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ÉCHOS DES ENTREPRISES
Guadeloupe
Extraits de Gardel: “Sucrerie en lutte”
NOUVEAU REGLEMENT EN GESTATION, A QUAND LA PONTE?
Il paraît qu’un nouveau règlement intérieur est en gestation à Gardel. Il faut croire que tout évolue, tout change dans cette sucrerie. Bien que ce ne soit qu’à l’état de projet, il paraît qu’il ne s’agira que d’interdits. Il nous sera notamment interdit de distribuer des tracts dans l’usine, peut-être même d’en lire, voire d’en discuter ou encore de penser. (…)
LE PARADIS DES ABEILLES
On retrouve des abeilles dans des sachets de sucre. Quand on connaît ce secteur de l’usine on n’est vraiment pas étonné car l’atelier d’ensachage manque d’entretien. Les machines ne sont pas lavées régulièrement, en général le lieu est mal entretenu avec des traces de sucre partout. Il y manque de l’hygiène.
C’est tout cela qui attire les abeilles dans les lieux et partant, jusque dans les sachets de sucre.
IL FAUT LE CROIRE!
Rico en bon directeur industriel conscient, achète sa boîte de sucre à l’usine. Quoi de plus normal! Mais il se trouve que pour son dernier achat, il y avait un petit problème, la boîte de dosettes a pris de l’humidité et le sucre collait. Alors, le samedi 5 novembre au matin, voilà Rico qui se pointe avec la boîte et demande au responsable de l’atelier d’ensachage le remboursement. Il exagère, Rico, car il sait très bien que l’hygiène et le bon état de conditionnement du sucre ne sont pas assurés à l’atelier d’ensachage.
CHU de Pointe-à-Pitre
Extraits de l’ “Echo des hôpitaux”
CUISINE: MAIS QU’EST CE QUI LES FAIT COURIR?
Grand branle-bas à la cuisine. Tous les agents sont programmés pour un ou deux stages. Le temps presse! Jugez-en: la cuisine fonctionne depuis 1978, et une seule fois en 28 ans, l’IFC a prévu un stage pour le cuisinier. Oh! bien sûr les responsables pouvaient aller en France se former. Ne serait-ce pas la venue des experts autour du 12 décembre qui donne des ailes à notre direction? Attention messieurs-dames, pendant qu’on y est, attaquez-vous aux travaux, au nettoyage des abords de la cuisine, à la prolifération des rats, bref: Au travail!
ADMISSIONS: EST-CE LA REVANCHE?
Depuis que nous avons exercé notre droit de retrait, nous travaillons dans des conditions exécrables. L’admission des patients se fait dans un réduit inconfortable. Les patients se plaignent, ils sont énervés. Nous sommes mal installés à la gestion. Il manque des machines. La responsable s’était engagée à organiser le service. Mais constat: elle est occupée à nous faire payer notre mobilisation. Pour l’instant nous nous en accommodons. Mais combien de temps cela va-t-il durer?
Aviation civile: première pierre ou mythe de sisyphe? (Extrait de l’ “Echo de l’aéroport”)
Dans l’Antiquité, on disait qu’un certain Sisyphe était condamné à rouler une grosse pierre au sommet d’une montagne, et qu’au dernier moment elle retombait.
La première pierre de la nouvelle tour de Pointe-à-Pitre semble extraite de la même carrière. La pose, sans cesse repoussée, nous est promise, cette fois pour décembre, mais ça fait des années que ça dure. Au moins, on nous aura sorti un beau document sur papier glacé qui nous explique en détail, maquette à l’appui, comment seront les bâtiments.
L’espoir fait vivre, dit-on. En attendant de pouvoir vérifier si cette fois sera la bonne, soyons magnanimes envers notre encadrement. Ne leur jetons surtout pas la pierre, cela leur donnerait une excuse pour ne pas la poser!
Martinique
Quand les patrons du port croient pouvoir acheter la paix sociale
Dans un article publié par Contact Entreprises (réseau de communication détenu par Roger De Jaham), Jean Charles Cren, Président du syndicat des Manutentionnaires, se félicite de l’accord trouvé avec les syndicats des ouvriers du port sur la base d’une augmentation de 4,5% du salaire.
Cren, c’est sans doute le plus court chemin entre l’hypocrisie et la provocation. Car quelques jours auparavant le même homme postillonnait sur les ouvriers en publiant sur internet le bulletin de salaire d’un ouvrier docker, tentant ainsi de déclencher contre ces dockers le mécontentement de ceux qui peinent jour et nuit pour ne toucher que le SMIC.
Mais ce qui fait pavoiser monsieur Cren vaut le détour d’une explication. Car bien qu’ayant lâché cette augmentation de salaire, il lui semble avoir «gagné» dans ce combat qui l’oppose aux ouvriers du port. En effet il indiquait au journal que par accord, les prochaines négociations vont se dérouler «dans une période de moindre trafic, ce qui selon lui limitera l’impact des tensions sociales générées par ces NAO» et il concluait que cette manière de faire devrait «rassurer tous les usagers du port».
Ainsi chacun se rend alors compte de la «fumisterie» des arguments avancés avant les négociations par le patronat du port qui indiquait «ne pas vouloir céder aux augmentations de salaires puisque toute augmentation imputerait le niveau de vie des consommateurs martiniquais!»
Il ne fait plus aucun doute que les patrons du port faisant l’éloge des syndicalistes «responsables» cherchent à profiter du climat actuel de faible combativité, bien informés qu’ils sont par leurs mouchards dans les rangs des travailleurs. Mais il n’empêche que malgré les manœuvres du patronat (multiplications des entreprises sur le port au détriment de l’ancienne organisation centralisée) leur crainte reste palpable. C’est dire que rien n’est joué et qu’on est encore bien loin de la sanctuarisation du port que les patrons appellent de leurs vœux.
Guadeloupe
Etraits de l’ “Echo des Télécom”
ALLO LE 12? LE GACHIS DE LA CONCURRENCE
Jusqu’à présent, pour obtenir le numéro de téléphone d’un abonné à partir d’un poste fixe, c’était cher mais facile. Il suffisait de composer le 12. Depuis des années les fournisseurs de renseignements concurrents de France Télécom sont en guerre contre le 12 au nom de la concurrence déloyale livrée par ce dernier, dont le seul énoncé est synonyme de renseignement. Aujourd’hui, c’est fini, concurrence oblige! France Télécom, a liquidé le 12 au détriment des agents. Le 12 est supprimé, il y a peu de chances que les prix baissent. En revanche, c’est un véritable casse tête annoncé pour les utilisateurs.
LA GUERRE ENTRE OPERATEURS EST OUVERTE
Tous les opérateurs se font fort, bien sûr, de nous offrir de meilleurs renseignements aux meilleurs prix. Alors qu’un appel vers le 12 est facturé 90 centimes d’euros plus 15 centimes pour la mise en relation, France Télécom propose un numéro avec le même service, un autre moins cher avec service vocal, mais sans opérateur et d’autres plus chers avec trois renseignements. Il y a même des fournisseurs qui se proposent de délivrer, avec le numéro de téléphone, les pharmacies de garde, les horaires de cinéma et peut être, on nous promet les résultats du tiercé. C’est ce qu’ils appellent les bienfaits de la concurrence!
Extraits de l’ “Echo de l’ANPE”
LA REGION DEBLOQUE L’ARGENT, MAIS OU SONT LES FORMATIONS?
Suite aux dénonciations de la CGTG puis de l’UGTG sur les médias, la Région, après avoir dit n’importe quoi sur les centres de formation, a fini par débloquer les fonds de la formation professionnelle pour 2005-2006!
Mais, nous ne savons toujours pas quels sont les centres conventionnés où nous devons envoyer les demandeurs d’emploi qui doivent faire une formation!
OBTENIR PLUS C’EST POSSIBLE: UN COUP DE GUEULE DES AGENTS EST NECESSAIRE
(…) On attend toujours l’intervention de la direction de l’ANPE…. Pour obtenir rapidement la liste des centres conventionnés, c’est possible aussi.
Un coup de colère des agents de l’ANPE qui sont les seuls à recevoir les demandeurs d’emploi en quête d’une formation, s’impose!
MEME AVEC LES MEILLEURS CHEFS DU MONDE QUAND ON TE DEMANDE DE GERER LA M…. C’EST LA GALÈRE!
Ne nous faisons aucune illusion sur les cadres de l’ANPE. Qu’ils s’impliquent ou pas dans les problèmes que traversent les demandeurs d’emploi en Guadeloupe, (…) seuls nous, les agents à la base, avons intérêt à dénoncer jusqu’au bout les mesures prises depuis plus de 30 ans par les gouvernements successifs: perte du monopole de placement de l’ANPE, réduction des droits des agents avec le nouveau statut, contrôle de plus en plus draconien des demandeurs d’emploi, développement à outrance de la précarité en Guadeloupe, comme ailleurs…(…)
Cela ne vaut vraiment pas le coup de se battre pour des contrats sans avenir, battons nous plutôt pour exiger des emplois stables.
Guadeloupe
Après la grève de la SORI... la vigilance est nécessaire! (Extraits de l’ Echo de l’aéroport)
SORI: RESTONS VIGILANTS
Jusqu’à présent, nous n’avons pas signé les contrats à plein-temps. Ils ne seraient pas encore rédigés!
La direction aurait-elle mesquinement essayé de faire traîner les choses, de ne pas nous mettre tous à plein temps en même temps?
De toutes façons nous devrons signer un plein temps qui commence le 1er novembre. Et avoir la paie correspondante!
SORI: QUAND LA DIRECTION CHERCHE A NOUS DIVISER
Selon certains collègues nous, «les mi-temps» n’étions pas d’accord pour être polyvalents. C’est faux, nous avions pris cet engagement lors de la signature du protocole de fin de grève.
Nous ne sommes pas les seuls à avoir intérêt à ces 12 temps pleins. Les conditions de travail vont s’améliorer pour tous: face à une masse de travail donnée, plus il y a d’embauches, mieux c’est pour tous. Sauf peut-être pour les patrons qui voudraient qu’on bosse sans avoir à nous payer.
Guadeloupe
MAIF: une décision scandaleuse (Extrait de l’ “Echo des Assurances)
Nous avons une collègue qui travaille depuis deux ans en temps partiel ce qui lui permet de ne pas travailler le mercredi. La direction a refusé la demande de renouvellement du temps partiel au motif que c’était pour nécessité de service et pour faire face à la charge de travail.
La direction attend la dernière minute pour donner sa réponse alors que la demande lui a été transmise depuis deux mois. Le motif du refus ne tient pas la route puisque la direction a toujours estimé qu’il n’y a pas de surcharge de travail dans le service et qu’il n’est pas nécessaire d’embaucher.
Malgré l’intervention de la CGTG, la direction persiste dans sa position et accepte seulement un petit délai supplémentaire avant d’appliquer le nouvel horaire. Rien de précis sur le délai accordé.
Toutes ces décisions sont prises sans tenir compte de l’aspect humain de la situation de notre collègue et en faisant une analyse uniquement comptable de la situation.
Pour une mutuelle qui met toujours en avant le respect de la personne, cette attitude est scandaleuse et mesquine.
Guadeloupe
Les services publics se dégradent
Ces derniers temps, la distribution d’électricité a été très perturbée en Guadeloupe. Les abonnés ont subi de nombreuses coupures. Dans certains quartiers et dans certaines régions, ces coupures étaient quotidiennes. La direction de l’EDF a fait savoir que le réseau a été affecté par des pannes de moteur dans la centrale. Pourtant ces problèmes sont prévisibles. Y a-t-il des mesures réelles qui sont prises pour éviter de telles pannes? Comme dans d’autres services publics les conditions de travail se dégradent. Le personnel et le matériel sont insuffisants et ce sont les abonnés et la population qui en subissent les conséquences.
Au niveau du réseau téléphonique, il y a également de nombreux dysfonctionnements. On entend des crachements ou la sonorisation est coupée brutalement.
A la poste, les usagers doivent faire la queue pendant une heure, si ce n’est plus, pour poster un colis ou recommander une lettre. Ces files d’attente constituent un véritable scandale. Il faut faire aussi la queue pour des opérations sur un compte postal. Il n’y a pas suffisamment de centres postaux et de personnel pour répondre aux besoins d’un public aussi important. A la poste de Bergevin la situation est intolérable! Non seulement il y a la queue à l’intérieur des locaux mais il y en a une autre à l’extérieur et un vigile est chargé de faire entrer les gens au compte goutte pour aller faire la queue à l’intérieur. De plus, la sécurité des usagers n’est pas respectée. Il n’y a qu’une seule porte d’entrée et de sortie. En cas de tremblement de terre par exemple, ou d’incendie une évacuation serait bien difficile.
Dans le cas de la distribution de l’eau, des quartiers entiers notamment dans certaines communes, au Gosier ou dans le nord Grande-terre sont privés d’eau régulièrement.
Les usagers en ont marre. Ils paient assez cher tous ces services publics. Au moindre retard de paiement d’une facture d’électricité ou de téléphone, ils sont rappelés à l’ordre ou sont coupés sans ménagement. En revanche ils sont de plus en plus mal servis par ces soi-disant «services publics».
Que n’entend-on pas pourtant lorsqu’une grève éclate dans l’un de ces services! Une vaste campagne est alors orchestrée contre les grévistes par les patrons, l’administration les médias: «c’est intolérable, on prend la population en otage», etc.
Le mécontentement des usagers finira bien par les pousser à s’organiser pour faire changer cet état de choses absolument scandaleux.
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