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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES - Samedi 27 janvier 2007 N° 960
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Guadeloupe
Poursuite de la grève au CFA
Les grévistes du CFA (Centre de Formation des Apprentis) continuent leur mouvement de grève pour obtenir la titularisation de 16 salariés. Plusieurs rencontres ont déjà eu lieu avec le Président de la chambre des Métiers, Jöel Lobeau, sans succès. Ce qu’il y a de nouveau c’est la présence de M. Lemaire, qui est directeur du travail et qui est présent à la demande du préfet en tant que «facilitateur».
Pour le moment, M. Lobeau reste sur sa position et estime que la titularisation est illégale, mais il dit maintenant qu’il serait favorable aux titularisations mais que c’est la tutelle qui l’empêche de le faire. Selon les grévistes il n’y a aucun texte qui interdit de titulariser.
M. Lobeau qui n’était pas présent lors de la dernière négociation est parti au ministère chargé des PME pour dit-il chercher une solution afin de sortir du conflit. Il est vrai que les apprentis commencent à s’inquiéter pour le devenir de leur formation et veulent voir la fin de cette grève afin de pouvoir passer leurs examens. Mais les grévistes se battent avec raison contre la précarité car certains salariés signent des CDD (contrat à durée déterminée) d’un an depuis 20 ans.
Les grévistes ont un rendez-vous le 23 janvier pour une rencontre avec M.Lobeau qui sera en principe de retour et espèrent une issue favorable à ce conflit. Il ne faut pas oublier qu’ils sont en grève depuis le 6 novembre et ont déposé leur cahier de revendication auprès du président de la chambre depuis le 26 octobre.
Martinique
EDF: des mesures d’intimidation qui ne passent pas
La grève menée par les employés d’EDF début décembre 2006 est restée au travers de la gorge de la direction. Ainsi, la semaine dernière, certains agents avaient reçu une convocation pour s’expliquer sur le piquet de grève mis en place devant l’usine de Bellefontaine. Mais, hypocrite, la direction indiquait qu’elle faisait cette démarche «en accord avec les partenaires sociaux».
Une grande partie des agents n’a pas compris ce que voulait savoir la direction et comme ils étaient tous grévistes, ils ont décidé de se présenter avec l’agent convoqué pour s’expliquer avec elle.
Mercredi 17 janvier, le jour du premier entretien, près de cent agents se sont regroupés au siège social, bien décidés à répondre aux demandes de la direction.
En fait l’entretien a tourné court. Les responsables du syndicat SEM-CGTM présents avec la délégation ont à leur tour interpellé la direction sur ses agissements peu clairs car tout en étant «partenaires sociaux» ils n’étaient bien sûr pas associés à la démarche d’intimidation de la direction. Ils demandèrent donc à celle-ci de rectifier son courrier. Et dans l’attente de cette rectification, la délégation a tourné les talons.
En tout cas, les agents d’EDF se sont mobilisés et ont clairement montré leur mécontentement face à de telles méthodes d’intimidation et ce d’autant plus qu’ils n’ont toujours pas obtenu satisfaction sur le refus de voir EDF Martinique transformé en filiale d’EDF.
Guadeloupe
Grève tournante dans les établissements privés de santé
A l’appel de l’UTS-UGTG, les salariés des cliniques privées ont entamé une mobilisation à compter du 15 janvier. Les principales revendications sont:
- une augmentation de salaire de 72,41€ brut ce qui représente environ 2,2% d’augmentation;
- le maintien de la rémunération en cas de maladie;
- la mise en place de la prévoyance;
- la mise en place d’un plan de formation de Branche prévoyant la validation des acquis.
Les syndicats ont décidé d’organiser des grèves tournantes dans chaque établissement. Ainsi le 15 janvier c’était le tour de la clinique Les Eaux Marines, le 16 janvier, le C.M.S. (Centre Médico Social), le 17 janvier les cliniques Espérance et Choisy, le 18 janvier Les Eaux Vives, le 19 la Polyclinique. Une mobilisation générale est prévue le 22 janvier devant le centre Manoukiany à Rivière Sens, le 23 aux Eaux Claires.
L’UGTG veut dénoncer l’attitude des représentants de la FHP (Fédération de l’Hospitalisation Privée) le plus gros syndicat des employeurs. Ceux de Guadeloupe ont décidé d’appliquer de façon unilatérale l’augmentation de 1 % accordée aux travailleurs de France et ceci sans tenir compte de la convention collective locale. Il faut savoir que le 3 octobre 2006 les travailleurs avaient fait grève pour obtenir l’ouverture des NAO 2006 et avaient obtenu un accord de branche sur la mutuelle et la prime de transport notamment. Une série de rencontres ont eu lieu les 30 et 31 octobre et le 10 novembre la FHP Guadeloupe a décidé une revalorisation des salaires de 1 % à effet le 1er mai 2006 et payable sur la paie du mois de novembre. L’UTS-UGTG indique que selon l’indice INSEE les prix ont augmenté de 1,3 % en Guadeloupe. Les patrons des cliniques privées estiment qu’ils n’ont pas à discuter avec les organisations syndicales alors qu’ils pourraient largement donner satisfaction aux revendications compte tenu des profits qu’ils réalisent.
Si les travailleurs ne réagissaient pas on irait vers une remise en cause de leur convention locale à l’instar des travailleurs des banques AFB.
Guadeloupe
La lutte des occupants de Jabrun-Baie-Mahault. Extrait du dernier tract du GOJ, (groupe des occupants de Jabrun)
COMMANDOS ARMES, VIOLENCE, FOLIE DESTRUCTRICE CONTRE LES OCCU-PANTS DE JABRUN! (QUI SEME LE VENT …)
C’est par la violence et par la force que les dits propriétaires des terrains de Jabrun à Baie-Mahault tentent d’expulser les derniers petits occupants de terre au nombre de 15. M. Blandin qui veut transformer ces terres agricoles en zone d’activité pseudo industrielle n’a pas hésité à envoyer des commandos intimider ces pères et mères de familles qui depuis de nombreuses années tentent de survivre en cultivant de petits «jardins». Des menaces d’intervention avec armes ont été proférées contre les occupants. Profitant de leurs moments d’absence, le petit local où ils se réunissaient a été littéralement écrasé. Samedi matin, un hectare de manioc planté par les occupants a été entièrement détruit ainsi que des petits «jardins» vivriers! Un véritable crime!
Les terres de Jabrun sont surveillées par des milices privées dont certains sont payés 200 euros par jour par ces patrons mafieux. La nuit, des vigiles entourent les champs, patrouillent avec lampes et chiens policiers. Les belles terres agricoles de Jabrun et les petits jardins vivriers ont été transformés en un véritable camp de concentration.
Voilà de quelle manière certains gros propriétaires, gros possédants tentent de régler un problème social en Guadeloupe. Et après on nous parlera de dialogue social, de paix sociale!...»
Commentaire: Depuis la sortie de ce tract, les occupants ont exprimé leur colère par la mise en place d’un barrage enflammé prés du rond point de Convenance mardi 16 janvier au matin. La plupart des automobilistes pourtant gênés par le ralentissement de la circulation ont exprimé leur sympathie aux occupants. Vendredi 19 janvier, ils ont tenu un nouveau meeting à Jabrun et en envisagent un autre le 26. Leur lutte continue.
Guadeloupe
Extrait du bulletin “sucrerie en lutte” (Gardel)
NOS REVENDICATIONS POUR LA CAMPAGNE 2007
Nous réclamons: le changement de catégorie quand le plafond dans celle où on se trouve est atteint, que l’évolution des catégories et coefficients se fasse sur 2 ans au lieu de 3ans, la revalorisation des primes (retraite, licenciement), des chèques de transport et déjeuner, la formation pour les saisonniers et 5 % d’augmentation des salaires. Quand on sait les avantages de toutes sortes dont bénéficient les directeurs de la filière, nous sommes en droit d’exiger ce minimum et s’il le faut de nous battre pour l’obtenir.
NAO 2007
Cette année les organisations syndicales ont présenté aux patrons de la filière une plate-forme de revendications communes. C’est une chose que les camarades ouvriers ont toujours souhaitée. Cela va de soi puisque nous rencontrons tous les mêmes problèmes, ceux des usines et ceux des champs. Mais aussi, cela devrait renforcer, en notre faveur, le rapport de force face aux directions.
Guadeloupe
Extrait du bulletin “plantation en lutte”
SCA-LA DIGUE: ARGUMENT CONVAINCANT…
La direction de la plantation fait partie des patrons qui n’avaient pas l’intention de payer la prime de fin d’année.
Il a suffi que nous arrêtions le travail un matin de décembre pour qu’une heure après, le responsable soit «convaincu» qu’il n’y avait rien d’autre à faire que de nous payer notre prime.
DE QUEL DROIT?
Pour ces élections à la chambre d’agriculture, il y a une liste présentée par les patrons dans le collège salariés. Ces exploiteurs ne manquent pas de culot. Comm si les intérêts des travailleurs étaient les mêmes que ceux des patrons. Tout au contraire, ils sont opposés.
PRIME DE FIN D’ANNÉE: ILS ONT PAYÉ UNE PARTIE.
En dépit de l’intention annoncée par certains de ne pas la payer, la plupart des patrons des plantations les plus importantes encore en activité ont finalement mis la main au porte monnaie pour payer la prime de fin d’année. Reste que la plupart d’entre eux n’ont déjà versé que 300€ c'est-à-dire la moitié du montant prévu de cette prime. Certains ont promis de verser le reste par la suite. Mais nous devons rester vigilants, parce que «parol en bouche pas chage».
Reste que les camarades qui n’ont pas reçu leur prime ont toujours la possibilité d’avoir recours aux Prud’hommes.
Guadeloupe
Extrait du bulletin “échos des Télécom”
LES PANNES CONTINUENT A SE MULTIPLIER
Les clients qui subissent des perturbations ou des pannes, restent sans téléphone et sans internet pendant de longues semaines. On ne peut pas joindre les conseillers clients qui sont trop peu nombreux par téléphone.
Les conseillers clients croulent sous les appels sans pouvoir répondre. Les techniciens sont eux aussi débordés. Voilà le sort sui nous est réservé à FT.
ET DES MILLIERS D’EMPLOIS SONT SUPPRIMES
On aurait pu penser que la multiplication des entreprises du secteur amènerait de nombreuses créations d’emploi. Là encore il s’agissait d’une fable. Les nouveaux opérateurs annoncent leurs premiers plans sociaux au fur et à mesure des concentrations désormais organisées dans le secteur.
A FT 22 000 suppressions d’emploi sont encore programmées pour les années 2007-2008.
UN AUTRE AVENIR EST POSSIBLE
Plus de 50% du personnel a aujourd’hui entre 45 et 55 ans. Et la démotivation gagne du terrain. Face aux problèmes quotidiens d’organisation du travail, de changement d’horaires, de mobilité forcée, les salaires et les carrières sont bloqués.
FT doit embaucher plus de jeunes, et prolonger le dispositif de départ à 55 ans, pour ceux qui le souhaitent, dans des conditions de départ décentes.
LES PANNES CONTINUENT A SE MULTIPLIER
Les clients qui subissent des perturbations ou des pannes, restent sans téléphone et sans internet pendant de longues semaines. On ne peut pas joindre les conseillers clients qui sont trop peu nombreux par téléphone.
Les conseillers clients croulent sous les appels sans pouvoir répondre. Les techniciens sont eux aussi débordés. Voilà le sort sui nous est réservé à FT.
Guadeloupe
Extrait du bulletin “échos de l’ANPE”
POUR LES SALAIRES, IL FAUDRA SE BATTRE
A l’annonce des voeux programme de Chirac, certains collègues se demandent si la fusion ANPE/UNEDIC aura pour conséquence un alignement des salaires de l’ANPE sur ceux de l’UNEDIC et des ASSEDIC qui sont plus élevés.
Le rêve est permis! Mais on n’a jamais vu des augmentations spontanées des rémunérations pour les salariés. Pour obtenir des augmentations de salaire, il faudra se battre!
DES ARGUMENTS ECULES!
Pour justifier le recours aux officines privées pour effectuer les prestations de l’ANPE, les chefs nous bassinent avec des arguments archi rabachés: L’ANPE ne peut pas suivre tous les demandeurs d’emploi. Sauf que chaque fois que les privés qui suivent les DE (demandeurs d’emploi) n’ont pas de résultats où retrouvent on les chômeurs?
A l’ANPE bien sûr… Et c’est encore à l’agent lambda qu’il revient d’essayer d’aider le DE qui reste inscrit à l’ANPE. A quoi ça sert alors de filer notre boulot au privé?
Guadeloupe
But et Conforama
BUT ET CONFORAMA: DES AFFAIRES JUTEUSES!
Les Sept magasins Conforama de la Caraïbe appartenant à la société martiniquaise «Financière Caraïbe» vont passer sous le contrôle la «Cafom» détenteur des 6 magasins « Buts » d’outre-mer. La CAFOM c’est, avec «BUT» un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros, dont 95% réalisés dans les DOM. Les actionnaires s’en mettent déjà plein les poches et 1,4 millions d’actions nouvelles seront émises! Aux travailleurs de réclamer leur part!
CAPITALISTES DE BUT ET CONFORAMA VAUTRES DANS LE FRIC!
Après cette opération de fusion entre But et Conforama, les deux actionnaires martiniquais principaux, Manuel Baudoin et Guy Alain Germon feront leur entrée dans une société cotée en bourse à «l’eurolist C» et au moment de l’ouverture du nouveau Conforama des Mangles-Californie en Martinique. C’est sur le travail et l’exploitation des travailleurs que se font ces affaires.
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