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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 6 mai 2006      N° 945


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Page 3

Martinique
Les salariés du Casino Plazza toujours mobilisés

Le gouvernement veut faire voter une loi proposée par Sarkozy qui va durcir considérablement les conditions de l’immigration en France. Il y Les travailleurs de Casino ne baissent pas les bras face à un patronat qui se montre toujours aussi arrogant vis-à-vis d’eux.
Depuis le 31 mars, ils sont en grève pour réclamer une augmentation de 100 € net par mois et tout de suite. Somme qui est largement à la portée de la direction. Le véritable patron n’est autre que le dénommé Hayot, connu comme étant l’un des patrons békés les plus riches de la Martinique.
A plusieurs reprises, les grévistes pour la plupart des jeunes, ont montré leur détermination en menant des actions devant ou à l’intérieur de leur entreprise ou encore en entreprenant des opérations-escargot non loin de leur lieu de travail.
Cependant, les grévistes ont compris la tactique de leur patron qui leur propose une augmentation de 105 euros brut et par dessus le marché étalée sur trois ans. De quoi se moquer du monde. D’autant plus que certains salariés d’autres secteurs d’activité trouvent que «100 euros c’est rien du tout». La direction, affirme la déléguée du personnel: «donne des chiffres bruts, ce qui l’arrange. Ce qui nous intéresse, c’est le salaire annuel net, on ne sera donc jamais sur la même longueur d’onde. Le net est insuffisant par rapport à ce que l’entreprise brasse chaque année ».
En effet, la direction préfère perdre des centaines de millions d’euros de jeux par soirée que d’accorder une augmentation de 100 euros net aux salariés. Quand des travailleurs se mettent en grève c’est pour de réelles augmentations de salaires, pas pour des augmentations de salaires au rabais. Ils ne luttent pas pour obtenir une aumône de leur exploiteur. Avec ces façons méprisantes, le patronat finira bien un jour par récolter la colère non pas des travailleurs d’une seule entreprise mais de l’ensemble des travailleurs.
En tout cas, les salariés de Casino trouvent pour l’instant le soutien de nombreux travailleurs de différents secteurs d’activité. Mais cette solidarité doit encore grandir pour qu’ils se fassent craindre des patrons. A ce jour, ceux du casino restent déterminés!



Guadeloupe
Extraits de “sucrerie en lutte” (Gardel)

UNE USINE MAL GÉRÉE
Le 18 avril dernier nous avons tenu une assemblée générale dans l’usine afin de dénoncer la mauvaise gestion de la sucrerie ainsi que le comportement de certains petits chefs. Les camarades ont arrêté le travail dès 5 heures du matin.
En effet, depuis le début de la récolte, la sucrerie n’a jamais retrouvé sa capacité de broyage. Elle ne broie que 4 700 t/jours au lieu des 5 500 t. Le déficit de production est dû au fait que la direction est incapable de faire les bons choix au niveau des pièces et des investissements lourds.

CRÉATION D’UNE COMMIS-SION DE CONTRÔLE
Lors de notre assemblée générale, nous avons créé une commission de contrôle composée d’une dizaine de camarades ouvriers. Le rôle de cette commission est de vérifier les difficultés rencontrées par les camarades à la fabrication. Car la direction et les petits chefs cherchent à faire porter aux ouvriers la responsabilité de leurs échecs.
Dans cette usine les moulins fonctionnent sans problème mais la fabrication n’a jamais pu suivre. C’est la preuve qu’il existe des problèmes au niveau des centrifugeuses qui ne répondent pas. En fait, il y a tellement de problèmes dans cette boîte qu’il lui faudrait un véritable bureau d’études.

LE CONTRÔLE, ÇA PAIE!
Notre assemblée générale du 18 avril dernier a fait réagir la direction. En effet, l’ancienne turbine qui avait été mise de côté et remplacée par une neuve qui ne marche pas est remise en fonction. Ainsi, l’usine fonctionne depuis avec 5 centrifugeuses. Du coup la production est passée de 4 700 tonnes à plus de 5 000 tonnes. Ces dirigeants forment une véritable équipe de bricoleurs. On se demande où passent donc les millions d’euros de subventions qu’ils reçoivent chaque année.

UN DIRECTEUR FANTOCHE
Le fameux directeur industriel, le nommé Rico, se plaint. Il dit avoir proposé d’utiliser l’ancienne turbine pour la récolte en cours et qu’on ne l’a pas écouté. Alors voilà, Rico se dit lui-même un directeur industriel fantoche!
Qui pourrait s’étonner du mauvais fonctionnement de cette sucrerie?

NE TRAINONS PAS MATHIEU DANS LA BOUE
Qu’il pleuve, qu’il vente, il faut vraiment avoir besoin de gagner sa vie pour travailler dans cette usine. Quand ce n’est pas la poussière qui vole et se pose partout, c’est la boue, à ne plus pouvoir circuler dans la cour de cette usine. Et il paraît qu’il y aurait à Gardel un responsable de l’environnement, un certain Cyrille Mathieu. On dit même qu’il serait aussi responsable de toutes les cannes qui rentrent à l’usine. Cet homme a, sans doute, trop de responsabilités. Ou il a peut-être de la poussière plein les yeux!



La fête de Combat Ouvrier en Guadeloupe

Le dimanche 7 mai, la fête annuelle de Combat Ouvrier s’est déroulée au Pako (Baie Mahault) de Midi à 20H. Il y avait au programme: repas, jeux, exposé scientifique, forums de discussion, musique, bal titane, marché aux bonnes affaires, librairie…etc.
Au moment où nous écrivons, nous ne pouvons évidemment donner un compte-rendu de la façon dont les choses se sont passées, mais nous sommes certains que nombreux furent nos camarades, sympathisants et amis qui s’y sont rendus comme chaque année! Plus de détail dans le prochain numéro de C.O.



Martinique
Extraits “de chantiers en lutte”

METALLURGIE: NOUS NE NOUS SOMMES PAS LAISSÉS FAIRE
Le vendredi 12 avril très tôt le matin, nous ouvriers de Hydraulique Service avons décidé de bloquer l’entrée de l’entreprise pour protester contre le licenciement de 6 d’entre nous.
Il s’agissait pour nous de faire une démonstration de force pour faire comprendre à notre patron qu’il n’aura pas les mains libres pour se débarrasser de nos camarades comme de kleenex.
Arrivé sur les lieux et surpris, le patron s’est retrouvé en face de l’ensemble du personnel mobilisé qui a voulu des explications sur ces licenciements. Il s’est montré très gentil, le pauvre. «Je suis pour la négociation» a-t-il dit. Mais nous ne l’avons pas cru quand il a commencé son refrain sur des soi disant diminution d’activités. Et nous sommes bien placés pour le voir.
En tout cas, face à notre mobilisation et malgré tous ses baratins, nous l’avons fait reculer. Il a donc suspendu tous les licenciements. Nous attendons qu’il annule purement et simplement ces licenciements, lors de notre prochaine rencontre.

BATIMENT: ELLE A REMBALLÉ SON MEPRIS ENVERS NOUS ET…
Le 23 mars dernier, des négociations annuelles obligatoires se sont tenues au siège de l’entreprise SAPEB au Lamentin.
Jusqu’alors, la direction ne voulait pas reconnaître que nous faisions partie de la convention collective du BTP.
Cette fois-ci, elle a dû changer de ton. Ainsi, si au cours des prochaines négociations paritaires du BTP il y a des augmentations de salaires, elles seront appliquées aussi dans notre entreprise. Chose que la direction ne voulait pas reconnaître auparavant.
Ainsi, elle ne se s’amusera plus à faire du profit sur notre dos sans lâcher quelque chose.

…ELLE A LACHÉ QUELQUE CHOSE
C’est ainsi que dès cette réunion, la direction de SAPEB a été obligée d’augmenter les ETAM. Soit une augmentation de 2% effective au 1er janvier 2006. La prime de vacances passe de 15 à 20 %.
Nous avons aussi obtenu une nouvelle grille de transport à la hausse, mais de façon discriminatoire quand même. Par exemple:
Pour la zone 1: elle passe de 28,63€ à 35€. Pour la zone 2: de 34,73€ à 41,00€ et pour la zone 3: de 39,30€ à 46,00.
Il ne faut pas que la direction croie qu’on se contentera de cela. Parce que la prime de transport dans le bâtiment est de 52€ pour tous les ouvriers quelle que soit leur qualification.
Elle ne dormira pas sur ses deux oreilles tant qu’on n’aura pas obtenu des salaires correspondant à la convention collective du bâtiment.

IDEX: DES MIETTES POUR L’INSTANT
Lors des négociations annuelles obligatoires qui se sont déroulées le 20 janvier dernier, nous n’avons obtenu de la direction que quelques pièces de monnaie, soit une augmentation de 23€ pour l’ensemble des salariés. Pour nous tous, cela n’a été que des miettes.
Et si on réclamait une augmentation uniforme qui ne soit pas inférieure à 100€ net comme le réclament nos camarades du casino de Schoelcher actuellement en grève...



Guadeloupe
Extraits de “l’écho de l’Aéroport”

CCI AU FRET: LE HARCÈLEMENT MORAL C’EST LE «TRUC» DU RESPONSABLE
Une collègue a démissionné, une autre est en maladie depuis des mois. Le personnel est sous pression. Le chef est tout à fait efficace pour amener les meilleurs agents à la dépression. Si vous réclamez votre droit, il vous prend en grippe.
Il est capable, ne trouvant pas d’erreur dans votre travail, de vous faire une scène terrible, devant le public, pour vous reprocher par exemple d’avoir oublié d’éteindre les toilettes en sortant. Accusation qui n’est même pas prouvée. «Où était-il caché?» Mais la technique est vieille: …, il restera toujours quelque chose. Ce genre de méthode ne passera pas éternellement.

VOLS SUR AIR CARAÏBES: LA DIRECTION ARNAQUE CARRÉMENT CERTAINS VOYAGEURS
Les voyageurs haïtiens et dominicains sont invités à payer les kilos supplémentaires. Mais la direction sait très bien que ses avions pour Haïti et Saint-Domingue ne peuvent transporter trop de kilos.
Résultat, le voyage des kilos supplémentaires payés n’est nullement garanti. Le voyageur paie et bien souvent perd ses bagages. Et là, il n’a aucun recours. En effet, dans certains services de Pôle Caraïbes il se trouve des gens pour trouver normal que ces voyageurs soient arnaqués. Et ces gens là n’aimeront pas qu’on les traite de xénophobes.

NOUVELLE TOUR: INFORMATIONS NON CONTRÔLÉES…
Dans un article signé Martin T. Laventure, France-Antilles fait une présentation de la future tour de contrôle. Il est malheureusement truffé d’inexactitudes. C’est ainsi qu’on y apprend que la tour est maintenue au sud de la piste, à l’opposé de l’aérogare «parce que la grande majorité du trafic aérien se fait entre l’Europe (la France) et la Guadeloupe»… ce qui est archi-faux en termes de mouvements d’avions.
L’attachement compulsif à la «mère patrie» du rédacteur l’aveugle quelque peu: l’orientation de la piste et le sens des tours de piste sont déterminés avant tout par des facteurs géographiques (vents, soleil, obstacles) les plus favorables à la sécurité du trafic.

…OU LES MÉSAVENTURES DE M. LAVENTURE
Le journaliste, emporté par son zèle à mettre en avant l’équipe dirigeante de la CCI, fait un amalgame qui laisse entendre que la construction de la nouvelle tour est l’aboutissement de 40 ans de gestion de la CCI, la suite de Pôle Caraïbes...
Le financement du NBT (nouveau bloc technique) n’a rien à voir avec la CCI, provenant entièrement de l’Aviation Civile (navigation aérienne). La construction aurait donc eu lieu même si la CCI avait perdu la gestion de l’aéroport.
Quant au trafic dont on dit qu’il «suit une ligne exponentielle depuis dix ans», on aurait bien voulu.
Bref, pour reprendre le sous-titre, il n’y a pas que les aiguilleurs du ciel qui seront plus près des nuages … le rédacteur de France-Antilles y est déjà.

RETARDS EN SÉRIE POUR LES VOLS TRANSATLANTIQUES
Air Caraïbes en Martinique, puis Air France en Guadeloupe ont connu ce week-end des retards dans la programmation des vols, dus à des problèmes techniques. Les affaires marchent, mais il faut assumer!



Guadeloupe
Extraits de “plantation en lutte”

ET ÇA TOMBE ENCORE POUR EUX!
32 millions d’euros, voilà la somme que sous le nom de «complément d’aide compensatoire» on va verser aux planteurs de Guadeloupe et de Martinique pour l’année 2005.
La plupart des plantations de Guadeloupe étant fermées depuis quelque temps déjà, on se demande à quoi va servir cet argent sinon à remplir encore les coffres-forts de certains gros planteurs. Et la production de banane dans tout cela: seulement un prétexte pour verser toutes sortes de subventions à quelques capitalistes.

NOUS DEVONS NOUS FAIRE ENTENDRE!
Par contre, pour ceux d’entre nous qui sommes en chômage, qui avons cotisé à la caisse de chômage depuis des années, nous devons nous contenter des maigres indemnités des ASSEDIC. Indemnités que d’ailleurs on cherche à supprimer en nous radiant de la liste des demandeurs d’emploi sous le moindre prétexte.
Comme nous n’avons pas d’hommes politiques à notre service, ni non plus de responsables à la tête de l’Europe ou au gouvernement, nous sommes obligés de compter sur notre mobilisation et nos luttes.



Guadeloupe
Extraits de “l’écho des télécom”

SILENCE RADIO
Des bruits courent qu’avec les soi-disant difficultés que traverse FT actuellement, les agents seraient transférés s’ils le veulent chez Orange. Mais en Guadeloupe, c’est le silence complet des dirigeants sur ce sujet. On sait que cette entreprise Orange n’embauche que des jeunes. La question en réalité pour les dirigeants de FT c’est de savoir comment se débarrasser des fonctionnaires.

YO KA HACHÉ É COUPÉ
Après l’annonce de 22000 suppressions d’emplois sur trois ans, FT met en place une nouvelle restructuration de grande ampleur en 2006. Le prétexte? la concurrence avec les autres opérateurs de téléphonie. Conséquences: concentration des services, mobilité accrue des agents, suppressions des petits centres, suppressions de postes et transferts vers le commercial, sous-traitance.
Les diminutions permanentes de personnel entraînent l’accumulation de travail supplémentaire.



Echo de l’ANPE

RESULTAT DES ELECTIONS ADASA
Aux dernières élections à l’ADASA l’UGTG a obtenu la majorité et remporté 2 sièges. Avec 127 voix représentant 65% des suffrages, l’UGTG demeure largement majoritaire.
La CGTG quant à elle regagne le siège qu’elle avait perdu il y a 3 ans. La liste CGTG totalise 69 voix soit 35% des suffrages exprimés. La CGTG progresse de 39 voix.
La défense des intérêts de l’ensemble des collègues à travers l’ADASA est plus que jamais d’actualité en ces temps de recul du pouvoir d’achat des salariés!