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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 9 février 2007      N° 981


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Guadeloupe
Grèves des personnels de l'éducation les 22 et 24 janvier

Le mardi 22 janvier, les personnels précaires ont fait grève pour obtenir la prolongation de leurs contrats, qui devaient prendre fin le 31 janvier. Ils se sont mobilisés devant le rectorat et ont bloqué les entrées. Le jeudi 24, les personnels de l'éducation étaient appelés par leurs syndicats ( CGTG, FAEN/SNCL, FSU, SBETA/EIL, SPEG et UNSA éducation), à se mettre en grève.
La situation du système éducatif est en effet critique, et la rentrée 2008 s'annonce difficile. Dans le 1er degré, de nombreuses fermetures de classes sont annoncées. On ne connaîtra le nombre exact qu'après les élections. Dans le second degré, 16 postes seront supprimés, et 37 emplois seront transformés en heures supplémentaires (HSA), ce qui fait au total 53 fermetures. Dans les Lycées professionnels, il est prévu de transformer les BEP en Bacs professionnels, qui se feront sur trois ans au lieu de 4 actuellement. Toutes ces mesures ont pour objectif de diminuer le nombre des enseignants et des personnels de l'éducation pour réduire les dépenses de salaires. Elles ont des conséquences très négatives sur l'emploi et l'éducation des jeunes: formations au rabais, difficultés d'apprentissage dans des classes de plus en plus chargées, et moins de postes aux concours pour les jeunes qui souhaitent s'engager dans ces métiers (moins 25% cette année), donc toujours plus de chômage.
Le 24 janvier, le recteur a fait intervenir la police pour évacuer les personnels qui se trouvaient à l'intérieur du rectorat. L'intersyndicale a appelé à une assemblée générale le mercredi 30. La mobilisation doit se poursuivre et les enseignants ont décidé de refuser de siéger au rectorat tant que durerait la présence policière. Ils ont aussi appelé à refuser les fermetures de postes dans le 1er degré et les heures supplémentaires dans le second degré, puisqu'elle se soldent par une diminution des embauches, certains contractuels qui se retrouvant sans emploi.



Martinique
Les salariés de la Sécu se mobilisent

Dans un tract communiqué à l'ensemble du personnel le 29 janvier, le syndicat CGTM-CGSSM, a appelé ce personnel à un débrayage le 31 pour manifester son indignation devant la décision du directeur de la CGSS de faire travailler 4 agents le mardi gras.
Le tract dénonce par ailleurs l'arrogance et le mépris du directeur qui semble-t-il ne faisait que mettre à exécution une menace qu'il avait annoncée dès son arrivée en Martinique. Par contre ce directeur fait le sourd lorsqu'il s'agit de discuter de l'amélioration des conditions de travail dans les services d'accueil!
Alors il était naturel que le ton monte et que la colère s'exprime, et c'est l'ensemble des services de la Caisse Générale de Sécurité Sociale qui, participant à cette mobilisation, exige, selon le tract de la CGTM-CGSSM, plus de respect pour les travailleurs, leur histoire et leur culture.




Martinique
Métallurgie: à force de tirer sur la corde

Depuis plusieurs années, la situation des ouvriers des entreprises de la métallurgie n'a pas connu de réels changements, tant sur le plan des conditions de travail que sur les salaires. La plupart de ces entreprises sont spécialisées dans la fabrication de structures métalliques destinées aux bâtiments et travaux publics.
La convention collective locale date du 28 février 1980. C'est dire qu'elle nécessite une réactualisation. Et depuis, les patrons de ce secteur ne cèdent rien lors des accords de branche. Ils n'accordent que des augmentations de salaires dérisoires, sans aucun rapport avec la hausse réelle du coût de la vie, dans des négociations par entreprise. Dans ce contexte, le patronat profite pour maintenir sinon augmenter ses profits en imposant des cadences de travail de plus en plus rapides, avec des primes de rendement à la quantité de tonnes vendues et non à la quantité produite.
Quant aux heures de travail, certaines entreprises font travailler leurs ouvriers le samedi et même le soir jusqu'à 21 heures. Chose qui ne se faisait pas auparavant. D'autres entreprises profitant de la situation veulent aussi mettre en pratique de telles méthodes de travail et notamment le travail du samedi.
Sur le plan de la qualification, de la classification ou de l'ancienneté, c'est la belle vie pour ces exploiteurs! A tel point que le patron de l'entreprise STAB à Ducos ne respecte pas cette réglementation et n'applique pas la convention collective de la branche.
Quant à l'entreprise Profilage à Fort de France elle ignore également la convention collective locale. La direction traîne des pieds pour la mettre en application, alors que les salariés le réclament depuis des mois. Dans les autres secteurs comme au bassin de Radoub par exemple c'est la même chose. C'est-à-dire que le comportement de ces patrons est le même partout. Et pour accroître encore plus leur profit, ils emploient de plus en plus de travailleurs intérimaires ou ont recours à la sous-traitance.
Actuellement certains travailleurs de ces entreprises commencent à en avoir «ras le bol». A force de tirer sur la corde, ces patrons finiront bien par déclencher leur colère.



Guadeloupe
«France Antilles»: La direction ne veut rien lâcher!

Après plus d'une semaine de grève des employés, des ouvriers et de certains journalistes affiliés à l'UTP-UGTG, la direction du journal «France Antilles» persiste dans son refus d'accorder satisfaction aux grévistes. Une première rencontre le jeudi 31 janvier entre représentants des grévistes et direction s'est terminée par un échec. Et depuis, jusqu'à l'heure où nous écrivons, la direction du journal fait la sourde oreille. Elle joue probablement la montre en espérant décourager les grévistes. Leurs revendications sont entre autres:
- Une revalorisation des salaires. En effet, certains salariés, après plus de 30 ans dans l'entreprise ne touchent que 1300 euros par mois. D'autres, des journalistes après 20 ans, ne touchent que 1500 euros;
- Un plan d'évolution des carrières. Car la direction, selon les grévistes, au lieu de permettre la promotion du personnel sur place, embauche régulièrement du personnel venant de France, bloquant ainsi toute perspective d'évolution pour ce personnel, d'où la troisième revendication, à savoir;
- L'arrêt des recrutements en France.
Une trentaine de grévistes campent devant le siège de l'entreprise, empêchant ainsi toute parution du journal qui de ce fait est absent des lieux de vente depuis le début de la grève. Les grévistes bénéficient du soutien des journalistes de la Martinique.
L'attitude de la direction du journal «France Antilles» ne diffère en rien de celle de tous les patrons: donner le moins possible aux travailleurs, à ceux qui font marcher l'entreprise, de manière à verser le plus de profit possible aux actionnaires ou aux propriétaires, tous aussi parasites les uns que les autres.
Mais de temps en temps les travailleurs réclament une plus grande part du gâteau. Ils ont raison. C'est la voie qu'ont choisi les employés de «France Antilles». Et ils finiront par faire céder la direction de l'entreprise.



Extraits des bulletins des entreprises

Guadeloupe
Extraits de "l'écho des hôpitaux"

BUANDERIE: LES CHOSES NE S'AMELIORENT PAS
  La buanderie est plongée dans un capharnaüm. Les cadres sont tombées en disgrâce. Les incidences sont nombreuses dans l'attribution de linge, de franges. Pourtant le pôle logistique est encadré par plusieurs hauts cadres. Qu'en pensent-ils?

ADMISSIONS: PAS DE RÉGIE
La collègue affectée à la caisse des admissions est partie à la retraite. Depuis les malades sont obligés de se mettre en quête d'une caisse pour régler leur facture. Et dire qu'il y a des dizaines de jeunes qui cherchent du travail!

CÔTÉ COUR ET CÔTÉ JARDIN
Les ascenseurs sont souvent en panne. Mais, alors le week-end dernier, c'était le clou. Quelquefois, il a fallu utiliser les mains pour fermer les portes. Le DG se bat devant la presse pour tenter de redorer l'image du CHU. Mais les utilisateurs constatent tout autre chose sur le terrain.



Martinique
"Extrait de "chantiers en lutte"

Des augmentations de salaire ou des miettes?
Il a fallu 3 réunions de la commission paritaires du BTP pour voir les représentants des patrons du bâtiment accepter de signer quelques centimes d'augmentations de salaire.
Finalement, c'est le 21 décembre 2007 que ces avares ont signé une augmentation de 2 % à compter du 01 janvier 2008. Puis 2 % à compter du 1er juin 2008. Ce qui veut dire que ces messieurs n'ont rien voulu accorder de plus pour l'année 2007.
En clair, les profits gagnés par l'exploitation des ouvriers resteront bien au chaud dans les coffres fort du patronat.

si nous voulons de véritables augmentations de salaires il faudra se battre tous ensemble.
Que représentent ces 2 % d'augmentation?
Si on prend le cas d'un OQ1, cela lui fera une augmentation de 37 centimes d'euro de l'heure. Ou encore 59,81 euros brut sur sa fiche de paie du mois de janvier. Bref des pièces de monnaie.
Pour pouvoir faire face au coût de la vie, il faut une augmentation de 300 euros minimum pour tous les travailleurs du bâtiment.
Mais c'est seulement par la lutte et tous ensemble qu'on pourra l'obtenir.



Extraits de "l'écho de l'aéroport"

COUP DE COLÈRE AUX LOCATIONS DE VOITURES
Samedi 26 janvier vers 16h, un fort ralentissement a marqué les locations de voitures du groupe Hayot. Tous les collègues étaient sur le site, ils ont expliqué aux clients leurs difficultés face à un patron rapace. Ils ont trouvé le soutien des touristes qui ont déclaré qu'ils comprenaient très bien ce mouvement.

... LOCATIONS DE VOITURES: MISIÉ HAYOT' PA VLÉ BAY 2 F...
Le groupe Hayot, très puissant, se vante d'être un «gros investisseur». Mais d'où provient tout cet argent si ce n'est de l'exploitation de ses nombreux salariés?
Quand son directeur en Guadeloupe veut essayer de convaincre les salariés qu'ils doivent se contenter de peu, il n'y arrive pas. Trop c'est trop.

... LES MENACES DU CHEF RENFORCENT LA DÉTERMINATION À SE BATTRE POUR UN SALAIRE DÉCENT
Non, personne n'admet un salaire de base inférieur au SMIC. Seul un chef très bien payé ne comprend pas cela. Ce monsieur n'a pas hésité à menacer les salariés. Il déclare qu'ils auraient dû le prévenir et menace de retirer une journée de salaire pour un mouvement de 50 minutes, comme si c'était la fonction publique. Il menace de baisser les primes si le salaire de base passe au SMIC. A croire que ça lui ferait mal que les salaires des employés augmentent. Il menace même de licencier le tiers des collègues.
L'investisseur dont ce monsieur défend les intérêts ne vise pas à l'amélioration de la vie de tous, mais veut seulement remplir ses coffres.


Extraits de "l'écho de l'ANPE"

GREVES CONTRE LA FUSION ET POUR LE POUVOIR D'ACHAT
Certaines organisations syndicales en France, dont la CGT, continuent d'appeler les collègues de l'ASSEDIC de l'ANPE et même d'autres secteurs à se mobiliser contre la fusion.
Continuer à se battre y compris pour défendre notre pouvoir d'achat avec les salariés de la fonction publique, c'est indispensable!

MOBILISATION A L'ASSEDIC GUADELOUPE
Le 22 janvier les collègues de l'ASSEDIC ont une nouvelle fois protesté contre la remise en cause de leurs acquis et contre la suppression de leur convention collective.
Pour les agents de l'ANPE la direction et le gouvernement ont prévu un droit d'option : pendant un an, nous pourrons «choisir» de garder le statut d'agent public ou décider de passer au privé, sous une nouvelle convention collective.
Sans mobilisation des agents de l'ANPE soyons sûrs que le statut de 2003 sera réduit à la portion congrue...
UNE LOI, MEME VOTEE, PEUT ETRE ABROGEE!
Il est encore temps de se battre! Même si la loi sur la fusion ANPE UNEDIC a été votée en première lecture au Sénat puis à l'Assemblée nationale, il faut continuer à faire pression pour maintenir nos acquis.


Extraits de "l'écho des Assurances"

MAIF: LA DIRECTION A RECULÉ SUR LE PROJET N.D.S
Ce fut vraiment un coup de théâtre lorsque nous avons appris que lors de la paritaire du 19 décembre dernier, la direction a décidé de changer d'orientation et de ne plus imposer l'ouverture des bureaux le samedi aux délégations ainsi qu'aux Centres de gestion. Sa dernière proposition était d'abandonner l'ouverture du samedi, de maintenir l'horaire variable dans les mêmes conditions. La seule modification concerne les plages variables qui seront modifiées le matin 8h00 au lieu de 7h00 et le soir 18h30 au lieu de 18h00. Mais l'ouverture au public dans les délégations est prévue jusqu'à 18h00. Pour les délégations d'Outre Mer la direction a pris en compte nos spécificités et ne modifie pas les horaires.
La direction entend cependant développer l'ouverture des Points d'Accueil qui sont des structures qui ouvrent du mardi au samedi.

LA LUTTE PAIE TOUJOURS!
Ce fut un grand ouf de soulagement pour tous les collègues qui se sont battus durant toute l'année 2007 contre ce projet qui prévoyait l'ouverture du lundi au samedi. La dernière mobilisation du 1er octobre à l'appel de la CGT, la CGC et FO sur le plan national et de la CGTG, la CTU en Guadeloupe avait été particulièrement bien suivie et la direction a réalisé qu'il y avait une forte opposition du personnel à son projet et que cela deviendrait de plus en plus difficile de l'imposer.