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ANSE-BERTRAND.
Le monde à l’envers. Moustache s’oppose à la reprise du travail.
Les employés municipaux qui ont fait grève, ont du mal à reprendre le travail. Le maire, José Moustache, s’oppose à l’ouverture des lieux de travail sous prétexte qu’il n’a pas été averti officiellement de l’arrêt du mouvement de grève. Ce chômage technique crée des conflits qui perturbent le fonctionnement des services. En réalité, le maire veut faire payer à une partie du personnel, la grève qui a paralysé la commune. Il semblerait que certains employés n’aient pas accès à la mairie où le maire parait-il a élu domicile. Des heurts ont éclaté entre des responsables syndicaux UGTG et des supporters du maire. Un climat de «tonton macoute» règne dans la commune. Un vigile du maire aurait même blessé un membre du syndicat qui a du être hospitalisé.
Cette situation tourne au ridicule. José Moustache joue au cow-boy. Il vient sur les lieux de travail «rouler des mécaniques» et narguer le personnel décidé à reprendre le travail après la grève.
SAINTE-ANNE:
Pour les précaires, rien n’est réglé...
A Sainte Anne également, les communaux ont mené une dure grève. Ils n’ont pas repris le travail en même temps que les autres communes car le maire a refusé de signer la titularisation des précaires. Ce nouveau maire et son équipe semblent avoir beaucoup de problèmes et s’être faits beaucoup d’ennemis : le chef de cabinet et avant lui une adjointe au maire ont vu leurs biens attaqués. Il y aurait même une scission du conseil municipal, une partie des élus ayant rejoint l’opposition. Y a-t-il un lien entre ces opérations électorales et la grève? Ce n’est pas certain. Toujours est-il que la grève a cessé sans grand résultat à Sainte-Anne. Mais les élus hostiles aux travailleurs devront un jour ou l’autre s’atteler à résoudre le problème de la précarité dans leur municipalité.
Guadeloupe
NOUVEAU COUP DE COLÈRE DES RIVERAINS DE GROSSE MONTAGNE
Le lundi 24 mars, les riverains de l’usine Grosse-Montagne soutenus par les Verts et le Collectif de La Boucan ont envahi le hall de la mairie du Lamentin pour exiger une rencontre avec le maire Reinette Juliard. Celle-ci a été obligée d’accepter une négociation immédiate avec des habitants en colère qui acceptent mal la désinvolture avec laquelle les pouvoirs publics traitent le problème de la pollution de l’usine. Le maire a évoqué des difficultés financières et attend le vote du budget pour prendre une décision. Il y a pourtant plusieurs mois que ce problème a été posé. Le scandale, c’est que des produits radioactifs dangereux ont été découverts sur le site. Suite à une réunion qui a eu lieu le 19 juillet 2002 avec l’ex préfet Carenco, le maire du Lamentin, des représentants de la préfecture, de la gendarmerie, de la DIREN (Direction régionale de l’Environnement) de la DRIRE, il a été révélé la présence de ces éléments radioactifs. Des décisions avaient également été prises avec la Municipalité pour le nettoyage et la réhabilitation du site. Pourtant malgré l’urgence des mesures à prendre rien n’a été fait. Il n’y a jamais d’argent quand il s’agit de la sécurité de la population. Sur le plan de l’environnement il y a plusieurs régions qui sont concernées en Guadeloupe et la population se plaint de plus en plus des nuisances et de l’insécurité causées par la pollution. Les organismes de défense de l’environnement et la population concernée ont intérêt à se faire entendre de la sorte le plus souvent possible pour obliger les pouvoirs publics à mettre en place des mesures d’urgence.
HAÏTI
UN POUVOIR DE TRAFIQUANTS DE DROGUE ET D’ASSASSINS!
Répondant aux injonctions de l’organisation des États américains qui lui demandait de créer un climat propice pour l’organisation de nouvelles élections dans le pays, Aristide a remplacé son haut commandement de la police impliqué notamment dans le trafic des stupéfiants. Ainsi, Jean Neslie Lucien a été remplacé par un nouveau directeur, Jean Claude Jean Baptiste. Mais celui-ci est accusé des crimes du pasteur Sylvio Claude, un ancien opposant au régime d’Aristide. Alors faut-il croire que le régime lavalas est fait que d’assassins et de trafiquants de drogue?
Guadeloupe
PÉNURIE D’EAU? OU INCURIE SCANDALEUSE DES POUVOIRS PUBLICS ET LOCAUX?
Le préfet et les médias officiels s’embarrassent de moins en moins de formes pour mettre en cause les grévistes de la Générale des eaux- Guadeloupe (Sogéa) dans les coupures d’eau dont souffre la Grande Terre. La semaine dernière des sabotages du réseau ont été imputés tout naturellement aux grévistes.
Grève ou pas, année après année, il y a toujours eu en cette période de l’année, pénurie d’eau Et même en dehors des périodes de sécheresse et de grèves, des communes entières connaissent périodiquement des coupures d’eau comme à Gosier en raison de la vétusté du réseau. Les dirigeants de droite et de gauche qui se sont succédés aux postes de maires, de conseillers généraux et régionaux et à la tête du SIAEG et les dirigeants de la Sogéa n’ont jamais réglé ce problème. Souvent, ils parlent de barrages, de réparations dans un futur proche sans que les plans et les travaux ne voient le jour.
Actuellement, 50% de la production d’eau est perdue à cause des fuites. Le réseau est trop vétuste. La Générale des Eaux ne fait rien sous prétexte que le réseau appartient aux collectivités. Son rôle est donc de ramasser le maximum d’argent pour la maison mère Vivendi.
Depuis déjà trois mois des régions du centre et du Nord de la Grande Terre n’ont pas d’eau comme à Sainte Marguerite, cela n’empêche pas la Générale des Eaux de facturer les abonnés. Ceux ci, regroupés au sein d’associations refusent de payer et ont porté plainte auprès des tribunaux contre la Générale des Eaux. Ils accusent la société de vol. Ils affirment que les rares fois où ils ont de l’eau dans le robinet, l’air qui a pénétré dans le réseau dérègle les compteurs. De plus, à ces moments là, l’eau est laiteuse, et n’inspire pas confiance.
Mais le manque d’eau est un véritable scandale. Car Il pleut souvent et beaucoup en Guadeloupe. Il suffirait de collecter toute cette eau perdue pendant les périodes de pluie et l’on pourrait alors alimenter très bien et abondamment tout le réseau et particulièrement les régions de St François et Anse Bertrand. Lorsque les responsables politiques de l’Etat et les élus locaux se préoccuperont bien plus des besoins élémentaires de la population que de leurs intérêts personnels, ou ceux de la Générale des Eaux, ils trouveront l’argent et les moyens nécessaires pour régler ce problème. Et s’il faut exiger que les grosses sociétés comme la Générale des Eaux mettent une partie de leurs profits pour mieux organiser le réseau, le réparer ou le rénover, construire des collecteurs d’eau ou des barrages, que les politiciens brident leur lâcheté et qu’ils le fassent ! A moins qu’a défaut de pot d’eau certains ne reçoivent déjà quelques pots de vin de la part de la Générale des Eaux. Ils ne seraient pas les premiers, souvenons-nous de Carignon ex ministre condamné et emprisonné pour cela!
Le Moule:
PROTOCOLE D'ACCORD DE FIN DE CONFLIT
La grève qui a eu lieu à la mairie du Moule dans le cadre de la grève générale a duré 58 jours. Un protocole d'accord a été signé le 24 mars dernier entre la collectivité du Moule et le syndicat UTC-UGTG.
Le protocole d'accord porte notamment sur:
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La notation obligatoire des agents dans les délais et l'établissement des tableaux annuels d'avancement.
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La NBI ( nouvelle bonification indiciaire) a été mise en place au sein de la ville de Le Moule.
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Le respect et l'exercice du droit syndical.
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Le reclassement des agents.
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Le régime indemnitaire mis en place dans la collectivité : tous les agents seront bénéficiaires.
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A l'occasion de la réunion du CTP, les membres suppléants seront convoqués en même temps que les titulaires. Le CTP aura à émettre des avis sur les questions d'hygiène et de sécurité.
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La poursuite de l'organisation générale des services. Notamment technique dont un projet sera présenté au CTP pour le 31 décembre 2003 et aussi un rapport d'étape sera établi à la même date.
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La revalorisation des agents non titulaires proches de la retraite (en tenant compte des 5 dernières années).
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L'application des 35 heures : transmission au syndicat du Procès verbal de la séance de CTP en date du 28 décembre 2001 pour avis sur la mise en place de ces 35 H.
Il est aussi stipulé que la protection juridique des agents sera assurée.
Il aura donc fallu une longue grève pour obtenir ces droits que les maires auraient pu accorder avant. Une fois de plus, seule la lutte est payante.
Pointe à Pitre. Sécurité sociale
ALLOCATAIRES DE BERGEVIN EN COLÈRE CONTRE LE MÉPRIS AVEC LEQUEL ILS SONT TRAITÉS.
La semaine dernière, des usagers de la caisse de sécurité sociale de Bergevin ont manifesté leur colère devant la porte fermée de la caisse qui n’a pas ouvert avant 10 heures!!
Les incidents sont d’ailleurs fréquents dans ces caisses chargées de la réception du public. Il y a des bagarres entre assurés, des crises de nerfs, de colère, prises à partie des employés. Toutes ces péripéties sont malheureusement le fait d’une politique d’embauches désastreuse ! Conséquence, il n’y a pas le personnel qu’il faut pour recevoir les assurés qui s’agglutinent, pour attendre, dans des salles trop petites pour recevoir une telle population.
A l’accueil CMU (couverture maladie universelle, octroyé aux démunis percevant au maximum 562 € par mois) on reçoit plus de 300 personnes chaque jour ; et il y en a presqu’autant qui ne passent pas faute de personnels. Alors on leur ferme la porte au nez ce qui, ajouté à l’attente, provoque l’exaspération des assurés, surtout quand cela se répète!
La situation est particulièrement désastreuse à Bergevin : Les 4 CDD (agents en contrats à durée déterminée) qui travaillent à l’accueil CMU plutôt que d’être embauchés, ont été mis d’office en congé, car ils arrivent en fin de contrat. Leurs congés annuels doivent être pris avant avril au cas ou le contrat ne serait pas renouvelé. A l’accueil maladie, ce n’est pas mieux, les deux agents titulaires sont en maladie, et les deux CDD ont été envoyés en renfort à l’antenne de Quai Lefèvre. Déshabiller Pierre pour habiller Paul, telle semble être la seule politique d’embauche de la direction de la caisse de sécurité sociale, même si les conséquences sont la rage des clients exaspérés par les portes fermées, les lenteurs, les dossiers qui s’empilent et la mise en danger des employés.
Voilà comment on traite les pauvres dans les services publics. Déjà pour les mieux lotis les lenteurs de la sécurité sociale sont constantes, alors pour ceux qui bénéficient de la CMU, les plus pauvres, c’est carrément du mépris. Les responsables de la sécurité sociale tablent peut être sur le fait qu’en tant que pauvres, ces personnes n’ont rien à dire et n’oseront rien dire. Non contents de leur faire souvent comprendre que ce sont des assistés et qu’ils devraient être bien contents de ce qu’on leur « octroie », non contents de les complexer souvent en raison de leur pauvreté en les recevant mal, on les traite comme un troupeau. Eh bien cette fois les allocataires ont montré qu’ils étaient des femmes et des hommes dignes de respect. Ils y ont droit en effet quel que soit leur niveau social et de pauvreté. Car en fait ce que la sécurité leur «octroie» provient des cotisations qu’eux-mêmes ont versées un temps ou alors leurs parents ou tous les travailleurs en travaillant dur. C’est de moins en moins les cotisations patronales qui font vivre la caisse de sécurité sociale puisque les patrons eux sont de plus en plus exonérés de charges sociales et le seront encore plus avec la loi programme sur 15 ans. Les allocataires ont eu raison de protester et auront mille fois raison de protester de nouveau chaque fois qu’on les traitera de la sorte.
HAÏTI
QUAND LA POLICE DIT POURSUIVRE UN «CHIMÈRE»
Amyot Métayer, chef bandit des chimères( bandes armés) et mis en cause dans plusieurs actes d’assassinat, de vol, de brutalité contre les opposants d’Aristide est dans la ligne de mire de l’OEA qui souhaite le voir en prison et répondre de ses actes devant la justice. Soumis à de fortes pressions, Aristide l’avait fait arrêtér, mais de façon spectaculaire il s’était évadé de prison. Quelques semaines plus tard, il était à la tête de toutes les manifestations pour le pouvoir en place et il a même été nommé chef de la douane de Gonaives, sa ville d’origine. Pendant tout ce temps, il y avait un mandat judiciaire contre lui, la police disait le chercher activement. Cette semaine, les pressions de l’OEA ont recommencé, la police est en train de refaire son cinéma, ainsi on a appris que la maison du bandit a été fouillée, la police le cherche de nouveau, soi-disant.
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