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Soutenons Claude Arekian
L’affaire Arekian revient devant les tribunaux le 2 mars prochain.
Rappelons-nous que Claude Arékian, militant du parti communiste, est poursuivi pour «incitation à la haine raciale et discrimination». La justice lui reproche d’avoir écrit un article dans le journal local «Echanges» de la section Saintannaise du parti communiste qui demandait à ces derniers « de reconquérir leur place, toute leur place dans les activités commerciales qui se déroulent chez eux ». Il est écrit que la plage est occupée par des «allogènes» et c’est l’utilisation de ce terme qui lui est reproché.
Le 8 décembre dernier l’affaire avait été reportée à la demande des défenseurs de Claude Arekian. Ce jour là, de nombreux militants étaient venus le soutenir pour montrer leur désapprobation de cette attaque de la justice.
C’est le 2 mars prochain à 14h00 que Claude Arekian sera à nouveau devant le tribunal correctionnel de Pointe à Pitre. Un comité de soutien s’est constitué. La plupart des organisations politiques et syndicales et Combat Ouvrier ont fait part de leur solidarité. Pour d’autres affaires beaucoup plus graves, la justice n’est pas aussi rapide, notamment en ce qui concerne le racisme ouvert envers les immigrés haïtiens distillé sur la radio de Yoyotte. Mais lorsqu’il s’agit de critiquer même modérément la « bonne société » blanche dont trop de membres se comportent encore en colonialistes, alors là la justice ne laisse rien passer. Il semblerait même que le procureur en fasse une affaire presque personnelle et semble-t-il il tient à être présent ce jour là à l’audience.
Le comité de soutien a décidé plusieurs actions de soutien: grillade-partie le 11 février pour avoir des fonds pour le procès, une série de meetings dans différentes communes et le dernier aura lieu à la Mutualité de Pointe-à-Pitre le mercredi 22 février à 19h00.
PARTICIPONS A CE MEETING ET SURTOUT SOYONS NOMBREUX LE 2 MARS DEVANT LE TRIBUNAL DE POINTE-A-PITRE!
Martinique
Infections nosocomiales. Les hôpitaux mal classés!
Le 6 février dernier, le ministère de la Santé faisait connaître le classement des hôpitaux publics et des cliniques privées dans la lutte contre les infections nosocomiales.
Une infection nosocomiale, c’est une maladie infectieuse contractée par un malade à l’hôpital. En France, plus de 7% des hospitalisés contractent de telles maladies, et plus de 4000 patients en meurent chaque année. Il y a quelques années, des affaires ayant causé de nombreuses victimes, ont fait grand bruit (affaire de la Clinique du Sport). Le gouvernement avait alors annoncé son soutien à une politique de lutte contre ces infections par une meilleure application des mesures d’hygiène et l’amélioration de l’utilisation des médicaments antibiotiques pour éviter l’augmentation de la résistance des microbes à ces produits.
Aujourd’hui, avec la publication du classement ICALIN, on apprend que les hôpitaux et cliniques de Martinique sont classés plutôt dans le bas de la gamme allant de A à E. La plupart se trouvent en C, tels l’hôpital de Trinité, du Carbet, de Colson ou la Clinique Saint Paul, certains se trouvent en D, tels le CHU de Fort de France ou le CH du Lamentin et et même en E pour la clinique Sainte Marie.
Les responsables de l’hygiène des établissements interrogés, ont peut être voulu que les établissements ne fassent pas trop mauvaise figure en mettant l’accent sur le fait que l’indice ICALIN notait les moyens mis en place par les établissements et non les résultats eux-mêmes, c’est à dire le taux de maladies contractées.
Mais on n’a pas entendu parler à cette occasion de la baisse des budgets des hôpitaux et du manque de moyens, tant en personnel (soignants et agents hospitaliers) qu’en matériel d’entretien (balais, savon, chiffonettes, désinfectants).
C’est pourtant bien souvent la réalité à l’hôpital.
Pourtant la baisse de ces maladies infectieuses contractées à l’hôpital passe nécessairement par une augmentation des moyens pour l’application quotidienne des bonnes mesures. Mais pour cela, il n’y a guère d’illusions à se faire. Les gouvernants «communiquent», mais ils refusent de donner l’argent nécessaire. A moins qu’ils y soient contraints un jour par les luttes des travailleurs des hôpitaux et de la population.
Guadeloupe
Reprise des NAO dans la canne
Le 3 février dernier, la rencontre des patrons de la filière canne-sucre- rhum et des syndicats ouvriers, avait débouché sur un accord verbal de 2,5 % d’augmentation des salaires. Les représentants ouvriers avaient refusé de signer l’accord parce que les patrons ne voulaient pas discuter des autres points de revendications salariales notamment la retraite des saisonniers et leur formation.
Mais les déclarations méprisantes du PDG de Gardel s.a, Ivan de Dieuleveult, sur les ondes et surtout dans le quotidien France Antilles du mardi 7 février, qui n’a pas hésité à qualifier les ouvriers de l’usine de fainéants et d’irresponsables, entre autres, a soulevé la colère de ces derniers. Les syndicats ouvriers de l’usine de Gardel ont alors organisé le mercredi 8 février une assemblée générale devant les bâtiments administratifs de l’usine en présence de la presse. L’ensemble des ouvriers a arrêté le travail pour assister à cette assemblée générale. Les représentants syndicaux de l’UGTG et de la CGTG ont vertement critiqué l’attitude de Dieuleveult en dénonçant son mépris et son hypocrisie envers eux. Ils ont fustigé l’incompétence d’Ivan de Dieuleveult qui aurait soi-disant constaté que les ouvriers ne travaillaient qu’à 30 à 40 % de leurs possibilités sans prendre aucune sanction contre eux. Ce monsieur utilisait le mensonge pour faire pression sur les ouvriers afin que la récolte démarre au plus vite.
Après avoir dénoncé tout cela, les syndicats ont décidé d’appeler à la coupe dès le jeudi 9 février dans l’intérêt des petits planteurs. Ainsi, le vendredi 9 février 2006 les premières cannes étaient broyées à l’usine Gardel.
Il faut croire que malgré l’ouverture de la récolte, les ouvriers ont su maintenir la pression sous d’autres formes car dès le mardi 14 février les NAO ont repris avec des avancées significatives sur les points de revendications. Les discussions se poursuivent.
Comportement scandaleux d’un dirigeant socialiste français envers des Harkis
Georges Frêche, président du Conseil Régional de Languedoc Roussillon, membre de la direction du parti socialiste français, a exprimé sa hargne méprisante envers un groupe de Harkis, parce que ces derniers ont participé à une manifestation gaulliste. L’irritation de cet élu est allée jusqu’aux injures. Il ne s’est pas embarrassé pour traiter ces Harkis de «sous- hommes» qui «sont allés lécher les bottes des gaullistes» qui dans le passé ont été responsables du massacre de leurs familles en Algérie. Ce comportement méprisant d’un socialiste envers une communauté peut paraître surprenante. Que des Harkis manifestent avec des gaullistes, c’est leur droit, leur choix politique, et cela ne justifie pas le mépris. Quant au passé des Harkis que leur rappelle Frêche, s’il est marqué par des massacres, il faut rechercher ceux qui en ont été les responsables. Si cet élu de «gauche» a la mémoire fraîche, il devrait se rappeler que c’est un socialiste en la personne de François Mitterrand qui était pour la méthode forte en Algérie et qui avait déclaré: «la seule négociation, c’est la guerre» De Gaulle en 1962 a abandonné de nombreux Harkis à la répression du FLN. Mais avant lui en 1956 c’est un socialiste Robert Lacoste qui a créé les troupes de Harkis, musulmans algériens, pour lutter militairement contre l’indépendance de l’Algérie. Il les a emmenés à l’abattoir. Lacoste a collaboré avec les tortionnaires, les Massu et Bigeard. Les Harkis réfugiés en France ont été parqués dans des camps pendant plusieurs années et ce sont des générations, de familles en familles, qui ont été confrontées à la misère sans avoir les mêmes droits que les Français. C’est récemment que le gouvernement a fini par reconnaître leurs droits. Quand un élu socialiste se fait remarquer par ses propos absurdes c’est en réalité pour se positionner en bonne place pour les élections en particulier dans les milieux influencés par le front national, et le racisme anti arabe. Qu’ils soient de gauche ou de droite ces politiciens, de façon mesquine, savent être grossiers pour glaner des voix, tel Sarkozy qui a traité les émigrés de «racaille».
Extrait du bulletin “Echo de l”ANPE”
UN PETIT TOUR ET PUIS S’EN VA
Charpy, DG de l’ANPE est passé faire une tournée en Guadeloupe et en Martinique, la semaine dernière. En Guadeloupe, le DG a signé, à grand renfort de publicité, une convention pour 500 emplois dits tremplins entre l’ANPE et la Région.
Aucun journaliste ou homme politique n’a voulu remarquer le ridicule de cette convention, qui, si elle donne les résultats escomptés, ce qui n’est même pas sûr, ne représente une solution de travail que pour 1% des 50000 chômeurs de Guadeloupe.
Tous au tribunal de Basse-Terre, à 8 heures le 9 mars, pour soutenir Hilaire Lefort!
M. Hilaire Lefort comparaîtra en appel le 9 mars au tribunal de Basse-Terre à 8 heures. Les juges n’ont pas retenu la plainte qu’il a déposée contre les violences policières dont il a été victime en février 2005. La justice, en rejetant sa plainte a prononcé un non-lieu. M. Lefort a fait appel de cette décision, soutenu par son avocat maître Rodes. L’affaire repasse donc le 9 mars.
Il y a bientôt un an, M.Hilaire Lefort a été victime de violences physiques à son domicile à Saint-Claude. Les gendarmes ont été appelés chez lui par un voisin avec lequel il a eu un différend. Ce voisin lui a reproché d’avoir tiré sur son chien. M. Lefort ne pouvait plus supporter que le chien de son voisin dévore ses poules. Pour ce simple différend de voisinage, M. Lefort a été battu, piétiné, menotté par les gendarmes puis gardé à vue toute une nuit dans un cachot dans des conditions inhumaines. Cet homme de plus de 80 ans, de santé fragile, a non seulement souffert dans sa chair mais également sur le plan psychologique. Il continue de vivre sous l’effet de ce choc humiliant.
La justice pense peut être décourager le comité et Hilaire Lefort. Mais c’est sans compter avec la détermination de ce dernier et sa combativité. Il a décidé de se battre en utilisant tous les recours. Une forte mobilisation à l’appel du comité, le 9 mars au tribunal de Basse-Terre peut permettre en appel de condamner les coupables.
TOUS AU MEETING DE SOUTIEN A HILAIRE LEFORT LE LUNDI 6 MARS A 18H30 DANS LA SALLE REMY NAINSOUTA A POINTE A PITRE.
TOUS AU TRIBUNAL DE BASSE TERRE LE 9 MARS A 8H!
Clémenceau: les pays pauvres poubelles des pays riches
Retiré de la flotte de guerre en 1997 le porte avion «Clemenceau» est une épave bourrée d’amiante. 115 tonnes ou 85 tonnes, on ne sait pas trop ont déjà été enlevées à Toulon en France. Il reste dans la coque du navire, 45 tonnes de ce produit cancérigène aux dires du gouvernement, 20 fois plus selon Greenpeace. L’Etat français, propriétaire de l’épave, ne voulant pas la faire démanteler et faire enlever l’amiante en Europe là où les salaires sont élevés et les règles de sécurité plus strictes, cyniquement a choisi de l’expédier dans un pays sous développé. En 2003 la Turquie avait été choisie. Mais la France avait dû faire machine arrière, alors que le navire se trouvait déjà en haute mer en méditerranée. En 2005, il confia le navire à une société offshore, la SDI de Panama, pour être désamianté et découpé en Inde. Après une partie de cache-cache avec Greenpeace et des ONG anti-amiante, le bateau arriva au large de l’Inde. Ce transfert de produit dangereux ne fut pas fait discrètement comme les Etats cherchent à le faire habituellement pour cacher leur macabre trafic. Le monde entier savait que la France exportait des dizaines de tonnes de poison en Inde. Il était clair que la France profitait de la misère et de la faim qui guettent ces travailleurs et donc contraints pour ces raisons à manipuler sans protection des matières toxiques. Le gouvernement indien n’est pas plus soucieux de la santé des travailleurs de ce pays. Mais devant le scandale il refusa d’accueillir le Clemenceau.
Aujourd’hui, ce revers du gouvernement français apparaît comme une victoire pour Greenpeace, et les autres ONG qui ont dénoncé la France. Mais c’est quotidiennement que ce macabre commerce se poursuit. Moyennant quelques millions, des pays riches comme la France exportent des produits toxiques voir irradiés pour être éliminés et donc manipulés sans aucune protection par des travailleurs de pays pauvres dont l’Afrique. Pour tous les capitalistes et les gouvernants la vie d’un travailleur surtout s’il est d’un pays pauvre, n’a pas de valeur.
France
Manifestations prévues le 7 mars contre le CPE et le CNE
«A en juger par les manifestations, celles de la semaine passée dans de nombreuses villes et Et celles prévues cette semaine, la jeunesse scolarisée n’a pas été impressionnée par le passage en force de Villepin pour faire adopter sans discussion la loi qui consacre l’instauration du Contrat première embauche…
.. La mobilisation contre le CPE et le CNE concerne tout le monde du travail. IL faut que la journée du 7 mars, à laquelle appellent à la fois les syndicats et les organisations de la jeunesse soit un succès. Il faut que ce succès soit suffisamment massif pour devenir l’étape d’une mobilisation croissante du monde du travail contre la précarité et le chômage, mais aussi contre tous les mauvais coups portés aux travailleurs depuis tant d’années.’
Extrait de l’éditorial d’Arlette Laguiller du 20 février 2006
Extraits du bulletin “échos de l’Aéroport”
AIR CARAÏBES: LICENCIEMENT D’UNE COLLÈGUE…
Une de nos collègues de la vente vient de se voir notifier son licenciement. Il s’agit d’une collègue très compétente et très efficace dans le travail. Et la direction le reconnaît. N’ayant pas reçu de réponse de la direction à une demande de congé parental partiel, cette collègue a réduit ses horaires pour s’occuper de son bébé. La direction n’a pas négocié.
… F.O. - AIR CARAÏBES: UN SYNDICAT PATRONAL…
Notre collègue est donc passée devant un conseil de discipline. La direction et les salariés avaient chacun deux représentants. Ainsi le délégué FO qui soi-disant ne comprenait rien au dossier ne s’est pas abstenu comme il le dit. Il a purement et simplement soutenu la direction. Il a pris la responsabilité de jeter une mère de famille à la rue. Honte à lui!
… AVEC LE LICENCIEMENT, IL Y A ATTEINTE A LA RÉPUTATION
En ce temps de chômage, où des remplaçants cherchent du travail, cela ne coûte rien à un patron d’aménager des horaires réduits pour faciliter les mères de famille qui le souhaitent, surtout pour une période limitée. Les agents d’Air Caraïbes qui découvrent le long combat de leur collègue sont choquées de son licenciement.
Mais ailleurs sur le site, beaucoup se demandent quelle faute grave elle a pu commettre. Cette suspicion est le résultat de la lourde sanction de la direction, aidée de surcroît par un syndicat! Cette collègue doit être réintégrée et réhabilitée.
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