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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES -
Samedi 23 février 2007 N°
982
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Page 3
Capesterre B-E
Condamnés pour escoquerie, faux...
Finalement après plusieurs années de procédure et d'enquête, les 4 compères: - F. Monge ancien directeur de la D.A.F, ancien inspecteur des plantations SCA-les Palmiers, ancien responsable du groupement des planteurs Karubana, - Delacaze, responsable la société COPROBAN, - Kinetti et enfin l'ancien directeur de la ferme de Campêche qui a été liquidée, ont été condamnés par le tribunal correctionnel à 3 ans de prison avec sursis, 20 000 Euro d'amende et 5 ans d'interdiction de gestion de toute entreprise. Ils avaient, en créant 3 sociétés en nom collectif fictives, et par les moyens de fausses factures et de faux documents, détourné des millions de francs dans le cadre de la loi de défiscalisation. Ils se sont faits attraper et donc condamner. Cela fait déjà quelque temps que cette affaire est aux mains de la justice. Mais comme c'est souvent le cas, la justice sait prendre son temps quand il s'agit de juger des gens bien placés dans la hiérarchie sociale impliqués dans des affaires de ce genre. De plus, nos compères trafiqueurs ont interjeté appel. C'est dire qu'ils ont encore de beaux jours devant eux pour profiter de l'argent détourné et qu'ils ont encore des chances de se voir blanchir... de toute accusation.
Cette fois-ci quatre «trafiqueurs» se sont fait attraper. Mais pour deux ou trois qu'on prend la main dans le sac, combien de patrons fraudeurs détournent ainsi de l'argent du fisc pour s'enrichir sur le dos de la collectivité!
Il est à noter que cet évènement n'a pas fait la une de l'actualité, comme cela aurait été le cas s'il s'était agit de Rmistes ou de chômeurs qui avaient reçu de l'argent indûment.
Comme dit le dicton: «selon que vos serez riches ou pauvres...»
Extrait de l'Écho de l'ANPE
BOURO LA, LE RETOUR...
On l'a vu parader sur les écrans de la télé officielle et entendu pérorer sur les ondes des radios! Et comme on pouvait s'y attendre, c'est à un Guadeloupéen bon teint que la direction a confié la tâche d'essayer de nous obliger à régresser à travers la fusion! (Il s'agit de la fusion entre ANPE etASSEDIC décrétée par le gouvernement Sarkozy pour faire des économies sur le dos des employés et aussi au détriment du service aux chômeurs! Ndlr)
BOURO LA AND Co
On assiste à un bouleversement de l'organisation de la direction de l'ANPE Guadeloupe et pas seulement à sa tête.
Tous cadres Guadeloupéens bon teint, prêts à servir leur maître!
A nous, agents de la base de leur montrer qu'il faudra compter avec nous pour les empêcher de mener à bien leurs sales coups!
Martinique
Chantiers en lutte
Mital: exploiteur sans frontière
Le patron d'Acélor-Mittal, qui possède aussi une entreprise en Martinique, est un des hommes les plus riches du monde. Pour maintenir ses profits, il se prépare à fermer son usine de Gandrange en France. Résultat: ce sont des milliers d'emplois qui sont menacés.
Cependant les ouvriers de cette usine n'ont pas dit leur dernier mot. Car avec raison ils sont actuellement mobilisés pour défendre leur emploi. C'est ce même patron qui détient l'entreprise Profilage Martinique, spécialisée pour la construction de tôles.
Toutes les directions de chaque filiale ont à coup sûr été formées dans le même moule. C'est-à-dire obéir au doigt et à l'oeil aux consignes données par leur gros patron exploiteur.
C'est ainsi que la direction Profilage Martinique fait traîner les revendications des salariés, concernant l'augmentation des salaires et la convention collective nationale de la métallurgie, la plus avantageuse pour les salariés. Pour faire aboutir leurs revendications, il faudrait qu'un jour les salariés de Profilage Martinique prennent exemple sur les mobilisations des contrats aidés en Martinique.
Guadeloupe
Extrait de l'Écho de l'Aéroport
AVEC LA BRINK'S, NOS CONGÉS SONT SANS SOLDE...
Plusieurs collègues avaient des congés à prendre. Mais depuis septembre 2007 nous sommes passés de Top One à la Brink 's. Cette dernière accepte que nous prenions nos congés. Mais au dernier moment elle déclare qu'elle ne paie pas, que ces congés sont «sans solde». Nous avons travaillé normalement et avons droit à nos congés. Nous nous retrouvons avec presque rien comme salaire. C'est intolérable.
... LA CCI RESPONSABLE DE CES ABUS À LA BRINK'S...
Ce sont les chefs de la CCI qui organisent les marchés. A chaque changement de patron, c'est déjà pénible de se trouver manipulés comme des pions, pour des intérêts que nous ne contrôlons pas.
Mais si les chefs de la CCI ont signé que nos congés ne seront pas transférés et que nous travaillerons sans être payés, ils devront revoir leur copie.
... BRINKS: TROP DE PROBLÈMES SUR LA PAIE
A part les problèmes de congés, la Brink 's fait d'autres prélèvements illicites sur nos paies: pas de prime de transport pendant quatre mois, puis une petite somme dérisoire pour la prime de janvier. Pour la mutuelle, au lieu de nous rembourser ce qu'elle nous doit, elle soustrait une somme étrange sur notre paie.
Martinique
Grève sur le port de Fort-de-France
Une grève s'est déclenchée sur le port de Fort de France, un peu par surprise, à l'appel d'une des quatre organisations syndicales présentes sur le port, suite à l'échec des négociations annuelles obligatoires.
A l'ouverture des NAO, le cahier des revendications des salariés dockers portait sur une prime de vêtement, un 13ème mois, la prise en charge à 100% de la mutuelle, la réduction des écart de rémunération entre salariés d'une même catégorie, une augmentation de salaire 5,5% (selon la CSTM) et 9% (selon CDMT, CFDT, CGTM).
Les NAO qui se sont ouvertes le 07 janvier 2008 et se sont ensuite poursuivies les 21 et 28 janvier, avec une dernière séance le 11 février, n'ont pas abouti!
Mais ce qui semble avoir déclenché la colère des ouvriers dockers, c'est le communiqué du Syndicat des Manutentionnaires et Employeurs d'Ouvriers Dockers du Port (syndicat des patrons).
Ce communiqué, qui reprenait les pseudos difficultés de l'activité de la manutention sur le port, se fixait sans doute comme objectif d'expliquer au grand public que les revendications salariales des dockers étaient excessives et que les manutentionnaires n'entendaient pas y donner suite!
En effet, ce communiqué indiquait perfidement que les dockers avaient déjà bénéficié d'une augmentation de salaire de 8% et que la rémunération moyenne sur le port s'élevait à 5945 euros!
Si les patrons manutentionnaires voulaient jeter de l'huile sur le feu, ils n'auraient pas agit autrement, car le communiqué fit l'effet d'une bombe auprès des dockers, en tout cas, auprès de tous ceux d'entre eux qui continuent de pointer mensuellement à 1500 euros net.
Mais les actions patronales semblent ne pas s'arrêter là car, déjà des communiqués de presse font savoir que des commerçants se trouvent (déjà) en pénurie de marchandises. Tout cela ressemble bien sûr à de la mise en scène, mais c'est aussi une indication de la volonté des patrons de monter la population contre les grévistes qui seraient des nantis qui affament une population sage et tranquille!
C'est donc la guerre que déclarent les patrons à la grève des dockers. Si ces derniers semblent être habitués à ces manoeuvres, il n'empêche qu'il y a une nouvelle donne, la division en leur sein, due à la multiplication ces derniers temps des organisations syndicales qui ont vu le jour sur le port suite à des querelles de leadership.
Mais si cela risque de créer un préjudice au mouvement, la situation créera aussi les conditions d'une discussion libre et à ce moment, il appartiendra aux ouvriers de bien comprendre les enjeux du moment pour ne pas se tromper de cible et se donner une direction pour la lutte acceptée démocratiquement par tous!
Martinique
Conférence de presse du "front commun de l'éducation"
Samedi 15 février le «Front commun de l'éducation» regroupant des syndicats enseignants, agents et des associations des parents d'élèves, tenait une conférence de presse à la Maison des Syndicats à Fort de France pour informer la population sur la lutte en cours, pour le maintien en poste des «contrats aidés».
Les intervenants ont d'abord rappelé que le problème des contrats aidés découlait de la politique du gouvernement de 2005, avec la loi Borloo dite de Cohésion sociale et la soi-disant mise en activité des RMISTES en créant les Contrats d'Avenir et les Contrats d'insertion par l'activité, au lieu de créer de vrais emplois. Ils ont aussi mis l'accent sur le fait qu'en France, il y avait 7% de «contrats aidés» dans les établissements scolaires, alors qu'en Martinique, il y en avait près de 50%, et près de 52% en Guadeloupe dans les mêmes catégories de personnel. Ce qui est particulièrement discriminatoire.
Puis ils ont fait un historique des mobilisations. Certaines sont menées depuis la mi-janvier, notamment par les parents d'élèves regroupés à l'UPEM, rejointes par les enseignants et les ATOSS, (administratifs, techniques et ouvriers de Santé et Sociaux) et diverses catégories de salariés animant la vie scolaire dans les établissements.
En dehors de la presse, une quarantaine de grévistes, enseignants, agents des écoles, ou parents, étaient présents. Certains, du collège du Diamant, du collège de Godissard, du collège du Marin ou autres, ont pris la parole pour expliquer comment la mobilisation s'est déroulée dans leur établissement, mais aussi comment ils avaient eu à déjouer les interventions sournoises de certains chefs d'établissement qui, pilotés par le rectorat, cherchaient à mettre la discorde entre grévistes et non grévistes devant leur établissement. Ils expliquaient également quelles seraient les répercussions de l'absence des contrats aidés dans les établissements: pour le bon déroulement des tâches administratives à l'approche des examens, pour la sécurité des élèves, pour la restauration, dans les cours, aux autres espaces délicats (wc).
A la fin de la conférence de presse, les représentants du «Front commun de l'Education» ont affirmé que leur «objectif est que 100% du même personnel soit reconduit dans les établissements pour assurer leur bon fonctionnement». Et dans un premier temps, ils ont appelé à un nouveau rassemblement devant la préfecture le lundi 18 février pour entendre la réponse du préfet.
IDEX (Martinique)
Une direction qui sème le vent... et récoltera...!
Les ouvriers de l'entreprise Idex Energie Antilles, se trouvent depuis plusieurs mois confrontés aux pressions de quelques petits chefs domestiqués par la direction. Cette entreprise dont le siège est à Ducos est spécialisée dans le génie climatique, le chauffage et à la maintenance multi technique des bâtiments. Elle emploie 93 salariés.
Sur site Internet, il est précisé qu'elle est aussi spécialisée pour la protection et la promotion de l'environnement durable. Son chiffre d'affaire en 40 ans d'évolution est passé de 0 à 340 millions d'euros, avec un effectif de 2600 personnes. Elle appartient à un groupe d'actionnaires «Industrie capitale», fond de pension américain.
Ce n'est pas la première fois que les ouvriers de cette entreprise se retrouvent dans un tel climat. Ils ont déjà mené des luttes, il y a quelques années de cela, pour obliger l'ancienne direction de l'époque à reconnaître la légitimité de leurs représentants syndicaux de la CGTM, à les respecter, mais encore à appliquer la convention collective du bâtiment. Depuis 2005, la nouvelle direction installée en Martinique utilise des pratiques inadmissibles contre le personnel de l'entreprise.
Il s'agit notamment d'agressions verbales, c'est-à-dire un harcèlement moral envers certains ouvriers qui ne se laissent pas faire. Ou encore, elle utilise des prétextes sur le plan professionnel consistant à faire croire à certains salariés qu'ils n'exécutent pas convenablement leur travail. Elle les change de poste de travail, ou encore a été jusqu'à requalifier un chef de chantier, lui reprochant de ne pas augmenter les cadences de travail des ouvriers. Elle veut le remplacer par un autre chef de chantier, jugé docile cette fois-ci et répondant au doigt et à l'oeil à ses ordres. Il faut dire que ce nouveau chef de chantier n'est pas syndiqué, tandis que celui qu'elle veut remplacer est délégué CGTM du personnel ETAM.
Les ouvriers considèrent que l'attitude anti-syndicale de la direction est délibérée. C'est volontairement qu'elle affecte leurs camarades délégués à des postes de travail loin d'eux, pour les empêcher d'exercer convenablement leurs activités syndicales.
Fait nouveau, durant la semaine du 11 au 17 février, la direction a poussé le bouchon plus loin. Elle a licencié un technicien qu'elle avait fait venir de France, sans préavis, sans entretien préalable et en utilisant le même prétexte: «ne pas avoir exécuté convenablement le travail de chef», comme le veut la direction.
Résultat, la température est entrain de monter au sein de l'entreprise. On assiste de plus en plus à la montée d'un ras le bol parmi les salariés. Ils considèrent que trop c'est trop. Leur section syndicale a fait circuler un tract pour dénoncer l'attitude arrogante et méprisante de la direction.
Et dès la semaine prochaine le personnel compte trouver le moyen de faire leur direction ravaler son mépris envers eux.
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