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BANQUES: Un nouveau revers pour l’AFB
Suite à la grève des banques AFB, le syndicat FO avait signé la convention collective en Guyane le 1er décembre 2004 avec application le 1er janvier 2005. Les Fédérations nationales CGT, CFTC, CFE-CGC du secteur financier avaient fait valoir leur droit d’opposition et saisi la justice. Selon une nouvelle disposition du Code du Travail du 4 mai 2004, il est stipulé que la validité d’un accord interprofessionnel est subordonnée à l’absence d’opposition de la majorité des organisations syndicales de salariés représentatives dans le champ d’application de l’accord.
Le tribunal a estimé recevable la demande de la Fédération nationale CGT du secteur financier, de la CFTC BANQUES et de la CFE-CGC et leur a donné raison en estimant que l’application brutale de la nouvelle convention sans évaluation comparative des 2 systèmes avait des effets négatifs et entraînait pour les salariés des pertes réelles. Le tribunal de Grande Instance de Paris a donc débouté l’AFB et FO, a condamné l’AFB à 5000 € au titre de l’article 700 du nouveau code de procédure civile à payer aux fédérations CFTC, CGT et CFE-CGC. C’est une belle victoire même si nous ne savons pas si l’AFB fera un pourvoi en cassation.
Durant la grève c’est toujours ce qu’affirmait les grévistes: la mise en place du nouveau système entraînait d’importantes pertes de salaires. Le tribunal a donné raison aux salariés et cela les motive encore plus pour contester les projets de régression de l’AFB.
Martinique
Dix septième congrès du PPM: une nouvelle direction se prépare
Le 17 ème congrès du Parti Progressiste Martiniquais va se dérouler en deux temps. Une première partie a débuté le vendredi 10 juin et va durer 3 jours. Son objectif principal: désigner un groupe de travail et un responsable. La seconde partie du congrès se tiendra en octobre 2005 et approuvera « la réforme des statuts, l’élection des membres de la direction, la ligne politique, le projet politique et les orientations en matière de développement pour le pays ».
Les partisans de cette organisation sont entre autres le maire de Fort De France Serge Letchimy et la Secrétaire Générale par intérim du parti, mais aussi l’ex-député Camille Darsières.
L’ouverture du congrès s’est effectuée en présence des fondateurs: Aimé Césaire et André Aliker qui ont, semble-t-il, transmis le flambeau à l’équipe organisatrice du congrès. Après quoi, ils se sont retirés laissant la direction à la nouvelle génération.
A l’issue de cette première partie, les congressistes ont réaffirmé la ligne du parti sur l’autonomie et sur l’engagement auprès des jeunes. Un groupe de trois responsables, alliant des anciens avec Darsières et Zami, et des nouveaux, avec Laguerre, a été mis en place pour faire fonctionner le parti jusqu’à la fin du congrès au mois d’octobre 2005. Quant à S. Letchimy, ovationné par les congressistes, il a préféré remettre sa désignation définitive comme président du PPM à l’issue de la deuxième partie du congrès également.
Cependant il y avait des absents dont Claude Lise, président du Conseil Général, sénateur de la Martinique, qui se trouvait à la tête de près de 200 signataires d’une pétition s’élevant contre la tenue de ce congrès. Avec d’autres dirigeants du parti, tels Renaud et Magdeleine Degranmaison, ou C. Cayol, ils estimaient que le congrès avait été mal préparé.
Ajoutant à la confusion, André Aliker s’était retrouvé dans le camp des pétitionnaires pour ensuite se rallier à la cause de la tenue du congrès.
En réalité il s’agit d’une lutte de succession qui a commencé il y a des années. Si les fondateurs et en particulier A.Césaire avait acquis un grand crédit qui profite encore au parti, les positions des uns et des autres sont des plus floues. Leur politique n’a rien à voir avec la défense des intérêts des travailleurs, mais plus avec la volonté de gérer la société martiniquaise avec une élite politique.
La question peut se poser de savoir si les chamailleries qui sont apparues au grand jour à l’occasion de ce congrès, ne vont pas contribuer à affaiblir un peu plus le parti de Césaire qui à une époque, attirait de larges masses populaires, notamment à Fort de France.
A Baie-Mahault: mouvement de colère contre une décision de justice de démolition d’une maison
Le jeudi 10 juin, sur ordre de justice, une maison a été entièrement détruite dans la section de Mondong. Le propriétaire de la maison avait construit sur un terrain qui appartient à un voisin. Il y vivait depuis plusieurs années. Considérant cette intervention injuste, plusieurs personnes se sont mobilisées dans la section et ont exprimé leur colère en dressant des barrages avec des pneus enflammés. Elles s’en sont pris violemment au voisin qui a voulu récupérer son terrain par la voie judiciaire, en l’empêchant de sortir de chez lui. Les forces de l’ordre sont intervenues. Le maire s’est rendu sur place à la demande des manifestants. Il s’est engagé à reloger celui dont la maison a été détruite et a également proposé d’intervenir en sa faveur pour qu’il achète le terrain.
Ce n’est pas la première fois que la décision de la justice de démolir une maison construite sur un terrain qui n’appartient pas au propriétaire, suscite le mécontentement de la population. Récemment un habitant de Morne-à-l’Eau a été victime de la même procédure. Il a été soutenu par les habitants du quartier.
Les Municipalités sont averties quand la justice doit intervenir par la force dans de tels conflits. Elles devraient trouver des solutions pour éviter que des personnes se trouvent du jour au lendemain à la rue sans toit en perdant les modestes biens qu’elles ont amassés toute leur vie. C’est un problème social qui nécessite une politique tenant compte du fait qu’une grande partie de la population occupe et vit depuis plusieurs années, et même depuis plusieurs générations, sur des terrains qui ne lui appartiennent pas légalement.
Radio contact mise en cause par le CSA pour sa propagande xénophobe
Radio Contact, a été mise en demeure par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) pour avoir diffusé les 15 et 22 février des propos constituant une incitation à la haine ou à la violence à l’encontre de la population immigrée clandestine d’origine haïtienne. Cette mise en demeure n’entraîne pas la fermeture temporaire ou définitive de cette radio même si les propos xénophobes entretenus ouvertement sont reconnus officiellement. Les principaux responsables de Radio Contact: M.Yoyotte et Mme Losio se défendent de ne pas être xénophobes en appelant hypocritement à agir dans le calme sous la bannière de Jésus. Mais la plupart de ceux qui interviennent sur leur radio n’hésitent pas à exprimer leur haine et leur mépris envers les Haïtiens.. Certains vont même à réclamer leur départ ou à les jeter à la mer. Une telle radio constitue un réel danger pour la communauté haïtienne. Il est possible de la faire reculer sur ses insanités racistes.
Hausse des prix: et ça continue!
Un mois et demi après la Région, c’est la SARA qui nous fait les poches. Le prix des carburants a de nouveau augmenté: entre autres 4 centimes d’euros de plus sur le sans plomb. Cette fois c’est nous dit-on parce que le prix du pétrole a augmenté. Il y a toujours une justification pour toutes les hausses: impôts, gaz, électricité, carburant. Il n’y aurait donc que nos salaires qui doivent rester fixes pour ces gens là. Autant dire qu’il faut compter sur nous-mêmes, sur notre force pour obliger patrons et gouvernement à les augmenter de manière substantielle.
Extrait de l’“Echo des Télécom”
CES MILLIARDS QUI VIENNENT DE NOTRE EXPLOITATION!
L’état vient de céder 6 % du capital de France télécom dont il est encore actionnaire. Cette cession devrait passer à 8% d’ici peu. Ce qui signifie que 152 à 158 millions d’actions devraient être vendues. Cette vente devrait rapporter à l’Etat entre 3,5 et 4 milliards d’euros. Il dit vouloir utiliser cette somme pour le désendettement de l’Etat. Mais évidemment personne n’a le contrôle de l’affectation de ces sommes. On sait que généralement une grande partie de cet argent se retrouve dans les coffres forts des patrons sous formes d’allègement d’impôts, de dégrèvements et autres subventions.
En attendant c’est sur notre travail, sur le harcèlement que nous subissons depuis les années de « redressement », que l’Etat et les capitalistes spéculent. C’est sur tout cet argent que nous leur faisons gagner sans aucune contrepartie pour nous.
On croit rêver!
33 milliards d’euros, voilà la somme prévue pour équiper l’armée de l’air en avions Rafales, ce dernier-né des engins de mort mis au point par la société Dassault.
Chaque exemplaire de cet engin coûte la bagatelle de 110 millions d’euros.
Combien d’hôpitaux, d’écoles pourrait-on construire et équiper avec cette somme, ou bien d’infirmières, d’enseignants et d’employés de la Poste qu’on pourrait embaucher?
Mais voilà pour les hommes politiques au pouvoir, qu’ils soient de droite ou de gauche d’ailleurs, l’Hôpital, la Poste doivent être rentables. Et l’enseignement coûte trop cher. Et l’armée alors?
Guadeloupe
Les travailleurs de l’AFPA menacés
Les employés de l’AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes), sont inquiets pour l’avenir de leur structure et donc de leurs emplois. L’AFPA est endettée à hauteur de 4 millions d’euros, et malgré les promesses électorales du président de la Région Lurel, aucune convention n’a été pour l’instant signée entre le Conseil Régional et l’AFPA région Guadeloupe.
Les employés ont appris par la presse que l’organisme était en voie de cessation de paiement. Ils ont réagi et une délégation a été reçue par le Directeur de cabinet et le Directeur adjoint du préfet. Les interlocuteurs de la Région se sont engagés à étudier avec l’exécutif régional: le versement dans un délai raisonnable d’une deuxième avance sur la convention, ainsi que la mise en place d’une convention pour l’apurement des dettes et la validation de la programmation à concurrence d’un montant de 8 millions d’euros. Un rendez-vous a été fixé avec le Président de Région le mercredi 22 juin.
En attendant, les travailleurs de l’AFPA restent vigilants.
Extrait de l’“Echo des Assurances”
MGEN: LA CGT AMIENS GAGNE UNE PREMIERE MANCHE AU TRIBUNAL DES PRUD’HOMMES.
La MGEN a signé un accord d’adaptation de la convention collective avec trois organisations syndicales et cet accord prévoit le versement du salaire en 13.55 mensualités. Mais la MGEN persiste à verser le salaire en 12 mensualités uniquement.
La CGT Amiens a décidé de porter l’affaire en justice et le jugement rendu est favorable aux salariés. Le tribunal condamne l’employeur à payer aux salariés les 55 % prévus en juin et le mois supplémentaire en décembre avec le rappel de salaire. L’affaire n’est pas terminée car la MGEN qui s’entête, a déposé un pourvoi en cassation. Tous les autres salariés de la MGEN attendent avec impatience la fin de la procédure et espèrent obtenir gain de cause. C’est vrai qu’il y a les tribunaux mais les affaires traînent. Parfois il vaut mieux se battre dans l’entreprise en se mobilisant. C’est plus rapide mais il faut une majorité de salariés mobilisés pour obtenir gain de cause.
MAIF: DISCUSSIONS SUR L’ACCORD D’INTERESSEMENT
Ces jours-ci la direction renégocie l’accord avec les organisations syndicales. Celles-ci veulent modifier certaines dispositions particulièrement défavorables. Car le versement de la prime est conditionné à l’atteinte de plusieurs objectifs dont les salariés n’ont pas toute la maîtrise. Les syndicats tentent d’obtenir des améliorations pour l’obtention de cette prime afin d’éviter ce qui se passe cette année. Les résultats sont bons mais comme avec le versement de la prime de participation le plafond de 4 % de la masse salariale est atteint, il ne reste plus rien pour la prime d’intéressement. Les salariés ont vraiment l’impression d’être grugés et d’avoir fait des efforts pour rien.
MAIF: LA PRIME D’INTERESSEMENT N’EST PAS INTERESSANTE!
En réalité cette prime est une façon détournée d’introduire le salaire au mérite.
D’ailleurs cette prime est proportionnelle au salaire, donc plus on gagne, plus on touche. De plus elle est exonérée des cotisations sociales et ce n’est pas une bonne chose pour la Sécurité Sociale.
C’est pour cela que la CGT n’avait pas signé l’accord et réclame depuis plusieurs années le versement d’une prime de fin d’année égale pour tous comme pour la prime de vacances.
La direction fait la sourde oreille et cette année a proposé le versement d’une prime exceptionnelle de 400 € brut au mois de septembre. Il nous faudra revenir à la charge.
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