|
Sommaire > Page précédente > Page suivante > Accueil > Archives > e-mail
Page 3
Martinique
Grève des employés des commissionnaires en douane
Les employés des commissionnaires en douane syndiqués à la CSTM , après un mouvement de grève déclenché le mercredi 27 octobre pour la prime de licenciement, le départ à la retraite, la prime de fin d’année ont obtenu deux revendications sur trois. Seule, la demande de prime de fin d’année ne fut pas satisfaite. C’est dire que la lutte a été tout de même payante!
La mobilisation des agents municipaux de Pointe-à-Pitre
Les employés municipaux étaient en grève du 18 au 26 octobre 2004. Le travail a repris le 27/10/04. Une intersyndicale a été mise en place avec l’UGTG, FO, et la CTU. Il n’y a pas eu vraiment d’accord signé car le maire étant absent, c’est le premier adjoint qui discutait avec les représentants du personnel et qui s’était engagé à régler les problèmes.
Les principales revendications portaient sur l’obtention de la NBI (nouvelle bonification indiciaire) qui n’est pas donnée à tout le monde alors que certains agents qui ont contact avec le public ne touchent pas cette NBI.
Il y a le problème des réunions des CTP (Commission Technique Paritaire) et du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail) qui ne se tiennent pas. D’ailleurs les visites médicales ne sont pas faites (sauf pour le personnel de la voirie). Il y a des rappels de salaire qui ne sont pas versés. Les agents constatent certaines discriminations entre les catégories. Ainsi les problèmes des catégories A et B sont traités très rapidement et plus facilement. Par contre les laissés pour compte sont ceux qui sont en catégorie C, les plus mal payés. Les agents dénoncent le démantèlement de la Caisse des Ecoles. La mairie veut donner la gestion à un autre organisme. Une façon de privatiser certains services extérieurs.
D’ailleurs pour nettoyer la ville, la mairie a fait appel au privé et a déboursé 500 € par jour. Pourtant elle prétend qu’elle n’a pas d’argent pour donner satisfaction aux revendications des agents de la mairie.
Durant la grève il y a eu un blocage total de tous les services de la mairie. Même si tout le personnel n’était pas en grève, il soutenait les revendications qui sont des problèmes rencontrés très souvent dans les mairies.
Les agents ont bien observé l’absence des élus pendant la grève. Le maire était lui-même hors du département et n’est revenu que le 27 au soir. Il a eu un entretien avec les organisations syndicales le 28 au matin. Le travail a repris mais en réalité aucun problème n’est réellement réglé. La grève risque donc de repartir car il y a un profond mécontentement des agents des plus basses catégories. Sans compter le mécontentement dû à l’emprisonnement de Michel Madassamy qui a fait resurgir tous les autres sujets de mécontentement.
Le Moule
Les employés communaux ont fait céder le maire
Au Moule, les employés communaux ont observé 9 jours de grève. Leur mouvement qui a débuté le jeudi 21 octobre dernier n’était pas qu’en soutien à Michel Madassamy. Ils ont, en fait, profité de ce soutien pour présenter à la municipalité leurs propres revendications. La grève fut totale. Et il a fallu 8 jours à madame le député – maire, Gabrielle Louis - Carabin pour signer avec les représentants syndicaux de l’UGTG un protocole d’accord comprenant entre autres, un réfectoire, une salle de réunions avec les équipements nécessaires, une fontaine d’eau glacée… Elle n’a pas hésité à venir sur les ondes pour critiquer les grévistes à qui elle reprochait de laisser les rues de la ville envahies par les ordures. S’agissant de Madassamy, madame Carabin a choqué beaucoup d’employés par sa désinvolture.
Elle avait sans doute oublié que le jour où son ami Moustache, le maire d’Anse – Bertrand, a été mis en examen pour détournement de fonds et écroué à la prison de Baie-Mahault, elle fut la première à se rendre devant la prison pour crier à l’injustice et à porter son soutien à un escroc. Pour ces gens-là, il faut une justice pour eux et une autre justice pour les travailleurs.
Guadeloupe
Plein succès pour les grévistes de Ciment Antillais
Les travailleurs s’étaient mis en grève à partir du 19 octobre. Ils protestaient contre le non respect du protocole d’accord concernant les astreintes, l’hygiène et la sécurité déficientes dans les vestiaires, contre le planning de la fabrication qui entraînait une diminution de certains salaires. Ils revendiquaient de meilleures conditions de travail, l’attribution de primes et 6 embauches.
Ils ont bloqué l’entrée de l’entreprise, et la grève a duré 4 jours. Puis au terme d’une longue négociation qui a duré de 16h30 le 22 à 3h30 du matin le 23 octobre, ils ont obtenu satisfaction sur leurs 15 points de revendications. Concernant les embauches, ils en ont obtenu 2 sur les 6 réclamées.
Voilà donc une grève qui a fait céder la direction sur de nombreux points qui restaient en suspens depuis longtemps.
Martinique
Bâtiment. SAPEB. Vers l’épreuve de force?
L’entreprise SAPEB située au Lamentin fabrique des pré dalles et des voiles, sortes de murs pré-fabriqués pour la construction dans le domaine des travaux publics. Ces matériaux sont particulièrement lourds et leur maniement nécessite des mesures de sécurité.
Mais dans cette entreprise les ouvriers sont en permanence en conflit avec leur patron. Celui-ci n’en fait qu’à sa tête et ne veut pas tenir compte des réclamations du personnel, ni en matière d’amélioration des conditions de travail, ni même pour l’application de la Convention Collective des ouvriers du bâtiment, des travaux publics et annexes. Il refuse particulièrement d’appliquer la grille des salaires, avançant comme prétexte que son entreprise ne ferait pas partie du bâtiment ou des travaux publics.
Ces jours-ci deux ouvriers serruriers sont menacés de licenciement. Mais la direction ne fournit aucune explication. Elle fait la sourde oreille malgré les réclamations faites par les ouvriers regroupés autour de leur syndicat CGTM.
Quant aux mauvaises conditions de travail, les ouvriers se trouvent confrontés à des dangers permanents. Il n’y a pas si longtemps un des ouvriers a perdu un œil sur le chantier lors du déplacement de pré-dalles. Dans ce cas également, les ouvriers exigent que leur direction reconnaisse qu’elle est responsable de l’accident.
Ce genre de comportement est monnaie courante dans le bâtiment où bon nombre de patrons font la pluie et le beau temps sur le dos des ouvriers pour se faire de juteux profits. Cela ne les empêche pas d’aller bavarder dans les réunions ou colloques sur la sécurité ou la prévention organisés par différents organismes.
Cependant, les ouvriers de la SAPEB n’ont pas oublié la grève qu’ils ont dû mener il y a à près d’un an. A cette occasion, ils avaient pu obliger leur direction à respecter leurs droits. Alors, d’ici à «remettre ça» il n’y a peut être pas loin.
Jarry
Grève à la Colas
Depuis le 25 octobre les travailleurs de la Colas affiliés à la CGTG et l’UGTG ont entamé un mouvement de grève. Dès le jeudi 21 octobre, ils ont déposé à leur direction un cahier de revendications portant sur 17 points et la grève a commencé le lundi 25. Les principales revendications sont:
- augmentation des salaires de 3,5 %;
- conditions de déplacement sur Marie-Galante;
- augmentation de la prime pour le travail de nuit.
Plusieurs rencontres ont eu lieu avec la direction. Un accord était déjà intervenu sur l’obtention de la prime de nuit. La direction donnait un forfait de 46 € et le syndicat demandait 60 €. Finalement un accord est intervenu sur la base de 55 €. Concernant la prime pour Marie-Galante, 30 e par jour et la direction se disait prête à donner même un peu plus, soit 35 e pour les ouvriers et 40 e pour les agents de maîtrise.
Par contre pour l’augmentation de salaire, la direction ne veut s’en tenir qu’à ce que donne la Commission Paritaire (environ 2,6 %) alors qu’il s’agit d’un minimum. Il y a un véritable blocage sur ce problème.
La direction avait donné un accord verbal pour les primes, mais au moment de signer un document elle s’est rétractée.
La grève est bien suivie chez les ouvriers. Pour le moment les employés des bureaux ne s’en mêlent pas. Mais avec l’attitude de la direction, le mouvement risque de repartir de plus belle la semaine prochaine car il y a un profond mécontentement.
La direction veut faire croire que les ouvriers n’ont pas de revendications et qu’ils se sont mobilisés uniquement pour la libération de Madassamy. Mais en réalité la colère est bien réelle et les travailleurs ont des revendications car ils ont en face d’eux une direction arrogante et qui fait la sourde oreille. Le mouvement devra atteindre l’ensemble de la Colas (ouvriers et employés des bureaux) pour faire reculer la direction.
Martinique
Quand on baisse sa garde!
Il y a quelques années, dans le Commerce, le Bâtiment, et dans d’autres secteurs le syndicat indépendantiste CSTM se montrait plus combatif. Mais les temps ont changé. D’anciens syndicalistes CSTM sont aujourd’hui gestionnaires des collectivités. Ses dirigeants étant pratiquement tous devenus des élus au Conseil Régional qui justement est la collectivité dite responsable du « développement économique de la Martinique », et le principal interlocuteur des patrons à qui il distribue des subventions et des aides au nom de ce même soi-disant développement. Alors si la CSTM continue malgré tout à défendre ici et là des travailleurs en difficulté, ils tiennent aussi à montrer à la bourgeoisie qu’ils sont des syndicalistes «responsables». Heureusement que lorsque les travailleurs veulent vraiment se battre ils le font en dépit des directions syndicales!
Abymes
Les employés communaux se sont mis en grève pour réclamer la libération de Madassamy
Les employés communaux de la ville des Abymes sont en grève depuis le 5 octobre pour soutenir Michel Madassamy. Les services de voirie, de cantine ne fonctionnent pas. Les bureaux de la mairie assurent un service minimum. Le personnel en profite pour faire valoir des revendications concernant leur avancement, leur titularisation, leurs conditions de travail. Des accords qui ont été signés en 1997 n’ont pas été respectés. Les employés refusent toute négociation tant que Michel Madassamy n’est pas libéré.
Martinique
Extraits du bulletin “Echo des hôpitaux”
BLANCHISSERIE: COUP DE COLERE BENEFIQUE!
Ce secteur est réputé pour le bruit et la chaleur souvent insoutenables. Mais loin de satisfaire les besoins du personnel, la direction qui veut être accréditée, pense nécessaire de construire entre la Blanchisserie et le service des Brûlés.
Et pour commencer les travaux, les persiennes d’aération de la Blanchisserie sont bouchées par du contreplaqué !!!
La réaction du Personnel ne s’est pas fait attendre : ces travailleurs se sont mis debout et ont fait savoir à ces Messieurs les décideurs, qu’il est inacceptable de travailler dans ces conditions et que les travaux devaient être arrêtés immédiatement.
Ces décideurs, en prenant de telles initiatives, ne font que prouver l’ignorance et le mépris qu’ils ont vis à vis des travailleurs de ce secteur.
CORDONNIER MAL CHAUSSE!
Les agents travaillant au Synoptique, près du Standard de PZQ, veillent à la sécurité des agents et de l’immeuble. Par contre, la Direction n’a pas installé de bouton d’alarme sur lequel ils pourraient appuyer quand ils sont en danger.
Et c’est bien dommage, car ils pourraient ainsi signaler l’absence de certaines plaques du faux-plafond, celles de dalles du sol, laissant voler les poussières d’amiante, la superficie «vivable» réduite, pas d’aération, pas de toilettes, ni de lieu où manger, bref un lieu déprimant!
Pourquoi un tel abandon de ce service pourtant vital? Nous n’oserions croire que c’est parce ce sont des agents du privé qui y travaillent?
BASSESSE ET MESQUINERIE DE LA DIRECTION!
Victor nous a quittés, ce qui a créé une grande émotion chez le personnel.
Mais aussi une colère contre la Direction, qui a refusé que la messagerie de l’hôpital soit utilisée pour les en informer, ainsi que l’organisation d’un moment d’hommage et de recueillement. Les gerbes et bouquet n’effaceront pas ce refus qui juge ceux qui l’ont décidé!
|