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Sainte-Rose
Maison familiale et rurale de Cadet: reprise de la grève
Le personnel de la Maison familiale et rurale de Cadet Ste Rose s’était mis en grève à partir du 15 novembre dernier. Les Maisons familiales et rurales accueillent des jeunes en difficulté qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale. C’est l’incompétence du Conseil d’administration et une menace de licenciement qui ont entraîné la grève avec le syndicat CGTG sur les revendications suivantes: départ du président Philippe Rotin et du Directeur Césaire Caniquite. Réintégration de M. Luit.
A la suite de la grève et sous la pression des parents d’élèves, le conseil d’administration s’est déclaré démissionnaire. Ses membres l’ont notifié par écrit et s’étaient engagés à le notifier également à la Fédération le 29 novembre. Mais le conseil d’administration a renié sa parole et son engagement écrit. Ils ont refusé de démissionner, prétextant qu’ils n’ont pas fini leur bilan.
Les employés et les parents se demandent ce qui pousse le président à s’accrocher ainsi à des fonctions qui sont soi-disant bénévoles. Ils se sont remis en grève le 3 janvier et exigent que la démission prenne effet et que leur camarade soit réintégré.
Guadeloupe
Extraits du bulletin “écho de l’Aéroport”
PRONET: LA PAIE A TOUJOURS DU RETARD
Pour toutes sortes de raisons, le patron de PRONET paie toujours en retard. C’est intolérable. Déjà les paies ne sont pas grosses. Chaque fois, il a une excuse différente. Nous le soupçonnons de faire des bénéfices en nous faisant ainsi souffrir. Toutes nos paies bloquées sur son compte, cela peut le tenter. Nous avons déjà fait la grève pour cela. Mais cela suffit. Nous en avons plus qu’assez.
Nous pensons que la direction de la CCI a elle aussi une grosse responsabilité sur cette question. La CCI doit se préoccuper de la paie de ceux qui entretiennent l’aéroport.
MORT D’UN DÉSESPÉRÉ
Fin décembre, la découverte macabre du corps désarticulé d’un homme sur le golf situé dans l’axe de piste a fait la une de la presse.
Tout laisse à penser qu’il est tombé d’un avion au décollage, probablement après s’être accroché au train d’atterrissage.
L’homme fréquentait souvent l’aéroport et avait des problèmes personnels qui l’auraient poussé à cet acte. Il aurait laissé une lettre annonçant son intention.
C’est la première fois qu’une telle tragédie se produit en Guadeloupe, et espérons-le, la dernière.
Le 6 janvier la justice devait rendre son verdict dans l’affaire Madassamy
La justice avait suspendu pour deux mois le maintien en prison de Michel Madassamy en considérant que son état de santé était incompatible avec son incarcération. La grève de la faim que le militant de l’UGTG avait commencée en prison pour protester contre sa condamnation a nécessité son hospitalisation. En raison de son état de santé qui s’aggravait la défense a plaidé pour sa libération et le juge d’application des peines a décidé de laisser Madassamy en liberté pour deux mois. Quelle sera la décision du tribunal le 6 janvier? Au moment où nous écrivons nous ne pouvons le savoir. L’UGTG ainsi que le Comité de lutte contre la répression anti-syndicale appelaient à la mobilisation pour ce jour là.
Palestine
Pax américana en vue?
Sharon, Premier ministre israélien multiplie les gestes de bonne volonté. Il a permis à Abbas (chef de l’autorité palestinienne par intérim) de se rendre à Bethléem pour la Noël. Il a libéré plus d’une centaine de Palestiniens des prisons d’Israël dont des activistes. Cela ne l’empêche pas dans le même temps de mener des expéditions punitives dans les territoires palestiniens. La dernière en date à eu lieu dans le camp de Khan Younès situé dans la bande de Gaza qui a fait 11 morts du côté palestinien et a détruit 25 maisons. Le prétexte avancé pour justifier ces meurtres: mettre fin aux tirs de roquettes contre les colonies d’implantation juive. Pour mettre en œuvre cette politique Sharon a à sa disposition un gouvernement d’Union nationale composé de ministres de son parti de droite le Likoud et de ministres travaillistes.
Abbas, grand favori des élections du 9 janvier, donc probable chef de l’autorité palestinienne, désire saisir la balle au bond. Il demande aux Palestiniens et surtout aux combattants de ne pas répliquer pour ne pas donner à Sharon de justifications à ses attaques. Il demande aussi, faute pour l’instant de pouvoir l’imposer, au Djihad et au Hamas de marquer une trêve dans les attentats. Abbas et ses conseillers veulent faire eux aussi une démonstration de bonne volonté. Mais à terme, où pourrait mener un nouveau processus de paix consistant à vivre dans un Etat non viable, constitué de deux petits bouts disjoints: Gaza et la Cisjordanie? De plus, ces deux bouts de territoires sont truffés de colonies israéliennes armées faisant partie de l’Etat d’Israël. Les Palestiniens, si ces plans se concrétisent n’auront comme moyen de subsistance que la possibilité de se faire exploiter en Israël ou l’aide internationale. Bref une vie misérable se programme derrière ces discours hypocrites de paix et de fraternité.
C’est pour cela que dans la situation actuelle, cette paix n’aura que le nom. Elle ne pourra durer qu’un temps, car trop d’inégalités demeureront. Les jeunes Palestiniens humiliés, réduits à la misère, trompés par leurs dirigeants ne supporteront pas bien longtemps une telle situation. Ils se révolteront inévitablement. Les habitants d’Israël devront continuer à vivre l’arme au pied, prêts à réagir et surtout à prévenir tous mouvements de révolte des Palestiniens opprimés.
C’est ce genre de paix armée que l’Amérique et ses alliés peuvent imposer à ces deux peuples, après les avoir dressés l’un contre l’autre durant des dizaines d’années.
Convention collective des banques AFB:
les syndicats nationaux font valoir leur droit d’opposition
Après la signature de la convention collective par la CDMT-CFDT en Martinique et la CGT-FO en Guyane au début du mois de décembre, les syndicats CGT, CFTC et CGC sur le plan national ont fait valoir leur droit d’opposition.
M. de Massy de l’AFB n’a pas apprécié l’intervention des syndicats nationaux suite à la signature de la Convention, alors qu’il avait tenté de leur faire signer une extension pour les DOM de la convention nationale. Il s’est demandé à quel titre ces syndicats français intervenaient dans les discussions. Mais le droit d’opposition est une nouvelle loi qui permet à un syndicat majoritaire de s’opposer à la signature d’un accord par un syndicat minoritaire.
Les dirigeants de l’AFB ont estimé que la convention signée était la meilleure qu’ils pouvaient proposer car ils sauvegardaient les 40 %, mais ils ne disent pas que le salaire de base proposé est inférieur à celui de la convention nationale. Les calculs faits par les syndicats montrent qu’avec la nouvelle convention les travailleurs ont une perte de revenu importante. Pour l’AFB il s’agit de moderniser la Convention, mais en réalité ils veulent le faire sur le dos des travailleurs. Les syndicats signataires ont le toupet de dire qu’il y a des avancées et reprennent les propos tenus par l’AFB qui veut passer en force et qui estime avoir déjà proposé le maximum.
Mais pour la Guadeloupe, aucune convention n’a été signée. Le tribunal a estimé que la convention avait été mal dénoncée et l’AFB devra donc revoir sa copie. Elle devra attendre septembre 2005 pour dénoncer la convention et rediscuter avec les organisations syndicales. On se rend compte que ces messieurs veulent en finir et estiment avoir déjà assez discuté. Il n’empêche que rien n’est réglé pour la Guadeloupe car ces messieurs voudront certainement imposer leur projet initial. Mais ils devront compter sur la combativité des travailleurs de la Guadeloupe qui ne sont pas prêts à signer n’importe quoi.
Martinique
Bulletin “écho des hôpitaux”
O LA OU TE YE!
Alors que le service des Urgences avait besoin de l’administrateur de garde, vendredi 10/12, il était impossible de le joindre. En fait il s’agissait de la coordinatrice des soins infirmiers. Une si grande responsable, comment cela se fait il qu’elle ne réponde pas, un problème peut être?
Mais non, ouf! Il ne lui était rien arrivé! Juste qu’elle était à un chanté Noël!!
L’histoire ne dit pas dans quel état!
Mèm Bèt, Mèm PwEl !
Les stratèges veulent faire croire qu’il y a une attaque contre l’autorité des cadres.
Pourquoi sont ils restés inactifs quand quatre autres cadres ont été déplacés?
Se reconnaissent-ils mieux dans les comportements et attitudes du cadre du 2C?
CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU GALOP!
Décidément, la Direction ne change pas. Son mépris viscéral pour les agents ne lui font voir en eux que des fabulateurs et des tire au flan!
A tel point qu’elle recommence sa chasse aux arrêts maladies, allant demander des comptes à certains agents alors qu’ils ont envoyé leurs arrêts maladie en temps utile, ou qu’ils sont en convalescence après opération chirurgicale. Elle va jusqu’à réclamer des justificatifs de leur absence à des agents pour des périodes futures!!!
Aucun doute! Le harcèlement est vraiment un mode de management au CHU!
NOMINATION EN GRANDE POMPE!
Nomination à Clarac, d’une IDE dans un grade qui n’existe pas: « IDE responsable », suivie d’une grande réception avec « invités de marque »: directeurs, cadres etc.
Voilà comment le CHU est managé: on nomme les copines des copains!
Un vrai « mangé cochon »!
LA FOLIE, PAS SEULE CAUSE DE L’HORREUR
Les deux infirmières assassinées à l’hôpital psychiatrique de Pau ne sont pas victimes que de leurs meurtriers.
Après le drame, le personnel témoigne:
L’hôpital du XIXè siècle jamais véritablement rénové, les bâtiments abandonnés et régulièrement squattés, l’absence de surveillance, le manque de moyens, les suppressions de postes. En fait, les conditions dans lesquelles on travaille aujourd’hui à l’hôpital sont exécrables.
Le ministre de la Santé, Douste-Blazy, a débarqué pour dire sa « compassion » aux familles et aux personnels.
Ce n’est pas d’apitoiement dont l’hôpital a besoin, mais de moyens financiers et de créations de postes.
Faute de quoi, la barbarie ressurgira.
Irak
Les élections ne mettront pas fin à la guerre
Les troupes américaines préparent les élections législatives en Irak pour le 30 janvier 2005. Après avoir bombardé et investi la ville de Faloudja le mois dernier, aujourd’hui elle attaque une ville située au Nord: Mossoul. Pour ce faire elle a déployé 8000 hommes supplémentaires. Mais les attentats aveugles et contre les installations pétrolières se poursuivent dans la région. Le ministre de l’énergie irakien reconnaît que depuis le mois de mars, le pays a déjà perdu 8 milliards de dollars à cause des attaques de la guérilla contre les oléoducs.
Bush pour faire face à cette situation d’insécurité permanente dans le pays s’apprête à demander au congrès 80 milliards de dollars pour poursuivre son agression en Irak en 2006. Ses conseillers et lui prétendent que c’est la dernière ligne droite avant la victoire finale sur «les forces du mal». Et les élections du 30 janvier sont un événement important dans cette victoire. Ce n’est pas la première fois qu’on annonce cette victoire finale. Ils l’ont prédite lors de la fin de la guerre puis lors de l’arrestation de Saddam Hussein, et enfin lors de la passation du pouvoir à Allaoui en mai. Aujourd’hui la situation sur le terrain n’annonce pas l’arrivée de la paix.
Les attentats redoublent en nombre et en violence. Le 21 décembre un attentat sur une base américaine a tué 21 soldats américains. Les policiers, les soldats et gardes nationaux irakiens sont particulièrement visés par cette campagne d’attentats: 34 d’entre eux ont été tués le mardi 28 à Bagdad.
On ne peut pas donc compter sur les politiciens américains pour mettre un terme à cette guerre. Ceux qui le peuvent sont la population et les jeunes Américains qui pâtissent financièrement et physiquement de cette guerre. C’est eux qui en rejetant cette agression de la population d’Irak pourront retenir la main de Bush et les politiciens. C’est leur opposition à cette politique guerrière qui fera revenir les soldats au pays.
Ukraine
La victoire de Iouchtchenko n’apportera rien de plus aux exploités
Le dimanche 26 décembre 2004 a eu lieu, ce que des observateurs internationaux ont nommé le troisième tour des élections présidentielles en Ukraine. C’est l’ancien président de la banque centrale, Viktor Iouchtchenko, qui sera enfin élu président de cette ancienne République soviétique. Son adversaire, le Premier ministre Viktor Ianoukovitch, soutenu par le président russe Vladimir Poutine et le chef d’Etat sortant de l’Ukraine Léonid Koutchma, avait vu son élection du 27 novembre 2004 contestée par les partisans de Iouchtchenko et finalement invalidée par la cour suprême. Car Iouchtchenko et ses partisans considéraient que Ianoukovitch avait obtenu sa victoire en fraudant. Les fraudes avaient été massives en effet. Et pour se faire entendre, ils sont restés des semaines à manifester dans la Capitale, Kiev. La place de l’indépendance à Kiev était le lieu de ralliement des contestataires. Ainsi, le peuple a eu raison du pouvoir en exigeant et en obtenant la réorganisation de l’élection présidentielle et son déroulement normal.
Quant à Viktor Ianoukovitch, il parle déjà de la formation au parlement d’une opposition très dure.
Pour Iouchtchenko, Ianoukovitch a perdu parce qu’ “on ne peut pas aller à l’encontre la volonté de la population». C’est vrai. Mais Iouchtchenko est-il, lui, un vrai défenseur de la population ukrainienne? On a toutes les raisons d’en douter. Lui aussi fut un ancien Premier ministre et aux différents postes qu’il a occupés s’est montré aussi corrompu que l’ensemble du personnel politique. Cet homme ne cache pas sa sympathie pour l’occident qui le soutient. Mais c’est loin d’être un gage de volonté démocratique. Il n’hésitera pas à aller à l’encontre de la volonté de la population, pour servir les couches privilégiées du pays.
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