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Martinique
Nouvelles protestations pour la défense des retraites
Alors que la dernière manifestation prévue par l’Intersyndicale de Centrales syndicales de la Martinique, arpentait les rues de Fort-de-France, quelques centaines de travailleurs ont répondu à l’appel de la CGTM à manifester le 19 juin. Il s’agissait de se mobiliser une nouvelle fois contre l’intransigeance du gouvernement et l’arrogance du ministre Fillon qui persistent à passer en force avec la réforme des retraites. La CGTM appelait à protester contre la mise en œuvre du projet de démantèlement des retraites.
Des employés municipaux, du SGEPEN, de l’Agriculture, de l’EDF, des services des eaux, de la poste ou des Télécom, ainsi que des enseignants du SMPE, étaient présents derrière les banderoles de la CGTM.
Plusieurs actions ont été menées durant cette matinée. Pendant que certains se rassemblaient au carrefour de Dillon, la cuisine centrale de Fort de France, puis la mairie et le Parc Floral furent bloqués par des manifestants. Une opération « molokoy » a ralenti la circulation jusqu’au pont de la Galléria où ceux du cortège ont retrouvé les manifestants qui bloquaient les entrées de la zone industrielle des Mangles. Les employés travaillant sur la zone ont fait passer des messages de sympathie et de soutien à ceux qui étaient sur les piquets.
Alors que les députés de la majorité UMP et de l’opposition socialiste se mettent d’accord au Parlement sur les modalités de la loi Fillon, les manifestants ont montré leur détermination à poursuivre la protestation contre cette nouvelle attaque anti ouvrière. Ils demandent une retraite à 60 ans à taux plein dans le public comme dans le privé.
Guadeloupe
A la SOTASBAG la grève continue
La direction de la Sotasbag refuse toujours de négocier avec l’UGTG. Les grévistes ont saisi la Commission Départementale de conciliation et ont rendez-vous le mardi 24 juin. Il faut savoir que cette commission est paritaire et composée pour moitié de représentants des patrons et des syndicats. Les grévistes ont suspendu leur piquet de grève devant l’entreprise. En fonction de la réponse de la commission ils pourront le remettre à tout moment.
Il faut se rappeler que la grève a commencé depuis le 9 janvier dernier pour protester contre le licenciement jugé abusif d’un travailleur. La direction a également licencié 5 autres travailleurs qui faisaient grève en soutien à leur camarade licencié, ce qui est totalement illégal.
En réalité la direction de la Sotasbag refuse de reconnaître la présence d’une section syndicale UGTG et cherche à briser le moral des travailleurs. Mais ces derniers n’ont pas l’intention de se laisser faire et continuent leur lutte.
Gosier
Le maire a fini par céder
Finalement la grève des agents municipaux de Gosier affiliés à l’UTC-UGTG qui a duré plus de 5 mois, a trouvé une conclusion le vendredi 30 mai. Sous l’égide de la préfecture et grâce à l’entremise d’un médiateur , le maire et le syndicat se sont mis d’accord sur les 2 points qui les opposaient.
Le maire a promis de payer les rappels du supplément familial et des 40%, à partir de novembre 2001, alors que le syndicat, lui, réclamait de le faire à partir de 1998.
Pour les 5 agents de la voirie non titulaires qu’il voulait envoyer à la société privée Gaddarkhan sans les titulariser, ils le seront par le Conseil général. Ces 5 agents travailleront dans un premier temps à la société Gaddarkhan. Au bout d’un an au maximum le conseil général les embauchera dans un de ses services.
Devant la détermination des grévistes, le maire du Gosier, la préfecture et le conseil général se sont penchés sur les problèmes des agents municipaux. Ces derniers ont eu gain de cause. Le maire n’a pas eu sa revanche.
Extraits du bulletin "écho des Telecom" LE «12»EN MARTINIQUE. NOUS SOMMES TRAITES COMME DES PIONS
Ça y est, c’est décidé. Le 12 en Guadeloupe va disparaître. Il est transféré en Martinique. Nous, nous serons presque tous mutés au «pro-activ». C’est à dire à la vente. Tant pis si on a des dizaines d’années d’expérience dans ce service. Il faudra se recycler… quel que soit l’âge. Et tout cela au nom de la rentabilité. Tout cela pour que de gros actionnaires fassent remonter le coût de l’action FT et engrangent de juteux profits. C’est sur notre dos que l’on veut redresser FT après les errements de gestion scandaleux. Et tant pis pour les dégâts humains qui s’en suiven
POUR EUX LE TRAVAILLEUR N’ EST QU’UNE CHOSE
«Déploiement»! le mot deviendra t-il à la mode? Eh bien sachez que le «déploiement» à la différence du «redéploiement», c’est la mobilité à l’intérieur de FT même. Ainsi on prévoit 6000 à 7000 «déploiements» dans la période qui vient. On nous «supprime» on nous rend «mobiles» on nous «déploie» et tout cela pour les intérêts des gros actionnaires.
LA CRAPULERIE CAPITALISTE
Selon Breton, FT doit parvenir à dégager 15 milliards d’euros d’économie d’ici trois ans. Et cela passe par la suppression de 13.000 postes dans le monde cette année, c’est à dire 5,5% des effectifs- 7.500 suppressions en France. En 2004 et 2005, la réduction portera sur 14.500 postes supplémentaires en France. Ce plan ne comporte pas de licenciements mais un «non-remplacement des partants»… donc du travail supplémentaire pour les «restants»Il est clair que c’est sur notre dos que Breton veut redresser
N.B: Breton est le PDG de France Télécom
Martinique
Mobilisation d'enseignants le jour du Bac. "Nou toujou la"
Les enseignants poursuivent leur combat contre la réforme des retraites.
Lors de l’assemblée Générale de l’Intersyndicale des enseignants du mardi 10 juin qui se déroulait à la Région, certains chefs syndicaux refusèrent de poursuivre la lutte. Un certain nombre de grévistes désireux de poursuivre la lutte quittèrent la salle en guise de protestation et aussi pour convenir d’une nouvelle action.
Le mercredi 11, de bonne heure, plus d’une cinquantaine de grévistes, d’origines syndicales diverses, se retrouvèrent aux abords du Lorrain. Ils parcoururent à pied les deux kilomètres qui séparaient la station d’essence située à l’entrée du bourg du lycée du Lorrain. Ils empruntèrent l’unique voie de circulation. La pluie battante ne découragea pas cette équipe qui avait décidé de montrer ainsi sa détermination.
Après avoir décidé de parcourir 800 mètres à la vitesse d’enseignants de 70 ans rejoignant leur poste de travail, ils furent rejoints en plein bourg du Lorrain, toute sirène hurlante, par les gendarmes mobiles, qui ne s’attendaient pas à cette initiative. Les gendarmes avaient dû remonter une longue file de voitures bloquée par les « marcheurs ». Ils firent le reste du trajet avec les manifestants et à leur vitesse, sous la pluie, jusqu’au lycée.
Arrivés au lycée plus d’une heure plus tard, les manifestants furent accueillis par la proviseure paniquée. Celle-ci craignait soi-disant que le déroulement du BAC soit perturbé. En définitive, les épreuves qui devaient débuter à 8 heures, démarrèrent à 9 heures 10. Ce qui n’empêcha pas le recteur et le préfet de déclarer que partout en Martinique, l’épreuve de philosophie s’était déroulée sans problème.
Cette petite manifestation a au moins contribué à montrer que certains n'en avaient pas fini et qu’il fallait encore compter avec eux.
Martinique
Le TTS et la pub pour les patrons
Depuis quelque temps on assiste sur les ondes de télévision à une drôle de publicité pour «l’emploi», non pas pour les sans emplois mais pour ceux qui les embaucheront. C’est la Caisse Générale de Sécurité sociale de la Martinique qui fait sa pub. Cette nouvelle pub a un nom : le TTS «Titre de Travail Simplifié». Et elle fait semblant de s’adresser aux chômeurs. De quoi s’agit-il?
Dans le cadre de la dernière loi d’orientation pour l’outre-mer, la «Loom», le gouvernement Jospin avait mis en place une politique pour réduire parait-il le chômage. Trop content, l’actuel gouvernement a maintenu cette application. Mais à y regarder de plus près et surtout lorsqu’on entend les propos de la personne qui joue dans ce film publicitaire, cette pub est bel et bien faite en direction du patronat. Ces messieurs les patrons se retrouvent devant une affaire en or. Ainsi, ils peuvent embaucher un chômeur pour une durée de 100 jours dans l’année tout en ayant le bénéfice de payer moins de charges salariales et d’être carrément dispensés des charges patronales. Une formule «prête à l’emploi» en deux volets est utilisée permettant ensuite au patron de se débarrasser du salarié sans autre contrainte.
C’est une véritable invitation pour les employeurs à utiliser au maximum les travailleurs en situation de précarité, en dénaturant le contrat de travail. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre les droits des travailleurs.
Manifestation du 19 juin en France
La mobilisation reste forte
Jeudi 19 juin, de nombreux travailleurs du secteur public, mais aussi du privé, se sont rassemblés dans les grandes villes de France pour manifester leur opposition catégorique à la réforme des retraites imposée par le gouvernement. Il s’agissait de la huitième journée d’action. Le nombre de manifestants avait certes diminué par rapport aux énormes manifestations qui ont précédé. Mais les chiffres restent importants : 60 000 personnes à Paris, selon les syndicats organisateurs (CGT, FO, FSU, UNSA), mais aussi plusieurs dizaines de milliers dans les principales villes de province.
Il est aussi évident que la détermination de ceux qui étaient mobilisés ne faiblit pas. Beaucoup de salariés considèrent que la lutte n’est pas terminée. Les personnels de l’éducation qui sont restés en grève reconductible pendant plusieurs semaines, voire plus d’un mois, comptent bien que la lutte reprendra après les vacances scolaires, en septembre. D’autant plus que le gouvernement persiste à vouloir imposer la décentralisation aux personnels TOS (Techniciens, ouvriers et personnel de service) de l’éducation nationale. Le gouvernement a également annoncé qu’il entendait « moderniser » le système de Santé. Il faut donc s’attendre à de nouvelles attaques contre la Sécurité Sociale, avec moins de remboursements au niveau des médicaments et des soins.
Il est donc très probable que les mobilisations de ces derniers mois n’ont été qu’un avertissement et que les travailleurs du privé et du public continueront à se dresser contre la salve d’agressions dont ils sont l’objet.
Augmentation du SMIC
Annonce tapageuse du gouvernement Raffarin
En cette période de conflits sociaux, le gouvernement Raffarin n’a pas manqué de faire des effets d’annonce avec l’augmentation du SMIC de 5,5 %. Mais en réalité il s’agit d’une véritable supercherie.
Avec la loi Aubry sur la réduction du temps de travail à 35 heures, on a vu s’instaurer pas moins de six SMIC différents : en fonction de la date d’embauche (avant la loi Aubry 1 ou Aubry 2). Bref le gouvernement avait promis d’harmoniser les différents SMIC afin qu’il n’y ait plus de disparité. L’augmentation de 5,5 % ne concerne que les SMIC les plus bas, c’est-à-dire environ 615 000 travailleurs sur les 2,7 millions de salariés qui perçoivent le SMIC. Donc l’augmentation de 5,5 % est loin de concerner tous les smicards. Les autres n’auront pratiquement rien d’autant plus que les prix augmentent.
Et ce que ne clame pas le gouvernement c’est que parallèlement il va exonérer le patronat avec des allègements de charges sociales pour une somme représentant 7 milliards d’euros. Le gouvernement a prévu d’étaler l’harmonisation jusqu’à 2005. Et d’ici là le patronat bénéficiera de 19 milliards d’allègement de charges au total.
Ce gouvernement n’en est pas à un mensonge près pour nous faire avaler des couleuvres. Et dire que Raffarin a prétendu qu’il s’intéressait à la France d’en bas, mais il n’oublie pas les cadeaux à ses amis «d’en haut».
Enquête sur Air Lib
Seillière pas inquiété
On se souvient que le patron du MEDEF Antoine Seillière avait laissé couler Air Liberté dont il était actionnaire: alors que son entreprise était en difficulté, il avait récupéré son argent, à la limite de la légalité. Mais, lors de la formation d’Air Lib, le richissime Seillière avait fait inscrire dans les statuts que les salariés ne porteraient pas plainte contre lui. Aujourd’hui une députée en charge de l’enquête parlementaire sur Air Lib vient d’annoncer que, malgré ses prévisions, Seillière ne serait pas interrogé.
Dans cette affaire, comme vis à vis de Corbet, on peut s’étonner du manque de perspicacité… ou de fiabilité des syndicats.
AIR CARAÏBES: QUE CACHE LA DIRECTION?
Sur un site Internet de vente entre compagnies aériennes, 4 Dornier de Air caraïbes sont mis en vente. Or la direction affirme qu’elle veut garder les Dornier, au moins 4 sur les 6 restants.
Pourquoi ces cachotteries? Les patrons d’Air Caraïbes ont-ils l’intention de cesser les vols inter-îles? Laisseront-ils la place par exemple à Air Antilles Express? En profiteront-ils alors pour justifier l’abandon des Dornier? Il est vrai que ces avions ne peuvent plus bénéficier de la défiscalisation.
On aimerait davantage de franchise de la part de la direction, d’autant que ses projets peuvent avoir d’importantes conséquences pour nous, le personnel.
AIR ANTILLES EXPRESS/AIR GUYANE: RECAPITALISATION
On a récemment appris qu’Air Antilles Express, filiale d’Air Guyane, vient de procéder à une importante recapitalisation : le capital de la société passe de quelques milliers à un million d’euros.
La compagnie semble donc se renforcer, tant aux Antilles qu’en Guyane, alors que sa création s’était faite dans la douleur.
On peut se demander si l’exploitation est devenue très rentable ou si cela correspond à une stratégie de Marchand et Koury visant un marché plus large.
Espérons pour le personnel que ce soit un gage de stabilité d’emploi, et non un épisode dans la partie de monopoly entre Koury et Dubreuil, soutenus chacun par leurs sponsors.
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