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L’avocat de Madame Clin en colère contre la mise en liberté surveillée de Cédric Annicet
L’avocat de la partie civile n’a pas digéré que la justice ait décidé de mettre Cédric Annicet en liberté surveillée. Il a déclaré sur les ondes que c’était une décision inadmissible et que cela ne se serait pas passé en France. Mais il y a des choses qui ne se passent pas en France et qui se passent ici. Dans l’affaire Anicet justement, pour un simple accident on parle de racisme parce que c’est un jeune Noir qui a eu un accident avec un gendarme blanc. Ce n’est pas un hasard qu’un simple accident déclenche une campagne d’accusations racistes contre un jeune et une population, parce que l’on est dans un département d’Outre Mer et non en France. Il y a des gendarmes qui agissent en pays conquis ici, alors qu’en France ils sont en général moins arrogants. Si l’avocat n’est pas suffisamment intelligent pour comprendre tout cela, il risque d’aggraver le climat tendu causé par une affaire qui a été envenimée par une association de gendarmes aveuglée par des stupidités racistes.
Si les juges ont pris la décision de mettre Cédric Annicet en liberté jusqu’à son procès, c’est parce qu’ils ont jugé, après audition et examen du dossier, que ce jeune n’était pas ce «délinquant» dangereux que l’on veut présenter à l’opinion publique, parce que l’accusation d’accident volontaire contre un gendarme n’a pas été retenue. Il a été inculpé pour homicide involontaire et d’infractions et manquements au code de la route. Il sera jugé pour les faits qui lui sont reprochés, et non pour ceux dont il n’est pas responsable. Ce qui chagrine l’avocat de Mme Clin, ce n’est sûrement pas le sort de cette veuve qui a perdu tragiquement son mari et qu’il dit être seule dans sa souffrance, mais la solidarité qui s’est exprimée envers un jeune à qui on veut faire porter la responsabilité de l’accident.
Martinique
ANPE: une convention au service des patrons
Un demandeur d’emploi s’est vu proposer par l’ANPE, de trouver un employeur et de lui faire signer une convention de service dénommée «convention relative à la réalisation d’une évaluation en milieu de travail». Cette convention précise que le salarié va travailler dans l’entreprise pendant un nombre d’heures, par exemple 80 heures, sans toucher aucun salaire. L’employeur sera indemnisé à raison de 160 euros soit 2 euros de l’heure pour son rôle d’accompagnement (accueil, information, conseils, résolutions d’éventuelles difficultés dans l’entreprise) et l’évaluation du salarié.
Après ces 80 heures, plus de deux semaines, il n’y a aucune obligation d’embauche. Le salarié est renvoyé au chômage, alors que l’employeur a bénéficié de 80 heures de travail sans rien débourser et a empoché 160 euros.
Le salarié se dit que l’ANPE se moque de lui et le prend pour un idiot.
Avec ces conventions qui ne rapportent rien aux demandeurs d’emploi, l’Etat se met au service de tous les désirs des patrons jusqu’à ce que le mécontentement des chômeurs se fasse entendre.
Haïti
Regain de vie timide dans certains quartiers chauds de la capitale
Au Bel Air, à Delmas 2, dans certains coins de Cité Soleil, la vie semble reprendre ses droits petit à petit, deux mois après l’élection de Préval. En effet, de rares taxis, des voitures privées, des bus de transport en commun sont observés dans les rues de ces quartiers ; des piétons, quelques jeunes jouant au football occupent les rues.
Mais parmi les personnes qui avaient abandonné leurs maisons, leurs activités, très peu sont revenues. Ces quartiers, qui étaient des zones d’habitation, sont devenus des champs de ruine. Les murs des maisons portent l’impact des balles, il n’y a plus de marchandes dans les rues, les portes des petites boutiques sont fermées. L’agitation que l’on trouvait dans ces rues n’est plus là, il y a comme un avertissement qui plane dans l’air. Les groupes armés sont dans l’expectative. Des cas de kidnapping, de vol, de viol sont rapportés par des parents de victimes. Mais d’un point de vue général, la campagne de terreur des groupes mafieux, des bandits ou des chimères a baissé d’un cran.
En dépit de la propagande de la police dont la lutte contre le banditisme expliquerait cette baisse de tension, les gens ne sont pas dupes. Ils continuent à rester sur leurs gardes car ils savent que les gangs sont toujours aussi vivants qu’avant et gardent toute leur capacité de nuisance. Avec cette accalmie, l’activité dans la zone industrielle semble reprendre timidement, à la grande satisfaction des patrons qui ne cessaient de réclamer une pause pour, disent-ils, relancer l’économie du pays. Et, dès qu’ils ont pu, ils ont imposé des cadences et des conditions de travail plus dures. Ainsi, le vendredi 14 avril étant un jour férié le patron n’a pas payé le samedi et cette semaine c’est le même scénario qui se produit puisque le vendredi 21 c’est le jour des élections ; une fois de plus les travailleurs ne toucheront pas le samedi. Cela fait du coup 4 jours de salaire qui sautent et donc des difficultés en plus pour payer la nourriture, le loyer, alors que le pouvoir d’achat de la population pauvre chute. Car on assiste toujours au renchérissement graduel du coût de la vie, à l’escalade des prix du carburant et des produits d’utilisation courante en général.
L’effondrement de ce qui reste des services dit publics saute aux yeux, l’électricité est quasi-inexistante, l’accès à l’eau est un calvaire dans la majorité des quartiers pauvres et les centres hospitaliers publics sont en complète déconfiture.
Les candidats députés et sénateurs ne se préoccupent pas de ces questions. Ce qui les mobilise c’est comment susciter dans la population un intérêt pour des élections qui intéressent surtout les politiciens à la recherche de postes. Les tractations et les pressions sont en cours pour constituer un groupe de parlementaires qui tiendraient tête à ceux de «l’Espwa», le parti de Préval.
Italie
Victoire de l’Union de la Gauche, pour quelle politique?
Les élections législatives qui ont eu lieu les 9 et 10 avril en Italie ont donné une courte victoire à Romano Prodi, avec 25 000 voix de plus que son adversaire Silvio Berlusconi. L’«Unione», coalition hétéroclite dite de «centre gauche», allant de gens de droite, catholiques, à différentes organisations issues de l’ancien parti communiste italien (aujourd’hui éclaté) sera ainsi majoritaire en sièges à la chambre des députés (341 sièges sur 630) et majoritaire de un siège seulement au Sénat.
La défaite électorale de Berlusconi a sans doute fait plaisir à tous ceux qui votent à gauche et à beaucoup de travailleurs lassés de la politique ouvertement anti-ouvrière de Berlusconi.
Ce capitaliste, chef d’un parti de droite, Forza Italia, était le chef du gouvernement depuis 2001. Il est l’homme le plus riche d’Italie et la 14ème fortune mondiale. Il est propriétaire de l’empire de médias Finivest, et gros actionnaire de nombreuses autres entreprises. Il est donc un des rares capitalistes au monde à s’être engagé directement dans la politique, bien sûr au bénéfice exclusif de ses semblables. Son pouvoir quasi absolu sur les médias a beaucoup servi sa carrière politique. Ne reculant devant aucune forme de démagogie, même les plus grossières, il a promis à quelques jours du scrutin la suppression des taxes communales sur l’habitation principale, mais si cela lui a fait gagner des voix, cela n’a pas suffi à effacer des années de politique anti-ouvrière.
Mais la défaite de Berlusconi et la victoire de la coalition dirigée par Prodi est-elle pour autant un succès pour les travailleurs et la promesse d’une nouvelle politique plus favorable aux couches laborieuses? En aucune manière!
L’adversaire de Berlusconi, Romano Prodi, qui a remporté les élections, a cherché à se présenter à la population comme un homme sérieux et honnête. Ce faisant, il n’a pas caché ses intentions: mener une politique dans le sens des intérêts du patronat, sous le prétexte de redresser l’économie. Il se prépare à «baisser le coût du travail», c’est-à-dire à réduire de 5 points les charges sociales des patrons, ce qui coûtera de 8 à 10 milliards d’euros à l’Etat. Pour trouver cet argent, il envisage de réduire les dépenses publiques, c'est-à-dire de faire des économies aux dépends de la population.
La confédération patronale italienne a donné le ton au nouveau gouvernement en lui affirmant «l’absolue nécessité de mettre l’économie et l’entreprise au centre de l’agenda du pays». Prodi envisage de libéraliser les services publics pour améliorer la concurrence. Le parti de la Refondation communiste et le principal syndicat ont mis de côté les revendications des salariés pour se fondre dans l’Unione de Prodi et pour le soutenir face à Berlusconi.
Les travailleurs n’ont donc rien à attendre de ce gouvernement, pas même des promesses! Tout comme en France, ils ont subi de nombreux coups de la part des précédents gouvernements. Pour que leurs principales revendications soient satisfaites, concernant l’emploi, les bas salaires, l’absence de logements entre autres, ils devront compter sur leurs propres forces.
Premiers résultats du CNE: de la poudre aux yeux
Le 1er mars Villepin se félicitait de la signature de 350 000 CNE en France. En y regardant de plus près il s’agissait, en fait, de 309 000 intentions d’embauches en CNE, à la fin janvier 2006.
Où en est-on aujourd’hui? Entre intention d’embauche et signatures effectives, cherchez l’erreur.
La fête de Combat Ouvrier le dimanche 7 mai de 12 h à 20 h
La fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du «Pako» à Baie Mahault (Guadeloupe). La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
Programme:
12h00 0uverture de la fête. Apéritif.
12h30 Repas en musique.
MENU: salade variée - Colombo de Cabri - Glace - Vin OU Grillades de poulet - Poisson frit (sous les arbres Le repas sera animé par le groupe “Romantica” et le chanteur de Rap Pofwa. Vous pourrez apprécier les tours du magicien Caillet.
14h15 Allocutions
14h30 Conférence:
Actualités sur la dengue, le chikungunya, la lutte contre les mous-tiques porteurs du virus. La grippe aviaire et la lutte contre les oiseaux porteurs du virus”
15h30 Bal titane et début des Forums de discussion-débat
20h00 Clôture de la fête
Tout au long de la fête, vous pourrez:
• Consulter nos panneaux sur l’activité de nos camarades dans les entreprises, sur nos positions politiques
• Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’activité de Combat-Ouvrier
• Acheter, consulter livres, brochures et documents à la librairie de la fête
• Prendre une collation, un café au stand réservé à cet effet
• Commander des boissons au bar
• A partir de 15h30 danser jusqu’à 20h si vous le voulez.
• Visiter les stands des autres organisations politiques ou associations qui seront présentes à la fête.
• Faire des achats au moindre prix au “marché aux bonnes affaires”.
• Vous amuser avec les jeux vidéo, surtout pour les jeunes.
• Vous exercer au stand de tir
• Faire de bonnes affaires au “marché aux puces”
• A la tombée de la nuit, vous pourrez observer les étoiles et les planètes par télescope avec l’aide de deux astronomes amateurs.
Participation aux frais: 20 euros et 10 euros pour les enfants de moins de 12 ans .
Cette participation comprend l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à l’exception des collations, du bar et du champagne.
Alors, le 7 mai, soyez nombreux à vous rendre à la fête annuelle de Combat-Ouvrier. Emmenez vos parents, amis, camarades de travail. Réclamez dès maintenant votre carte d’entrée aux militants. Elle sera exigée à l’entrée.
Téléphone de contact:
0590.82.92.94
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