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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 26 mars 2005      N° 921
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Guadeloupe
Menace de licenciements à la société Gaddarkhan

L’entreprise de travaux publics appartenant au Groupe Gaddarkhan (père et fils) veut licencier 25 travailleurs dans le cadre d’un plan de restructuration. Selon les dirigeants de cette entreprise le président de Région Victorin Lurel ne leur a pas accordé de chantiers. Ils seront obligés de déposer le bilan à partir du mois de décembre.
Les Gaddarkhan ne sont pas à leur coup d’essai. En 2004 ils ont licencié 13 salariés. Les travailleurs ont fait un mois de grève pour empêcher ces licenciements, cela n’a pas fait céder les patrons. Ces derniers veulent de nouveau réduire le personnel. Pourtant ce n’est pas du travail qui manque dans l’entreprise. En plus des travaux d’infrastructures routières, elle possède des filiales dans le secteur de démolition de bâtiments publics. C’est une entreprise qui s’investit de plus en plus dans la sous-traitance. En réalité elle veut continuer à faire des bénéfices avec moins de personnel. Les bénéfices réalisés ne vont que dans la poche des patrons même quand les affaires marchent bien. Les travailleurs de cette entreprise n’ont jamais obtenu la participation aux bénéfices qui leur est due. Ces patrons volent leurs salariés et les exploitent puis n’hésitent pas à les jeter à la rue comme la peau d’un citron que l’on a pressé. Ils pleurent misère et font du chantage au dépôt de bilan pour obtenir davantage d’aides de l’état.
Les travailleurs du groupe Gaddarkhan ne l’entendent pas de cette oreille. Leurs représentants ont rencontré la direction au sein du Comité d’Entreprise. Ils réclament l’expertise des fonds de la société. Pour faire céder ces patrons rapaces il faut véritablement les prendre à la gorge et menacer leurs intérêts.



Guadeloupe
Les étudiants du CFTS en grève

Le vendredi 18 mars, les étudiants du Centre de Formation des Travailleurs Sociaux (CFTS) ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre en direction du Rectorat. Le centre forme les étudiants aux diplômes d’Educateurs spécialisés, Educateurs de jeunes enfants, Assistance maternelle. Ils travailleront dans des instituts, des centres, des écoles spécialisées.
Les étudiants sont en grève depuis le vendredi 4 mars et leur collectif dénonce les conditions d’étude: l’absence de conseils pédagogiques, le manque de formateurs permanents et vacataires, le manque de support pédagogiques et de moyens matériels et le mépris envers les étudiants.
Le CFTS dépend de la Région qui est un des organismes de tutelle, la loi de décentralisation donnera un rôle plus important à la Région, mais lui donnera-t-elle les moyens financiers? C’est ce que craignent les étudiants qui ont exprimé leur colère devant le Rectorat. Les réponses du responsable sont d’attendre une communication dans le courant de la semaine. Ces jeunes maintiennent leur mobilisation durant l’attente.



Guadeloupe
Grève à la chambre d’agriculture

Les travailleurs de la chambre d’agriculture et leur syndicat CGTG protestent contre le licenciement abusif d’un de leurs camarades, embauché en emploi-jeune le 15 novembre 1999. Son contrat est arrivé à terme le 14 novembre 2004. A partir de cette date, jusqu’au 3O novembre 2004, il a continué à travailler, sans contrat de travail écrit. Conformément au code du travail, il demande une requalification de son contrat de travail, alors que la Chambre d’agriculture lui a présenté un nouvel emploi-jeune.
Face à la volonté de ce travailleur de faire respecter son droit, la direction a pris à son encontre une mesure de licenciement. Ses camarades se sont mobilisés pour obliger la direction à l’embaucher dans les règles.



Extrait de “l’écho de l’Aéroport”

AVIATION CIVILE: LA PROTECTION DU SIÈGE, UN ART DE VIVRE À LA DIRECTION RÉGIONALE
Une collègue récemment mutée en Guadeloupe s’est étonnée de la différence de traitement , y compris en matière d’hygiène, entre la direction régionale en Martinique et le district Guadeloupe. En particulier, à Fort de France, les toilettes sont pourvues de «couvre-sièges», tandis qu’on a parfois du mal à trouver des essuie-mains au Raizet. Cette collègue pêche par inexpérience. Au «siège» de la DAC Antilles Guyane, la protection du siège, ce n’est pas une simple question d’hygiène, c’est un des fondements de la politique de ces cadres qui nous gouvernent.



Extraits de “l’écho de l’ANPE”

A KAZ EN NOU, MOUN KA DI BONJOU!
Caze, le directeur de l’ANPE Guadeloupe tout frais débarqué a croisé récemment un groupe de collègues à la DDAO.
Peut-être s’est il cru dans un pays de sauvages, car en entrant dans les bureaux, il n’a salué personne. Interpellé par un collègue, il s’est excusé en disant qu’il ne savait pas que les gens réunis là étaient des collègues. Cela signifie-t-il que des demandeurs d’emploi, eux n’auraient pas droit au bonjour?
Quoi qu’il en soit, A kaz en nou, nou ka di tout moun bonjou!

CAZE: UNE SEULE PREOCCUPATION, LA QUALIFICATION
Le directeur bat la campagne depuis son arrivée, pour une seule chose: la qualification.
Certains collègues ne connaissent même pas sa tête. Les seuls qui méritent son boujour et sa visite, c’est l’encadrement.
Les mauvaises langues prétendent qu’il n’attend que sa retraite. Aurait-il trouvé une Kaz pour se planquer?
DIVISER, DIVISER, IL EN RESTERA TOUJOURS QUELQUE CHOSE!
La direction a annoncé que seuls les CLIA occupant des postes de niveau II minimum, toucheront une prime mensuelle de 35,17 €.
Les collègues CLIA de niveau I sont injustement privés de cette prime. Comme quoi, avec les primes on se fait toujours avoir, d’une façon ou d’une autre. Battons-nous plutôt pour arracher une augmentation générale des salaires!



La fête de Combat Ouvrier 2005

Le dimanche 17 avril de 12H à 20H la fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du « Pako » à Baie Mahault. La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.

Programme:
12H 0uverture de la fête. Apéritif;
12H3O Repas en musique (le menu sera proposé ultérieurement);
14H15 Allocution de Combat Ouvrier;
14H30 Conférence-débat de MR NARCISSE ZAHIBO, maître de conférences à;
L’université Antilles-Guyane. Thème: «Les tsunamis dans la Caraïbe »;
15H30 Ouverture du bal titane;
15H30 Forum : « Non à la xénophobie contre la communauté haïtienne et immigrée de la Caraïbe en Martinique et en Guadeloupe! ».
17H Forums éventuels tenus par des organisations invitées;
Espace « Mumia Abu Jamal » en soutien au journaliste et militant noir américain détenu depuis 23 ans dans le couloir de la mort;
20H Clôture de la fête.

Tout au long de la fête, vous pourrez:
- Consulter nos panneaux sur l’activité de nos camarades dans les entreprises, sur nos positions politiques;
- Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’activité de Combat-Ouvrier;
- Acheter, consulter livres, brochures et documents à la librairie de la fête;
- Prendre une collation, un café au stand réservé à cet effet;
- Commander des boissons au bar;
- A partir de 15H30 danser jusqu’à 20H si vous le voulez;
- Visiter les stands des autres organisations politiques ou associations qui seront présentes à la fête;
- Vous amuser avec les jeux vidéo, surtout pour les jeunes;
- Vous exercez au stand de tir.

Participation aux frais: 20 euros. 10 euros pour les enfants de moins de 12 ans.

Cette participation comprend l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à l’exception des collations, du bar et du champagne.

Alors, le 17 avril, soyez nombreux à vous rendre à la fête annuelle de Combat-Ouvrier. Emmenez vos parents, amis, camarades de travail. Réclamez dès maintenant votre carte d’entrée aux militants. Un programme plus complet sera publié ultérieurement

Mais d’ores et déjà le 17 avril, nous vous attendons tous à la fête!



Guadeloupe
Extraits de “plantations en lutte” - Licenciements importants dans les plantations de banane

F. LE METAYER: PRIS LA MAIN DANS LE SAC.
Depuis plusieurs mois, F. Le Métayer a lancé un plan de licenciements massifs sur ses différentes plantations. Les procédures mises en place: PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) et Projet de Restructuration ont abouti au licenciement de plus de 47 camarades sur les 75 qui travaillent pour lui. Le prétexte avancé: difficultés financières, ou plus simplement faillite.
N’ayant aucune confiance dans les paroles de F. Le Métayer, les camarades licenciés, avec l’aide de leur syndicat CGTG de la banane ont fait appel à un expert comptable, ce qui est prévu par la loi (Livre II et IV du Code du travail). Et surprise, après avoir étudié les documents mis à sa disposition, l’expert a constaté que les difficultés financières avancées par ce patron pour licencier les camarades ne sont que le résultat de jeux d’écriture, de transfert d’argent entre les différentes entreprises que possède cet homme qui fait très certainement partie des hommes les plus riches de la Guadeloupe.
Pour l’heure, les camarades refusent le PSE et le PR mis en place par Le Métayer et ont demandé à celui-ci de proposer d’autres plans. Car il n’est pas de leur intention de se laisser jeter à la rue comme veut le faire F. Le Métayer. Il doit payer ou sinon il entendra parler de ceux qu’il veut jeter à la rue comme on jette un kleenex après l’avoir utilisé…

17 NOUVEAUX LICENCIEMENTS
A la liste déjà trop longue des camarades licenciés viennent s’ajouter 17 nouveaux camarades. Cette fois c’est Minatchy qui joue sa partition. Ce dernier, on s’en souvient, louait à Boiré une parcelle que l’ex majorité du Conseil Régional lui avait achetée. L’actuelle majorité de la Région ne marchant pas dans la combine a exigé ses terres. Résultat, Boiré est parti et Minatchy licencie les 17 camarades travaillant sur la plantation.

SCA-BOLOGNE: LES COMPTES NE SONT PAS ENCORE SOLDÉS
Suite à leurs licenciements pour motif économique, les vingt camarades de la plantation avaient réclamé en plus des indemnités légales un supplément de 3000 euros pour chacun. La direction peut payer, car la distillerie Bologne qui fait partie de la même unité économique que la plantation lui rapporte gros.
Pour le moment les camarades n’ont reçu qu’un montant équivalent à quinze jours de travail. Ils estiment que c’est trop peu. Et pour faire entendre raison à la SCA-Bologne ils ont bloqué la coupe des cannes mercredi dernier. Un rendez-vous est prévu pour cette semaine. Et si la direction de la SCA-Bologne ne veut pas entendre raison, il faudra peut-être passer à la vitesse supérieure.



Extrait de “l’écho des assurances”

LE DIALOGUE SOCIAL A LA MODE MAIF
Pour le lundi de Pentecôte la loi a prévu la possibilité pour le secteur privé de choisir un autre jour. Il faut donc consulter le Comité d’Entreprise.
La direction de la MAIF a fait semblant de consulter le CE, mais en ne lui donnant aucune autre possibilité de choix. C’était le lundi de Pentecôte puisque les enseignants travailleront ce jour là. Nous avons d’ailleurs déjà reçu un communiqué de la direction nous informant que nous travaillerons ce jour là. Et voilà comment se pratique le dialogue social.

REACTION DES SYNDICATS
Pour le moment toutes les organisations syndicales de la MAIF, à savoir la CGT, la CGC, FO et la CFDT refusent la décision de la direction. Une pétition circule d’ailleurs et nous demande si nous sommes prêts à réagir et ne pas accepter le diktat de la direction.
Pour l’instant la plupart des collègues ont signé et ont manifesté l’intention de se battre s’il le faut en faisant grève. Nous sommes tous révoltés par l’attitude de la MAIF qui sous prétexte que c’est la loi, ne veut même pas discuter du problème. A croire qu’elle n’attendait que cela comme beaucoup d’autres patrons.
Alors que ceux qui n’ont pas encore signé la pétition le fassent sinon cela veut dire qu’ils sont prêts à venir travailler ce jour là.

DANS D’AUTRES ENTREPRISES DES ACCORDS ONT ETE SIGNES
Dans certaines entreprises les organisations syndicales et la direction ont négocié la possibilité de choisir un autre jour. Mais en réalité c’est un faux choix car c’est toujours un jour de congé en moins que nous avons. Il s’agit de venir travailler gratuitement soi-disant pour aider les vieux. Il y a de fortes chances que ces derniers ne verront pas la couleur de cet argent.
MAIF: SUPPRESSION DES INDEMNITES DE DEPLACEMENT

Lorsqu’un salarié se déplaçait pour un stage à l’extérieur de son lieu de travail il bénéficiait du paiement d’indemnités de déplacement. Selon la distance, on parlait d’IGD (Indemnité de Grand Déplacement).
Nous venons de recevoir une note nous informant que selon la loi Borloo, le déplacement n’est plus considéré comme du temps de travail et n’a donc pas à être rémunéré. La direction veut donc supprimer le paiement de ces frais ou alors les indemniser selon la distance au minimum.
La question que nous nous posons: qu’en est-il des salariés des DOM contraints pour aller au siège de prendre l’avion.? Nous n’avons pas encore la réponse.
On se rend compte que maintenant la MAIF qui se prétendait en tête sur le plan social ne veut s’en tenir qu’au strict minimum prévu par la loi et rien de plus.
Et dire que nous travaillons dans une Mutuelle créée à l’origine pour aller à l’encontre des idées capitalistes!

QUE SE PASSE-T-IL A GFA CARAIBES?
Il y avait un poste à pourvoir pour un rédacteur sinistres et la seule personne jugée capable d’occuper le poste a été l’ami du fils du directeur de l’entreprise. On lui a payé son billet d’avion pour venir passer le test en Guadeloupe et un autre billet pour prendre le poste avec un salaire au dessus de celui qui est donné aux Guadeloupéens qui sont sur place. De plus cet employé bénéficie d’avantages comme voiture, caution pour la location de sa maison, frais d’installation… comme s’il était un cadre.
Soit disant il est très compétent mais on demande au personnel de le former.
On nous prend vraiment pour des imbéciles. Il n’y avait donc personne d’autre capable d’occuper un tel poste? Ceux qui ont des licences en droit, BTS Assurances, sont nombreux et sont déjà sur place.
Nous avons tous été choqués par ce mépris affiché par la direction.




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