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Guadeloupe (Ste-Anne)
Les Jardins de Courcelles: un patron exploiteur et hors la loi
Suite au licenciement d’une travailleuse de plus de 15 ans d’ancienneté, sans motif valable, les employés affiliés à l’UGTG se sont mis en grève illimitée depuis le 9 mai.
Outre la réintégration de leur collègue. Ils réclament l’application de la convention collective de la branche, la mise en place d’une grille des salaires et pas de sanctions pour fait de grève.
Le patron Bébin, qui exploite deux sociétés sur le même site: les Jardins de Courcelles et Vitro Plants, fait la sourde oreille. Au lieu de s’entretenir avec ses 15 salariés pour trouver un terrain d’entente, il a appliqué la politique de la chaise vide le 23 mai, sous prétexte de la présence de l’UGTG. Ce patron refuse que ses employés soient syndiqués. Il a embauché des vigiles accompagnés de chiens pour impressionner les grévistes. De plus les gendarmes sont venus lui prêter main forte en interpellant deux employés sur le piquet de grève et en sommant les autres d’évacuer les devants des entreprises.
Ces menées du patron n’entament pas la détermination des employés mobilisés pour leur bon droit. Ils sont déterminés à tout faire pour obliger Bébin à négocier.
Guadeloupe
Grève des contractuels de la Poste pour la revalorisation de leur salaire
Les contractuels des PTT ont fait deux jours de grève les 6 et 7 juin pour réclamer de meilleurs salaires. C’est près de 450 contractuels qui ont été embauchés. Ils effectuent le même travail que les agents fonctionnaires et sont sous payés. Certains ne perçoivent même pas le SMIC. Un contractuel qui a 3 ans d’ancienneté a un salaire mensuel de 1090 euros. Ils ne bénéficient pas des 40% de vie chère. Ils peuvent être renvoyés à tout moment. Même ceux qui ont plus de 10 ans d’ancienneté n’ont pas la possibilité d’être titulaires.
La poste n’a cessé d’accroître ses bénéfices. En 2003 elle a réalisé 202 millions d’euros de bénéfices et en 2004 son chiffre d’affaire a été de 18,7 milliards. Avec la nouvelle loi sur les activités postales que vient de voter le gouvernement ce service public sera privatisé et il y aura de moins en moins de fonctionnaires et plus de personnel contractuel. Cette loi permet de rentabiliser la poste sur le dos d’un personnel précaire.
Les contractuels de Guadeloupe ont raison de se battre pour des augmentations de salaires. Les deux jours de grève ne sont qu’un avertissement. Ils s’organisent pour déclencher un mouvement d’ensemble avec la Guyane, la Martinique et la Réunion. Ceux de La Réunion ont fait 4 jours de grève. Cette action unitaire peut faire reculer la Direction de la poste.
Guadeloupe
Extraits de “Plantations en lutte”
IL FAUDRA SE METTRE EN COLÈRE!
Le prétexte invoqué par presque tous les planteurs, petits et grands, pour mettre en chômage technique ou licencier plus d’un millier de camarades était leurs difficultés de trésorerie. L’Europe et le gouvernement leur ont trouvé 32 millions d’euros au mois d’avril sans compter ce que la Région leur avait déjà versé. Et ne voilà-t-il pas que près de deux mois après cette manne, c’est le silence du côté des patrons. Aucune décision n’est annoncée concernant le réembauchage des camarades. A moins que tout ce tapage sur les difficultés financières n’ait été qu’une tactique pour licencier des centaines de camarades, recevoir des subventions et embaucher dans l’avenir des travailleurs sous contrats R.M.A.
Il est maintenant plus nécessaire que jamais de se mobiliser pour déjouer ce plan patronal dont le seul but est d’aggraver nos conditions de travail et baisser nos salaires pour remplir encore plus vite leurs coffre-forts.
LA PUBLICITÉ POUR LE R.M.A
Ces jours derniers on a pu entendre sur une radio de la publicité pour le R.M.A. Avec tout que cela représente comme avantages pour le patron qui embauchera dans ce cadre: charges sociales et une partie du salaire payées par les pouvoirs publics c’est à dire par nos impôts et nos cotisations sociales. Dépense pour le patrons: seulement un peu plus de180 euros pour 20 heures de travail par semaine.
Du travail presque gratuit pour les patrons au frais des contribuables en fait.
Guadeloupe
Grève à la CABOTRA
Vendredi 10 juin, les travailleurs de la Cabotra, société transportant le carburant pour Total et Shell, se sont mis en grève à l’appel des syndicats FO et UGTG. Les travailleurs ont présenté un cahier de revendications en plusieurs points, portant notamment sur les salaires.
A l’heure où nous écrivons, la direction de la Cabotra, avec son arrogance habituelle, refuse de négocier sur ces revendications. Elle se cache derrière le fait qu’elle avait conclu des accords de salaire avec un délégué FO le 13 avril 2004. Accords qui avaient donné 3,9% d’augmentation rétroactive pour 2003, 5,5% sur 2004, et 2,9% pour 2005. Comme d’habitude, les patrons de la Cabotra font mine de ne pas comprendre les raisons de la grève, et lancent alors leur sempiternelle accusation: «la seule motivation poursuivie par l’UTPP-UGTG dans ce conflit est de prendre une nouvelle fois en otage la population guadeloupéenne.» Décidément, les patrons n’ont pas beaucoup d’imagination!
Guadeloupe
La grève continue au CFTS
Les salariés et les étudiants du CFTS (Centre de Formation des Travailleurs Sociaux) sont mobilisés depuis le 2 mai dernier car d’une part les salariés ne sont pas payés depuis 3 mois et les étudiants ne peuvent poursuivre leur formation et passer leurs examens.
Plusieurs réunions ont déjà eu lieu avec la Région qui a en charge la formation professionnelle ainsi que la DSDS. Une réunion s’est tenue le 7 juin à la Région avec l’AGFTS, le collectif des étudiants et salariés, les représentants syndicaux de l’UGTG, de la CGTG, de la CTU, la DSDS, l’ADC (association des directeurs certifiés des différentes structures), le CNASEA (syndicat des employeurs). Lors de cette réunion la Région a décidé de débloquer une dotation de 227.000 € pour permettre à la structure de redémarrer et d’assurer le paiement des salaires et des arriérés car ne l’oublions pas les salariés ne sont pas payés depuis le mois de mars. Les responsables de l’AGFTS s’étaient engagés à mettre en place avec un Comité de Pilotage les conditions de la réouverture du Centre et le redémarrage des formations.
A la date d’aujourd’hui rien n’est réglé et il n’y a aucune avancée. La banque a refusé d’octroyer une avance aux administrateurs en qui elle n’a pas confiance car ils n’étaient pas en mesure de fournir certains documents comptables. La directrice et le trésorier jouent au chat et à la souris avec les salariés et pire le trésorier se permet de ne pas honorer ses rendez-vous avec ces derniers.
Une réunion du Comité de Pilotage est prévue le mercredi 15 juin dans l’après-midi. Les salariés sont plus que jamais mobilisés car ils en ont assez de toutes ces tergiversations. Ils réclament le paiement de leurs salaires, une restructuration du Centre afin qu’il puisse fonctionner correctement. Ils appellent l’ensemble des travailleurs à venir les soutenir en participant au meeting qu’ils organiseront le mercredi 15 juin à 18h30 devant le local du CFTS à Grand-Camp.
Guadeloupe
Extraits de l’“Echo de l’ANPE”
PREAVIS DE GREVE A L’ANPE…
Les syndicats UGTG et CGTG de l’ANPE ont déposé un préavis de grève qui prendrait effet le 08 juin 2005.
Les revendications portent sur tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés au quotidien: conditions de travail, respect des commissions paritaires, respect des organisations syndicales, relogement des unités, et aussi, recrutement de personnel supplémentaire.
Les syndicats dénoncent aussi le retrait d’une journée de salaire pour le lundi de Pentecôte.
C’est le moment de nous mobiliser tous pour obtenir l’amélioration de nos conditions de travail.
DES ECONOMIES SUR LE DOS DES CHOMEURS
A l’agence de Capesterre, cela ne suffisait pas de recevoir les demandeurs d’emploi et les patrons dans les mêmes box de SI. Un des moyens de flicage inventé par la direction c’est de contrôler les appels téléphoniques passés depuis le poste mis à disposition des demandeurs d’emploi!
Il est même précisé par une affiche, que seuls les appels aux patrons pour une offre d’emploi sont autorisés.
Même le pointage par téléphone est interdit! Pourtant, il concerne directement la recherche d’emploi des personnes inscrites.
Encore une belle hypocrisie de l’ANPE!
LE TEMPS DES VACHES MAIGRES
Suppression de certains numéros pour le téléphone, contrôle de plus en plus étroit de la consommation de papier et du télécopieur par les demandeurs d’emploi, suppression du minitel aussi dans certaines agences!
Par contre, il y a toujours plus d’obligations pour le demandeur d’emploi qui doit justifier sans cesse qu’il est bien à la recherche d’un emploi et des démarches qu’il a effectuées.
Il faut marcher droit, sinon gare aux sanctions.
QUI C’EST LES GARDES CHIOURMES? LES AGENTS!
Non contents de réaliser des économies de fonctionnement sur le dos des demandeurs d’emploi, les équipes de direction nous demandent instamment de contrôler la bonne exécution des consignes de restriction!
Certains collègues se prêtent docilement à ce maquerellage des DE. Les chefs d’agence parviennent à « brider » les téléphones, qui ne disposent plus de l’appel au numéro de l’ASSEDIC pour le pointage.
A combien se monte la prime pour maquerellage des demandeurs d’emploi à l’ANPE?
Guadeloupe
Aéroport Pôle Caraïbes - Grève de la SORI
Au moment où nous écrivons, la grève de la Sori (filiale de Servair et Air-France) se poursuit ; nous publions ci-dessous des échos parus dans le bulletin « Echos de l’Aéroport » qui montrent divers aspects de cette grève
SORI: LES GRÉVISTES FACE A LA DIRECTION
De négociation en négociation, rien n’avance. La direction fait tantôt mine de céder, tantôt elle joue à l’intraitable. Ainsi, vendredi 3 juin, elle a proposé de faire passer 12 camarades de 50 à 75%. Et elle a demandé « 2 jours pour réfléchir » sur la question de la secrétaire, objet de la grève. Le 6, les passages immédiats à 75% sont relégués à «dans 2 mois, et sous réserve». Quant à l’embauche de la secrétaire, c’est le refus total.
Ces gens là mènent une guerre contre les travailleurs. Très longtemps, ils n’ont pas voulu négocier. Ils ne se sont intéressés aux grévistes qu’après des actions d’éclat des travailleurs. Les patrons ont parlé de violences et ont formulé d’autres critiques, mais ils sont venus négocier.
Beaucoup de grévistes ont vu quel langage ces gens là comprennent et tirent les conclusions nécessaires.
SOUTIEN DES AUTRES SECTEURS: LA MOBILISATION DU 31 MAI
Mardi 31 mai, suite au préavis déposé par les unions locales CGTG et ULTEA-UGTG, des travailleurs de plusieurs secteurs sont venus soutenir les grévistes de la SORI.
Le rassemblement s’est fait devant le fret, dont le fonctionnement a été pratiquement bloqué pour la journée. Les pompiers de l’aéroport, qui n’ont assuré qu’un service d’urgence, ont été les plus mobilisés, la quasi-totalité d’entre eux étant venus à la manifestation de soutien. D’autres collègues de l’aéroport, venant des entreprises de nettoyage, d’Antilles Handling, des loueurs de voitures, de la CCI, de l’Aviation Civile, d’Air Caraïbe et d’Air France étaient eux aussi présents. Toute la journée, des actions ont été menées dans et autour de l’aérogare. Cette mobilisation, qui aurait pu être plus forte, a quand même renforcé le moral des camarades de la SORI.
LES GRÉVISTES DE LA SORI EN COLÈRE
L’ouverture des bars SORI aux 1er et 2e étages favorise l’arrogance des patrons. Ils perdent peut être de l’argent mais se glorifient du soutien de 2 ou 3 « traîtres ». Les grévistes reconnaissent parmi eux des personnels pas du tout affectés aux bars et qui semblent bien moins «fatigués» qu’au boulot où ils ont l’habitude de se plaindre. Ceux-ci croient se faire bien voir en tenant les bars de temps en temps. Et cela sous la protection d’agents de sécurité qui se vantent de toucher 75 € de l’heure! Ces bars ont reçu des visites avec quolibets et œufs pourris. A chaque fois, honteusement, ils fermaient.
Une fois même, ce sont des chefs qui ont été surpris avec 2 voitures de la SORI chargées de boissons pour les bars et d’aspirateurs, tout cela sans aucune hygiène. Les grévistes présents, choqués par ces pratiques de voyous, ont tout rapatrié à la SORI.
LES CURIEUX AGISSEMENTS D’UN DÉLÉGUÉ SYNDICAL
Depuis le début de la grève, et avec une constance étonnante, le délégué syndical CFDT d’Air France se comporte comme le meilleur allié du patron de la SORI.
Sans tenir compte de l’avis de ses propres camarades de la CFDT SORI, membres de l’Intersyndicale, il fait tout son possible pour démobiliser les grévistes.
Par la discussion, mais aussi par voie de tract ou sur Canal 10, aux côtés de Mme KOURY, il ne cesse de répéter que la grève n’est pas fondée.
Suite au préavis déposé par les unions locales CGTG et ULTEA, C. KOURY a répondu en envoyant aux syndicats une copie d’une entrevue avec ce même représentant CFDT, où les points ont été évoqués, mais non résolus. Est-ce par hasard?
Chez ce délégué syndical, dont les initiales sont B.M., le moteur ne vaut pas la carrosserie. Les grévistes, dont ceux de la CFDT, le lui ont vertement fait savoir.
POMPIERS (SSLIA): UN PRÉAVIS DEPOSÉ
Les pompiers de l’aéroport ont déposé le 6 juin une demande d’entrevue, valant préavis, à la direction de la CCI. Leurs revendications, approuvées par la totalité des agents en service, portent sur:
- la revalorisation de la grille indiciaire;
- la majoration des heures de nuit et des dimanches;
- les conditions de travail;
- la lutte aviaire.
Nul doute que si la présidente de la CCI ne donne pas suite à ces demandes, les pompiers, déjà « mis en jambes » par le soutien à la SORI, passeront à la vitesse supérieure.
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