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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 25 septembre 2004      N° 909
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Scandaleuse interpellation d'une responsable syndicale de la DRAC!

Le jeudi 16 septembre dernier une responsable syndicale CGTG de la DRAC a été mise en garde à vue durant plusieurs heures à la gendarmerie de St Claude. A-t-elle volé? A-t-elle blessé ou tué quelqu’un? Rien de tout cela. Il lui est tout simplement reproché d’avoir insulté le directeur de la DRAC sur un tract et crime de lèse-majesté, d’avoir fait circuler l’information sur Internet.
En réalité le 19 avril cet agent de la DRAC a effectivement rédigé un tract par le biais de sa messagerie personnelle où elle dénonçait l’attitude colonialiste, raciste du directeur de la DRAC. Celui-ci tentait de s’en prendre à un autre collègue contractuel en voulant l’écarter de son poste de conseiller pour spectacle vivant-cinéma et audiovisuel. Elle assume d’ailleurs ce tract. Le directeur n’a renouvelé le contrat du collègue que pour un an, au lieu de trois comme cela se fait habituellement.
Il s’agit d’un simple tract syndical sans aucun propos injurieux ni dénigrement. Mais il faut croire que l’accusation de colonialiste était réelle car piqué au vif, l’intéressé n’a pas tardé à réagir.
En fait, un autre site sur Internet a reproduit le tract avec un titre «Un colonialiste sévit en Guadeloupe» et c’est cela qui est reproché à l’agent de la DRAC qui n’est pas responsable de ce qui circule sur ce site.
On voit tout de suite la rapidité avec laquelle la justice se met en branle lorsqu’il s’agit de couvrir les méfaits de certains hauts fonctionnaires. Lorsqu’un simple citoyen porte plainte pour des motifs autrement plus graves, les choses traînent et n’aboutissent bien souvent nulle part. Mais la volonté du gouvernement actuel et de ses serviteurs locaux c’est de casser les syndicalistes et la justice est à son service.
Beaucoup de travailleurs ont été très choqués par cette interpellation et ont apporté leur soutien. D’ailleurs une quinzaine de grévistes de la Banane qui sont également syndiqués à la CGTG sont tout de suite venus soutenir leur camarade. Cette dernière a d’ailleurs porté plainte, n’ayant rien à se reprocher. C’est donc une affaire à suivre.



Pointe-à-Pitre/Abymes
Échos du CHU

CUISINE: SYSTÈME D!
Depuis le début d’année, des travaux de réfection ont commencé. Il était prévu qu’ils durent jusqu’en fin avril. Mais ils ne sont toujours pas achevés! En effet, depuis le mois de juin, le chantier est en stand-by. Nous sommes obligés de travailler dans de mauvaises conditions, c’est le système D!

HEMODIALYSE: RECUL DE LA DIRECTION
La direction a tenté de retirer deux AS du planning de l’hémodialyse. (…) Mais devant la menace de grève, la direction a dû reculer. Les deux agents sont revenus à leur poste.

MAGASIN GENERAL: LES PIEDS DANS L’EAU… SALE!
De l’eau douteuse provenant du plafond a inondé le magasin. Le personnel a alerté les chefs, et l’eau a été aspirée et les locaux nettoyés. Mais reste à savoir d’où vient l’eau, et qu’est-ce qui sera fait pour que cela ne se reproduise pas. (…)

UN DECRET SCANDALEUX
Au journal officiel du 30 juillet est paru, à propos de la Médecine du Travail, un décret adopté par le gouvernement en pleines vacances.
Le décret prévoit notamment que la consultation médicale périodique des salariés aura bien lieu « au moins tous les 24 mois » au lieu de tous les 12 mois actuellement! Quand on sait que la MDT est l’un des endroits privilégiés pour le dépistage des maladies graves, (…) on saisit mieux l’ignominie d’une telle mesure.

URGENCES: VOUS AVEZ DIT GESTION?
Alors que durant la période de vacances le flux des patients augmentait, que la foule s’accumulait dans les couloirs, le tri B a été fermé pendant 15 jours! (…)

L’EXPLOITATION DES CONTRACTUELS
Malgré une note de servie autorisant les contractuels à cumuler leurs congés annuels, certains chefs refusent quasi-systématiquement ces cumuls. Alors que c’est aux contractuels qu’ils demandent, en priorité, de pallier la pénurie de personnel. (…)



Guadeloupe
Échos des assurances

LA MAAF FAIT DE LA PUB!
Ces jours-ci on entend très souvent sur les ondes une publicité de la MAAF indiquant la baisse de ses tarifs en 2004 et aussi en 2005 car le nombre d’accident a baissé.
C’est donc une bonne nouvelle pour tous les assurés et personne ne va s’en plaindre. Cependant il y a quelques années la MAAF avait baissé notre salaire sous prétexte que la situation était difficile. Et maintenant que tout va bien, la direction n’a pas pensé que ce serait bien de nous remettre ce qui nous avait été pris. Une hausse substantielle de notre salaire aurait été une bonne chose aussi d’autant plus que la situation financière de la MAAF s’est bien améliorée sur notre dos.

ELECTIONS DES DELEGUES DU PERSONNEL AUX AGF VIE
Le 1er septembre dernier ont eu lieu les élections des délégués du personnel aux AGF VIE. La seule candidate pour le poste de titulaire de la CGTG a été élue sans problème. La candidate au poste de suppléante s’est désistée à la dernière minute et le temps a manqué pour présenter un autre candidat. La direction a traîné des pieds pour organiser correctement les élections en ne respectant aucune des procédures prévues par le Code du Travail. Pour le directeur ce n’était pas une priorité car l’entreprise devait déménager à partir du 13 septembre et il estimait qu’il avait trop à faire et certainement d’autres chats à fouetter.



La direction de CTM veut sanctionner deux salariés

Suite à l’incendie survenu à CTM (Centrale thermique du Moule) le dimanche 5 septembre dernier, la Guadeloupe a été privée de 30 % de sa production d’électricité. EDF pour faire face à ce manque a dû procéder à de nombreux délestages.
On se rend compte comment une usine qui était censée «produire de la vapeur» a mis l’EDF en difficulté durant plusieurs jours. Mais la direction de CTM qui a des obligations de résultat vis-à-vis d’EDF cherche un bouc émissaire. Elle a décidé de sanctionner les deux salariés présents le jour de l’incendie. Le 3ème salarié étant un salarié d’EDF, elle a demandé au directeur d’EDF d’en faire de même. Dans sa précipitation la direction de CTM n’a respecté aucune procédure légale puisqu’elle veut sanctionner des employés qui sont en congé maladie, suite au choc causé par l’incendie.
Les experts venus sur place ont déjà dit qu’il s’agit d’un accident. Mais la direction de CTM qui cherche à démanteler le syndicat CGTG veut se débarrasser d’un élément jugé trop actif.
Il est vrai que les responsables syndicaux avaient déjà interpellé leur direction pour mettre en place un CHSCT. La DRIRE qui est compétente en la matière a toujours refusé sous prétexte que l’effectif n’est pas suffisant. Pourtant les textes disent qu’il est possible de mettre en place le CHSCT surtout lorsqu’il s’agit d’une usine dangereuse. Et il n’y a qu’à constater: l’incendie, la légionellose… Que veut de plus la DRIRE? Que l’usine explose comme celle d’AZF pour réagir?
En attendant les salariés sanctionnés sont toujours en congé maladie et doivent reprendre le travail prochainement. La fédération CGTG de l’énergie qui regroupe les syndiqués CGTG d’EDF, de CTM, de la CDE (Diesel Export) a déjà annoncé qu’elle ne laisserait pas faire la direction de CTM sans réagir. Les autres syndicats d’EDF ont déclaré aussi qu’ils soutenaient les salariés. Il risque d’y avoir d’autres perturbations de la production d’électricité si la direction de CTM veut s’entêter à vouloir faire porter le chapeau à ces deux salariés.



Le Moule
Échos de l'usine Gardel

Le point de vue du patron
Dans une note au personnel du 4 août, le PDG Dieuleveult dit : «il serait incompréhensible que des heures et de l’énergie soient détournées de leur objectif : travailler POUR l’entreprise et exclusivement pour GARDEL».
C’est le point du vue du patron de l’usine qui ne pourra jamais comprendre que si un ouvrier vient travailler, c’est «exclusivement» pour le bien-être de sa famille, pour envoyer ses enfants à l’école, les aidant à préparer leur avenir.
L’entreprise capitaliste Gardel n’est pas notre grande famille. Gardel est un lieu d’exploitation où nous laissons chaque jour une partie importante de notre santé, de notre vie pour un salaire de misère. (…) Combien de nos camarades sont morts, sur la chaîne à bagasse et ailleurs dans l’usine? (…)

Kannari ka di chodiè…..
Chaque matin nous venons à l’usine apporter notre savoir-faire, notre courage, nos deux bras, tout ce qui est nécessaire pour faire tourner l’usine. Et tout cela pour un salaire dérisoire.
Dieuleveult dit qu’on a détourné des heures et de l’énergie en faisant des « jobs », qu’on aurait «volé» du sucre ou du sirop! Reste à le prouver.
Par contre, les profits réalisés sur notre travail et qui vont dans la poche des patrons ne sont-ils pas dignes d’un «détournement», voire d’un vol à grande échelle?

Et la «perruque» du PDG?
En plus de sa rémunération de directeur, Dieuleveult profite d’une voiture de fonction, d’un logement de fonction, de l’électricité, du téléphone …etc. «de fonction!»
Qu’il ne vienne pas nous dire qu’il utilise tout cela en totalité au service de l’entreprise! La «perruque» du PDG s’appelle : «frais de fonction»!

A ki préfet la sa?
Voilà un préfet pour qui la tempête passée dans la nuit de lundi 13 au 14 septembre sur la Guadeloupe n’a eu aucune conséquence grave.(…). En attendant des dizaines de familles ont tout perdu sur la Côte sous le vent ; plusieurs dizaines d’employés notamment ceux du « match » de Pigeon sont en chômage technique. Certains quartiers de Bouillante ou de Pointe Noire sont totalement sinistrés. Pas un mot d’encouragement du préfet en direction des sinistrés. Le ton était placide, détaché, presque «je m’enfoutiste». Faut-il à ce préfet un cyclone comme Yvan, pour qu’il daigne prendre les choses au sérieux? A défaut de grands vents, manque pas d’air ce préféton!

MENACES CONTRE NOS CAMARADES LA CTM
Plusieurs camarades de la CTM sont menacés de sanctions lourdes par la direction après l’incendie. On leur reprocherait un manque de vigilance. Or certains étaient en congé! Bizarre! De Fontenay chercherait-il des boucs émissaires, il n’aurait pas fait mieux! (…)



Extrait du bulletin "Écho des Télécoms"

PRIVATISATION: LA LOI IMPLACABLE DU CAPITALISME
Ça y est, FT (France Télécom) est vraiment privatisé. L’Etat n’est plus majoritaire à FT. Il a cédé 9, 6% de son capital au privé : 236 millions d’actions. Et Raffarin qui déclarait qu’on n’en arriverait jamais là. Le menteur! Mais c’est l’aboutissement d’un processus prévisible depuis très longtemps.
Pour nous salariés, cela se traduit par toujours plus de pressions, de cadences, de mutations, de mobilité de disparitions de services, etc. (…)

LA GREVE DU MARDI 7/09/04
Le 7 septembre dernier, l’ensemble des organisations syndicales de France Télécom a appelé à faire grève pendant une journée contre la privatisation. Il fallait démontrer au gouvernement et aux gros actionnaires de France Télécom leur détermination à ne pas les laisser démanteler leur entreprise et les salariés par la même occasion. Les erreurs qu’ils veulent faire payer cash aux salariés de la boîte aujourd’hui ne sont que la résultante de la mauvaise gestion manifeste orchestrée par tous les «pédégés» qui y sont passés (en particulier M. Bon) et qui se sont largement servis. Rappelons nous du salaire que percevait M. Bon!

UN MOUVEMENT PEU SUIVI
Malgré toutes les explications données par les différents syndicats, le personnel de FT-Guadeloupe n’a pas suivi le mouvement.
Est-ce à dire que les problèmes qui se posent dans la boîte ne nous concernent pas? Collègues de FT- Guadeloupe, la situation de FT va s’aggraver, ne nous berçons pas d’illusions et nous devons nous tenir prêts à toute mobilisation.

A FT GWADA TOUT EST REMIS EN CAUSE
Depuis quelque temps, profitant du vent de panique qui persiste dans la boîte, les dirigeants ont décidé de tous faire seuls, sans négociation ni concertation. Faisant fi des accords signés précédemment avec les organisations syndicales, ils veulent tout modifier, tout changer. Les horaires, les différents services sont «remodelés» ou appelés à l’être : l’exemple du 1014 est flagrant avec l’ouverture programmée le samedi. (…)

LA CAISSE FERME, LE PROACTIF S’AGRANDIT
Lre 30 septembre, c’est fini, la caisse aura vécu. Toutes les personnes ne disposant ni de chéquier, ni de cartes bancaires, et qui venaient, malgré les longues files d’attente, payer leur téléphone avec des espèces sonnantes et trébuchantes, devront aller «se faire voir ailleurs» pour ne pas se retrouver sans téléphone. Tous les agents qui travaillaient à la caisse sont «redéployés» et pour beaucoup d’entre eux, au PROACTIF, le cul-de-sac de France Télécom. Car qu’ils le veuillent ou non, ils devront pour la plupart aller là et pas ailleurs. Quel est leur avenir? Personne ne sait le leur prédire. On verra!!




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