|
|
|
PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES -
Samedi 22 mars 2007 N°
984
Sommaire > Page précédente > Accueil > Archives > e-mail
Page 4
Municipales en France: Les résultats de Lutte Ouvrière
A l'issue du deuxième tour des élections municipales, nos camarades de Lutte Ouvrière, l'organisation d'Arlette Laguiller, comptent 79 élus, soit sur des listes LO soit sur des listes d'union avec des listes PC et/ou PS.
Au premier tour, LO était présente sur 186 listes dans 166 villes. Elle avait participé à 69 listes unitaires aux côtés d'autres partis de gauche et présenté 117 listes LO.
L'organisation a présenté 58 listes de plus qu'en 2001. Le pourcentage d'électeurs dans les municipalités concernées a été de 15% (6.680.000).
36 candidats de LO ont été élus dés le premier tour. 21 l'ont été sur des listes unitaires avec le PC et/ou le PS.
Pour le second tour, des candidats de LO étaient présents dans 34 villes sur des listes d'union. Il s'agissait soit de listes qui étaient déjà présentes au premier tour, soit de listes issues de la fusion de deux ou plusieurs listes de gauche ayant obtenu plus de 5% des voix en excluant évidemment toute fusion avec des listes de droite ou du MODEM.
Fête de Combat Ouvrier
Le dimanche 6 avril de 12H à 20 h
La fête se déroulera dans le cadre champêtre du domaine du «Pako» à Baie Mahault. La carte que vous proposent dès maintenant nos militants sera exigée à l'entrée.
Programme:
12h: 0uverture de la fête. Apéritif.
12h3O
Repas:
Entrée: salade variée
Plats: Ragoût de cabri, riz madras ou Poisson grillé ou Poulet grillé - Dessert - fruits
Vin, café.
L'animation musicale au cours du repas sera assurée d'abord par «le Groupe 2-5-1», groupe
de musique caribéenne de l'université Antilles-Guyane, constitué à Fouillole, puis par le groupe "NEGOCE SIGNATURE", un groupe de quadrille, biguine, valse, avec l'accordéoniste Négoce qui a obtenu le prix de Musique du Monde de Radio France Internationale (RFI). Il pourra aussi faire danser en alternance avec le DJ.
14h 15 Allocution de Combat Ouvrier
14h30 Conférence: «Les réparations du cerveau» Par Sylvie GUSTAVE DIT DUFLO docteur en Science du cerveau, maître de conférences à l'Université des Antilles et de la Guyane.
Nous avons choisi ce thème vu la fréquence des maladies liées au cerveau et donc l'intérêt que manifeste beaucoup d'entre vous pour les moyens de les soigner ou en retarder l'évolution.
16H Bal titane et... début des forums de discussion-débat
Forum de «Combat Ouvrier»
Forum(s) éventuels de nos invités
20h Clôture de la fête
Tout au long de la fête, vous pourrez:
Consulter nos panneaux sur l'activité de nos camarades dans les entreprises, sur nos positions politiques
Vous entretenir avec nos camarades sur la politique, la vie, l'activité de Combat Ouvrier,
Acheter, consulter livres, brochures et documents à la librairie de la fête
Prendre une collation, un café au stand réservé à cet effet
Commander des boissons au bar
A partir de 16H danser jusqu'à 20H si vous le voulez.
Visiter les stands des autres organisations politiques ou associations qui seraient présentes à la fête.
Vous amuser avec les jeux vidéo, surtout pour les jeunes. Vous exercer au stand de tir
Participation aux frais: 20 euros. 10 euros pour les enfants de moins de 12 ans.
Cette participation comprend:
L'apéritif, le repas et toute l'animation de la fête à l'exception des collations, du bar et du champagne.
Alors, le 6 avril, soyez nombreux à vous rendre à la fête annuelle de Combat Ouvrier. Emmenez vos parents, amis, camarades de travail. Réclamez dès maintenant votre carte d'entrée aux militants. Elle doit être réglée d'avance et elle sera exigée à l'entrée. Merci.
A tous nos amis, nous disons que nous vous attendons tous pour passer un moment agréable et aussi instructif ensemble!
Téléphones de contact: 0590.82.92.94. 0690.72.61.33. 0590.26.23.58; 0690.35.78.31
Email: menendez@wanadoo.fr
Haïti
En Haïti la situation des travailleurs est tellement dégradée qu'ils sont acculés au désespoir. Certains politiciens craignent des réactions violentes et pour les prévenir ils jettent aux travailleurs des miettes, en parlant d'augmentation de salaire journalier. Nous publions ici un article de nos camarades de l'OTR tiré de leur journal la VOIX DES TRAVAILLEURS du mois de mars.
UNE AUGMENTATION DE 7 GOURDES (15 CENTIMES D'EUROS) SERAIT PROPOSÉE AUX OUVRIERS
En déposant le projet de loi sur le salaire minimum devant le bureau de la Chambre des députés, cela fait plus de six mois, le député Steven Benoit, annonçait qu'il voulait créer un choc dans l'opinion en dénonçant l'extrême exploitation sur la zone industrielle plus particulièrement dans le secteur de la sous-traitance. Il pensait que son document allait donner lieu à des rencontres tripartites entre le gouvernement, des syndicats des travailleurs et le patronat en vue d'une réelle valorisation du salaire minimum des travailleurs fixé à 70 gourdes (1,5 euro) par jour depuis 2003.
Soucieux de ne pas déplaire aux patrons dont il est un fidèle allié, René Préval s'était subtilement détourné de cette question en prétextant qu'il voulait donner du temps aux chefs d'entreprise qui, ajouta-t-il, doivent faire face à la concurrence de leurs homologues étrangers. Ainsi le président se soucie-t-il plus des bénéfices des patrons que de la faim qui tenaille les travailleurs en raison du salaire dérisoire pratiqué sur la zone industrielle, moins de 2 euros par jour, et surtout de la baisse du pouvoir d'achat des ouvriers occasionné par la décote de la gourde, l'augmentation des prix des produits de consommation courante.
Rejetant toute législation en la matière, des patrons se sont dépêchés d'annoncer sur la presse qu'ils avaient déjà pris des dispositions dans leurs usines d'ajuster substantiellement le salaire des ouvriers et leurs sous-fifres économistes invitaient les ouvriers à donner le meilleur d'eux-mêmes pour mériter cette augmentation.
Mais tout ce verbiage était surtout destiné à faire passer le temps, à duper l'opinion qui découvrait à l'occasion l'horreur, l'exploitation dans l'enfer des entreprises de sous-traitance .
Près d'un an après le dépôt du projet de loi, c'est le silence complet. Plus personne n'en parle. Plus préoccupés par leurs magouilles politiques, les députés se préparent à interpeller le gouvernement, les sénateurs planchent sur la double nationalité de certains des leurs et des ministres du gouvernement pendant que les patrons continuent d'accroître leurs richesses en imposant des conditions de travail chaque jour plus pénibles.
Contrainte de donner un résultat, le bruit court qu'une commission tripartite s'apprête à proposer aux parlementaires une augmentation de 10% du salaire des ouvriers, soit une augmentation de 7 gourdes (0,15 euros), ce qui ramènerait le salaire minimum journalier à 77 gourdes (1,70 euros). Cette valeur est très loin des 250 gourdes (50 euros) proposées par le député Benoit il y a un an.
Alors que les salaires dans l'administration publique ont été réajustés en trois fois depuis 2003, au niveau des entreprises de la sous-traitance le salaire minimum n'a pas bougé d'un iota depuis 5 ans.
SAINTE LUCIE
Les petits vendeurs rejetés a la rue
Depuis quelques années à Castries, la capitale, ceux qui vendaient sur les trottoirs, des femmes en majorité, avaient été installés en un lieu, l'Arcade, avec des étals, des points de stockage et des toilettes. Actuellement ils apprennent que la municipalité a purement et simplement décidé de détruire l'Arcade et de les remettre dans la rue, aux intempéries. Ils s'organisent contre cette décision qu'ils jugent injuste, déloyale et inhumaine. Si elle se réalise, certains d'entre eux devront abandonner la profession. L'Arcade a été construite pour eux. Il n'est pas question qu'ils retournent à la rue.
TRINIDAD ET TOBAGO
Pénurie et hausses du prix des aliments
L'inflation a atteint 10% pour le seul mois de janvier à Trinidad et Tobago et les prix de l'alimentation sont essentiellement responsables de cette hausse. L'an dernier les hausses de prix ont atteint ou dépassé 250 % pour certaines denrées: 273 % pour les lentilles, 41% pour les haricots rouges, 65 % pour les pieds de porc... Cet Etat, relativement favorisé pour les ressources en énergie voit son agriculture en déclin et s'inquiète pour les mois à venir. Il est en effet fortement dépendant de l'importation. Or, dans le monde, le prix des produits agricoles souffre de l'augmentation du prix du pétrole. Les intempéries jouent également un grand rôle comme on l'a vu pour le prix du blé qui a augmenté de 80% en 2007. Des sécheresses en Inde, en Chine rendent incertaine l'entrée de riz à Trinidad dans les mois qui viennent. Il y a aussi les biocarburants qui se développent, entraînant la diminution des surfaces plantées pour l'alimentation. Actuellement les producteurs de volaille à Trinidad se plaignent de l'augmentation du prix des grains importés pour la nourriture de leurs animaux. Cela se répercute sur le prix de la viande.
Il apparaît urgent que le gouvernement mette sur pied un programme agricole pour assurer la nourriture de la population. Mais à Trinidad comme ailleurs les possédants ne prennent ce genre de décision que si ils y sont contraints par ceux qui ont faim.
Martinique
Fort-de-france. Nette victoire du PPM; mais pour quelle politique?
Les résultats des élections municipales à Fort de France ont donné largement la victoire à Serge Letchimy du PPM avec 82,62 % des voix sur un peu plus de 43% de suffrages exprimés. Ce qui fait de lui le maire ayant obtenu le plus de suffrages exprimés en sa faveur pour le premier tour.
Le PPM (Parti Progressiste Martiniquais) a ainsi pu écarter de son chemin tous les autres mouvements politiques qui se sont présentés contre lui. Il s'agit de la droite de Miguel Laventure (Force Martiniquaise de Progrès) et de Roland Ménil du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais). Ces derniers ont obtenu respectivement 9,38 % et 8 %.
Pour gagner, le PPM avait mis en marche toute sa machine électorale, depuis les militants de son parti en passant par les membres de plusieurs associations de quartiers dont les responsables sont pour la plupart membres du PPM ou sous son contrôle.
En plus de l'avancée de certains projets importants sur Fort-de-France, les résultats sont aussi la conséquence du travail qu'a fait la municipalité dirigée par Letchimy, depuis plusieurs mois, dans les quartiers où il a multiplié les réunions dans le cadre de la fameuse «démocratie participative». Les participants ont trouvé cette démarche positive. Car pour eux le maire était à leur écoute et prenait en compte leurs revendications notamment en ce qui concerne l'amélioration de leur quartier.
Le PPM n'est évidemment pas un foudre de guerre ni anti-capitaliste, ni même anti-colonialiste, bien qu'il affiche toujours une sorte d'autonomisme modéré. Il n'empêche qu'à travers la forte popularité de Serge Letchimy parmi les classes les plus défavorisées de Fort de France, il reste le parti le plus ancré dans les quartiers populaires de la ville.
D'ailleurs, toute la campagne du PPM s'est déroulée sur des thèmes locaux, il n'a jamais été question pour Serge Letchimy d'utiliser l'occasion de municipales pour critiquer la politique néfaste menée par Sarkozy et celle menée par le patronat en Martinique contre les classes exploitées. Et comme pour montrer que le PPM est loin d'être hostile au patronat de Martinique, il a placé dans sa liste foyalaise plusieurs chefs d'entreprises ou directeurs de société et surtout la vice-présidente du MEDEF, Eliane Chalono, c'est-à-dire celle qui représente les intérêts du patronat Martiniquais, c'est-à-dire des exploiteurs.
En tout cas si les travailleurs, les employés municipaux, les couches pauvres de la population de Fort de France pensent que leur député-maire défend leurs intérêts sur certains plans: habitat, cadre de vie, service municipaux, s'ils en ont la preuve, c'est très bien. Que cela continue, qu'ils y veillent! Mais tout ne peut être réglé dans le cadre d'une municipalité. Et qu'ils ne se fassent pas d'illusion sur le soutien que la municipalité pourra leur apporter en cas de conflits avec les patrons. Cela c'est hors du cadre que s'est fixé le PPM dont l'activité est depuis bien longtemps purement électoraliste, en dépit de l'action de certains de ses militants salariés qui continuent à se battre avec les syndicats, dans les entreprises.
|