logo COMBAT OUVRIER
Organisation communiste révolutionnaire (trotskiste)
MSN Search
PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 7 avril 2007      N° 965


Sommaire > Page précédente > Page suivante > Accueil > Archives > e-mail 

Page 3

Aéroport pôle Caraïbe: les grévistes de Top One déterminés à ne pas se laisser faire

Depuis le samedi 24 mai les travailleurs de la sécurité privée (gardiennage) et de la sûreté aérienne -qui s’occupent des bagages de soute- sont en grève à l’appel d’une intersyndicale ULTEA-UGTG, CGTG et CFDT. A la suite d’un appel d’offre le patron de Top One s’est retrouvé à la tête de quasiment tous les services de sûreté et de sécurité de l’aéroport. Il a pensé continuer à mener sa politique de non respect des conventions collectives et d’arrogance vis à vis des salariés. Mais trop c’était trop. Cela devait se terminer par une grande colère des travailleurs qui mènent la grève avec beaucoup de combativité. Ils tiennent, nombreux, un piquet de grève devant l’entrée de Pôle caraïbe jusqu’au dernier avion le soir.
Les revendications sont d’abord l’ouverture des NAO, le respect des conventions collectives (paiement des mutuelles et caisse de prévoyance, primes d’habillage et de déshabillage, prime de salissure). Les salariés demandent aussi la reconnaissance des représentants du personnel (DP, DS et CE). Ils sont également en grève pour la régularisation des taux horaires de la sécurité. Sur ce point le patron a été pris en flagrant délit par l’Inspection du travail. Il y a aussi l’escroquerie des chèques déjeuner qu’il a proposés et qui grèvent sérieusement les salaires.
Sur tous ces points, depuis le début de la grève le patron a eu l’occasion de dire qu’il était d’accord mais il n’a jamais rien acté. Les grévistes exigent un relevé de décisions sur ces points avant de passer au point crucial qui concerne les heures supplémentaires mal calculées. En effet ils ne lui font pas confiance: ce monsieur revient constamment sur ses décisions. Il trouve toujours un prétexte pour ne pas venir en négociation: il doit partir à St Martin, il n’y a pas de salle, son avocat n’est pas là etc.
La direction de la CCI a commencé à comprendre que la grève allait durer. Les grévistes savent que leur patron touche beaucoup d’argent de la CCI. Ainsi, il touche tout quart d’heure commencé ce qui n’est pas le cas des travailleurs et qui peut lui rapporter beaucoup. La CCI s’est donc présentée le 2 avril à la table de négociations. Elle a proposé au patron de Top One de signer un relevé de décisions. Il a encore refusé. Ce monsieur, ancien gendarme, est arrogant, colérique. En ce moment il fait faire le travail des grévistes par des jeunes en CDD qui n’ont pas la formation. La CCI sait bien que les règles de sûreté ne sont plus respectées. Gageons qu’elle expliquera au patron de Top One ce qu’elle a bien compris: que les grévistes n’ont pas l’intention de céder.



Martinique
Les travailleurs en grève à la sécu!

Mardi 27 mars, les travailleurs de la caisse générale de sécurité sociale et ceux de la caisse d’allocations familiales étaient en grève d’avertissement.
Et bien qu’ils aient été reçus par leurs directions réciproques ainsi que par le directeur de la santé, ils ne décolèrent pas!
Il faut dire que les récentes décisions des caisses nationales y sont pour beaucoup. En effet concernant la négociation sur les salaires l’U.N.C.A.S.S. (union des caisses nationa-les) a tourné l’affaire en mascarade puisqu’elle n’a pro-posé rien de mieux que 2% d’augmen-tation de salaire (1% en 2006 et 1% en 2007). Quand à la question de l’emploi, les orientations des conventions d’objectifs, passées entre l’Etat et les caisses nationales, (CNAM et CNAF) entendent mutualiser les moyens en réorganisant leurs réseaux. En clair cela se traduira par des réductions d’effectifs. Alors vraiment cela ne fait pas le compte!
Du côté des salariés, les jeunes surtout mettent en avant la revendication de meilleurs salaires. Il faut savoir que si les caisses locales exigent le niveau bac+2 à l’embauche, le niveau du salaire par contre reste smic+chouya, c’est à dire 1200 euros et pour plusieurs années, à cause d’un système de classification d’emploi très sélectif.
C’est donc pour ces bonnes raisons que la colère gronde dans les caisses et la motivation n’est pas près de retomber. Car il faut savoir que ces dernières années CGSS et CAF ont vu l’embauche de plusieurs centaines de jeunes salariés, et eux entendent ne pas laisser retomber la pression!



Guadeloupe
Mobilisation des salariés du Crédit Agricole

Le mercredi 28 mars dernier, les salariés du Crédit Agricole se sont mobilisés durant une matinée à l’appel des 4 syndicats présents dans l’entreprise, à savoir la CGTG, l’UGTG, le SUNICAG, le FNECA-CGC. Les revendications portaient sur l’augmentation de la prime d’intéressement et l’octroi d’une prime exceptionnelle de 5000€. La direction propose en moyenne comme prime d’intéressement 250€ alors que la banque a fait de bons résultats et a réalisé environ 15 millions d’euros de bénéfice pour l’année 2006.
Plus de 90% du personnel a débrayé pour mettre la pression et les syndicats ont demandé à la direction de revoir sa copie et lui ont donné jusqu’au lundi 2 avril midi pour avoir une meilleure proposition.
La direction a effectivement rencontré les syndicats le lundi 2 avril à 11h00. Elle propose d’augmenter la prime d’intéressement à 1500€ et un déblocage de 2000€ par anticipation de la participation. Elle ne dit rien sur la prime exceptionnelle.
Les discussions continuent car les syndicats veulent obtenir également un accord préretraite et un planning pour la reprise des NAO (négociations annuelles obligatoires) de 2007. La direction propose finalement de reprendre les NAO après Pâques.
Les salariés demeurent vigilants jusqu’à la fin des NAO et sont prêts à se mobiliser à nouveau s’il le faut car ils estiment que le Crédit Agricole peut faire des efforts pour les salaires.




Guadeloupe
Les enseignants en grève les mardi 27 et mercredi 28 mars

Les enseignants des écoles, lycées et collèges ont fait grève durant ces deux jours à l’appel de l’intersyndicale: CGTG, FAEN, FSU, SNETAA/EIL, SPEG et UNSA éducation.
Les représentants syndicaux du personnel avaient refusé de siéger en CTPA (Commission technique paritaire académique) le mercredi 21. Il s’agissait de dénoncer la politique gouvernementale en matière d’éducation.
Les enseignants réclament en particulier le maintien des 31 postes que le ministère envisage de supprimer, le réemploi des contractuels licenciés, au nombre de 9 à la Mission Générale d’Insertion (MGI) qui s’occupe des jeunes en grande difficulté scolaire. Il est aussi à remarquer que de plus en plus, les contractuels ne sont pas recrutés pour les remplacements, qui sont effectués par des titulaires dits TZR (Titulaires Zone de remplacement). Donc un certain nombre d’entre aux se retrouvent sans ressources. Un plan de titularisation des personnels à statut précaire s’avère nécessaire, d’autant plus que les établissements manquent d’adultes pour encadrer les enfants. La majoration de vie chère doit également être maintenue pour tous les personnels contractuels. Rappelons qu’en fin d’année 2006, les ATER (Attachés temporaires d’enseignement et de recherche) de l’université avait dû mener un long combat pour le maintien des 40% de leur salaire.
La grève a été bien suivie sur les deux jours, certaines écoles, collèges et lycées étant totalement fermés. Le rectorat a été occupé par quelques 500 enseignants le mardi matin, et le mercredi la réunion de Commission technique Paritaire prévue par le recteur n’a pas pu se tenir.



En bref... en bref
Il faut de vrais emplois et un vrai service public

Selon l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale, le nombre des utilisateurs du chèque-emploi-service augmente chaque année de 10 %.
650 000 salariés sont ainsi employés, mais à temps partiel sans avoir de quoi vivre correctement. Ils s'occupent surtout de garde d'enfants et d'aide aux seniors. Dans ces domaines, chacun se débrouille comme il peut, en ayant recours à des emplois à temps partiel s'il en a les moyens.
Pourtant, là aussi, il y aurait énormément de besoins à satisfaire, en développant le service public, avec des emplois à plein temps et des salaires corrects.

(extrait site Lutte ouvrière)



Rencontre de l’AFB et de l’unité syndicale: la tension monte

L’AFB était en Guadeloupe le vendredi 30 mars pour discuter de la convention collective des banques après être allée en Guyane et en Martinique. Rien de nouveau n’est sorti des discussions.
Par contre en Guadeloupe la rencontre a tourné court car en début de séance l’Unité Syndicale a posé un problème important concernant l’absence de convocation des syndicats locaux. Seules les confédérations ont été convoquées pour cette négociation. De plus les confédérations nationales étaient présentes alors qu’elles n’avaient jamais participé les années précédentes aux négociations. L’unité syndicale a exigé de recevoir une convocation régulière, a remis en cause la présence des syndicats nationaux et a demandé qu’à l’avenir les négociateurs reçoivent une convocation individuelle comme cela se faisait auparavant.
Le problème de l’intitulé des fiches de paie a également été posé car désormais l’AFB indique «accord du 1er février 2007» et ne fait plus référence à la convention collective de mai 1977. Pour l’Unité Syndicale l’intitulé «accord du 1er février 2007» est illégal. Sur ce point les deux parties se sont quittées chacune restant sur ses positions.
En ce qui concerne le remboursement des jours de grève, le représentant de l’AFB, M. Guery, a invité les salariés à saisir les tribunaux sous prétexte que les banques ne peuvent pas payer sans une décision du tribunal. Et pourtant l’AFB affirmait avoir posé cette question aux directions locales des banques. La prochaine rencontre a été fixée au 4 juin 2007. Mais d’ores et déjà on se rend compte que l’AFB veut faire traîner les choses en longueur en espérant arriver jusqu’à la date butoir du 31 octobre où la convention locale cesse ses effets. Elle n’est pas venue avec l’intention de négocier une convention collective locale mais veut imposer la convention nationale de 2000 qui est moins avantageuse. Les salariés des banques AFB ont bien raison de tenir tête à l’AFB, ce que les syndicats nationaux n’ont pas su faire en signant la convention de 2000.



Guadeloupe
Journée de mobilisation à la Poste

Le 27 mars, les employés de la Poste se sont mobilisés à l’appel du syndicat CGTG. 30% des 1600 salariés que compte la Poste en Guadeloupe ont cessé le travail ce jour là, bien que sur les cinq syndicats représentés, seule la CGTG ait appelé à la grève. Le succès de la mobilisation est dû au fait que la situation est vraiment intenable et ne fait que s’aggraver. Les revendications portent sur la demande de personnel supplémentaire et le refus de fermeture de bureaux de Poste. En effet, dès qu’il manque du personnel, des bureaux sont fermés, ce qui a été le cas pour celui de Bananier (Capesterre-Belle Eau), celui de Vieux Bourg Morne à l’Eau, de Gallisbay (St Martin) et de Pointe à Pitre Légitimus. Bien sûr, cela alourdit le travail dans les bureaux restants et aggrave encore les conditions de réception du public. Il faut souvent faire la queue pendant plus d’une heure quand on est client, et le personnel doit endurer la colère des usagers exaspérés.
Les travailleurs demandent également la réorganisation du service courrier et de réseau grand public, des conditions convenables d’Hygiène et de Sécurité et l’ouverture des nouveaux locaux promis à Ste Rose et au Lamentin.
Il s’agissait d’une journée d’avertissement. La Directrice Générale de la Poste Outre mer sera en Guadeloupe le 2 avril prochain et rencontrera dans cette période les représentants du personnel.



Extraits de “chantier en lutte”

NOUS NE SOMMES PAS LES POUBELLES DU PATRONAT
Depuis quelque temps, Gomez, le patron du Bassin de Radoub, a pris l’initiative de faire installer une grande bâche lors du sablage et de la peinture des bateaux. Mais seulement, nous qui sommes sous la bâche dans la poussière, même si nous avons des masques, nous sommes exposés toute la journée à la peinture extraite des bateaux et le plus souvent amiantée. Après avoir respiré durant des années toutes ces particules il est certain qu’un bon nombre parmi nous aurons la santé fragilisée pour ne pas dire esquintée de façon plus ou moins grave, comme ceux qui nous ont précédés. Pour faire du profit, les patrons se moquent de la santé des travailleurs.



Extraits de “l’écho des Télécom”

NOS CONDITIONS DE TRAVAIL SUR LA SELLETTE
Augmentation du flicage et des pressions, multiplication des écoutes, explosion des objectifs, non reconnaissance du temps de travail effectif, voilà ce à quoi nous sommes confrontés tous les jours, sans compter les menaces permanentes sur l’emploi parce qu’on nous explique tous les jours qu’on coûte trop cher.

ON VEUT NOUS VIRER EN «4+8»
Le nouveau dispositif, «4+8» de mobilité des agents de FT vers la fonction publique: 4 mois de familiarisation avec le nouveau poste, ensuite on peut demander son détachement pour 8 mois dans ce nouveau poste ou sa réintégration à FT. Une façon élégante de supprimer des emplois et d’imposer un surcroît de travail aux «non mobiles» sans certitude d’une vie meilleure pour les «mobiles».



En bref... en bref
Parking gratuit pour l’UMP

Lors de la venue de Sarkozy, le ban et l’arrière-ban de la droite guadeloupéenne avaient ramené par bus entiers, quelques centaines de «japlod» qui ont envahi l’aéroport. A noter, comme le précise l’AFP (Agence France Presse) que «les parkings étaient exceptionnellement gratuit ». On reconnaît là l’impartialité de Mme Koury. Tous les candidats bénéficieraient-ils de la même générosité?