peine de doter cette institution des moyens adéquats pour mener à bien sa mission. Résultat, les médecins sont mal formés, ils sont très loin en retard de ce qui se fait à l’heure actuelle dans tous les domaines de la santé. D’autre part, la prise en charge médicale des malades laisse à désirer non seulement par incompétence mais aussi et surtout par un dénuement presque total en matériel de cet hôpital.
Les médecins en formation, les infirmières, le personnel non médical ont mené plusieurs grèves pour attirer l’attention des autorités sanitaires du pays sur l’état de délabrement presque total de l’hôpital. Ils revendiquent lors de ces grèves plus de moyens pour offrir des soins de qualité à la population, ils réclament aussi un plan de formation adapté mais les gouvernements font toujours la sourde oreille à ces revendications. Certains gouvernements vont même jusqu’à diaboliser le personnel en tentant de dresser la population contre eux. L’hôpital général, loin d’être une institution sanitaire à la pointe de la recherche ou encore un centre de référence, est plutôt un tremplin où les politiciens au pouvoir casent leurs protégés au mépris de toute norme sanitaire.
Depuis plus de trois mois, il se développe une situation d’insécurité inquiétante sur la cour de cet hôpital. Des bandits à la solde du gouvernement jouissant d’impunité et de complicité des autorités en place interviennent les armes à la main pour intimider le personnel soignant. Au mois de janvier dernier, un groupe de «chimères» (bandes armées liées à Aristide) agressa des médecins résidents. Les bandits leur reprochèrent leur lenteur à prendre en charge un des leurs qui était blessé au cours d’une manifestation. Quelques jours plus tard, un commando acheva aux urgences un malade qui s’y faisait soigner. Certains personnels agressés ont tout simplement pris l’exil pour échapper aux persécutions des malfrats lavalassiens qui estiment ne pas être bien reçus dans cet hôpital. Récemment un autre médecin a été séquestré sur son lieu de travail. Les bandits qui l’enlevaient l’ont accusé de connivence avec la convergence politique, le groupement d’organisation opposé à Aristide. Il fut battu et lui aussi fut contraint obligé de se mettre à couvert.
Au moment où nous écrivons cet article, l’hôpital de Chancerelle (maternité Isaïe Jeanty) est en grève. Le personnel soignant proteste contre des hommes armés qui ont tiré sur des médecins qui examinaient une femme.
Aristide avait promis dans le discours d’investiture de second mandat la création dans chaque section communale d’un centre de santé pour la population. Il avait promis aussi de consolider et de moderniser les structures sanitaires en place mais ses sbires prennent pour cible les personnels hospitaliers qui lui demandent de respecter son engagement.
|