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Organisation communiste révolutionnaire (trotskiste)
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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES   -   Samedi 23 février 2008      N° 982


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Guadeloupe
DES CANDIDATS DE COMBAT OUVRIER AUX MUNICICPALES

Comme nous l'avions annoncé, plusieurs de nos camarades seront candidats à ces élections municipales. Une liste d'Union des Travailleurs sera conduite à Baie Mahault par notre camarade Max Céleste. On y trouve des travailleurs, des petits agriculteurs, des militants et sympathisants du Parti Communiste Guadeloupéen, de l'UPLG, d'associations locales, des syndicalistes. La liste est très représentative des aspirations populaires de la commune de Baie Mahault.
Elle se positionne aussi clairement contre les prétendues réformes menées par le gouvernement Sarkozy-Fillon et se situe sur le terrain des intérêts des classes laborieuses.
Les membres de cette liste ont pour ambition d'avoir de nombreux élus dans le prochain Conseil Municipal. Ils veulent intervenir dans toutes les questions pour défendre les intérêts des couches laborieuses et particulièrement ceux des plus démunis. Leur présence donnera la possibilité d'orienter dans le bon sens les choix de la municipalité et du Maire quelle que soit leur étiquette politique. A Capesterre Belle Eau, une discussion se poursuit avec la tête de liste Alain Lacavé proche du Parti Socialiste pour mettre quatre candidats de Combat Ouvrier dans sa liste dont nos camarades Jean-Marie Nomertin et François Anaïs bien connus des travailleurs capesterriens.
Aux Abymes notre camarade Danielle Diakok, porte parole de Combat Ouvrier et de Lutte Ouvrière lors des élections législatives et présidentielles sera présente sur la liste d'Eric Jalton qui regroupe pratiquement toute l'opposition de gauche (PC-Vert-Progressiste-CO-socialiste) au maire sortant Marsin qui avait quitté ses positions socialistes pour appeler à soutenir Sarkozy aux dernières élections présidentielles. Manifestement, bon nombre de gens veulent le lui faire payer.
Dans les réunions publiques auxquelles participent D. Diakok, elle insiste sur la nécessité pour la population pauvre, les travailleurs de se faire entendre de la prochaine municipalité, de s'intéresser à ce qui se passera dans la mairie et de se donner les moyens de peser sur les choix qui y seront fait, pour qu'ils le soient le plus possible en leur faveur. En tout cas, elle annonce que ce sera sa préoccupation d'intervenir pour que la prochaine majorité municipale de gauche se mette réellement au service des intérêts populaires et non à celui d'une minorité de notables. Pour l'instant cette volonté est bien perçue par le mouvement qui fait campagne pour Eric Jalton. Autour de lui se manifeste un très fort engouement, une très forte volonté de changer les moeurs municipales aux Abymes.
A Moule, après diverses discutions et péripéties notre camarade Fletcher accompagné d'autres militants et sympathisants de Combat Ouvrier sera probablement sur la liste de Madame Guizonne-La Créole. Cependant les discutions ne sont pas terminées à l'heure où nous écrivons.
A Sainte-Rose, les discutions avec la liste soutenue par le Parti Socialiste et dirigée par Madame Mévalet n'ont pu aboutir étant donné que nous n'étions pas satisfaits de la position dans laquelle elle plaçait notre camarade Lita Dahomay, position qui n'aurait pas été suffisamment significative pour permettre une véritable mobilisation de ses sympathisants en faveur de la liste.
Il semble sur Sainte Anne qu'une liste lancée par des travailleurs, des artisans, indépendants des partis, soit en train de se constituer et ils ont proposé à l'une de nos camarades de s'y trouver, ce qu'elle a accepté. Mais pour l'instant la démarche n'a pas encore complètement abouti.
Donc dans les régions où nous menons d'habitude nos activités nos camarades et sympathisants auront la possibilité de s'adresser à la population laborieuse et de lui proposer une démarche politique qui est favorable à leurs intérêts dans les différentes communes mais qui leur permet aussi de se démarquer des politiciens qui soutiennent sans vergogne le gouvernement Sarkozy-Fillon alors que celui multiplie les attaques contre les travailleurs et la population.
Nous appelons donc les lecteurs de Combat Ouvrier, les amis et sympathisants, tout ceux qui depuis des années suivent nos activités à soutenir nos camarades au travers des listes où ils sont accueillis. Nous appelons donc à voter massivement pour ces listes de gauche.



Martinique
Hôtel Leyritz: les salariés se battent pour leur emploi

La société Leyritz gestion qui gère l'hôtel Leyritz à Basse Pointe est en redressement judiciaire depuis le 8 janvier. L'employeur avait cessé toute activité depuis plusieurs semaines et les salariés avaient continué à faire fonctionner la structure. Le tribunal mixte de Fort de France devait se réunir le 26 février pour entendre l'offre de plusieurs repreneurs et statuer sur l'avenir de l'entreprise.
Le mardi 12 février, contre toute attente, l'administrateur judiciaire demandait la liquidation judiciaire de l'entreprise devant le tribunal. L'Association pour la gestion du régime d'assurance des salariés (AGS) qui garantit les salaires pendant 46 jours à compter de la date du redressement judiciaire ne pourra plus payer les salaires à partir du 24 février. Le président du tribunal demande ainsi aux salariés s'ils sont prêts à renoncer à tout salaire le temps de prononcer une éventuelle reprise de l'hôtel.
Encore une fois comme il est difficile, sinon impossible, pour le tribunal, l'administrateur et l'inspection du travail sollicités de trouver des solutions favorables aux salariés, alors que tout est prévu pour les profits et la défense de la propriété capitaliste! En effet avec la nouvelle législation du 26 juillet 2005 sur la sauvegarde des entreprises en difficulté, il est possible à un nouvel exploitant de reprendre l'entreprise liquidée. Mais rien n'est prévu pour les anciens salariés licenciés, sinon les Assedic ou le bon vouloir du repreneur.
Selon les salariés, la liquidation ouvre la porte aux spéculations immobilières dans ce secteur, d'autant que l'hôtel est dans le voisinage de la centaine d'hectares de l'exploitation bananière Leyritz, bien mal en point depuis des années.
Mais les salariés ont de l'espoir, ils veulent maintenir leur emploi et surtout leur revenu, ils se disent prêts à reprendre la structure. A ce jour, les collectivités locales en charge du développement font la sourde oreille alors qu'à longueur d'année elles versent des subventions pour les entreprises du tourisme.



Guadeloupe
Encore de l'argent pour les planteurs de banane

Encore une fois, et toujours au nom de la relance de la banane dont on parle depuis des années et qu'on ne voit jamais venir, les planteurs vont recevoir de l'argent. Cette fois c'est dans le cadre du dispositif du POSEI (Programme d'Options Spécifiques à l'Eloignement et à l'Insularité). Grâce à ce programme, les planteurs, selon F. Lignières, le président du Groupement des Planteurs de Guadeloupe, vont recevoir pour 2008, une avance de 270 Euro/tonne de banane sous forme d'aide pré-financée. Ce qui permettra d'atteindre, nous dit-on, 40 000 tonnes de bananes pour l'année 2008.
Toujours selon F. Lignières, cet argent va permettre aux planteurs de se remettre à flot, de replanter, mais seulement une partie de leurs terres. Le reste devant rester en friches pour permettre de démarrer plus tard une production de «qualité», sous entendu nécessitant moins de produits phytosanitaires. Car pour le président du Groupement des planteurs de Guadeloupe, on a trop dit sur la pollution des sols par la Chlordécone et les planteurs de bananes sont montrés du doigt.
Cela dit, l'odeur de l'argent du POSEI commence déjà à provoquer des problèmes. Car le jour même de la réunion prévue pour annoncer les aides du POSEI, un petit planteur a bloqué l'entrée du centre d'empotage de Capesterr-B-E: on voulait le priver de quotas, c'est-à-dire le rayer de la liste des planteurs fournissant de la banane et donc le priver des fonds du POSEI. Les choses se sont arrangées. On lui a promis de lui attribuer un quota.



Communiqué de Lutte Ouvrière. Sinistres calculs

Sarkozy veut faire des enfants de CM1 les gardiens de la mémoire des petits juifs français victimes du génocide commis par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale. Le bien-fondé d'une telle décision en fonction des répercussions psychologiques que cela peut entraîner chez des enfants de dix ou onze ans, on peut en discuter. Mais si on juge que ce n'est pas un problème, pourquoi se limiter à ce massacre ignoble. Celui des petits tziganes l'était-il moins? Les enfants vietnamiens ou algériens bombardés ou napalmisés au cours des guerres coloniales, tous les enfants assassinés par l'impérialisme français, mériteraient-ils moins qu'on entretienne leur souvenir?
     En réalité si Sarkozy montre un intérêt pour les enfants juifs victimes de la barbarie nazie, c'est qu'il en escompte un bénéfice électoral! Et c'est répugnant.



Martinique
La Poste. Des avancées après plusieurs jours de mobilisation

Déjà en octobre 2007, les salariés s'étaient mobilisés, lors de la visite du président national de la Poste. La revendication portait sur la revalorisation salariale des contractuels. Restée sans solution, cette revendication qui concerne 500 contractuels a été remise en avant lors de la mobilisation du mardi 12 février dernier.
Les salariés contractuels ont un salaire inférieur à celui des autres salariés fonctionnaires, alors qu'ils réalisent les mêmes tâches.
La direction nationale de la Poste avait accordé en 2004 une «prime ultramarine», insuffisante pour les salariés car ne supprimant pas l'écart de salaire imposé. Il s'agit pour l'administration de diminuer les salaires en créant une catégorie de salariés exclus du droit aux 40%. Après quelques jours de mobilisation, les salariés ont obtenu, la titularisation d'auxiliaires de droit public dont les salaires étaient bloqués depuis des années. Et pour les contractuels une revalorisation de la prime qui sera versée par tranches.
Pour maintenir leurs droits, les salariés de la Poste, comme ceux de la fonction publique auront encore à se battre, car ils ont en face d'eux un gouvernement qui prétend vouloir maintenir les mêmes services, les améliorer, mais... avec moins de salariés dont il veut réduire de manière conséquente les revenus!



Guadeloupe
La galère des locataires des "plaines" à Grand-Camp

Cela a commencé avec les pluies et les eaux d'égoût qui rentraient dans des appartements du rez-de-chaussée des immeubles «Les Plaines» à Grand Camp aux Abymes. Les locataires ont appelé la SIG pour qu'elle fasse des réparations. Les responsables de la SIG ont déclaré que ce n'était pas la peine qu'ils interviennent, qu'ils allaient reloger ces familles. Ils les ont fait déménager quelque mois après à Palais Royal, zone agricole transformée en zone de bureaux-hôpital, Sécurité sociale- et d'habitations aux Abymes, en allant vers Morne-à-l'eau.
Les logements sont bien sûr neufs mais les loyers sont beaucoup plus élevés et il faut tout repayer, caution etc. alors que c'est la SIG qui a décidé ce déplacement.
Mais tous les concernés n'ont pas trouvé de place à Palais Royal. Il n'y a plus d'appartements là-bas, donc la SIG déplace les locataires juste à côté, aux Plaines même, dans des appartements qui ne sont pas mieux que ceux qu'ils viennent de quitter. Eux aussi doivent tout repayer.
Finalement, bon nombre de gens du voisinage sont partis, à Baie Mahault ou ailleurs. Ils se trouvent souvent loin de leur lieu de travail et certains n'ont pas de voiture.
Maintenant les appartements se vident et des squatteurs plus ou moins agités commencent à envahir les lieux, ce qui effraie les derniers occupants, les poussant à partir à leur tour à cause de l'insécurité: portes défoncées, vols.
Un petit groupe de locataires sont restés, et, ne voulant pas partir, ont décidé de résister en créant un comité.



Guadeloupe
Annulation de la réunion du Cercle Lénine-Trotsky du vendredi 29 février

Nous nous excusons de devoir annuler, en raison de nos obligations dues à la campagne électorale, la réunion du cercle Lénine Trotsky qui était prévue le 29 février à la salle Rémy Nainsouta à Pointe à Pitre. Nous vous informerons ultérieurement de la tenue de la prochaine réunion. Mais sympathisants et lecteurs de C.O. ne manqueront pas d'occasion de participer à des réunions publiques, dans le cadre de la campagne électorale des municipales!
Nous vous informerons, ici ou par d'autres voies, des réunions publiques que nous tiendrons notamment à Baie-mahault, Capesterre Belle Eau, Moule, Abymes, communes où nos camarades serons présents dans la campagne électorale.



L'émigration choisie à Marie-Galante: les coupeurs de canne haïtiens

La coupe de la canne va démarrer à Marie Galante et les planteurs posent de nouveau le problème de la main d'oeuvre et du coût de revient de la canne. Plus ou moins ouvertement ils laissent entendre que les coupeurs de canne d'Haïti seront employés qu'ils soient légaux ou illégaux. Pour les producteurs de canne, les petits planteurs de Marie Galante où les parcelles sont difficiles à mécaniser, la coupe se fait à la main et coûte cher, aussi les travailleurs haïtiens sont une aubaine, d'autant qu'ils sont clandestins et donc moins capables de s'opposer à un salaire plus bas.
Ainsi d'un côté les travailleurs haïtiens sont sollicités par les planteurs pour leur force de travail à bon marché. Le consul d'Haïti et les services du préfet sont prêts à discuter sur la possibilité de délivrer des visas de durée déterminée pour la période de la campagne sucrière. Ils permettraient à des travailleurs haïtiens de venir se faire exploiter en étant en règle et de se faire expulser par la suite le plus légalement aussi. C'est une «émigration choisie» dans le droit fil des recommandations de Sarkozy. C'est «Sucre Amer» en Guadeloupe, peut-être pas aussi dramatique qu'à Saint-Domingue, mais çà pourrait aussi arriver.
De l'autre côté, en, Guadeloupe, ces travailleurs parce qu'ils sont haïtiens, sont victimes de chasse à l'homme policière, sous couvert de lutte contre l'immigration clandestine lancée par le premier ministre Fillon. Le préfet de la Guadeloupe cherche à remplir son quota parmi les 25 000 expulsions fixées en 2008, au ministère de l'Immigration dirigé par Brice Hortefeux. C'était déjà l'objectif affiché pour l'année 2007 et il n'avait pas été atteint. Fillon vient d'en réclamer 2000 de plus!