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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES - Samedi 14 juillet 2007 N° 971
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Deshaies
La lutte des 10 agents de l’hôtel Fort Royal a payé
Ce mouvement de grève des 10 agents de sécurité syndiqués à l’UGTG, affectés à l’hôtel Fort Royal à Deshaies, semble toucher à sa fin. En effet, ces 10 travailleurs étaient en grève depuis le 5 février 2007 pour dénoncer le non respect de leur droit et une sorte de machination de la part de la Région Guadeloupe et du groupe suédois LANGLEY TRAVEL. Ce groupe est en passe de reprendre l’hôtel, et voulait licencier les 10 agents. Ainsi, le 12 mars 2007 les agents reçoivent effectivement leurs lettres de licenciement pour raison économique sans que la Région ne leur propose rien en échange. Cette nouvelle situation n’a fait que renforcer le bras de fer entre la région, par l’intermédiaire de son président V. Lurel, et l’UGTG avec les différents accrochages verbaux, voire physiques, qui s’en sont suivis.
C’est cette pression qui a obligé le président de la Région à trouver une solution au problème des 10 agents de sécurité de Fort Royal.
Ainsi, il a été acté que 9 agents sur les 10 vont être reclassés et une solution va être trouvée rapidement pour le 10ème agent. Comme quoi, seule la lutte des travailleurs leur permet de faire céder le patronat et tous ceux qui sont à son service.
Guadeloupe
Grève victorieuse dans l’hôtellerie
Après trois jours de grève, les employés de l’hôtel Salako, situé à la Pointe de la Verdure au Gosier, ont obtenu que la direction revienne sur une décision qui mettait des emplois en danger.
En effet, l’hôtel Clipper, qui fait partie du même groupe que le Salako, doit fermer, officiellement pour trois mois. Le directeur a voulu imposer que 10 employés du Clipper soient transférés au Salako. Les travailleurs des deux hôtels et leurs syndicats CGTG et UGTG ont refusé cette décision que la direction avait prise sans consulter les représentants du personnel. Ils ont compris la menace liée à ce transfert: l’augmentation de la masse salariale du Salako aurait pu servir de prétexte à des difficultés financières justifiant par la suite des licenciements. La grève commencée le 3 juillet a été suivie par la majorité des 50 employés. Finalement vendredi 6, après plusieurs heures de négociations on apprit qu’il n’y aurait pas de déplacements. Sur les trois jours de grève, un jour sera payé, un autre sera récupéré. C’est donc une victoire pour ces travailleurs qui ont su déjouer les plans de la direction.
Après la grève à “Orange Caraïbes”
Du 26 juin au 6 juillet, les salariés d’Orange Caraïbes étaient en grève. La principale revendication porte sur un projet de restructuration qui existe au sein du groupe France Télécom. Il s’agit du projet NEXT (Nouvelles Expériences de Télécommunications). Ce plan prévoit la suppression de 22000 emplois au sein du groupe. A Orange Caraïbes, les salariés ont constaté que la direction a des directives pour comprimer le personnel. Les syndicats n’ont aucune information sur les projets de la direction locale et ont demandé l’explication de la règle de toutes ces restructurations car chaque filiale doit contribuer à faire appliquer le plan NEXT. Les salariés constatent des suppressions d’activités, le développement de la sous-traitance et en plus la remise en cause de certains avantages acquis sous prétexte que cela n’existe pas au sein du groupe. Bref la politique du groupe c’est de s’attaquer aux salariés en aggravant leurs conditions de travail.
La grève a été bien suivie à la fois en Guadeloupe, Martinique et Guyane. La direction a laissé traîner le conflit durant 15 jours et refusait de discuter avec les grévistes sous prétexte qu’elle ne voulait pas de la présence d’un élément extérieur à l’entreprise dans la délégation. Le blocage s’est fait durant plusieurs jours sur ce problème. Finalement le vendredi 6 juillet un premier accord a été signé. La direction accepte la présence d’un membre syndical extérieur à l’entreprise en qualité de conseiller technique. Il y aura un étalement pour le paiement des jours de grève, à raison de deux jours par mois. Les négociations doivent reprendre cette semaine. Les salariés restent mobilisés et prêts à se remettre en grève si besoin est!
Grève victorieuse au centre Gérontologique du Raizet
Après 15 jours de grève (du 14 au 28 juin), un accord a été signé entre la direction et le syndicat CGTG. Pour mémoire, les grévistes réclamaient entre autre l’expertise de l’ascenseur suite à l’accident qui avait coûté la vie à une salariée, 30 postes pour résorber les emplois précaires. L’accord signé prévoit la régularisation des CDD (contrats à durée déterminée) sur six postes vacants d’AS (aides soignants), la création de 6 postes et 4 postes libérés suite à des départs à la retraite. Pour les ASH (agents de service hospitalier) il y aura la création de 9 postes. De plus 5 postes d’OP (ouvriers professionnels) vacants vont être pourvus.
Le directeur qui estimait la demande de la CGTG exagérée va pouvoir finalement régulariser 15 postes et créer 15 postes. Cela permettra de régulariser la situation des CDD, précaires par définition, et qui pourront pour certains être titularisés car il y a 50 contractuels au Centre Gérontologique. La demande n’était donc pas exagérée et le besoin était réel. Mais sans la mobilisation des salariés, rien n’aurait été possible.
En ce qui concerne l’expertise de l’ascenseur, le directeur avait assigné le secrétaire du CHSCT (Comité d’Hygiène et de Sécurité) et le délibéré est prévu le 20 juillet prochain. Le tribunal tranchera donc le litige pour le choix de l’entreprise chargée de l’expertise.
La mobilisation du personnel a été forte et les grévistes ont repris le travail la tête haute.
Extrait du bulletin “écho de l’ANPE”
La sauce plus chère que le bouillon
En plus des difficultés récurrentes pour obtenir une ligne téléphonique quand on travaille, tous les numéros des agences sont cachés pour nos interlocuteurs.
Conséquences: les demandeurs d’emploi à qui on ne peut pas laisser de message ne savent pas où rappeler, et certains usagers de l’ANPE ne décrochent même pas leur téléphone quand le numéro ne s’affiche pas.
Vive la transparence du service public! et encore bravo pour l’efficacité.
Extrait du bulletin “sucrerie en lutte” Gardel
L’ARRET POUR BIENTOT?
La direction prévoit l’arrêt de la campagne pour le 8 juillet. Elle prétend que les cannes ne rentrent pas assez vite. Elles viennent de trop loin, selon elle, et cela coûte trop cher.
Le directeur responsable de la logistique canne aurait dû prévoir dès le début de la récolte de faire venir les cannes qui sont les plus éloignées, mais l’usine a commencé par broyer les cannes les plus accessibles, les plus faciles. Qui paie cela? Les planteurs les plus petits.
LE FAIRE VALOIR D’ABORD!
La coupe des cannes de Gardel se termine vendredi 5 juillet. On comprend mieux la date prévue de fermeture de la récolte. Un fois ses cannes coupées, la direction de l’usine ne se préoccupe plus des cannes des autres.
Extrait du bulletin “échos des hôpitaux”
DES ECONOMIES, MAIS PAS SUR NOTRE DOS!
Déficit réel pour 2006: 8 784 283 euros. Prévisions pour 2007: réduire le déficit à 5 619 775 euros.
Cela veut dire: augmenter les activités tout en diminuant les dépenses.
Que la direction arrange le budget comme elle veut, mais nous ne voulons pas en faire les frais!
LA FORMATION N’EST PAS POUR LE PERSONNEL
Le pôle logistique va ouvrir, mais aucune préparation n’a été prévue pour le personnel de base appelé à faire fonctionner les appareils. De toute façon, le personnel n’a pas à s’inquiéter puisque les chefs sont en formation…en métropole!
Extrait du bulletin “échos de l’Aéroport”
CCI: IL NOUS PREND POUR DES CHIENS…
Vraiment, c’est inacceptable, un employé de la CCI promu responsable de l’entretien de l’aéroport semble confondre responsabilité et manque de respect du personnel. Il veut nous humilier, nous «faire honte» devant les collègues de l’aéroport et les voyageurs. Ses paroles, pour un bout de papier jeté derrière nous, sont toujours menaces et injures. S’il y a beaucoup de monde aux alentours, il nous invective, nous crie après.
Il cherche peut être à se faire bien voir, lui dont on ne sait pas très bien à quoi il sert.
… NETTOYAGE: NOUS FAISONS NOTRE TRAVAIL
Avec des horaires 3 x 8, nous, personnels des entreprises de nettoyage, briquons l’aéroport à tout moment. Nous n’hésitons pas à transporter des quantités de poubelles à longueur de journées. Nous savons ce que nous avons à faire, et sommes fiers de rendre propre l’aéroport. Aussi nous sommes tous d’accord pour déclarer intolérable l’attitude de ce petit chef. Nous ne sommes plus au temps des géreurs d’habitation. Nous ne nous laisserons pas piétiner.
TOP ONE: CEUX DE LA SÛRETÉ DANS L’INCERTITUDE
Après s’être battu pour gagner le marché de l’aéroport, le patron de Top One a lâché l’affaire. Un nouveau patron, Marshall, a repris la sécurité. Mais pour la sûreté, rien n’est encore décidé. Top One est toujours là mais ne donne aucune indication sur ses intentions aux employés.
A une période pourtant cruciale avec les congés bonifiés et autres mouvements de touristes, le travail est plus ou moins désorganisé.
A plusieurs reprises, les collègues ont posé des questions à la CCI. Mais personne ne répond. Ces messieurs considèrent peut- être les travailleurs comme des pions que l’on pousse à droite ou à gauche pour remplir les poches de ce patron-ci ou de celui-là.
Mais les travailleurs de la sûreté ont eu plusieurs fois l’occasion de montrer qu’ils étaient capables de se défendre.
Extrait du bulletin “écho des Télécom”
VIVE LA LUTTE DE NOS CAMARADES DE FT CORSE!
Une partie des salariés de France Télécom en Corse sont en grève depuis 24 jours et une partie occupe les locaux de la direction générale à Ajaccio ainsi que le site des Salines et des bureaux administratifs de l’hôtel des postes. Les syndicats CGT, FO, SUD, CGC et STC soutiennent la grève. Des postes téléphoniques gratuits ont été installés dans la rue.
FT-CORSE: LES RAISONS DE LA COLERE
Privatisation rampante, délocalisations sur le continent, diminution de personnels, rentabilisation à outrance. En Corse les effectifs sont passés de 500 en 2006 à 446 en 2007 et il est question que les employés ne soient que 400 en fin 2008. Soit 20% des effectifs en moins en trois ans.
FT-CORSE: UNE DIRECTION DE COMBAT
La direction de FT Corse ne veut même pas discuter. Elle a demandé à la préfecture de faire intervenir les forces de l’ordre. Pour le moment celle-ci s’y est refusée. Le préfet et le gouvernement craignent de mettre le feu aux poudres.
L’ETAT VEND LE PRODUIT DE NOTRE TRAVAIL
L’Etat vient de vendre 5% du capital de France Télécom. Cette opération lui a rapporté 2, 65 milliards d’euros. On nous dit que cette somme sera affectée au désendettement de l’Etat. Mais nous n’avons aucun moyen de le vérifier. Toujours est-il que cet argent provient de notre travail, de notre rendement d’enfer. Et nous, on n’en voit jamais les retombées.
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