logo COMBAT OUVRIER
PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -    Samedi 12 juin 2004      N° 904
Sommaire > Page précédente > Page suivante > Accueil > Archives > e-mail 

Page 3


Guadeloupe
Luciano Lendo, militant combatif de l'UGTG

Luciano Lendo, militant connu et dévoué de l’UGTG est décédé le samedi 6 juin dernier dans un accident de voiture sur la route de St-François. Selon les premières informations il aurait perdu le contrôle de son véhicule. Il aurait été tué sur le coup et son passager gravement blessé.
Luciano Lendo a été l’un des dirigeants du Conseil syndical de l’UGTG, membre actif de l’Union des travailleurs de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration (UTHTR). Il est le frère de Charly Lendo dirigeant de la fédération UTHTR. Il travaillait à l’hôtel Manganao et était secrétaire du comité d’entreprise.
Luciano Lendo avait été condamné à plusieurs mois de prison ferme pour fait de grève par la justice de classe. Il n’avait pas encore effectué sa peine et organisait sa défense sur le terrain avec d’autres militants de l’UGTG également condamnés.
Combat Ouvrier s’associe à la peine que causent la disparition de ce jeune militant de 34 ans à toute sa famille, singulièrement à son frère, Charly , et à tous les militants de l’UGTG durement touchés.



EDF: Grève contre le changement de statut

Le jeudi 27 mai, les travailleurs d’EDF et GDF (Gaz de France) étaient en grève. La manifestation en France était importante. Elle a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de travailleurs. Cette journée fait suite à celles du 3 octobre 2002, et plus récemment, du 8 avril. Une nouvelle journée de grève est prévue le 15 juin.
C’est le changement de statut de l’entreprise qui est en cause. Il s’agit pour le gouvernement, de transformer ces entreprises d’Etat en sociétés anonymes, ce qui leur donne la possibilité juridique de s’ouvrir au capital privé. L’Assemblée nationale débattra du projet de loi à partir du 15 juin.
Les travailleurs sont opposés à ce changement qui est un premier pas vers une privatisation partielle. Même si le nouveau ministre de l’industrie, Sarkosy, cherche à les convaincre que cela n’empirera pas leur situation, ils sont convaincus du contraire. Dans le contexte actuel, un changement de statut représente un réel danger de se voir imposer des conditions plus défavorables au niveau des conditions de travail, du salaire, des carrières, de la retraite. L’exemple de France Télécom constitue une mise en garde : conditions de travail plus difficiles, avec pressions sur le personnel, recherche de rentabilité, et dans les DOM, perte des 40% pour les nouveaux embauchés sous contrat privé…
Pour faire reculer le gouvernement, il faudra une très forte mobilisation. Ceux d’EDF en ont les moyens s’ils sont animés de la détermination qu’il faut et qu’ils parviennent à dépasser les limites imposées par les centrales syndicales dans l’action. Les journées de grève qui ont déjà eu lieu ont cependant été bien suivies. Qu’elles ne soient pas sans lendemains doublement combatifs, reste une condition du succès pour faire reculer le gouvernement.



Ceux qui creusent le trou de la Sécurité Sociale

On entend souvent appliquer le qualificatif de délinquant à certains individus coupables de vols, et autres larcins qui font la une de certains médias.
Mais ces mêmes médias omettent souvent de citer une catégorie bien réelle de délinquants, et qui font d’ailleurs l’objet de condamnations par les tribunaux lorsque les victimes osent porter plainte. Car leurs comportements portent non seulement préjudice aux travailleurs qu’ils emploient, mais également aux organismes sociaux chargés de collecter les cotisations sociales et de les reverser aux ayant-droits.
Il en est ainsi de certains patrons d’entreprises de gardiennage implantées en Martinique où le recours au travail dissimulé (travail au noir) est très prisé. Certains n’hésitent même plus à recourir à l’intimidation, aux menaces, voire même à l’agression physique pour faire « tenir tranquilles » des travailleurs. Comme ces deux patrons qui ont fait l’objet de condamnations par le tribunal correctionnel, il y a quelques mois.
L’un, gérant de fait de la société SPI 365, a écopé de six mois de prison avec sursis ainsi que de 4000 euros d’amende. Il ne déclarait pas son personnel auprès des organismes sociaux.
Un autre, gérant de la société « Sécurité Populaire », s’est vu infliger une amende de 1000 euros. Il avait molesté un de ses salariés qui avait eu le malheur de réclamer ses droits. Ce sont plusieurs milliers d’euros que la Sécu et l’hôpital public ont dû débourser pour soigner ce salarié. D’ailleurs, en novembre 2004, cette affaire reviendra devant l’instance civile pour la réparation des dommages.
Autant de pratiques dont l’une des conséquences est d’aggraver toujours davantage le budget de la Sécurité sociale dont on veut faire payer le déficit aux salariés.
Mais de ces choses là, comme des millions d’euros de cotisations que ne paient pas les patrons, les médias n’en parlent pas.



Écho de l'aéroport

LA SORI: DES PATRONS SANS VERGOGNE
Le 17 juin, dix de nos camarades vont aux Prud'hommes pour que leur situation soit régularisée. Maintenus intérimaires par la SORI et FIDERIM, lesquelles ont commis des dizaines d'infractions à la loi, ils doivent être de fait intégrés à la SORI.
Le directeur sait qu'il a tort. Il n'en fait pas moins campagne auprès du personnel pour dire qu'il ne veut pas réintégrer ces collègues, qu'ils resteront au chômage.

SORI: IL MANQUE DU PERSONNEL
Le directeur de la SORI raconte ce qu'il veut. Mais nous en avons assez qu'on nous appelle chez nous pour venir travailler pendant les jours de repos.
La SORI, c'est la SERVAIR, c'est Air France, dont les revenus sont énormes. La SORI n'a aucune raison de refuser l'embauche des intérimaires, sinon par pure méchanceté.
Il est regrettable que les syndicats n'aient pas jugé utile de mener la lutte pour ces collègues. Pour une fois que la loi est favorable aux travailleurs, exiger son application, c'est bien le minimum.
Une telle attitude n'arrange que le patron.

CCI: ENCORE LES MÉTHODES CAVALIÈRES DE LA DIRECTION
La direction a récemment embauché une personne pour "suivi de travaux".
Nous ne nous opposons pas au fait que cette personne, qui avait perdu son emploi, retrouve du travail.
Ce qui est plus choquant, c'est que la direction a procédé à cette embauche sans faire d'ouverture de poste, et donc sans que soient consultées les instances paritaires, ni que les services chargés du contrôle de la plate-forme soient avertis.
Ce n'est pas la première fois qu'une telle chose se produit, et que nous nous trouvons devant le fait accompli, sur simple décision du président.
"Le fait du prince", en quelque sorte…

AIR CARAÏBES: L'EFFERVESCENCE EST RETOMBÉE
Finalement, la grève annoncée pour le 22 mai par l'intersyndicale n'a pas eu lieu. Apparemment, le recul de la direction sur les sanctions contre le steward, ainsi que les promesses concernant les autres revendications, auront suffi aux syndicats.
Il n'en reste pas moins qu'on n'a pas beaucoup avancé en termes de réalisations concrètes.
Si le personnel veut que Dubreuil et ses sbires améliorent réellement la situation, il faudra se mobiliser de façon plus brutale et ne pas se contenter de paroles.

PANNE DU SYSTÈME DE CONTRÔLE EN ANGLETERRE: L'AVENIR QU'ON NOUS PRÉPARE?
Jeudi 3 juin, une panne de 43 minutes du système informatique qui dessert le sud de l'Angleterre a entraîné un chaos indescriptible dans plusieurs aéroports et un retard considérable des vols. Les contrôleurs ont dû guider les appareils sans soutien informatique.
Le ministre a tenté de minimiser les choses, mais cette panne est due à la vétusté de l'équipement du centre en question. Les experts reconnaissent que cette situation dégradée est due à la gestion basée uniquement sur le profit, mise en place depuis la privatisation de l'organisme de contrôle NATS.
Les partisans du "libéralisme" actuellement au pouvoir en Angleterre comme en France n'en continuent pas moins de tout faire pour privatiser le service public, quitte à mettre en danger des vies humaines.



Guadeloupe
Extraits du bulletin "Écho des hôpitaux"

LE MANQUE DE PERSONNEL AU CHU, GENE LES POMPIERS

Les pompiers, avec la CGTG, sont en grève depuis le 1° juin. Ils réclament l’embauche de 20 pompiers comme le prévoyait un protocole signé le 10 juillet 2002.
De plus ils dénoncent le manque de personnel aux urgences du CHU qui les oblige à se « transformer en brancardiers car souvent il n’y a personne à leur arrivée. » Ils demandent donc au directeur d’embaucher des brancardiers. Souhaitons que ce dernier comprenne le message.

URGENCES: LE TRAVAIL RIEN QUE LE TRAVAIL

Les agents des urgences qui ont été en contact avec le malade atteint de méningite ont dû subir un traitement à base d’antibiotique. Les inévitables effets secondaires ont fait leur apparition. : fatigue, somnolence. Les médecins ne leur ont pas accordé de congés de maladie pour éviter que le service ne soit vide. Aux Urgences la priorité n’est pas la santé des agents.

ASCENSEUR: SYSTEME « D»

Il y a 3 semaines qu’un monte malade a pris feu. Depuis malades, visiteurs, repas, ordures, prennent le même ascenseur : celui réservé au public. Ce grave dysfonctionnement n’a pas encore attiré l’attention d’un responsable pour l’obliger à entreprendre des travaux ou pour organiser l’utilisation de cet ascenseur. Comme d’habitude on laisse faire, on attend qu’un incident grave intervienne pour prendre une décision. On ne sait pas au CHU que diriger c’est prévoir.

EXEMPLE DE GESTION DE STOCK

Le CHU disposait d’un stock de lits appelés « lits tournants » dans lequel les services venaient piocher pour remplacer leurs lits cassés. Aucun responsable ne s’avisa de faire réparer les mauvais lits, d’entretenir le stock de lits. Arriva ce qui devait arriver : il n’a plus de bons lits en stock, car progressivement les bons lits furent remplacés par des lits cassés.
Maintenant il s’est donc installé le système ‘D’. Les services n’ont plus de bons lits à leur disposition. Ils se débrouillent avec les moyens du bord pour remplacer un lit défaillant. On est retourné à nos vieilles habitudes.



Guadeloupe
Extrait du bulletin «Sucrerie en lutte» (Usine Gardel)

UNE DIRECTION QUI COMMUNIQUE PAR LES ONDES

Alors que nous étions mis en congé annuel pour la seule cause du manque de canne, à notre grande surprise nous apprenions en regardant la télé le mercredi 19 mai au soir que l’usine reprenait ses activités le vendredi 21 mai. Cela n’a rien de surprenant car, qui a dit que les dirigeants de Gardel sont des hommes de communication qui respectent les travailleurs?

UN COUP POUR RIEN A LA CICS

C’est le vendredi 28 mai dernier que la Commission Interprofessionnelle de la canne et du sucre s’est réunie. Etaient présents à cette réunion, les représentants de Gardel (de Dieuleveult, Bourillon, Mathieu et Drunet), des planteurs, de la DAF et du conseil régional. Il paraît que les intempéries de ces derniers jours ont été à l’ordre du jour.
On dit aussi que la direction de Gardel aurait réclamé des subventions car, dit-elle, les intempéries lui ont causé un manque à gagner en ce qui concerne les investissements.
Mais le conseil régional lui aurait demandé de fournir un dossier à ce sujet. Et depuis: «visage de bois».




Sommaire > Page précédente > Page suivante > Accueil > Archives > e-mail 

Copyright © 2001-2004 Combat Ouvrier - Tous droits révervés aux militants.

Valid XHTML 1.0! Valid CSS!