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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 16 juillet 2005      N° 928
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Page 2

Martinique
Grève à l’AFPA

Les salariés de l’AFPA se sont mis en grève pour exiger l’ouverture des négociations annuelles obligatoires (N.A.O).
Quelle a été leur surprise de voir que pour leur première rencontre, les administrateurs ne sont pas venus au rendez-vous, laissant là le directeur seul sans consignes pour entamer la discussion avec les syndicats. Outrés par cette désinvolture, les salariés ont décidé de monter au créneau pour se faire entendre. Le mouvement de grève fut total, et la direction du Conseil d’administration dut se raviser en prenant l’engagement de se comporter différemment.
Lors de la seconde rencontre la direction a proposé 1% d’augmentation des salaires, qu’elle entend coupler avec les augmentations déjà obtenues du ticket déjeuner et de l’ancienneté! Grotesque, jugent les syndicats qui eux réclament 300 euros uniformes sur les salaires et 8% de valorisation de la prime de transport.
La méthode dans le genre loufoque n’a donc pas plu aux salariés et pour cause. La direction de l’AFPA ainsi que le Conseil d’administration en agissant ainsi ont décidé de jouer avec le feu. C’est ce qu’il ne fallait pas oser puisque cet usage de la provocation comme seule manière de faire, produit déjà ses effets. C’est d’une même voix que les salariés de l’AFPA ont décidé de lancer un appel à la grève le 12 juillet assorti d’un rassemblement de tous les salariés au siège de Fort de France.
Cet appel à la mobilisation traduit bien le ras le bol des salariés. Ils ne veulent plus être les éternels pigeons à plumer dans l’association. La direction de l’AFPA ainsi que le Conseil d’administration doivent se mordre les doigts et méditer l’adage qui dit: «à trop se faire remarquer on finit par devenir une cible!»



Le comité Lefort Mathiasin demeure mobilisé

Le comité Lefort Mathiasin poursuit ses tournées dans les communes. Il s’est mobilisé le samedi 2 juillet à Sainte-Anne et sera présent à Moule le 16 juillet. Hilaire Lefort et les Mathiasin participent à ces actions. Ils expliquent à la population les violences policières dont ils ont été victimes. Les membres du comité sont très actifs. Ils distribuent des milliers de tracts pour annoncer la présence du comité dans la commune. Au cours de ces diffusions, la population réagit favorablement et exprime son soutien. Des pétitions sont signées. Des fonds sont recueillis grâce à une souscription. Chaque lundi le comité se réunit pour faire le point sur les actions qui ont été menées et programme de nouvelles actions.
M.Baudoin (surnommé Alfala) et ses deux fils ont pris contact avec le comité et ont participé à une réunion afin de donner des explications sur les brutalités policières dont ils ont été victimes. Cette famille qui habite à Grande-Savane Petit Bourg a été inquiétée par les forces de l’ordre le lundi 13 juin. L’intervention a été violente à leur domicile. Un fils a été frappé et blessé. Selon les forces de gendarmerie elles recherchaient les auteurs d’un braquage. Deux fils ont été embarqués et emmenés à la gendarmerie. Ils ont été relâchés après que les gendarmes aient reconnu qu’ils s’étaient trompés d’adresse. Le fils qui a été blessé a porté plainte.
Le Comité Lefort Mathiasin porte son soutien à cette famille qui organise une réunion d’information le vendredi 15 juillet à son domicile à Grande Savane Petit Bourg à 18 heures 30.
Que ce soient M. Lefort, les Mathiasin et le fils Baudoin, ils n’ont pas hésité à porter plainte. De nombreuses personnes subissent des brutalités policières mais ne portent pas plainte et c’est pour cette raison que les forces de gendarmerie se croient autorisées à agir de façon illégale. Le comité est prêt à accueillir tous ceux qui sont décidés à réagir contre ces violences et ces injustices.
Le samedi 16 juillet le comité sera au Moule entre 10h et midi pour expliquer à la population les raisons de son action.



Extraits du bulletin “écho de l’Aéroport”

POMPIERS AÉROPORT (SSLIA): LA CCI N’EN FINIT PAS DE CALCULER
Les revendications des pompiers sont toujours en stand-by. Après plusieurs rencontres avec la CCI au cours desquelles un groupe de travail spécial (ad hoc) a été mis en place, on tourne autour du pot.
La CCI étudie point par point le coût de nos revendications, et pleure misère.
On nous laisse à comprendre qu’on nous donnera quelque chose lors de la prochaine CPE mais on ne nous dit pas quoi. Une réponse concrète est attendue, pour vendredi 10, date de la prochaine réunion. En fonction de ce qui sera proposé, nous déciderons de la conduite à tenir.

TOULOUSE: GRÈVE DES POMPIERS DE L’AÉROPORT
La semaine dernière, les pompiers de l’aéroport de Toulouse-Blagnac se sont mis en grève, obligeant à détourner le trafic sur Bordeaux ou d’autres aéroports.
Actuellement salariés d’une société privée, ils demandent à bénéficier du statut de sapeurs-pompiers et d’une augmentation de salaire de 10%.
Voilà qui rejoint les préoccupations des pompiers de Pôle Caraïbes, actuellement en négociation avec la CCI.

CCI: DE NOUVEAUX CHARIOTS…
Dans sa publicité, la direction de Pôle Caraïbes a fait savoir à la presse qu’elle avait acquis 4000 nouveaux chariots. Si France-Antilles ne s’est pas trompé, c’est énorme. Mais pas trop pour la quantité de voyageurs qui débarquent chaque jour des gros porteurs.
De toutes façons le nombre de chariots est beaucoup plus important. Le nombre d’agents chargés de les ranger, lui, n’a pas changé.

… MAIS PAS DE NOUVELLES PAIES
Il est question que les chariots soient rangés la nuit, jusqu’au dernier avion. Cela fait des horaires de nuit. Mais la CCI hésiterait encore à payer les heures de nuit.

AIR FRANCE: LE RACKET SUR LES BAGAGES?
Les avions ne peuvent pas transporter trop de kilos, cela tout le monde veut bien l’admettre. Avec les nouvelles techniques, Air France semble pouvoir transporter de moins en moins de kilos de bagages. C’est un peu curieux, mais c’est bien la nouvelle règle: 20 kg au lieu de 25 kg pour la classe Tempo. Et même si le passager a une carte Fréquence +, du moins la bleue!
Cependant Air France propose de faire payer, jusqu’à la veille du départ, jusqu’à 30 kg de plus (179 euros).
Avec de l’argent, l’avion supporte des kilos en plus. Miracle de l’aérodynamique!



Extraits du bulletin “écho des assurances”

GAN: LA DIRECTION VEUT SUPPRIMER LES HORAIRES DE VACANCES
Nous apprenons par messagerie interne que la direction veut supprimer les horaires de vacances au motif que ce n’est pas commercial. Sans consulter le personnel, la direction remet en cause cet horaire que nous avions l’habitude de faire durant les vacances et nous demande de travailler selon l’horaire habituel.
Cette décision a suscité le mécontentement des collègues qui n’ont pas apprécié la méthode et le manque de communication de la direction qui n’a même pas daigné nous demander notre avis.

GAN: POUR LES SALAIRES LA DIRECTION PREND SON TEMPS
Les représentants du personnel ont signé un accord sur les salaires permettant d’aligner notre grille selon celle de Groupama. Il faut savoir qu’avec la création du GIE, le GAN était particulièrement en retard en ce qui concerne les salaires par rapport à Groupama. L’accord permet de revoir la grille mais la réévaluation se fera sur une période de 3 ans.
Par contre pour supprimer notre horaire de vacances (que ne faisait pas Groupama), l’effet est immédiat. Lorsque c’est une bonne chose pour nous la direction prend son tout son temps.

MAIF: DEGRADATION DU CLIMAT SOCIAL
Les rapports entre la direction et les organisations syndicales sont très tendus. Au moment où on parle du dialogue social qu’il faut améliorer, force est de constater que la situation ne cesse de se dégrader.
Dernièrement la CGT et la CFDT ont demandé au président une rencontre pour discuter des problèmes. Réponse cinglante du conseil d’administration diffusée sur la messagerie interne pour dire que les syndicats enveniment la situation.
Réaction outrée de nombreux collègues qui ne comprennent pas la façon dont sont traités leurs représentants. Entre le discours officiel et ce qui se passe réellement dans les différentes entités, il y a une grande différence. Beaucoup de collègues se plaignent des conditions de travail et la direction préfère fermer les yeux et se boucher les oreilles. Mais la grogne monte dans certaines entités de travail, en particulier les centres de gestion.



Extraits du bulletin “Sucrerie en lutte (Gardel)”

POUR LES BOX: SYSTEME «D»
Les box de transport du sucre sont crasseux quand ils reviennent. C’est dans ces box sales qu’il nous faut expédier des sachets de sucre. Nous sommes obligés de mettre des cartons dans le fond pour assurer un minimum d’hygiène. On a en a marre de ce système «D» où la direction nous accule à réparer ses négligences!

LA CHASSE AUX PALETTES EST FERMEE?
Depuis quelque temps, il manque des palettes pour le transport du sucre. Du coup il nous est plus difficile d’entasser les cartons et les sacs de sucre ; quand aux big-bag n’en parlons pas!
Où sont donc passées ces palettes, qui pourtant semblaient si faciles à récupérer?



Allocation de rentrée scolaire: la mesquinerie du Gouvernement

Contrairement à son titre «hausse de l’allocation de rentrée scolaire» le quotidien France Antilles du 5/07/05 ne mentionne pas de nouvelle hausse de cette allocation.
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) a été revalorisée de 2,2% en même temps que les autres prestations familiales au 1er janvier 2005 et fixée à 257,61€ par enfant entre 6 ans et 16 ou 18 ans avec justificatif de scolarité ou d’apprentissage. Comme les autres allocations familiales, elle est versée par la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) en fonction du niveau de ressources des familles et concernait en Martinique près de 35 000 enfants selon l’INSEE (TER 2003). Elle est d’ailleurs bien insuffisante pour faire face aux dépenses de rentrée scolaire, achats des fournitures scolaires, habillement, assurances diverses, etc. Et chaque année, en cette période les parents des familles modestes se trouvent confrontés à un véritable casse-tête car les prix des fournitures augmentent beaucoup plus vite que la dite allocation de rentrée scolaire.
Par contre, dès le 1er juillet 2005, tout de suite après l’augmentation de 5,5 % du SMIC horaire (qui correspond plus à l’harmonisation des SMIC suite aux lois Aubry sur les 35 heures qu’à une augmentation du salaire minimum), la Caisse nationale d’allocations familiales a annoncé une revalorisation du plafond de ressources donnant droit aux allocations familiales et à l’allocation de rentrée scolaire.
Ce faisant, le gouvernement diminue délibérément le nombre d’allocataires qui pourraient bénéficier de ces aides. Ce n’est pas étonnant de la part de ces gouvernants qui méprisent les plus petits et arrosent de privilèges et de subventions les plus gros.



Extraits du bulletin “écho des Télécom”

MINUTE DE SILENCE ET HYPOCRISIE
Une responsable est décédée suite à une longue et grave maladie. La direction nous a demandé d’observer une minute de silence ... à midi.
Comme quoi même dans la mort, la direction ne perd pas de vue la réalisation de ses profits. Si la direction voulait vraiment que l’on ait une pensée réelle pour cette responsable, elle aurait proposé la minute de silence en heure pleine. Mais non, même pour ça il faut qu’elle fasse des calculs mercantiles. Il a fallu des protestations pour que la direction se ravise et déclare la minute de silence possible quand nous le voulions.



Extraits du bulletin “écho de l’ANPE”

QUAND LE TAUX DE CHOMAGE AUGMENTE
Les derniers chiffres du chômage en Guadeloupe sont en augmentation. Cela n’étonne plus personne, et surtout pas nous, agents de l’ANPE. Ce n’est pas avec un cautère sur une jambe de bois qu’on soignera la gangrène du chômage.
Tous les efforts pour diminuer artificiellement les chiffres en pratiquant les radiations administratives ont atteint leurs limites. (En Guadeloupe moins de 1000 radiations annuelles en 1999 à 1770 en 2002 et 2003, soient 77% en plus). Et la réalité des licenciements, des fins de contrats et des fins de missions temporaires nous rattrape!

COMBATTRE LE CHOMAGE EN IMPOSANT LA PRECARITE, ON N’EN VEUT PAS
Tous les économistes s’accordent à dire que la croissance est faible en 2005 en France. Personne ne sait quand elle redémarrera. Par contre, tout le monde l’annonce, les contrats nouvelle embauche, le plan Borloo, et tutti quanti, ne diminueront pas le chômage en France, encore moins en Guadeloupe.
Alors pourquoi vouloir nous les imposer? Le traitement social du chômage, avec les contrats aidés, notamment, c’est une façon de faire baisser artificiellement les chiffres, comme en Angleterre par exemple. Mais pour des milliers de personnes en Guadeloupe, voire des millions en France, la galère et la pauvreté s’accentuent!

LES CONTRATS D’AVENIR EN PANNE!
Il ne suffit pas d’annoncer la signature de 100 000 contrats d’avenir pour la fin de l’année pour que ça se fasse. Sur toute la France, à peine 500 contrats ont été signés à ce jour. Quant à la Guadeloupe, qui peut le dire? On sait en tout cas qu’il y en aura au moins un en Martinique signé par Baroin en personne!
Et pendant ce temps là, les licenciements se poursuivent, dans la banane, le commerce, le bâtiment. Il est grand temps que les salariés imposent leurs choix!

LA GUERRE AUX CHOMEURS AU LIEU DE LA GUERRE AU CHOMAGE
Le contrôle des chômeurs est présenté par ceux qui nous gouvernent comme l’un des moyens de faire la chasse aux «faux chômeurs» et de lutter contre le chômage.
C’est indigne, révoltant et mensonger. S’il y a quelque 2,5 millions de chômeurs officiellement recensés en France, et 45 000 chômeurs officiellement recensés en Guadeloupe, c’est parce que des centaines de milliers de travailleurs sont jetés à la rue par leurs patrons ou leurs administrations. Aujourd’hui, l’immense majorité des embauches, et par suite des licenciements, se font sous contrats précaires, CDD, contrats d’intérim, contrats aidés.
Pour le gouvernement et la direction de l’ANPE qui applique cette politique depuis des années, culpabiliser les chômeurs sert avant tout à aider le patronat dans sa guerre contre l’ensemble des travailleurs, afin que nous acceptions n’importe quel emploi, à n’importe quel salaire.
S’en prendre aux chômeurs, c’est aussi vouloir peser sur les salaires, les conditions d’emploi de tous ceux qui ont encore un travail. C’est pourquoi s’opposer à toutes les attaques contre les chômeurs est bien un des objectifs de l’heure pour toute la classe ouvrière!



Tous pourris!

Le président du sénat, Christian Poncelet a fait payer pendant 28 ans une collaboratrice par l’administration puis par France télécom (autrement dit par nous..). Cette collaboratrice licenciée après 32 ans de service a porté plainte devant les prud’hommes et Poncelet ayant peur du scandale a préféré lui proposer une bonne compensation financière Le deuxième personnage de l’Etat a dû débourser et a quand même eu le scandale!




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