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C'est la guerre qui engendre la torture
Une chaîne de télévision américaine (CBS) ainsi que le journal le New Yorker ont publié des images et des photos de prisonniers irakiens torturés par des soldats américains. Ces prisonniers sont présentés le plus souvent nus, avec une cagoule qui cache leur visage. Ils sont traînés par terre, attachés aux murs, soumis à des tortures violentes ( brûlures par des produits chimiques, supplices de décharges électriques, coups violents par le fouet ou d’objets divers).
Certains prisonniers sont également violés. Ces tortures, en plus de leur sauvagerie intolérable, ont évidemment un caractère humiliant.
Le gouvernement américain et les dirigeants de l’armée n’ont pas démenti ces informations. Les soldats qui ont pratiqué ces tortures ont été identifiés. Bush a promis des sanctions en déclarant hypocritement que ces violences sont inadmissibles. Pourtant ce n’est pas d’aujourd’hui que des soldats font subir des tortures à des prisonniers irakiens. La Croix Rouge les a dénoncées à maintes reprises. Les soldats incriminés dans cette affaire ont déclaré pour la plupart qu’ils avaient agi sur ordre de leur hiérarchie militaire. Il n’est pas étonnant que l’armée américaine pratique de telles méthodes, quand on constate avec quel cynisme elle a bombardé les populations civiles depuis le début de la guerre en Irak. Ce n’est pas la première fois que la torture est pratiquée dans des guerres, et en particulier dans les guerres coloniales comme en Algérie et au Vietnam. Les populations des pays qui sont soumis à la domination des grandes puissances capitalistes, dont la plupart sont des Arabes, des Noirs ou des Asiatiques, sont victimes du mépris et du racisme des armées d’occupation. Les états impérialistes cherchent non seulement à s’imposer par la force, mais également à humilier, à écraser moralement ces populations qui osent contester leur domination.
Toutes ces guerres secrètent l’horreur. La torture n’est qu’un aspect de la barbarie militaire. Les troupes sont préparées à tuer, à torturer pour faire parler les prisonniers. Ce n’est pas en déclarant hypocritement qu’il faut sanctionner les tortionnaires que les états capitalistes empêcheront de telles pratiques. Ce sont les guerres qu’il faut arrêter. C’est le système capitaliste qui engendre les guerres et tant que ce système subsistera les populations les plus démunies subiront ces violences inhumaines.
Guadeloupe
Mécontentement sur le port
La direction du Port autonome a eu la brillante idée de modifier l’accès au Port, mais sans en informer les gens qui y travaillent, dockers, camionneurs etc. Ces derniers se sont trouvés devant le fait accompli. Ils ont appris après coup que la nouvelle entrée correspondait à des normes européennes. La direction a-t-elle pensé que ces décisions de «haut niveau» ne concernaient pas le personnel du Port? En tout cas, celui-ci a su réagir en bloquant les entrées pour protester.
Bientôt la fête de Lutte Ouvrière
La fête de lutte ouvrière aura lieu comme chaque année les trois jours de la Pentecôte, les 29, 30, 31 mai, dans un parc boisé à Presles (Val d’Oise). Des dizaines de jeux, de spectacles, de débats, d’expositions et de spécialités culinaires permettront à tous de faire la fête.
Parmi les artistes, Thiéfaine, Richard Bohringer et le groupe Aventure, de la musique cubaine avec Raul Paz, Gustave Parking et des dizaines d’autres.
Un stand CO y sera présent avec accras, boudin, colombo, présentation de livres, forum tenu par les militants de Combat-Ouvrier, conférence de presse sur notre participation aux élections européennes.
Prenons-en de la graine!
Le Figaro vient de publier une enquête sur les salires de patrons français.
Avec 6,57 millions d’euros (environ 43 millions de F) par an, celui de l’Oréal arrive en tête, suivi d’Edouard Michelin (4,26 millions d’euros). Fourtou, PDG de Vivendi déclare 2,25 millions plus un million de stock options. Pas mal pour une société qui disait aller mal!
En deux ans, les salaires des patrons des grosses entreprises du pays ont progressé en moyenne de… 18%!
Élections européennes du 12 et 13 juin 2004
Notre camarade Ghislaine Joachim Arnaud sera candidate, tête de liste Lutte Ouvrière, pour la huitième circonscription (Dom Tom). Elle sera accompagnée de trois autres camarades de Combat Ouvrier: Danielle Diakok, Angèle Laupa-Clédor et Jean Marie Nomertin.
Deux camarades de Lutte Ouvrière de la Réunion seront aussi présents dans cette liste de 6 candidats.
Martinique
Les capitalistes de la banane reçus à la Région
Durant la première semaine du mois de mai, le président de l’Assemblée Régionale de la Martinique a reçu une délégation des professionnels de la filière banane. Ces «professionnels» ont avancé comme prétexte qu’il y a crise dans cette filière pour chercher à recevoir encore des subventions de l’état.
C’était l’occasion pour eux d’entendre les points de vue du président concernant la «réorganisation de la profession, la restructuration de la filière».
En effet, ces messieurs ne perdent pas le nord et savent taper aux bonnes portes dès qu’il s’agit d’obtenir de l’argent (même si les ouvriers agricoles du nord leur réclament une partie de leurs salaires du mois de mars et celui du mois d’avril).
Après les avoir bien écoutés, le président ne s’est pas opposé sur le principe de leur faire une fois de plus des cadeaux, c’est à dire les subventionner avec l’argent des contribuables. Par contre il leur a demandé de se montrer un peu plus responsables, constatant pour le moment que «la situation est trop critique et trop «crabique», (comme dans un panier de crabe) pour supporter quelque division que ce soit». En effet, ces messieurs comme n’importe quels patrons dignes de ce nom n’ont qu’un seul objectif : défendre leurs intérêts. C’est le cas notamment des plus gros planteurs qui profiteraient de la crise pour tenter d’éliminer les plus petits.
D’ailleurs durant la même semaine le président des petits exploitants agricole du Codéma, Juvénal Rémir accompagné d’une groupe d’adhérents est venu protester devant la Chambre d’Agriculture et des Forêts contre l’attitude des membres du conseil d’administration de la Cobamar (ex groupement appartenant à Fabre). Selon ce que dénoncent ces petits planteurs, des membres: «raflent le solde de l’aide compensatoire 2003, et se servent des petits planteurs comme bouclier afin d’effacer leurs dettes».
Pour un panier de crabes, cela en est bien un! C’est à dire des capitalistes qui exploitent les ouvriers, mais aussi les petits planteurs. Comment faire une union avec des rapaces qui ne pensent qu’à leurs coffres fort? Les petits planteurs commencent à voir que ce n’est pas dans leur intérêt.
Guadeloupe
À la CTM on a découvert la "légionella"! Les travailleurs des usines sont inquiets!
Le 15 janvier dernier l’institut Pasteur a effectué des prélèvement dans les cuves de la centrale termique du Moule (CTM). Il découvre alors dans l’une de ces cuves une bactérie: la légionellose. La légionellose est une maladie causée par une bactérie appelée la légionnélla.
La transmission à l’homme se fait par voie aérienne (bouche, vapeur) ou par ingestion. Cette bactérie évolue, notamment, dans les installations de distribution d’eau chaude sanitaire, de vapeur et la climatisation. C’est en 1976 que les chercheurs américains ont découvert la maladie chez les légionnaires. De là elle prit le nom de maladie du légionnaire ou légionellose.
Elle se déclare avec la fièvre, la toux, des douleurs thoraciques, des troubles digestifs, la diarrhée, etc.
Il existe 39 espèces de légionellas. La maladie se traite par antibiotiques. C’est donc une maladie qu’il faut prendre au sérieux et qui demande donc de la vigilance pour éviter sa propagation. Elle a occasionné des morts aux Etats-Unis et récemment dans les hôpitaux en France.
D’après Nicolas de Fontenay, directeur de la centrale, quand l’Institut Pasteur a parlé au mois de mai de la découverte de la légionella dans son entreprise au mois de janvier 2004, c’était «beaucoup de bruit pour rien». Pour lui, «c’est un incident survenu depuis trois mois», pourquoi revenir sur cela. D’ailleurs, dit-il, la cuve concernée fut arrêtée le 17 janvier, vidée et nettoyée puis remise en service le 20. Pour de Fontenay, il y a eu des actions correctives exigées par la préfecture, donc tout va bien.
Il n’a pas informé les travailleurs des deux usines de la présence de ce danger. Pendant ces trois mois qui se sont écoulés, La direction de la centrale n’a pas pris la précaution de vérifier si les personnels des usines étaient infectés. Il n’a organisé ni visites médicales ni dépistage d’aucune sorte. Les camarades responsables de la CGTG ont réagi, mais ce problèmes exige plus que de simples déclarations verbales. Il faut exiger de Nicolas de Fontenay et de l’ensemble des actionnaires de la CTM et de la sucrerie, des explications sérieuses devant les travailleurs des deux usines.
Réforme de la Sécurité Sociale
Le gouvernement recule pour mieux sauter
Suite à leur déroute électorale, Chirac et son Premier ministre Raffarin ont décidé de ne plus réformer la Sécu par ordonnance, mais de passer par la voie parlementaire qui prendra plus de temps. Ils ne courent aucun risque, car ils disposent d’une large et dévouée majorité au parlement. De plus les oppositions socialiste et communiste sont d’accord avec eux: il faut réformer la sécurité sociale pour combler son déficit. D’ailleurs les mesures déjà mises en place par ce gouvernement prolongent celles que le gouvernement de la gauche avait prises quand il était au pouvoir, à savoir le non-remboursement de médicaments, l’augmentation de la CSG, la coupe dans les dépenses de santé.
Si le gouvernement a décidé de ne plus passer en force, il est toujours décidé à faire payer aux travailleurs le trou de la sécurité sociale. Il annonce un trou de 12, de 14 voir de 20 milliards d’euros de la branche maladie de la Sécurité Sociale. Le nouveau ministre Douste-Blazy, prudent, élection européenne oblige, n’avance aucune solution. La seule que tous les politiciens de gauche comme de droite, que même des syndicalistes conçoivent: faire payer les travailleurs. Ils veulent poursuivre l’augmentation de la CSG, prolonger les prélèvements de la RDS qui aurait dû cesser en janvier 2008, moins rembourser les médicaments. Le nouveau ministre a innové, il veut rendre les travailleurs responsables de ce trou. Il annonce qu’il y a 10 millions de cartes vitales en trop et qu’il y a des abus dans leur utilisation. On peut tout affirmer sans preuve. Et s’il y a des abus à ce niveau, ils ne sont pas responsables de ce trou. Le responsable c’est le gouvernement. Il a régulièrement exonéré de charges sociales les patrons, sans jamais remplacée le manque à gagner pour la Sécu. De 1967 à 2003 les cotisations patronales ont augmenté de 30% alors que celles des travailleurs ont crû de 79%. Il a fait financer par les caisses de la sécurité les constructions d’hôpitaux et les investissements qui auraient du être à sa charge. Si le gouvernement décidait de payer les conséquences de ses largesses vis à vis du patronat et de faire face à ses responsabilités, il n’y aurait pas de trous de la sécurité sociale. Au plus on parlerait de déficit.
Autres responsables ce trou qu’on dit abyssal: les firmes pharmaceutiques qui, année après année, ont pratiqué des prix exorbitants avec la bénédiction de l’Etat. Ils ont vu leurs profits croître, alors que leur principal client, la Sécurité Sociale, est au bord du dépôt de bilan. Ainsi pour la seule année 2002, les trusts de la pharmacie ont réalisé 10 milliards de profit pour le matériel médico-chirurgical, 6,8 milliards pour le commerce des médicaments.
Le patronat est aussi responsable, ses profits sont en hausse alors qu’il n’embauche pas. Le nombre de cotisants diminue, alors que les charges des dépenses de santé de la population sont en augmentation. C’est donc normal dans ces conditions que la sécurité sociale ait un trou. Il faut le combler. Le gouvernement doit prendre l’argent là où il se trouve et faire payer ceux qui ont creusé ce trou. C’est donc lui et ses protégés: le patronat en particulier ceux des laboratoires pharmaceutiques qui doivent payer pour remettre à flot la sécurité sociale. Les travailleurs et la population n’ont pas à se laisser faire les poches.
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