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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES - Samedi 2 juin 2007 N° 968
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Les candidats de Lutte Ouvrière - Combat Ouvrier en Martinique pour les élections législatives des 9 et 16 juin 2007
Nous présentons des candidats dans 3 circonscriptions. Ce sont tous des travailleurs engagés quotidiennement aux côtés de leurs camarades depuis plusieurs années dans la vie quotidienne, dans le combat contre l’exploitation et qui ont pris des responsabilités syndicales pour mieux mener ces luttes. Mais ce sont aussi des femmes et des hommes qui croient qu’il est indispensable pour les travailleurs de se battre aussi sur le plan politique.
Dans la 3ème circonscription du Centre, la candidate titulaire sera: Ghislaine Joachim – Arnaud et le suppléant: Louis Maugée.
GHISLAINE JOACHIM – ARNAUD, Technicienne de laboratoire - 55 ans, membre de la direction de Combat Ouvrier.
Elle exerce son activité professionnelle au CHU de Fort de France.
Elle est militante syndicale depuis 1974, et est élue régulièrement dans différents organismes où est représenté le personnel du CHU, régulièrement élue à la direction de son syndicat dans la Santé, dont elle est devenue la Secrétaire générale. Puis elle a été régulièrement élue secrétaire générale de son syndicat au niveau de la Martinique, depuis 1990, à une époque où le rôle des femmes en politique ou dans les directions d'organisations syndicales n'était pas mis à l'honneur.
Ghislaine J-ARNAUD a été candidate de COMBAT OUVRIER dans différentes élections aux élections législatives depuis 1984 ou régionales de 1992 et 1998 et en 2004.
LOUIS MAUGEE, né en 1947, membre de la direction de Combat Ouvrier
En 1974, Louis Maugée était ouvrier dans le bâtiment. Aujourd’hui, il est employé à la Caisse générale de sécurité sociale de Martinique. Il est depuis des années (plus de 30 ans) militant de Combat Ouvrier et militant syndical. Il a été élu constamment par ses camarades comme délégué dans différentes instances de son entreprise. Il a été lui aussi régulièrement candidat de Combat Ouvrier à des élections, aux élections régionales ou aux européennes et aux législatives.
Dans la 2ème circonscription du Nord Caraïbe, Le titulaire est Jean Jacques MAGIT avec comme candidate suppléante: Marie Hélène MARTHE dite SURELLY.
JEAN-JACQUES MAGIT est né le 2 février 1950 à Fort de France. Il est serrurier de profession - qualification Ouvrier hautement qualifié (OHQ). Il a commencé à travailler dès l'âge de 14 ans. Quatre ans plus tard, en 1968, il était licencié pour avoir osé se syndiquer à la CGTM, bien qu'étant encore mineur. En ce temps là, la majorité était fixée à 21 ans. Puis il a travaillé à la Mairie de Fort de France, à la SOMAL-Air Liquide, et aussi aux PTT. Il a été embauché à Delattre Levivier au début des années 70, entreprise dans laquelle il exerce jusqu'à ce jour sa profession. Jean-Jacques Magit est également militant dans la vie associative, au Comité des parents d'élèves et dans des associations sportives.
En 1974, il est élu délégué du personnel et délégué syndical de la CGTM. Il représente ses camarades pour défendre leurs intérêts dans les réunions avec les patrons. Depuis 1991 il est membre du bureau confédéral de la CGTM. Il rencontre les militants de COMBAT OUVRIER dans la période des luttes ouvrières importantes de 1974 à 1978 et décide de rejoindre le combat pour les idées communistes révolutionnaires. Depuis, Jean-Jacques Magit a été présenté par COMBAT OUVRIER dans plusieurs élections. Aux législatives de 1986, il a été candidat suppléant dans la circonscription du Nord. Il a été sur une liste de Combat Ouvrier aux élections municipales au Robert. Il a été candidat aux élections législatives de 1997 et sur les listes des élections régionales de 1992 et 1998 et 2004.
Sa suppléante dans la circonscription du Nord Caraïbe est Marie Hélène MARTHE dite SURELLY.
Elle est ouvrière agricole de la banane depuis plus de 20 ans, elle a 44 ans. Elle s’est toujours trouvée aux côtés des travailleurs, de ses collègues pour défendre leurs droits contre l’exploitation féroce des patrons de la banane. Militante syndicale depuis plusieurs années, elle est régulièrement élue déléguée du personnel par ses camarades de travail. Elle est aussi élue représentante ouvrière à la Chambre d’Agriculture depuis 2001, et juge prud’homale depuis 2006. Elle est déjà connue par les médias et journalistes pour sa conviction, son courage de combattre l’exploitation patronale dans l’agriculture. Proche des positions défendues par les militants de Combat Ouvrier, elle était présente aux côtés de Ghislaine J. ARNAUD sur la liste des Elections régionales de 1998 et sur la liste CO-GRS de 2004.
C’est donc tout à fait normalement et avec enthousiasme qu’elle a accepté de se retrouver candidate suppléante Lutte Ouvrière et Combat Ouvrier pour représenter et défendre les intérêts de la classe des travailleurs dans ces élections.
Dans la 1ère circonscription: Nord Atlantique. Titulaire: DUFEAL Alex Suppléante: Angèle Laupa - Cledor
DUFEAL Alex est né le 7 Août 1948 à Fort de France
Il déclare:
« J’ai connu Combat Ouvrier depuis 1976 dans l’émigration et j’ai adhéré aux idées communistes, de justice et de défense des travailleurs que défend cette organisation. Dans l’émigration, j’ai aussi été militant syndical et à ce titre occupé des postes de responsabilité, notamment au sein de l’amicale des Antillais à la RATP « J’ai commencé à travailler dès l’âge de 18 ans. Puis je suis parti en France suivre un stage d’électricien pour travailler ensuite en qualité d’ouvrier électricien, à l’usine Renault, Simca et dans des différentes entreprises du bâtiment. Puis à la RATP de 1974 à 1986.
Ensuite à partir de 1986, je suis rentré au pays pour y travailler, mais c’est le chômage qui s’est plutôt présenté à moi que le travail. J’ai quand même travaillé 2 ou 3 semaines pour des boites d’intérim dans le bâtiment en qualité de OHQ électricien ou électromécanicien (l’équivalence d’un technicien). Un travail dur car les patrons embauchant un intérimaire se croient le droit de nous réduire au rang d’ouvrier corvéable à merci, ce que d’ailleurs je n’ai jamais accepté. Depuis 1992, j’exerce la fonction de formateur ou de professeur de mathématiques.
Je suis également militant syndical et continue de contribuer à organiser des ouvriers du bâtiment ou de la Métallurgie contre l’exploitation patronale.
Militant politique, j’ai eu l’occasion d’être candidat dans l’émigration aux élections européennes du 10 juin 1979 sur la liste de Lutte Ouvrière « Pour une Europe débarrassée des frontières et du capitalisme ». Aujourd’hui je suis fier d’être de nouveau présent aux élections législatives des 9 et 16 juin 2007 pour représenter et défendre les intérêts de ma classe comme candidat de Lutte Ouvrière et Combat Ouvrier.
Angèle LAUPA- CLEDOR est ma suppléante dans la circonscription du Nord Atlantique. Elle est Formatrice à l’AFPA, née le 23 décembre 1950 à Fort de France. Elle a connu Combat Ouvrier en France dans l’émigration dans les années 80. Rentrée en Martinique depuis plus de 20 ans, elle a choisi de militer dans son syndicat et d’y consacrer une partie de son temps pour exercer le rôle de conseillère prud’homale et de chercher à apporter sa contribution pour organiser et former des travailleurs cégétistes.
Elle est également élue déléguée par ses collègues de travail. Angèle LAUPA-Clédor a été candidate aux élections européennes de 2004 sur la liste de la 8è circonscription conduite par notre camarade Ghislaine Joachim Arnaud. Elle a donc accepté avec enthousiasme d’être ma suppléante dans la 1ère circonscription du Nord Atlantique sur la liste de Lutte Ouvrière et Combat Ouvrier » .
Voilà les candidats sur lesquels nous appelons les électeurs de la 1ère circonscription du Nord Atlantique, ceux de la 2è circonscription du Nord Caraïbe et ceux de la 3ème circonscription du Centre à porter leurs suffrages.
Ary Durimel poursuivi!
Ary Durimel, l’avocat militant des Verts est convoqué au tribunal par le juge pour une éventuelle mise en examen le 4 juin prochain. On lui reproche d’avoir violé le secret de l’instruction dans une affaire qui date de 2004 au profit de sa cliente de l’époque alors que les soi-disant informations circulaient dans la presse. Mais Ary Durimel est aussi l’avocat qui fait partie du collectif qui réclame la vérité sur le chlordécone, ce pesticide dangereux pour la santé et qui a pollué pour des dizaines d’années une surface agricole très importante en Guadeloupe et Martinique, notamment dans les régions de bananeraies. Mais où exactement? Et sur quelle superficie? L’administration ne veut pas faire toute la lumière sur cette affaire.
Evidemment il est plus simple de tenter d’intimider ceux qui veulent une transparence totale sur cette affaire.
Une première réunion a eu lieu le lundi 21 mai regroupant plusieurs militants d’associations et politiques. Il s’agit de mettre en place un comité de soutien à Ary Durimel. Le mercredi 23 mai a eu lieu une conférence de presse et plusieurs avocats lui apportent leur soutien car il semble qu’on veuille faire taire ce militant qui dérange. Il faut se rappeler que le procureur a fait appel de la décision de retenir l’affaire du chlordécone. Les Verts Guadeloupe appellent à venir soutenir Durimel au tribunal de Pointe à Pitre. Nous répercutons cet appel: soyons très nombreux le 4 juin pour faire reculer l’intimidation judicaire, comme nous l’avons fait dans d’autres affaires, Arékian, Lefort, Mathiasin!
Quatre candidats de Combat Ouvrier présents dans les 4 circonscriptions de Guadeloupe sous l’étiquette “Lutte Ouvrière - Combat Ouvrier”. Nous donnons ci-dessous une brève notice biographique sur chacun d’eux
Danielle DIAKOK: Candidate dans la Première circonscription (suppléant Gérard Séné)
Elle est née le 11 décembre 1957 à Pointe-à-Pitre. Elle est célibataire et mère d'un jeune garçon. Elle exerce la profession d'employée d'assurances. Danielle Diakok a rejoint les rangs de Combat Ouvrier, il y a plus de vingt ans et depuis milite quotidiennement en tant que militante communiste révolutionnaire aux côtés des travailleurs et de la population laborieuse de Guadeloupe. Cette camarade est déléguée du personnel dans son entreprise depuis plusieurs années où il faut mener régulièrement des luttes pour les conditions de travail, des embauches, la RTT. Elle contribue à la parution d’un bulletin d'entreprise «l'écho des assurances» avec l'aide des travailleurs de ce secteur. Elle a des responsabilités syndicales et milite dans les syndicats des organismes financiers (banques, assurances et établissements financiers). Ce secteur a mené des luttes pour le maintien de la convention collective locale dans les banques, contre les patrons qui voulaient en imposer une autre moins avantageuse. Elle a aussi, en octobre 2001, participé à la grève des banques en soutien aux grévistes du Crédit Moderne, ce qui a contribué à faire pression sur le patron.
Claude FLETCHER, dans la Deuxième circonscription (suppléant Clotaire Rimbon)
Né le 26-10-1941 au Moule. Père: cultivateur, Mère: Employée municipale – communiste militante (Girardiste). Profession: Enseignant de math (E.N.), Formateur (formation des adultes), aujourd’hui retraité.
Engagement politique à Combat Ouvrier en Guadeloupe en 1975. Avec son suppléant à cette législative, Clotaire Rimbon, il a participé à la création d’un syndicat ouvrier à l’usine de Gardel. Il milite dans la région du Moule depuis 1976. Depuis la grande grève de 1974 – 1975, Claude Fletcher a participé quasiment toutes les grandes luttes ouvrières en Guadeloupe. Il fut aussi plusieurs fois candidats à des élections dans la région du Moule ou aux Régionales.
Jean-Marie NOMERTIN, dans la Troisième circons-cription ( suppléante: Lita Dahomay)
Né le 29 / 01 / 1965 à Capesterre Belle-Eau. Il a suivi une scolarité jusqu’au BEP (formation de réparateur de machines agricoles). Employé de commerce en 82 et depuis 83 devenu ouvrier agricole, il a donc travaillé dans les plantations de banane pendant près de 20 ans. Aujourd’hui il est dirigeant d’une importante centrale syndicale. Une grève générale de la banane fut préparée et déclenchée en décembre 1997 avec à sa tête J.M. Nomertin, entouré d’hommes et de femmes totalement décidés à faire triompher leur cause. C’est à cette époque là que les travailleurs d’autres secteurs firent sa connaissance, ouvrier agricole, il était aussi responsable syndical «de la banane». La grève dura 52 jours pour réclamer le paiement d’un 13ème mois. Elle fut ponctuée de nombreuses manifestations, incidents dans les plantations et de quelques échauffourées avec les forces de l’ordre à Capesterre, mais couronnée de succès. J-M Nomertin fut aussi tête de liste de Combat Ouvrier aux Régionales de 2004.
Philippe François ANAIS, candidat dans la 4ème circonscription ( suppléante Sylvie Svetz)
Né le 1er mai 1943 à Capesterre Belle eau, il exerce la profession de professeur de collège. Il a deux enfants. Membre de la Direction de Combat Ouvrier où il milite depuis 1966, il a participé depuis 1972 à toutes les luttes des ouvriers agricoles de la région Capesterre B-E, particulièrement il a été actif aux côtés des ouvriers agricoles des plantations bananes. Il a animé des activités de Combat Ouvrier dans la région, avec l'aide des ouvriers agricoles, il a contribué à la publication régulière depuis des années, d’un bulletin d'entreprises “plantations en lutte” diffusé dans les plantations de la région de Capesterre. P-F Anaïs a contribué par son action, par ses encouragements à maintenir, voire à recréer des sections syndicales et une vie syndicale dans cette région.
Des militants de l’Assaupamar placés en garde à vue
Le 15 mai selon un communiqué de l’Assaupamar, trois des militants de cette organisation écologiste ont été placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Rivière Salée sur réquisition du procureur de la république. Ils ont été relâchés en fin de journée.
La justice reproche aux militants écologistes Henri Louis-Regis, Pascal Tourbillon et Garcin Malsa, d’avoir procédé à la destruction de clôtures de certaines maisons privées situées en bordure du littoral.
Bien entendu le procureur dit agir sur une plainte déposée par les riverains qui auraient fait les frais de cette action de l’Assaupamar. Par contre ce qui montre son incontestable parti-pris dans l’affaire, c’est qu’il fait mine d’ignorer que bien avant que cette action soit menée par l’Assaupamar, l’organisation écologiste à de nombreuses reprises avait cru bon signaler l’infraction de ces propriétaires qui s’étaient, sans scrupules, installés sur la bande protégée du littoral.
En frappant ainsi les dirigeants de l’Assaupamar, le juge de l’affaire et toute l’administration, veulent sans doute nous envoyer le signe que les choses sont en train de changer et qu’il ne sera plus toléré d’action voulant mettre fin à des injustices.
Si le but de l’action était d’intimider, gageons que l’administration judiciaire ou préfectorale provoquera le contraire. C’est en tout cas ce qu’affirment les militants de l’Assaupamar.
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