logo COMBAT OUVRIER
Organisation communiste révolutionnaire (trotskiste)
MSN Search
PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 22 septembre 2007      N° 973


Sommaire > Page précédente > Page suivante > Accueil > Archives > e-mail 

Page 3

Mouvement de grève à la Mairie des Abymes

Les agents de la mairie des Abymes affiliés au syndicat SATVA (syndicat autonome des travailleurs de la ville des Abymes) ont entamé un mouvement de grève à compter du jeudi 13 septembre. Cette mobilisation a surtout perturbé la Caisse des Ecoles, et le service technique. Les grévistes protestent contre le non respect d’un protocole d’accord signé en mars 2007. Il s’agit toujours des mêmes problèmes concernant la gestion de la carrière des agents, la notation, le régime indemnitaire, la régularisation de la NBI et qui ne sont pas réglés par la plupart des maires.
Les agents grévistes qui suivent le mot d’ordre du syndicat SATVA créé en 2006, estiment qu’il y a deux poids deux mesures et ont le sentiment que le maire favorise les autres syndicats présents à la mairie. Ainsi le dernier protocole stipulait qu’en cas de besoin de main d’œuvre, il fallait en priorité mettre les agents à temps non complet, à temps complet. Certains ne font que 4 heures par jour et ont un salaire de misère (on parle de 400 €). En cas de départ à la retraite, ils touchent à peine 183€. Et les agents ont constaté que des recrutements ont eu lieu pour certains à temps complet et disent que ce sont souvent des parents ou amis du maire.
Pour l’instant cette grève a eu pour effet d’empêcher le fonctionnement de la cantine, ce qui a posé des problèmes aux parents. Le directeur Général des Services a reçu les grévistes, mais pour lui il n’y a pas de problème et le protocole a été respecté. Pour le maire il s’agit d’une grève illégale. Les grévistes parlent de durcir leur mouvement dans les jours qui viennent. Va-t-on assister à un nouveau bras de fer entre le maire et le syndicat SATVA?



Guadeloupe
Un ouvrier grutier perd la vie à 64 ans

Le vendredi 14 septembre dernier dans la matinée, un ouvrier grutier de 64 ans a perdu la vie dans la chute de la grue qu’il conduisait sur un chantier situé à Dugazon aux Abymes. L’engin, pour une raison inconnue pour le moment s’est effondré, entraînant le conducteur. Les pompiers arrivés sur place quelques instants après l’accident n’ont pu que constater la mort du grutier. Ce qui a provoqué un grand émoi parmi ses camarades.
Bien évidemment pour les maîtres du chantier c’est un accident imprévisible. Mais il est à noter qu’un autre ouvrier grutier, travaillant pour la même entreprise a été victime du même type d’accident sur un chantier à l’hôtel Marissol il y a quelques mois. Il a eu la vie sauve mais a été très gravement blessé. A chaque fois qu’un salarié perd la vie au travail, on parle toujours de la faute à pas de chance. La fatalité a bon dos.
Mais à y regarder de plus près, on constate que le plus souvent c’est surtout parce que les conditions de sécurité n’ont pas été respectées. Par exemple, à la suite de cet accident, on a entendu un responsable dire qu’en Guadeloupe il y avait beaucoup d’accidents de ce type. Et d’expliquer que le bureau de contrôle peut bien avoir effectué son travail correctement et ne rien trouver à redire sur la grue, mais que les responsables du chantier peuvent toujours, en bloquant les dispositifs de sécurité, faire que la grue soulève des charges plus importantes et les transporte plus loin que prévu. Cela, pour réduire sur les dépenses… Et bien souvent aux dépens de la sécurité des ouvriers.



Martinique
Des dizaines de contractuels de l’Education nationale privés d’emploi

La situation continue de s’aggraver pour les enseignants contractuels de l’Education nationale. Ce sont des centaines de collègues qui occupaient un poste durant la dernière année scolaire qui n’ont pas été rappelés en cette rentrée 2007.
Cette situation est le résultat de la politique menée par les différents gouvernements qui au nom d’un soi-disant assainissement des finances publiques, suppriment des postes dans la fonction publique. Il était prévu de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais c’est finalement un sur trois. Et cela se fait sentir particulièrement dans l’enseignement où pour justifier les suppressions de postes, on augmente les effectifs des classes et on diminue en même temps le contenu des programmes de manière à nécessiter moins d’enseignants en face des élèves. A côté de cela, les rectorats ont développé la technique dite du «Complément de service dû - Complément de service rendu». Cette astuce permet d’affecter un enseignant sur au moins deux établissements pour avoir un temps complet.
Les gouvernements, de manière démagogique, martèlent que moins d’enseignants, et moins de fonctionnaires en général, c’est moins d’impôt dans les années à venir. Et une partie de la population est sensible à cet argument qui est complètement faux.
En fait, cette décision a pour conséquence d’entraîner et tout de suite, plus de chômage, mais aussi moins d’enseignants dans les établissements scolaires, des conditions de travail plus difficiles, autant pour les autres collègues que pour les élèves.




Echo des assurances

MGEN: LE PROJET DE LA DIRECTION EST DESORMAIS FICELE!

Cela fait plusieurs mois que des discussions ont lieu entre la direction de la MGEN et les organisations syndicales à propos d’un projet de réduction du personnel. La direction propose à ceux qui ont plus de 56 ans la possibilité de partir dans le cadre d’un CAA (cessation anticipée d’activité). Dans un premier temps il sera fait appel au volontariat, mais si cela n’est pas suffisant la MGEN a prévu un plan de licenciement économique. Elle a également un projet de mobilité professionnelle ou géographique.
La MGEN n’a aucune difficulté financière, mais veut se débarrasser de ses salariés en prévision d’une réduction de l’activité. La CGT appelle les salariés à une journée de grève le 19septembre, jour où la direction va discuter du projet de licenciement économique. On ne sait pas encore le nombre de salariés qui seront concernés, mais une chose est sûre c’est que tous les sites sont visés. Peut-on accepter sans réagir que la première mutuelle santé des fonctionnaires qui se dit entreprise de l’économie sociale puisse licencier du personnel alors que sa santé financière est très bonne? Si la grève du 19 septembre n’est pas suivie, la direction aura les mains libres pour agir à sa guise.



Guadeloupe
Clinique les Eaux Claires et l’Espérance: fin du conflit

Les salariés affiliés à l’UTS-UGTG ont repris leur travail le 11 septembre dernier tout en refusant de signer le protocole d’accord de fin de conflit proposé par le Dr Kadji le 7 septembre. Les grévistes ont estimé que ce protocole ne pouvait être signé en l’état. Selon le secrétaire général Gaby Clavier, ils n’ont pas signé pour «garder toute leur liberté d’action».
On se souvient que le 15 janvier dernier, les salariés des cliniques privées affiliés à l’UTS-UGTG avaient entamé un mouvement de grève pour réclamer la réouverture des NAO (négociations annuelles obligatoires) 2006, l’ouverture des NAO 2007 et l’obtention d’une augmentation de salaire de 72,41€, ce qui représentait environ 2,2 %. La plupart des cliniques ont accepté de signer un protocole d’accord avec les grévistes en leur accordant une augmentation de 4% (2% pour 2006 et 2% pour 2007). Seules les deux cliniques, l’Espérance et les Eaux Claires, appartenant aux frères Kadji, ont refusé de s’aligner sur ce protocole. Elles ont signé un accord avec la CGTG et FO en accordant 6% d’augmentation sur trois ans (2% en 2007, 2% en 2008 et 2% en 2009) et ont fait croire aux salariés que c’était un bon accord alors qu’ils ne savent pas quel sera le taux d’inflation en 2008 et encore moins en 2009.
Ceux de l’UTS-UGTG ont estimé qu’ils ne pouvaient signer moins que ce qui avait été obtenu dans les autres cliniques et ont résisté. Pendant plusieurs mois ils ont tenu avec fierté leur piquet de grève avec le soutien de leurs camarades des autres secteurs. Mais Kadji profitant de la division syndicale a refusé toute discussion. Les grévistes avec courage ont préféré reprendre le travail sans signer un accord bidon. C’est eux qui ont raison car ils ont démontré au docteur Kadji qu’ils ne se vendent pas pour un plat de lentilles.



Martinique
L’AMDEVA au secours des victimes de l’amiante

Une Association Martiniquaise de Défense des Victimes de l’Amiante vient de voir le jour en Martinique à l’initiative des ouvriers des chantiers navals de Fort de France et plus particulièrement des ouvriers de l’entreprise Ex-Delattre-Levivier.
Pourquoi? Tout simplement parce que cette entreprise a été directement citée comme entreprise polluante par le décret du gouvernement et donc désignait comme empoisonnés potentiels tous les ouvriers qui ont travaillé dans ses ateliers.
Le siège de l’AMDEVA est situé à la maison des Syndicats à Fort de France, et sera donc le lieu où les salariés qui ont, à un moment ou à un autre, été en contact avec ce poison qu’est l’amiante pourront être entendus et pourront engager avec l’aide de l’Association une action en reconnaissance soit pour bénéficier d’un départ en préretraite, soit pour se faire indemniser des préjudices extrapatrimoniaux (souffrance physique et morale, perte de qualité de la vie etc..) ainsi que le prévoit le décret.
L’association devra contribuer à mettre au grand jour les maladies qui découlent de l’amiante et qui sont bien réelles quoique invisibles, car du fait de leur survenance tardive (30 années) après la carrière professionnelle, on n’y pense pas ou on n’en parle pas.
Il est aussi question que l’association se préoccupe des méfaits d’autres produits toxiques tel que le chlordécone dans l’agriculture, qui est un véritable poison minant la santé des ouvriers agricoles.
Les employeurs aujourd’hui causent d’énormes préjudices à la santé des travailleurs et restent impunis. Pollueurs payeurs, (mais aussi empoisonneurs payeurs), ce n’est pour le moment qu’un slogan, et les membres de l’AMDEVA veulent en faire un cri de ralliement pour les travailleurs dont la vie a été «empoisonnée» par des gens qui ont le culot de se considérer comme non responsables.



Guadeloupe
Echos de l’ANPE

FUSION OU RAPPROCHE-MENT OPERATIONNEL?

La direction de l’ANPE annonce, comme prévu dans les promesses électorales de Sarkozy, la fusion ou le rapprochement opérationnel entre l’UNEDIC et l’Agence au 31 décembre.
A ce qu’il paraît, au gouvernement il ne serait plus question de fusion totale entre les deux entités, mais de la poursuite du rapprochement opérationnel qui a déjà commencé depuis des années.
Ce qui est sûr c’est qu’avec la direction de l’ANPE on sait où commencent les réformes, on ne sait pas où elles s’arrêtent.
Seules, la vigilance et la mobilisation des agents peuvent freiner les velléités de l’ANPE, du gouvernement Sarkozy et des patrons qu’ils servent!


IL Y A TOUJOURS MOYEN DE REAGIR

Certains collègues en France ont décidé de refuser de se rendre à l’ASSEDIC pour effectuer des entretiens.
Ils sont menacés de retrait de trentième par la direction de l’ANPE. Mais rien jusqu’à présent sur notre contrat de travail ne nous oblige à travailler à l’ASSEDIC.


LA DIRECTION N’AVAIT PAS TOUT PREVU

Malgré toutes les réformes successives du statut des agents de l’ANPE, si les collègues continuent à résister, la direction sera peut-être amenée à reculer! Ce n’est que par la remise en cause collective des projets de casse du service public que Sarko/Charpy retireront leur fusion/rapprochement!

LES CHIFFRES D’ABORD!

La grande mode à présent à l’ANPE est de demander aux chômeurs de télécandidater sur les offres d’emploi.
Rien à faire que certains ne maîtrisent pas internet, ou que ce mode de recueil des CV crée une surcharge de travail pour les collègues, la direction a dit que c’est ce qu’il faut faire!
Eh bien sûr, le nombre d’offres traitées par les collègues en ‘C’est un critère d’attribution de bons points de notre maître!



Guadeloupe
Echos de l’Aéroport

TOP ONE: UN COLLECTIF SUSPECT

Suite à la dernière grève à Top One, le délégué syndical CGTG a subi des attaques du patron. Ce collègue a finalement été accusé d’avoir écrit un tract injurieux» contre la direction. Et curieusement, un «collectif» de salariés s’est constitué. Il a pour adresse celle du patron. Il lance une pétition qui fait au collègue les mêmes reproches que le patron. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un collectif télécommandé par ce dernier. De nombreux collègues ont signé cette pétition contre leur camarade. Certains disent qu’ils n’ont pas eu tout le texte sous les yeux.
Par précaution, il vaut mieux ne jamais signer avec les patrons contre un collègue!

TOP ONE: DES MÉTHODES DE GANGSTER

Le patron de Top one, Drinkorn, convoque le délégué syndical de la CGTG à qui il reproche un tract. Le collègue se rend donc au siège à Basse-Terre avec des militants de la CGTG. Ils sont attendus en haut d’un escalier par un gardien « de choc » qui frappe violemment à coups de pied le Secrétaire du syndicat CGTG du commerce dont Top One dépend. Résultat, le camarade se retrouve aux urgences avec 7 jours d’ITT. Il porte plainte.
Drinkorn avait menacé quelques jours avant de «dérouiller» ceux qui se mettraient en travers de sa route. De telles méthodes de violence à l’égard des salariés et de leurs défenseurs sont inadmissibles et ne doivent pas rester sans réponse.

SORI: LES INTÉRIMAIRES GAGNENT AUX PRUD’-HOMMES, LA DIRECTION FAIT APPEL

Finalement le tribunal a reconnu le tort de la SORI et de l’agence Fiderim envers les intérimaires. Certains avaient travaillé plus de 10 ans en intérim. Après 3 ans, le tribunal a ordonné à la SORI de les embaucher. Dès le jour où ils sont allés aux prud’hommes, ils avaient été rayés des plannings. Aujourd’hui leurs allocations de chômage sont au plus bas. Malgré cela la direction de la SORI maintient leurs souffrances. Elle fait appel. Honte à elle!