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PARAÎT TOUTES LES DEUX SEMAINES -
Samedi 3 mai 2007 N°
987
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Page 3
En bref...
Extrait du site Internet de Lutte Ouvrière
Parisot hors-la-loi
Une filiale d'appel téléphonique de l'organisme de sondages Ifop vient d'être condamnée par le tribunal des Prud'hommes pour avoir eu recours à des CDD à répétition et avoir pratiqué des licenciements abusifs. Sur 250 salariés de cette entreprise, une dizaine seulement, principalement des cadres, étaient en CDI.
À l'époque des faits, l'Ifop était dirigée par Laurence Parisot, aujourd'hui dirigeante du Medef, syndicat patronal.
Elle montrait ainsi aux autres patrons, s'il en était besoin, que quand la loi les gêne, ils peuvent s'asseoir dessus.
Ils prennent aux travailleurs pour donner aux riches
Les déclarations d'impôts arrivent.
Si Sarkozy se vante d'avoir réduit les impôts avec le "bouclier fiscal" décidé l'été dernier, les principaux bénéficiaires en sont les riches.
Le gouvernement a choisi de réduire ses recettes d'une quinzaine de milliards d'euros alors que Fillon disait que les caisses de l'État étaient vides!
En fait, il savait comment récupérer l'argent des cadeaux qu'il fait aux nantis et au patronat : en réduisant les dépenses des services publics indispensables à la population, dans le domaine de la santé, de l'éducation nationale, etc...
Toujours plus de précarité
L'Unedic vient d'annoncer une augmentation de plus de 4 % en un an du nombre de travailleurs intérimaires. Ils étaient plus de 730 000 fin février.
Les officiels peuvent toujours bavarder sur la prétendue baisse du chômage. La réalité, c'est toujours plus de précarité et de difficultés à trouver un emploi stable et correctement payé.
Extrait de "Sucreire en Lutte"(Gardel)
AU CENTRE DE TRANSFERT DE BERON
Au centre de transfert de Béron, à Sainte Rose, les camarades se plaignent des mauvaises conditions de travail. Les douches sont mal installées, il n'y a pas d'hygiène, pas de placard, pas de porte de secours, en fait il manque tout ce qui permet aux camarades de supporter la pénibilité du travail. Bien sûr les chefs sont loin de tout cela, ce qui les intéresse c'est que le travail soit fait en dépit de tout.
LA CHASSE EST OUVERTE
Il paraît qu'il y a un p'tit chef qui est en chasse pour pousser ses camarades à donner plus de rendement. Mais il devrait faire attention à l'excès de zèle, surtout le dimanche où il semble prendre plaisir à jouer le rôle des vrais chefs à l'heure où ces derniers sont bien à l'aise dans leur lit.
Extrait de "l'Écho des Assurances"
MAIF: BIENTOT LES NEGOCIATIONS POUR LA PRIME D'INTERESSEMENT
Les négociations ont commencé le 8 avril dernier et devront aboutir avant la fin du mois de juin.
Il est vrai que la direction préfère négocier une prime d'intéressement plutôt que d'augmenter nos salaires de façon substantielle. Cela lui permet d'améliorer la productivité dans l'entreprise puisque cette prime est calculée selon les résultats. Mais elle reste inégalitaire car calculée sur le salaire, donc tout le monde n'a pas le même montant. Elle peut être égale à zéro car certains critères sont tout à fait aléatoires et le plus dangereux est qu'elle n'est pas soumise aux cotisations sociales. Et après on nous répète que la Sécurité Sociale est en déficit. D'ailleurs FO et la CGT ont revendiqué une prime égalitaire pour tous, comme par exemple une prime de fin d'année.
Extrait de "l'Écho des Télécom"
Pour FT les affaires marchent
FT rachète à Vodaphone l'opérateur de téléphone mobile britannique Orange pour 50 milliards d'euros. La moitié sera payée en cash.
Pour FT, ça baigne et nous on trime!
FT prend 80% du troisième opérateur espagnol « Amena» pour 6,4 milliards d'euros dont 3 milliards en actions.
Guadeloupe
SICTOM. APRÈS L'ÉLECTION DU NOUVEAU PRÉSIDENT VA-T-ON VERS LA RÉSOLUTION DU PROBLÉME DES ORDURES?
Depuis plusieurs années, le problème de l'élimination des ordures ménagères occupe le devant de la scène. Et cela surtout depuis tous les arrêtés préfectoraux qui imposent la fermeture des décharges ne répondant pas aux normes, dont le dernier en date concerne la décharge de Morne à l'eau. Tous ces arrêtés ont eu pour conséquence le passage de quatre à onze, du nombre de communes membres du SICTOM (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères). Abymes, Pointe-à-Pitre, Baie Mahault, Gosier, au départ, plus Le Moule, Morne à l'Eau, Sainte Anne, Anse Bertrand, Port Louis, Goyave, Petit Bourg aujourd'hui.
Le renouvellement des équipes municipales entraînant de nouvelles élections à la direction des différents syndicats intercommunaux dont le SICTOM, le nouveau maire des Abymes E. Jalton, avait très tôt annoncé qu'il voulait que son candidat à la direction du SICTOM, M. Rinçon, succède à D. Géniès en fin de mandat. Celui-ci fut aussi représentant des Abymes dans ce syndicat lors de sa dernière mandature de 2001 à 2008, mais aussi de Pointe-à-Pitre depuis 1973. C'est aujourd'hui chose faite. Après bien des tractations, M. Rinçon a été élu au deuxième tour de scrutin par 12 voix contre 5 à C. Cirany de Baie Mahault et 4 de F. Louisy de Goyave.
La nouvelle direction du SICTOM a du pain sur la planche. Il y a notamment la question du marché de 180 à 200 millions d'euros signé entre l'ancienne équipe dirigeante avec Géniès à sa tête et une société française URBAVERT, pour l'installation d'un incinérateur à la décharge de la Gabarre pour le traitement des ordures ménagères. D'aucun considère que c'est un cadeau empoisonné, sorte de pied de nez de D. Géniès avant son départ définitif, en plus de la requête qu'il a introduite devant le tribunal administratif contre le PDEDMA (Plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés) qu'il considère comme une entrave au plan mis en place par le SICTOM. La requête a été rejetée mais qu'adviendra-t-il du marché pour l'incinérateur de la Gabarre? Le feuilleton continue. Mais il est à espérer que les élus trouveront rapidement une solution pour le traitement des déchets ménagers. Et que la Guadeloupe, pour des questions de gros sous, de trafic d'influence et on ne sait quoi encore ne se retrouvera pas demain dans la situation de la ville de Naples en Italie qui croule sous les ordures parce que la mafia y gagne.
Martinique
Vie trop chère et surendettement. Deux pourvoyeurs de la pauvreté!
La vie est trop chère entend-t-on aujourd'hui, dans les entreprises, dans les rues et les quartiers. Cette vie chère déjà visible dans les achats au quotidien et que les gouvernants cherchaient à nier s'est vu confirmée par l'annonce quasi officielle de l'inflation. Annuellement, celle-ci s'établit à 3,2% contre 2,6 % à fin janvier 2008.
Ce regain de l'inflation selon l'INSEE dans la dernière livraison de sa revue «conjoncture économique», s'explique principalement par le renchérissement des prix des produits alimentaires, en hausse de 7,6% sur un an, et, dans une moindre mesure, de celui des produits pétroliers (+4,7%). Parallèlement, les prix des produits manufacturés et des services progressent respectivement de 1,1% et de 1,8% sur un an.
Cette vie chère qui s'installe est le quotidien d'une partie de la population déjà lourdement touchée par la pauvreté et qui, de plus en plus, pour survivre n'a plus qu'à compter sur les minima sociaux ou encore sur les denrées alimentaires distribuées par les associations d'aides humanitaires. Ce qui se voit de plus en plus!
Pour ceux qui espèrent encore à s'en sortir, c'est souvent le recours de plus en plus fréquent au crédit bancaire à la consommation. Or, le taux de rémunération du prêteur peut largement dépasser 20% du capital emprunté. Destinés aux plus pauvres, ce type de crédits à la consommation est excessivement coûteux et les enfoncent encore un peu plus dans les difficultés.
Selon l'IEDOM, le nombre de dossiers de surendettement déposés dans les DOM a augmenté au 4ème trimestre 2007 de 12 % sur un an. L'institut note par ailleurs une disparité entre les départements: + 69 % à la Martinique et + 13 % à la Guadeloupe.
Il est à craindre que cette vague de hausse des prix annoncée continue ou même s'accentue en 2008. Les entreprises annoncent de nouvelles augmentations, avec le même prétexte, celui de la hausse des matières premières. Il est notoire que 87 % d'entre elles entendent les répercuter sur leurs prix, en dépit des profits énormes qu'elles ont accumulés. Les prix de détail augmenteraient de 6 % dans l'alimentaire et de 2 % pour le reste.
Face à cette situation, le pouvoir d'achat ne cesse de prendre du retard et cela signifie pour tout le monde du travail une dégradation importante des conditions de vie. Alors pourquoi les travailleurs devraient-ils faire les frais d'une inflation dont ils ne sont pas responsables? Il y a donc urgence pour la défense du niveau de vie, que des augmentations des salaires et des pensions suivent les hausses, mais ce mouvement ne se fera que si les plus démunis se font entendre!
Guadeloupe
Manifestation de soutien à Mumia Abu Jamal
Le Collectif Guadeloupéen de Soutien à Mumia Abu Jamal a organisé une manifestation le samedi 26 avril à l'espace Rudy Nithila à Pointe-à-Pitre. De nombreuses personnes de la population et des jeunes, se sont rassemblés autour des militants du Collectif pour exprimer leur solidarité. Ils ont signé des pétitions, ont lu attentivement des panneaux sur Mumia et la peine de mort dans le monde. Les discussions sur le caractère raciste et injuste de cette affaire ainsi que sur l'avenir de ce journaliste noir américain ont été très animées durant toute la matinée. Le peintre Edouard Joureau a reproduit sur place un portrait de Mumia qui a été offert au Collectif.
Cette manifestation célébrait le 54eme anniversaire de ce journaliste noir américain incarcéré dans le couloir de la mort depuis 26 ans. Mumia a donc passé plus de la moitié de sa vie en prison. Le 27 mars, une Cour fédérale de Philadelphie a annulé sa condamnation à mort après avoir reconnu les irrégularités de la procédure lors du procès d'assises en 1982 ainsi que le non respect des droits constitutionnels dans cette affaire. Pourtant la Cour n'a pas reconnu l'innocence de Mumia qui demeure dans le couloir de la mort. Un juge sur deux a réclamé la révision du procès. La défense a fait appel de la décision de la Cour et espère obtenir ce nouveau procès.
C'est grâce à la solidarité internationale que Mumia Abu Jamal a jusqu'ici échappé à la mort. Le 26 avril plusieurs manifestations ont eu lieu dans le monde en soutien à Mumia. Le Collectif Martiniquais a lui aussi manifesté sa solidarité et s'est exprimé sur les ondes avec ceux de la Guadeloupe pour renforcer cette solidarité entre les deux îles. La mobilisation doit se poursuivre pour que Mumia ne soit pas de nouveau condamné à la peine de mort ou à la prison à vie.
Rumeur sur la suppression du Ministère de l'Outre-Mer
Suite à l'inquiétude du député socialiste de Guadeloupe, Victorin Lurel, sur la disparition du secrétariat d'Etat à l'Outre-mer, Michèle Alliot-Marie et Yves Jego ont assuré qu'il n'était pas question de supprimer le ministère de l'Outre-mer, mais de réformer l'organisation des services administratifs de la rue Oudinot.
Cette réforme consiste en la fusion de la Direction des Affaires Politiques, Administratives et Financières (DAPAF) et de la Direction des Affaires Economiques, Sociales et Culturelles (DAESC), qui vont former une Délégation interministérielle ou une Délégation générale à l'Outre-mer.
Dans l'hypothèse d'une suppression de ce ministère, certains prendraient cela comme un manque de considération pour les DOM. Mais la disparition annoncée serait surtout de mettre en place une politique d'économie budgétaire. A travers cette fusion, le gouvernement poursuit sa politique générale de restriction économique; c'est d'abord l'emploi qui est le premier touché: économiser en réduisant le nombre de fonctionnaires, sur 300 fonctionnaires en poste dans les deux directions, la nouvelle organisation envisage de diminuer de plus de la moitié le nombre de fonctionnaires.
La population pauvre des soi-disant DOM va évidemment ressentir les conséquences de cette politique car elle s'accompagne aussi d'une décentralisation de plus en plus accentuée et d'une diminution des crédits.
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