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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES - Samedi 24 mars 2007 N° 964
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À la Une
ÉditorialIl y a l’argent pour les patrons de la banane et les autres, mais pas pour les travailleurs
Le lundi 5 mars dernier, suite à une décision arrêtée lors de leur dernière rencontre, des planteurs ont manifesté leur mécontentement en «mettant leurs travailleurs en grève» en Guadeloupe. Une opération escargot a ensuite été organisée de Capesterre-B-E à Basse-Terre. Et cette fois-ci, comme c’est le cas à chaque manifestation des planteurs, ce sont des travailleurs qui conduisaient les engins qui ont permis, avec les quelques voitures des patrons, de donner une certaine ampleur à cette manifestation.
Il s’agissait selon les déclarations des représentants des planteurs, d’obtenir des informations précises sur les décisions concernant les aides qui leur seront versées. D’ailleurs, une des banderoles des manifestants réclamait «Respect et Transparence». Qu’y-a-t-il derrière ce mouvement?
Pour G. Adolphe et J. Laguerre, les planteurs ne savent toujours pas très clairement ce qui les attend. Mais la transparence a-t-elle jamais été de mise chez les planteurs?
En fait, derrière ce remue ménage, il y a tout simplement le désir pour les planteurs, les gros surtout, car ce sont eux qui se servent royalement dans les sommes qui sont allouées au secteur, de faire pression pour demander encore et encore que les pouvoirs publics leur versent de l’argent.
Et de fait, peu de temps après, les pouvoirs publics ont entendu les patrons de la banane. Ces derniers ont obtenu:
- la mise en place d’un prêt relais qui leur permettra en fait de bénéficier d’avances de fonds;
- la confirmation du montant des subventions pour 2007: 31 millions d’euros;
- la confirmation du maintien d’un quota de 75 000 tonnes de bananes pour l’année 2007.
Rappelons que depuis janvier 2007, les montants compensatoires sont remplacés par des aides de l’Europe: 130 millions sont prévus cette année, pour la Guadeloupe et la Martinique. Mais le problème c’est que cet argent ne sera versé qu’en fin d’année. Et pour F. Lignières, les planteurs n’ont plus de trésorerie, il leur faut des avances de fonds pour pouvoir tenir jusque là. Notamment un prêt relais de 40 millions d’euros. Les tractations sont déjà en cours. La Région et le Département ont déjà promis leur «participation». On parle de 13 millions d’euros pour ce dernier. Sous quelle forme, avance, prêt, subvention ou on ne sait quoi? De toute façon on va toujours leur ouvrir la bourse ; c’est d’ailleurs le but de leur mouvement.
On a entendu à cette occasion les larmes de crocodile de F. Lignières, prétendant que les difficultés des planteurs sont dues aux grèves et aux calamités climatiques. La bonne blague! Cela prête à sourire quand on sait que cela fait plus de deux ans que les planteurs ont licencié environ un millier de travailleurs. Qui aurait produit les bananes puisque les plantations sont en friches ou plantées en cannes? Et puis il n’est pas certain que l’argent reçu par les planteurs ne sera pas utilisé à autre chose que relancer les plantations de bananes comme cela a souvent été les cas.
C’est d’ailleurs la raison d’un communiqué du 8/03/07 du syndicat CGTG de la banane qui exige entre autres, nous citons:
- Un véritable contrôle sur la destination et l’utilisation des fonds alloués aux planteurs;
- L’élaboration d’un calendrier pour une réembauche des ouvriers licenciés qui n’ont pas atteint l’âge de la retraite.
Il ne faudra pas s’étonner si à leur tour, les ouvriers agricoles de la banane manifestent leur mécontentement pour se faire entendre, eux aussi.
Et c’est ce qu’ils auraient de mieux à faire, en Guadeloupe et en Martinique.
Ce qui se passe dans la banane est une illustration vivante de ce que dénonce constamment Arlette Laguiller, notre camarade, candidate aux élections présidentielles. Des cadeaux aux patrons, des licenciements pour les travailleurs. Prendre sur les profits des patrons et des grosses sociétés pour résorber le chômage, cela les Sarkozy, Bayrou et Royal ne veulent pas en entendre parler. A moins que les luttes des travailleurs les y contraignent.
• Interdiction des licenciements!
• Le SMIC à 1500 euros net tout de suite!
• Augmentation des salaires de 300 euros!
• Prendre sur les immenses profits des capitalistes pour créer des emplois, pour augmenter les salaires!
VOTEZ POUR LE CAMP DES TRAVAILLEURS!
VOTEZ ARLETTE LAGUILLER!
Tous à la fête de Combat Ouvrier 2007 (en Guadeloupe) le dimanche 1er avril
La fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du «Pako» à Baie Mahault. La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l’entrée.
Programme:
12h 0uverture de la fête. Apéritif
12h30 Repas
MENU:
Entrée:
Melon (au porto selon les goûts)-jambon
Plats:
Grillade de dorade ou grillade de poulet ou ragoût de boeuf
Accompagnements:
Purée de banane verte et riz au poivron
Vin
(Champagne à la demande)
Dessert: Glace
Café
Le repas sera animé par le groupe «NEGOCE SIGNATURE», un groupe de quadrille, biguine, valse avec l’accordéoniste Négoce qui a obtenu le prix de Musique du Monde de Radio France International (RFI) en mars 2006.
14h15 Allocution de Combat Ouvrier
14h30 Conférence: «Le réchauffement de la planète, causes et conséquences» par Jack Molinié, maître de conférences à l’Université Antilles-Guyane, Président de l’association de qualité de l’air «Gwad’air»
15h30 Bal titane et…début des forums de discussion-débat
Forum de Combat-Ouvrier: «Pourquoi voter Arlette Laguiller aux Elections présidentielles? »
Forum(s) de nos invités
20h Clôture de la fête
Tout au long de la fête, vous pourrez:
- Consulter nos panneaux sur l’activité de nos camarades dans les entreprises, sur nos positions politiques
- Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l’activité de Combat-Ouvrier
- Acheter, consulter livres, brochures et documents à la librairie de la fête
- Prendre une collation, un café au stand réservé à cet effet
- Commander des boissons au bar
- A partir de 15H30 danser jusqu’à 20H si vous le voulez
- Gagner à la tombola si vous êtes chanceux
- Visiter les stands des autres organisations politiques ou associations qui seront présentes à la fête
- Vous amuser avec les jeux vidéo, surtout pour les jeunes
- Vous exercer au stand de tir
Participation aux frais: 20 euros. 10 euros pour les enfants de moins de 12 ans.
Cette participation comprend l’apéritif, le repas et toute l’animation de la fête à l’exception des collations, du bar et du champagne. Alors, le 1er avril, soyez nombreux à vous rendre à la fête annuelle de Combat-Ouvrier. Emmenez vos parents, amis, camarades de travail. Réclamez dès maintenant votre carte d’entrée aux militants.
Téléphone de contact:
0590.82.92.94 0690.72.61.33
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