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Organisation communiste révolutionnaire (trotskiste)
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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 15 juillet 2006      N° 949


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Guadeloupe
Extrait du bulletin “écho de l’Aéroport”

AIR FRANCE: LE 777 ATTIRE LES CAMIONS Cela fait déjà deux fois que le tout nouveau Boeing 777 d’Air France est accroché par un camion. La première fois, c’était le GPAP, la deuxième le camion de la SORI qui apportait les plateaux-repas.
Cela a eu des conséquences, puisque le vol a été reporté. On va sans doute tout mettre sur le compte des chauffeurs, mais la responsabilité des sociétés qui les emploient est engagée: bien souvent, ces travailleurs se retrouvent au pied d’un avion sans avoir de formation adéquate.
Il est nécessaire que tous ceux qui circulent sur la plate-forme bénéficient d’une telle formation, il serait injuste qu’ils soient sanctionnés.



Guadeloupe
Extrait du bulletin “Sucrerie en lutte” Gardel

FIN DE CAMPAGNE EN DEMI-TEINTE
La récolte s’est terminée le 1° juillet et les planteurs se plaignent que cette année encore, il reste beaucoup de canne sur pied.
Les raisons sont multiples: la pluie de la dernière moitié de juin a gêné la coupe, mais les cannes n’avaient pas été coupées pendant la période de fort ensoleillement. L’usine n’a pas atteint la vitesse de broyage qu’elle promettait, du fait de déficit technique du matériel.
Les choix de la direction ont fait que durant cette campagne les objectifs des planteurs n’ont pas été réalisés.



Guadeloupe
Extrait du bulletin "plantations en lutte"

BONUS VILLEPIN: CONNAIS PAS On se souvient qu’à la fin des années 1990, quand des camarades de la banane ont réclamé une prime de fin d’année, certains patrons du secteur avait déclaré «oh là ou ja wouè yo ka ba moun lagen san travail». Alors que dans pratiquement tous les secteurs les travailleurs touchaient une prime de fin d’année.
Aujourd’hui leur attitude est la même pour le bonus Villepin. «Connais pas» (oh là zot pren ça), voilà leur réponse à ceux qui ont demandé ce bonus.
Et dire que les patrons de la banane se disent prêts pour «le dialogue social». Ce serait plutôt «le dicktat patronal»!



Guadeloupe
Extrait du bulletin “écho des assurances”

MAIF: NOUVELLE DONNE SOCIALE: LA CFDT SIGNE L’ACCORD DE MOYENS
La CFDT a été le seul syndicat à signer l’accord de moyens permettant de commencer les négociations sur la nouvelle donne sociale (NSD). Les autres syndicats ont refusé de signer car ils estiment qu’il y a déjà un accord sur le droit syndical et qu’il pouvait s’appliquer pour la NDS.
Selon la direction cet accord permet aux organisations d’avoir des moyens supplémentaires (70 heures au lieu de 35h, un budget formation, un ordinateur portable). Par contre la direction n’accepte que 6 représentants par organisation alors que l’accord sur le droit syndical prévoit 8 représentants par organisation. La CGT et FO estiment que la direction n’ayant pas dénoncé l’accord sur le droit syndical, ce dernier doit s’appliquer.



Guadeloupe
Extrait du bulletin “écho des télécom”

DISCRIMINATION SOCIALE
Dans les DOM, pour les agents de l’Etat, de La Poste et de France Télécom, la prestation d’accueil du jeune enfant et l’allocation logement sont désormais versées par la caisse d’allocations familiales et non plus par les administrations de l’Etat. Nous sommes encore désavantagés par rapport aux agents de la France car pour eux ce sont les CAF qui gèrent l’ensemble de leurs prestations familiales, ce qui simplifie les démarches et la bonne compréhension des dossiers.

PAS D’EGALITE SOCIALE!
Dans les DOM, le fait que pour les agents de l’Etat ce sont les administrations qui paient l’allocation logement et la prestation d’accueil du jeune enfant constitue un réel handicap. Les barèmes en vigueur dans les administrations d’Etat sont souvent d’un montant inférieur par rapport aux barèmes en vigueur à la CAF.



Martinique
La lutte des salariés de Casino Plaza

90 jours de lutte de mobilisation et d’actions, c’est ainsi que dans un premier temps on peut résumer la grève des salariés du Casino Batelière Plazza qui a débuté le 31 mars.
Malgré les difficultés qu’ils ont rencontrées tout au long de ces trois mois de «guerre» sociale, ces salariés tiennent encore leur mouvement avec la volonté ferme de faire aboutir leurs revendications.



Martinique
A propos des conditions de travail au CEV (Centre Emma Ventura)

Extraits du journal de la CGTM-Santé de juillet 2006
Mardi 20 juin, au CEV, se tenait une réunion du personnel, de la Direction et des organisations syndicales.
Les conditions de travail sont exécrables.
Voilà ce qu’ont dit les collègues:
Une AS (agent de service) du 5ème: «Notre travail est dur, très pénible. Nous sommes avec des personnes âgées très dépendantes. Le nombre d’AS est très instable, trois le matin, deux l’après midi. La sécurité n’est pas respectée. Le planning est sans cesse changé.»
Une ASH (agent de service hospitalier): «Au CEV, le nombre de personnes âgées est toujours le même, que ce soit le lundi, le dimanche ou un jour férié. On ne travaille qu’en courant mais toujours en accélération. Quand on ne remplace pas, nous sommes contraints de consacrer un nombre de minutes par personne âgée, sinon ça se dégrade…»
Une syndicaliste: «La DSSI (direction des soins infirmiers) a demandé aux agents de signer un papier où il est écrit qu’il accepte de travailler seul. Et la DSSI appelle ce système «procédure dégradée». C’est inadmissible.»
Une IDE ( infirmier diplômé d’état) du 4ème: «Je suis seule pour 66 personnes…».
Ces quelques exemples en disent long sur le quotidien des agents et celui des malades!



Martinique
Exaspération des hospitaliers du centre Emma Ventura

A la fin du mois de juin, les salariés du Centre Emma Ventura ont débrayé. Pendant quelques heures, ils ont bloqué les entrées de ce centre hospitalier pour faire entendre leur mécontentement et leur ras le bol devant des conditions de travail de plus en plus insupportables. Ce qui a fait déborder le vase c’est encore la question du traitement des congés annuels.
Le centre Emma Ventura fait partie du CHU de la Meynard. Cette structure est spécialisée dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes. C’est dire que les conditions de travail du personnel, toujours en sous effectif, sont difficiles.
Comme chaque année, la direction demande aux agents de faire leur demande de congé depuis le mois de décembre. Mais lorsque la période des congés arrive, les agents courent le risque de ne pas pouvoir partir à la période prévue à cause d’un manque de personnels.
C’est la direction qui a la responsabilité de la politique d’embauche du personnel, infirmiers, aide-soignants ou autres. C’est elle, avec les budgets de plus en plus réduits imposés par l’Etat, qui propose des contrats précaires aux salariés. C’est elle encore qui met fin à ces contrats sans ménagement après plusieurs mois, voire années de travail. Mais lorsque vient la période des vacances, la direction joue à l’étonnée devant le manque de personnel. Et voilà que ce sont encore les agents qui trinquent.
La direction a tenu une réunion de trois heures avec les agents en colère et a proposé quelques solutions pour empêcher que le mouvement s’amplifie car en cette période de vacances, le problème de manque de personnel se pose aussi dans les autres centres hospitaliers. Elle a annoncé notamment un renforcement des remplacements lors des congés annuels et le renfort d’un aide-soignant lorsqu’il manque un infirmier. Bref, des solutions plus ou moins précaires qui n’ont pas réellement satisfait ceux qui s’étaient mobilisés.



Guadeloupe
La situation du CHU de Pointe-à-Pitre/Abymes

La presse a fait état des difficultés du CHU à présenter son budget. C’est finalement le directeur de l’ARH (Agence régionale d’hospitalisation) qui va fixer un «état prévisionnel des dépenses» (EPRD) comme la loi le prévoit en cas d’absence de budget présenté par un CHU.
Cela signifie que ce budget sera «limitatif» et qu’il sera question de « plan de retour à l’équilibre » ; ce qui se fera bien sûr, aux dépens des travailleurs du CHU et par la réduction des dépenses médicales!
Après les derniers développements: réunion des instances du CHU, CTE, Conseil d’Administration. Nos camarades de la CGTG ont publié des commentaires dont nous extrayons les passages suivants:
«Depuis la mise en place de la TAA, (tarification à l’activité) la situation des hôpitaux n'a cessé de se détériorer.
La Fédération Hospitalière qui regroupe en association plus de mille établissements hospitaliers du secteur public indique que «la situation budgétaire est calamiteuse. Elle n'a jamais été aussi mauvaise depuis 1945! les deux tiers des établissements sont dans le rouge».
Pour pouvoir subsister, les hôpitaux ont toujours pratiqué les «reports de charge». Cela consistait à faire passer les dépenses de l'année en cours, sur l'année suivante: les hôpitaux vivaient donc à crédit.
La Fédération Hospitalière estimait en 2005, ces dépenses entre 400 à 500 millions, les dépenses de 2004 reportées en 2005. Avec l'EPRD, ces reports de charge se traduisent en déficit.
Cette même Fédération Hospitalière de France évalue à 4,32 % l'augmentation nécessaire du budget des hôpitaux en 2006 afin d'apurer les reports de charge non couverts en 2005 et d'assurer le maintien des moyens actuels. Bien au contraire, le sous-financement des hôpitaux en 2006 est de l'ordre de 1,2 à 1,5 milliards d'euros.
La situation budgétaire du CHU de Pointe-à-Pitre a toujours été préoccupante. Après la grève de 1998, le ministère avait autorisé la souscription de 150 millions de francs d’emprunt et accordé 10 millions de francs au CHU. Estimant cette somme insuffisante, la directrice des services financiers de l'époque démontrait la nécessité d’un rebasage. La tutelle n'a jamais accordé ce rebasage. Alors le CHU a continué à vivre à crédit.
Dans de nombreux établissements, les syndicats tentent de préparer la riposte des travailleurs. En effet, nous ne pouvons voir se dégrader les hôpitaux sans réagir.
A la CGTG, nous avons entrepris une «campagne de vérité» dans les services. Pour nous, il est important que les collègues comprennent dans quelle situation se trouve le CHU pour déterminer consciemment leurs revendications et les méthodes de luttes afin d’exiger les moyens nécessaires pour soigner la population.
Nous avons déjà tenu des réunions avec des agents des services suivants: oncologie, radiothérapie, anapath, médecine A, Hémodialyse, radiologie, cardiologie, CTV, SSR, gynécologie, Biochimie, Biologie.
Les mêmes question-nements reviennent: « à quoi est dû ce déficit? », « le CHU est-il le seul établissement dans cette situation »?
Des collègues s'en veulent de n'avoir pas cherché à se tenir au courant du fonctionnement de l'établissement.
Les collègues et particulièrement les administratifs sont particulièrement choqués de constater que les activités ne sont pas prises en compte. Mais une question revient sur pratiquement toutes les lèvres: que faire?
Nous pouvons déjà nous mettre d'accord sur nos revendications. Nous pouvons décider et choisir des actions à mener ensemble : interventions auprès de la direction du CHU, interventions auprès de la tutelle, interventions auprès des politiques, appel à la population, aux usagers, grève limitée, illimitée, reconductible. Toutes les décisions doivent être discutées, votées par service, en assemblée générale... La situation du CHU c'est l'affaire de tous les agents pas seulement celle des syndicats.



Guadeloupe
Grève à ICV: les salariés victimes des actionnaires

Depuis le 30 juin, les salariés de ICV ont arrêté de produire le journal météo pour RFO. Cette société réalise diverses productions pour les télévisions comme les bandes annonces, les publicités, le journal météo. Les salariés sont inquiets depuis que RFO, pour qui ils travaillent, a été absorbé par France Télévision. En effet, à la demande des actionnaires de cette société qui veulent plus de rentabilité, il est envisagé de cesser les activités les moins rentables, dont la fabrication des journaux météo.
Il y a donc des risques de diminution des activités de ICV et donc de licenciements, voire de dépôt de bilan. Les salariés ne veulent pas être le jouet des actionnaires qui se battent pour les bénéfices. Ils ne veulent pas voir détruire leur outil de travail. Ils ont organisé un collectif pour pouvoir continuer leur travail, défendre leurs intérêts et obtenir des indemnités, des reclassements si la société ICV venait à disparaître.