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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 28 janvier 2006      N° 938
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ÉCHOS DES ENTREPRISES

Guadeloupe
Filière canne-sucre-rhum. Les patrons bloquent les N.A.O.

Faux départ pour les négociations annuelles obligatoires (NAO) dans le secteur sucrier. Comme l’année dernière Bernard Carbone représente les patrons de la filière. Les travailleurs sont représentés par les deux principales organisations syndicales, UGTG et CGTG.
Les trois rencontres qui ont eu lieu jusqu’ici ne montrent pas de changement d’attitude des patrons. Avant même la première réunion, ils clamaient sur les médias, par la bouche de leur président, que la récolte démarrerait le 30 janvier 2006, comme pour commencer à mettre la pression sur les représentants des salariés. Mais en fait, à ce jour personne ne peut dire quand la récolte 2006 démarrera effectivement. Car après trois rencontres les patrons n’ont jamais remis aux syndicats des salariés les documents nécessaires pour discuter: les comptes.
Les syndicats exigent aussi que les patrons soient à jour du paiement des salaires pour entamer toutes discussions. Or la Cuma (coopérative d’utilisation du matériel agricole) «Canne d’or» de Port – Louis n’a pas payé les salaires depuis 5 mois, la direction de la distillerie Marsolle de Petit Bourg n’a pas encore payé le 13ème mois aux ouvriers et la sucrerie de Marie Galante (SRMG) refuse de prendre en charge les frais de déplacement des délégués ouvriers participant aux NAO sur le «continent»- la direction ne veut payer que deux déplacements par syndicat.
Pour toutes ces raisons, les rencontres sont suspendues depuis la dernière réunion du vendredi 20 janvier sans qu’aucune date de reprise ne soit fixée.



Jarry
Danone. Septième mois de grève

Les ouvriers et les chauffeurs de la société SGPY – Danone sont en grève depuis 7 mois. Ils demandent une augmentation des salaires de 4% pour tous, une modification de la fiche de paie pour faire apparaître les heures supplémentaires réalisées et la négociation des 35 heures. Cette grève dure longtemps à cause de la mauvaise volonté du gérant et propriétaire De Lavigne.
En effet une médiation d’un inspecteur du travail a mis en évidence le non-paiement des heures supplémentaires depuis l’année 2000. Un rapide calcul montre que le patron avait volé et donc doit restituer environ 5 000 euros à chaque employé. De Lavigne ne conteste plus ces chiffres. Il est d’accord pour l’augmentation de 4%, pour mettre en place une prime de transport et une mutuelle. Mais concernant les 5 000 euros de rappel de salaire il n’est pas d’accord pour les payer. A la place il propose un versement de 250 euros par agent. Il a le culot porter plainte contre une dizaine de ses employés. Ses complices de la justice ne l’ont pas condamné pour vol mais ont infligé de lourdes amendes aux travailleurs et ont bloqué leurs comptes bancaires.
Cette décision inique n’a fait que renforcer la détermination des chauffeurs et ouvriers en lutte. Soutenu par leur syndicat UGTG ils envisagent des actions d’envergure pour se faire entendre des autorités et faire entendre raison à cet arrogant de De Lavigne.



Extraits du bulletin “écho des Télécom”

LE 18, CELA AURAIT ETE MIEUX TOUS ENSEMBLE
Le 18 janvier dernier, FO a appelé à la grève pour protester contre le refus de la direction d’accorder les 500 € de prime promis. Ces 500 euros n’étaient qu’une maigre compensation des fortes nuisances que nous subissons depuis des mois à cause des travaux qui sont effectués à Eboué. Ceux qui ont participé à cette grève ont eu raison de le faire. Dommage que les syndicats ne se mettent pas d’accord pour un mouvement d’ensemble.

POUR LES 500 EUROS, IL N’EST PAS TROP TARD
La revendication des 500 euros de prime compensatoire reste valable. Ce n’est pas parce que la direction a refusé une première fois qu’il faut laisser tomber. Si nous tous avec tous les syndicats nous menions une action d’ensemble déterminée et massive nous aurions bien plus de chances d’obtenir satisfaction.

APRES LA GREVE DES CONTRACTUELS
Après la grève des contractuels observée les 20 et 21 décembre derniers en Guadeloupe et en Martinique, le directeur avait repoussé la négociation au 6 janvier. Ce jour là les délégués de la CGTG lui ont signifié leur refus de ses propositions à savoir 5% d’augmentation et une «modulation managériale » de 0 à 10%.

CONTRACTUELS: LA LUTTE CONTINUE
Suite à leur grève les contractuels ont déjà obtenu l’application du droit à l’indemnité des congés payés, maternité et maladie et l’égalité de compensation pour les agents travaillant en HNO. Mais ils continuent de réclamer la fin définitive des disparités entre AFO et eux et entre CDI- maison mère et CDI FT- orange. Le combat continue.



Air-Caraïbes: Dubreuil a fini par mettre la main à la poche

Depuis 7 ans que Dubreuil a acheté Air Caraïbes, il a toujours trouvé des prétextes pour ne rien accorder au personnel. Au début il pleurait qu’il lui fallait « éponger » les dettes laissées par Koury, pas question de faire de cadeaux! Cette politique lui a permis d’ouvrir la ligne Atlantique, ce qui prouve que sa situation n’était pas si catastrophique qu’il le disait. Il n’a pas hésité à demander des sacrifices au personnel du fait de cette ouverture.
Mais fin 2005, le succès de Dubreuil dans ses affaires était trop flagrant: publiquement il se vantait de la bonne marche de la compagnie. Surtout, il y a eu les cadeaux aux clients, des bons de 20€ à Milenis. Et toujours rien pour ceux qui lui ont permis de faire des affaires, c’est à dire le personnel. Celui ci, dans sa totalité s’est mobilisé. Tous les métiers étaient d’accord pour protester contre la flagornerie de ce monsieur. Il l’a compris et a promis une prime pour tous. Mais cela ne lui a pas suffi, il a ensuite traîné avant de la verser, faisant courir le bruit que le carburant avait augmenté.
Finalement, les employés se sont fâchés et une prime de 400€ a été payée à tout le personnel.



Abymes
Grève d’une partie du personnel communal

Depuis le mardi 17 janvier 2006 certains employés communaux se sont mis en grève et réclament le respect de dispositions légales comme c’est souvent le cas dans la fonction publique territoriale.
Les revendications portent sur la signature d’arrêtés restés en souffrance, la création des postes et la nomination des agents qui ont réussi à leurs concours et examen, le paiement du trop perçu de la CSG alors que la mairie a déjà été remboursée, l’application et la régularisation de la NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire), la réunion du CTP (comité technique paritaire), la notation 2003, 2004 et 2005, le rattrapage du régime indemnitaire 2004 et 2005 pour les différentes catégories, etc. Ce sont les mêmes revendications que l’on retrouve dans la plupart des municipalités car souvent les maires refusent d’appliquer les textes et veulent faire des économies sur le dos des agents.
Le maire a déclaré sur les ondes qu’il n’avait pas eu de préavis de grève et que ce mouvement était illégal. Il refuse pour ce motif de recevoir une délégation des agents en colère. Ces derniers se sont mobilisés avec leur syndicat UNSA et certains dissidents de l’UTC-UGTG qui estiment que certains dirigeants de la section des Abymes sont trop proches du maire. A noter que la section officielle de l’UTC-UGTG a demandé dans un courrier adressé au maire que ce dernier prenne des sanctions contre les grévistes. En plus du conflit avec le maire, il y a des divergences entre les militants de l’UTC et il est sûr que la division syndicale ne peut être que favorable au maire. D’ailleurs ce dernier ne cesse de répéter que tout va bien aux Abymes, qu’il y a un dialogue social permanent et qu’il n’y a pas de problèmes. Mais il n’empêche que depuis le 17 janvier les accès à la mairie sont bloqués et les grévistes ont le sentiment d’être traités par le mépris.
Une rencontre était prévue le lundi 23 janvier entre les grévistes et la mairie, mais les négociations n’ont pas eu lieu. Les grévistes n’ont pas apprécié que Christian Gatoux (directeur général des services) soit venu négocier tout seul sans être accompagné d’un élu (en particulier celui qui est responsable du personnel) et un adjoint au maire. La grève continue.



SGPP : La grève, seule “langue” comprise par le patron!

Monsieur Kitterimoutou est le patron de la SGPP, société de gardiennage qui surveille les centres d’EDF, 10 Ecomax et les lycées de Guadeloupe. Il a eu le marché d’EDF et des Ecomax en 2003. A cette occasion il a récupéré le personnel déjà organisé et syndiqué à l’UGTG. Les lycées sont des sites nouveaux qu’il a pour 3 ans, et sur lesquels il a mis des CDD. Ce roi du gardiennage pensait pouvoir se passer du respect de la convention collective. Il payait les heures supplémentaires épisodiquement et n’assurait pas la formation du personnel comme la loi l’y oblige. Aux réclamations des gardiens syndiqués, il disait toujours oui, mais ces derniers ne voyaient rien venir. Aux demandes de rendez-vous, ils obtenaient la même réponse pour le même résultat. Excédés, les gardiens des sites d’EDF et des Ecomax ont cessé le travail pendant une semaine. La grève fut totale sur les sites d’Ecomax, et seul le service minimum fut assuré sur les sites d’EDF, classés sites sensibles. Le 16 décembre le patron passa du oui théorique au oui effectif. Il accorda 3,5% d’augmentation de salaire, les gardiens des sites Ecomax toucheront environ 1500 euros en moyenne au titre de retard de salaire. La prime de transport est augmentée de 4 euros. Concernant la formation, en particulier celle concernant les risques d’incendie, il a été convenu sa mise en place en juin 2006. En outre, les jours de grève seront payés à 50%, les jours restants seront couverts par les jours de repos dus et une mutuelle sera mise en place. Cet accord concerne tous les employés du groupe. Mais si les gardiens des lycées ne s’organisent pas comme les y incitent leurs camarades des sites d’EDF et d’Ecomax, le patron risque fort «d’oublier» de le leur appliquer, car apparemment c’est un monsieur qui ne marche qu’aux piqûres de rappel de grévistes en colère.



Extrait du bulletin “écho de l’ANPE ”

…A TROP TIRER SUR LA CORDE ELLE FINIT PAR CASSER
Les collègues de Pointe-à-Pitre refusent unanimement de reprendre le travail dans les locaux vétustes du Plaza. Et avec juste raison: lors de la première alerte au gaz, dociles, les collègues avaient réintégré l’agence sans que la direction nous dise clairement quel gaz était à l’origine des malaises de nos collègues. Docile on peut l’être, mais jusqu’à un certain point tout de même. Il faudra plus qu’un nettoyage complet de l’ALE du Plaza pour que nous acceptions de servir encore une fois de cobayes!



Extrait du bulletin “ plantations en lutte ”

A QUAND LES EMBAUCHES POUR LA RELANCE?
A l’occasion de la «fusion» des deux groupements, on a pu entendre que la production de bananes de la Guadeloupe était tombée à 45 000 tonnes, 25 000 seulement selon certains, au lieu de 75 000 l’année précédente et loin des 115 000 tonnes du quota. Pas surprenant du tout après le millier de licenciements imposés par les patrons sous prétexte de difficultés financières. Mais cela fait des mois qu’un soi-disant plan de relance soutenu financièrement par la Région est en cours. Il y a des planteurs qui ont reçu de l’argent des pouvoirs publics. Va-t-on encore une fois les laisser détourner l’argent destiné à la relance de la banane à autre chose? Alors à quand le plan de réembauche?



Le gouvernement fait la guerre aux chômeurs et pas au chômage!

Un nouveau décret concernant les chômeurs a été publié par le gouvernement le 24 décembre 2005. Il serait passé inaperçu dans la période des fêtes de fin d’année. Mais il n’empêche qu’il frappe les chômeurs. Ce décret permet aux agents du ministère de l’Emploi chargés de contrôler la régularité des attributions d’allocations chômage d’avoir accès aux documents fiscaux d’un chômeur. Pour percevoir ces allocations les chômeurs subissent déjà de nombreux contrôles. Cette mesure supplémentaire de contrôle permet de connaître les ressources des allocataires, en particulier ceux qui font des petits jobs au noir pour compléter le montant faible de cette allocation. Au mois de septembre 2005, un décret a été publié pour rayer les chômeurs qui refusent trois offres d’emploi. Toutes ces sanctions sont prises dans le cadre du décret d’application de la loi de cohésion sociale. Si le chômeur ne peut justifier de la recherche d’un emploi ou s’il refuse un emploi, une formation ou un contrat d’apprentissage, ses allocations sont réduites de 20% pendant six mois, puis de 50% en cas de récidive jusqu’à la suppression des indemnités.
Toutes ces mesures visent à réduire l’aide aux chômeurs. Le gouvernement est hypocrite en déclarant que ces mesures permettent de contrôler la fraude. Il est méprisant en instaurant un système policier qui a l’œil même sur la vie privée de ces demandeurs d’emploi. En réalité il s’agit pour ce gouvernement de s’en prendre aux plus démunis en réalisant des économies sur leur dos.



Extrait du bulletin “ écho de l’Aéroport ”

AIRBUS 380: UNE TECHNOLOGIE DE POINTE. ÉTAIT-CE UNE PRIORITÉ? …
Oui! l’Airbus 380-800 est une merveille de technologie, résultat de beaucoup de recherches et de calculs. Il méritait qu’on se déplace.
Mais parmi les visiteurs beaucoup ont pensé aux millions d’euros engloutis dans cet avion et se demandent s’il était vraiment plus indispensable de le fabriquer que de résoudre les problèmes de vie ou même de survie de milliards de gens sur la planète.



Extrait du bulletin “écho des hôpitaux”

AIGUILLES SOUILLÉES: DANGER!
Il n’y avait plus de containers pour aiguilles usagées. Elles ont été stockées dans des bidons en plastique. Puis l’entreprise chargée de collecter les containers a refusé de le faire, faute de paiement de l’hôpital. Cela pose des problèmes d’hygiène, il y a des risques de contamination avec ce matériel stocké de façon inadéquate. C’est notre vie que cette mauvaise gestion met en danger.

LES TRAVAILLEURS DE LA DSDS MENACÉS
Les services de la DSDS sont menacés: les travailleurs n’ont plus de tâches, plus de chefs. Il apparaît que différentes prérogatives du Conseil Général seront réparties à l’hôpital et dans des entreprises privées (Ste Geneviève par exemple). Qu’adviendra-t-il des employés de ces services? Ils ne se pressent pas pour venir travailler à l’hôpital, probablement parce que les conditions proposées ne leur sont pas favorables.




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