|
Sommaire > Page précédente > Page suivante > Accueil > Archives > e-mail
Page 3
Guadeloupe
Grèves dans l'éducation nationale
Le mouvement de grève se poursuit dans l’éducation en Guadeloupe, contre le transfert des personnels non enseignants à la Région, dans le cadre de la décentralisation, et contre le projet de loi sur les retraites notamment.
Les syndicats enseignants ont appelé, ensemble ou séparément, à plusieurs manifestations et mobilisations, le 6 mai devant le rectorat, puis le 9 à Basse Terre, le 13 et le 26 mai à Pointe à Pitre. Les importantes manifestations des 13 et 26 mai ont regroupé chacune de deux à trois mille personnes, comprenant les membres de syndicats d’enseignants et personnels de l’éducation, les autres catégories de fonctionnaires, et des travailleurs du privé.
Par ailleurs, un mouvement de grève reconductible se poursuit depuis une dizaine de jours dans certains lycées, comme à Ste Anne ou au lycée agricole de Baie Mahault. La grève est votée chaque jour en assemblée générale.
Face à l’obstination du gouvernement, les enseignants sont déterminés à poursuivre le mouvement. Une assemblée générale des personnels est prévue vendredi 30 mai.
Guadeloupe
Grève des travailleurs du port Autonome: ils ont gagnés!
Les travailleurs de la Capitainerie du Port autonome s’étaient mis en grève reconductible à partir du 13 mai dernier. Ils réclamaient le départ du Maître de Port Principal, dont le comportement méprisant et raciste et l’incompétence empoisonnaient les conditions de travail, ainsi que l’arrêt immédiat de tout harcèlement, ce qui avait entraîné 5 démissions en moins d’un an.
Ils revendiquaient également:
-L’application de la convention collective nationale;
-L’arrêt du “blanchiment” du personnel;
-L’embauche de personnel compétent;
-le respect des conditions d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail; -l’arrêt de toute discrimination;
-l’attribution d’une prime de 300 euros liée à la route du rhum.
Au cours de leur grève, ils ont obtenu le soutien de nombreux résidents du Port (petits commerçants et autres), qui étaient eux aussi outrés par le comportement du directeur, et qui ont signé une pétition. Ils ont aussi eu le soutien à plusieurs reprises d’autres travailleurs syndiqués à la CGTG.
Un protocole d’accord a été signé le 20 mai. Les travailleurs ont obtenu satisfaction sur la totalité de leurs revendications, en particulier le départ du Maître Port Principal. Aucune retenue ne sera faite sur les salaires. Les jours de grève seront récupérés d’ici fin 2003. La grève qui a duré 5 jours a donc été un plein succès.
Les dockers du port de Basse-Terre se mobilisent
Le lundi 19 mai dernier, les dockers du port de Basse-Terre se sont mobilisés et ont bloqué le port. Ils protestent contre le risque de chômage qui les touche. Actuellement ils ne travaillent que 4 heures par semaine pour décharger un seul bateau.
On se rappelle qu’en 1998, suite à la grève des dockers à Jarry, les commerçants, les manutentionnaires et les exportateurs de banane avaient utilisé le port de Basse-Terre pour casser la grève. Ils voulaient faire de Basse-Terre un port permanent et avaient promis aux dockers un emploi définitif.
Aujourd’hui, ces mêmes personnes veulent fermer le port de Basse-Terre. Les compagnies Maerks et CGM qui se faisaient concurrence, s’entendent actuellement sur un tarif unique et ne veulent plus desservir que le port de Jarry, ceci pour accroître leurs profits. Le sort des dockers ne les intéresse pas et ils sont prêts à les mettre au chômage.
Ces derniers n’ont pas l’intention de se laisser faire et ont donné un avertissement lundi dernier. Ils ont eu des promesses sur le maintien de leur emploi, mais les dockers restent méfiants et vigilants. A la moindre alerte ils sont prêts à réagir aussitôt.
Extraits du bulletin "écho de l'aéroport"
COMPAGNIES AÉRIENNES: CLIENTS EN COLÈRE
Le prix des billets aller-retour vers la France atteignent 1250 € (Corsair) à 1400 € (Air France). Au guichet les clients s’énervent. Beaucoup doivent renoncer à partir en vacances en juillet-août.
Les responsables des compagnies aériennes disent qu’ils ne peuvent faire autrement. Pourtant en cette saison, les vols sont pleins sur la ligne des Antilles. Par ailleurs le billet Paris/New York coûte beaucoup moins cher au kilomètre.
On peut penser que les patrons de ces compagnies préfèrent gagner beaucoup en dépensant peu : peu de vols, peu de personnel, peu de salaires et un maximum de profits.
AIR LIB EN PROCÈS
Les personnalités se succèdent à la barre pour dire ce qu’elles avaient fait pour ou contre le maintien d’Air Lib au moment où AOM et Air Liberté ont coulé.
Il ressort que l’avenir d’Air Lib était déjà sombre au départ. Ainsi, le socialiste Fabius se vante d’avoir, à l’époque, déconseillé la formation d’Air Lib.
Quant au patron Corbet, ancien pilote d’Air France, il aurait déclaré avoir travaillé pour les intérêts d’Air France. Ou bien c’est vrai, ou alors il a carrément fait une opération pour se remplir les poches.
En tout cas, dans cette affaire, personne ne défendait les intérêts des salariés.
Gosier
Détermination des employés municipaux en grève
Après 5 mois et demi de mobilisation des agents municipaux du Gosier, affiliés à l’UTC-UGTG, les négociations entre le syndicat et le maire ont commencé vendredi 23 mai. Il faut dire que le préfet a dû intervenir pour que le chef d’édilité daigne négocier avec ses employés. Lui-même le préfet est sorti de son mutisme à la suite des barrages érigés le mercredi 21 sur toutes les routes traversant la commune. C’est bien la preuve que les notables et les autorités ne comprennent qu’un seul langage celui de la force.
Lors de cette première négociation, sous la médiation de Soreze, directeur du CNPT (centre national de formation du personnel territorial) un seul point a été abordé: la rémunération légale. Le maire ne veut remonter qu’en janvier 2001 pour payer les arriérés, alors que les agents en grève lui demandent de remonter en janvier 1999 comme le dit la loi. Le deuxième point qui concerne la titularisation de 5 agents municipaux de la voirie, n’a pas encore été abordé. Peut être le sera-t-il lors de la prochaine séance de négociation prévue le mercredi 28.
Entre temps la pression s’intensifie sur les agents en grève. Le maire procède à des retenues sur le salaire pouvant aller jusqu’à la moitié de celui-ci. Plusieurs grévistes ont été convoqués au commissariat de Pointe à Pitre, maintenus en garde à vue, puis relâchés. La détermination des grévistes est grande. Un piquet très important reste en place devant la mairie animé par de nombreux travailleurs.
C’est un premier pas que le maire du Gosier soit obligé de négocier avec les grévistes. Son prochain pas le conduira à satisfaire les revendications des agents en lutte. Ces maires ne comprennent que le langage de la lutte et celui du rapport de force.
Mobilisation des travailleurs de la Générale des Eaux à Jarry
Le centre de Jarry de la Générale des Eaux est bloqué depuis le lundi 19 mai dernier. Les travailleurs affiliés à la CGTG protestent contre le non-respect du protocole signé suite à la grève du 12 mars au 4 avril. Les travailleurs du service travaux à la Voie Verte à Jarry ont débrayé pour réclamer leur complément de salaire à savoir leur amplitude et leur prime de transport alors qu’ils avaient fait plusieurs réclamations. Le problème de l’amplitude concerne les travailleurs qui doivent commencer à travailler une heure plus tôt que les autres et qui perçoivent une prime pour cela. La direction pour se venger de la grève a supprimé cette prime, ce qui représente une perte d’environ 300 euros.
Pour le moment seul le centre de Jarry est bloqué mais c’est là que se situe la télégestion de la Générale des Eaux, la direction de l’exploitation, de l’approvisionnement en pièces. Si le mouvement continue c’est l’ensemble du réseau qui sera perturbé. Mais l’ensemble des travailleurs est mobilisé sur ce problème. La direction par ses mesquineries teste la capacité de réaction des travailleurs après une longue grève. Mais ces derniers ne sont pas prêts à se laisser faire. La direction a été contrainte de commencer à discuter.
Guadeloupe
Poursuite de la grève à Sotasbag
Les travailleurs en grève depuis le 9 janvier dernier ont bloqué l’entreprise le lundi 19 mai dernier et ont érigé des barrages devant l’entrée. Suite à un référé de la direction, le juge a ordonné le déblocage de l’entreprise et les forces de l’ordre sont intervenues le vendredi 23 mai.
On se souvient que les grévistes affiliés à l’UGTG ont commencé leur grève le 9 janvier pour protester contre le licenciement jugé abusif d’un travailleur. La direction a également licencié 5 travailleurs qui faisaient grève en soutien à leur camarade licencié. La direction a d’ailleurs réembauché d’autres personnes ce qui est totalement illégal. Cette direction conteste la création de la section syndicale UGTG et estime qu’elle n’a pas à organiser d’élections car l’effectif ne le permet pas alors qu’il y a 10 salariés.
Les grévistes ont porté l’affaire devant les prud’hommes. L’affaire est passée le jeudi 22 mai et le juge a estimé que les travailleurs avaient raison, mais la direction ne veut rien négocier, ne veut rien entendre et la procédure de conciliation n’a pas abouti. L’affaire sera donc jugée sur le fond mais seulement le 22 novembre. Comme quoi si on compte uniquement sur les prud’hommes la procédure est particulièrement longue.
Les travailleurs ont bien compris qu’ils avaient intérêt à se battre pour obtenir satisfaction et ils sont toujours aussi déterminés à obtenir gain de cause face à une direction qui ne veut voir aucun syndicat dans son entreprise et qui exploite son personnel au maximum.
Extrait du bulletin 'échos des télécom"
Prime de Thierry Breton (le PDG)
Le montant faramineux de la prime de M Breton: 137.200 euros (900.000 F pour trois mois) est une véritable provocation pour tout le personnel à qui on demande en permanence des efforts considérables au plan “Gwada-top”.
Communiqué du 27/05/2003 d'Arlette Laguiller à propos de la déclaration de Raffarin sur la décentralisation
Alors qu'aujourd'hui encore, les manifestations des enseignants et du personnel de l'Education nationale étaient d'une ampleur exceptionnelle ; alors qu'elles étaient rejointes non seulement par des travailleurs d'autres services publics, des éboueurs aux contrôleurs aériens en passant par les postiers, les travailleurs de France Télécom, ceux d'EDF-GDF, mais aussi par des travailleurs d'entreprises privées, Raffarin a opposé une fin de non-recevoir à toutes les protestations. Aux enseignants, il ne propose qu'une "gestion des carrières" et aux syndicats, un "dialogue" qui se limiterait à contribuer à la rédaction du texte gouvernemental.
Les syndicats qui se contenteraient de cette offre seraient à mettre dans le même sac que la CFDT. Il n'a même pas daigné dire un mot sur les mesures contre les retraites alors que le refus du monde du travail du projet gouvernemental s'exprime de plus en plus fort.
La seule réponse à l'attitude méprisante de Raffarin et compagnie est de continuer et d'amplifier le mouvement, de généraliser les grèves, les étendre dans le secteur public comme dans les entreprise privées jusqu'à ce que le gouvernement soit contraint de ravaler sa hargne et de remballer son projet.
|