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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -    Samedi 26 juin 2004      N° 905
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ÉCHO DES ENTREPRISES

Écho de l'aéroport (Extraits)

SORI: MOUVEMENT DE COLÈRE A LA CUISINE
Les collègues de la cuisine ont fait éclater leur colère contre le manque de personnel et les problèmes d'organisation que cela entraîne pour eux.
Ces revendications seront bientôt reprises par l'ensemble du personnel. En effet, une grève se prépare. Une assemblée générale a eu lieu et les syndicats appellent à soutenir les collègues de SERVAIR en Martinique, tout en préparant un projet de nouvelle grille de salaires.

SERVAIR: RÉPRESSION PATRONALE CONTRE LES GRÉVISTES
En Martinique, 50 salariés de la SERVAIR passent au tribunal vendredi 18 juin pour fait de grève. Ces camarades ont cessé de préparer les repas, de nettoyer les avions depuis environ 3 semaines: ils sont en grève pour les salaires, les conditions de travail et le manque de personnel. En particulier ils exigent qu'on leur applique la même grille de salaires que SERVAIR France.
Les grévistes tiennent bon contre les patrons et la justice complice. Leurs chances de succès vont bien sûr augmenter si ceux de la SORI rentrent en lutte aussi.

SORI: IL MANQUE DE L'ARGENT, BEAUCOUP!
Les actionnaires de la SORI savent sûrement compter. Ils ont vu qu'il manque 90 000 euros dans la caisse. La question a été discutée au comité d'établissement, mais tous restent discrets. Selon la direction et le comptable, toujours prêts à nous demander de "nous serrer la ceinture", ces sommes ont été versées à l'ancien directeur et son adjoint pour des congés pas pris. Pourtant ils étaient souvent en congé!
Les collègues ont le droit de savoir où est passé l'argent, qui est le résultat de nos efforts. Quand on pense que nos salaires n'ont pas augmenté depuis les nouveaux locaux!

SORI: LES INTÉRIMAIRES ONT LE DROIT POUR EUX
Ces mêmes patrons arrogants qui s'octroient de gros salaires, de grosses primes et nous exploitent au maximum vont aux prud'hommes le 17 juin contre nos camarades intérimaires. Ces messieurs préfèrent risquer la prison plutôt que d'appliquer la loi.
Pas de pitié pour eux et leurs pleurnicheries sur les soi-disant "difficultés" de la SORI. Ces jours-ci encore Air France s'est vanté d'avoir eu 7 ans de suite des bénéfices substantiels.



Écho des Télécoms (Extraits)

TIREZ VOUS DE LA QUE JE M’Y METTE!

France Telecom a décidé, sans autre forme de procès, d’installer un service dans la salle de repos réservée au personnel. La direction n’a même pas pris la peine de consulter le personnel.
A croire que nous n’avons même pas le droit de prendre un moment de répit dans la journée!

DES CONDITIONS QUE MEME L’ABBE PIERRE REFUSERAIT

France Telecom est incapable de fournir aux agents un réfectoire digne de ce nom. Les chaises sont trouées, les tables cassées… On n’a vraiment pas envie de manger là. Les quelques fauteuils de la salle de repos qui restent et la bibliothèque vide, sont les miettes que nous laisse France Telecom!

DES MILLIONS GASPILLES

Alors que même pour obtenir une pointe bic c’est toute une histoire, voilà que France Telecom doit verser 15 millions d’euros à «Telé 2» et 20 millions à « Neuf Télécom » pour concurrence déloyale. Le conseil de la concurrence a en effet condamné FT à payer ces sommes pour ne pas avoir respecté les injonctions du dit conseil… 35 millions d’euros!
Il faut croire que FT en a gagné bien plus pour se permettre de débourser ces sommes pour une condamnation qu’elle aurait pu éviter. On aurait préféré que cet argent aille relever un peu nos salaires!



CHU de Fort de France
Halte au harcèlement de la direction et embauche sur les postes vacants!

Depuis quelque temps la direction du CHU de Fort de France s’est mise à redoubler de zèle à l’encontre de ses agents. Sa nouvelle marotte est de faire la chasse aux congés de maladie. Lors d’un arrêt maladie, les agents sont appelés au téléphone chez eux pour donner des explications, ils sont presque montrés du doigt et poussés à culpabiliser. Des contrôleurs sont littéralement mis à leurs trousses. Et pour couronner le tout, le prélèvement des jours d’arrêt est effectué sur le salaire du mois et en totalité, la partie remboursée par la sécurité sociale ne leur étant reversée que le mois suivant.
Parmi le personnel, la tension est montée d’un cran.
A ces mesures injustes, est venu s’ajouter un problème d’aménagement du parking qui se trouvait subitement garni de barrières empêchant de garer les véhicules.
A la fin du mois de mai, les salariés du CHU, réunis en Intersyndicale, CGTM et CDMT, ont déclenché un mouvement de protestation. Ils ont exigé des solutions pour le parking et des comptes sur l’affaire des congés maladie.
Là, de réunions en réunions avec le directeur des ressources humaines, en exigeant des documents à l’appui des allégations qui leur étaient avancées, ils ont pu faire éclater la vérité.
Alors que les salariés étaient accusés de prendre des congés maladie sans cause et d’avoir fait exploser le nombre de remplacements au mois d’avril, il est apparu que ce même mois, 84% des arrêts maladie étaient des Accidents du Travail ou des Maladies Professionnelles. De plus sur les 510 remplacements effectués, il y en avait plus de 320 qui étaient embauchés sur des postes restés vacants.
La réalité est donc que la direction n’embauche pas sur des postes pour lesquels le budget a été prévu. Elle préfère harceler le personnel et «boucher les trous», avec du personnel précaire.
La mobilisation et la vigilance des salariés du CHU ont pu débusquer la politique d’une direction qui se montre très zélée contre eux. Pour obtenir qu’il y ait de réelles embauches sur les postes cachés, les salariés auront encore à se mobiliser.



France
Les travailleurs de l'EDF-GDF en grève contre la privatisation de l'entreprise

Les travailleurs de l’EDF-GDF (électricité de France et gaz de France) sont en grève depuis plus d’une semaine parce qu’ils refusent le projet du gouvernement de céder une partie de l’entreprise à des sociétés privées. Ils ont mené plusieurs actions pour se faire entendre en organisant des coupures de courant, des occupations de locaux, des manifestations diverses. Certaines coupures ont été bien ciblées et ont touché des ministres, des représentants du patronat, des quartiers aisés. Des quartiers défavorisés ont été épargnés.
Les travailleurs de l’EDF-GDF craignent que cette privatisation ne remette en cause leurs acquis après une restructuration et provoque le changement de leur statut. Ils ne font pas confiance au gouvernement, en dépit des déclarations rassurantes de Sarkozy qui promet de ne pas toucher à leurs avantages. Mais les travailleurs ont de quoi s’inquiéter car des menaces pèsent déjà sur leur retraite. Le gouvernement veut créer une caisse de retraite détachée de l’EDF-GDF et rattaché au régime général.
Les travailleurs de l’EDF-GDF dénoncent également l’augmentation du prix de l’électricité que subiront les usagers s’il y a privatisation. La direction fait une publicité en prétendant le contraire.
C’est pour mieux faire passer la pilule que gouvernement et direction de l’EDF-GDF tentent de rassurer le personnel et les usagers. Mais les travailleurs ne l’entendent pas de cette oreille. Ils tentent de faire pression pour que le projet ne soit pas voté. Les débats sur le projet ont commencé à l’Assemblée nationale. Quelques 1944 amendements ont été déposés. La majorité de droite favorable au projet fera évidemment pencher la balance contre les travailleurs. Mais, quoi qu’ils votent, ce ne sera pas appliqué ou applicable si les travailleurs d’EDF-GDF s’y opposent résolument, avec le soutien de bien d’autres travailleurs!



Martinique
Écho de "chantiers en lutte"

IL FINIRA PAR NOUS TROUVER

Il y a quelques semaines, les ouvriers de la peinture navale au Bassin de Radoub ont fait reculer leur patron au cours des négociations annuelles obligatoires (NAO).
Ce monsieur ne voulait pas leur donner les 5% d’augmentation qu’ils réclamaient. Mais quand il a senti qu’une menace de grève planait dans l’air, il a fait machine arrière. Mais têtu comme une mule, il n’a toujours pas signé cet accord.
Si on comprend bien, c’est la grève qu’il cherche. Il finira par l’avoir et on demandera plus que les 5%!

ON APPELLE CELA : PAYER AU LANCE PIERRE

Le mois dernier les salaires du bâtiment ont été d’après le langage les patrons « revalorisés ». Mais il faut regarder à la loupe pour voir de quelle valorisation dont il s’agit?
Il s’agit de 2% d’augmentation, c’est à dire pour un manœuvre cela lui fait une augmentation nette mensuelle de 18 € environ et pour un OHQ: 25 €. Et les représentants patronaux du BTP ont le toupet de dire que cette augmentation est «en adéquation avec le coût de la vie». Oh la belle blague!



Écho des assurances

QUE SE PASSE-T-IL A LA GMF?
La direction de la GMF a licencié un collègue pour faute au motif qu’il a cumulé deux emplois.
Que reproche-t-on à notre collègue? D’avoir travaillé du 14 avril 2003 au 13 décembre 2003 pour une Mutuelle étudiante qui par ailleurs ne concurrence pas la GMF. Au moment du licenciement cela faisait déjà plus de 5 mois que le collègue ne travaillait plus pour cette Mutuelle mais la direction de la GMF a estimé qu’il aurait dû le dire et qu’il y a perte de confiance.
Du jour au lendemain ce collègue s’est retrouvé licencié et dans son empressement la direction n’a respecté aucune des procédures prévues par le Règlement Intérieur.
Certains employés ont été outrés par cette décision et pour l’instant le collègue a contesté son licenciement et entamera probablement une procédure pour licenciement abusif. Nous devons tous le soutenir.



Écho de "plantations en lutte"

BLONDINIERE: T. DAMBAS JOUE AU «PETIT-PRINCE».
A l’occasion de la fête des mères T. Dambas a joué les «petits princes». Chaque camarade femme a reçu un chèque de 150 euros et un bouquet. Mais pas question jusqu’ à aujourd’hui de payer la prime de fin d’année.
Dambas pense-t-il ainsi pouvoir nous faire oublier notre prime de fin d’année?

TOUR DE PASSE-PASSE
Au mois de mars dernier T. Dambas avait demandé à des camarades de rester chez eux pendant un mois sous le prétexte qu’il avait engagé une procédure de chômage technique les concernant. Mais 15 jours après, les camarades ont dû reprendre le travail car la DDTE avait rejeté la demande de Dambas. Ce dernier a alors payé aux camarades concernés les 15 jours de travail. Et surprise : aujourd’hui Dambas déclare aux camarades que l’argent qui leur avait versé en mars représente le montant de leurs congés payés. Avec cela, les heures supplémentaires effectuées lors de l’emballage ne sont jamais payées.
Si nous ne mettons pas un coup d’arrêt aux exactions de ce «petit prince», il se croira tout permis.



Grève au C.H. de Trinité

Un mouvement de grève non limité a été déclenché le jeudi 17 juin au Centre Hospitalier Général Louis–Domergue de Trinité, à l’appel de l’UGTM. Le lendemain, après une assemblée générale, la CGTM appelait également à la grève. C’est l’exaspération face aux conditions de travail, d’hygiène et de sécurité et surtout d’hébergement des malades, déplorables, qui a été le facteur déclenchant. Les syndicats demandent la renégociation du contrat d’objectifs et de moyens avec l’Agence régionale d’hospitalisation. Selon eux , la direction se satisfait des moyens en place et depuis 13 ans la situation n’avance guère. Des élus du Nord Atlantique ou leurs représentants sont venus visiter l’hôpital. Ils se sont dit «choqués» de voir dans quelles conditions étaient hébergés les malades. Mais quelles mesures prendront-ils pour que les fonds publics servent au service public hospitalier ! On ne les entend pas trop se prononcer lors des débats sur l’hôpital ! Alors les hospitaliers ont intérêt à compter prioritairement sur leurs propres forces, comme ils le font actuellement.



Grève des agents de la générale des Eaux à Petit-Bourg

Il ont cessé le travail le 17 juin pour dénoncer les dysfonctionnements internes et le comportement méprisant du chef de secteur, qui, dans la liste des doléances, est qualifié de «harcellement». Un «cahier de doléances» a été transmis au directeur de la Générale des Eaux Guadeloupe par le syndicat CGTG. Le siège situé à Petit Bourg est fermé, en attendant que des dispositions soient prises par la direction pour régler l’ensemble des problèmes exposés




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