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CO de 2019-2018/CO n° 1219 du 27 avril 2019/Quatrième page

Quatrième page

Haïti : la population laborieuse frappée par l’insécurité

Le 19 avril, les membres d’un gang armé ont attaqué un commissariat dans l’Artibonite. Le premier ministre intérimaire Jean-Michel Lapin a réagi en se déclarant « décidé à combattre l’insécurité dans tout le pays, prêt à déployer des unités de police spécialisées dans toutes les zones qui sont sous le contrôle des gangs qui menacent la sécurité dans le pays ».  

Il s’agit de la sécurité des possédants et de ceux qui sont à leur service. Ces gangs, sont les hommes de main qui ont été utilisés et armés par les différents groupes de politiciens qui se sont succédé au pouvoir. Ils ont toujours été utilisés comme moyen de pression contre la population pauvre pour l’amener à appuyer le leader d’un camp ou d’un autre. On en a eu un exemple en février quand les oppositionnels au président Jovenel Moise ont décidé de bloquer le pays pour le pousser à la démission. La population des quartiers populaires s’est trouvée dans l’impossibilité de se déplacer sous peine de risquer sa vie. La lutte des politiciens est aujourd’hui en sourdine, mais la population est toujours sous la menace des gangs qui contrôlent les quartiers.

C’est un système mafieux basé sur le racket des petites marchandes ou petits commerçants sous prétexte de protection contre les attaques. L’insécurité, la population laborieuse la subit tous les jours, liée à l’absence de courant obligeant à rentrer dès la nuit tombée, liée à l’absence de soins, l’absence d’eau. Une insécurité liée à la flambée des prix des produits de base suite à la dévaluation de la gourde et la spéculation sur cette dévaluation. En septembre 2018 un euro valait 80 gourdes et en avril 2019 un euro s’échange à 96 gourdes. Ainsi, le salaire minimum journalier de 420 gourdes qui en septembre équivalait à 5,25 euros ne vaut plus en avril que 4,37 euros. Un salaire en chute, alors que le prix des produits de base augmente constamment.

Dans les entreprises de la zone industrielle de Port-au-Prince, les ouvriers attendent la position du gouvernement sur le salaire minimum. Mais certains ouvriers, qui savent que rien ne leur est donné sans lutte, se préparent pour faire entendre leur voix lors de manifestations le premier mai prochain. Cela marquerait une volonté de s’organiser en vue de mettre fin à l’insécurité alimentaire, l’insécurité des gangs, l’insécurité du système capitaliste et des politiciens à leurs bottes.


Algérie : la rue ne faiblit pas !

Voilà deux mois que la population manifeste tous les jours. Les mobilisations ont commencé le 16 février. La colère des Algériens a éclaté lorsque le président Bouteflika a annoncé qu’il se représenterait aux élections pour la cinquième fois.  

Petit à petit, les soutiens de Bouteflika l’ont lâché, notamment le chef de l’armée. Sans alliés, Bouteflika cède à la colère de la population et démissionne le 2 avril. C’est Bensalah qui est désormais président par intérim depuis le 9 avril. Il était président de la Chambre Haute du Parlement. Dès son investiture, la population est redescendue dans les rues du pays pour exiger sa démission et celle de deux autres personnes du gouvernement : Belaïz, président du Conseil Constitutionnel et Bédoui, Premier ministre. Le vendredi 12 avril, pour un huitième vendredi de mobilisation, les Algériens ont été des millions à manifester en criant des slogans tels que « Bensalah, Belaïz, Bédoui, dégagez tous ! Pouvoir au peuple ! »

Durant sept semaines, des manifestations toujours plus nombreuses se sont déroulées pacifiquement avec peu d’interventions policières. Vendredi 12, il en a été ainsi dans toutes les villes du pays, sauf à Alger où la police a utilisé des canons à eau et des bombes lacrymogènes. La police a bloqué un point précis de la manifestation, le tunnel des facultés, pour tenter de disperser la population. Les policiers ont procédé à des arrestations de manifestants ou de militants, qui ont été relâchés au bout de quelques heures. Mardi 16 avril, sous la pression de la contestation populaire, Belaïz a démissionné. Malgré la répression policière, les mobilisations ne faiblissent pas. Le 16 avril, des milliers d’étudiants sont descendus dans les rues d’Alger pour célébrer la démission de Belaïz. Vendredi 19 avril, pour un neuvième vendredi de mobilisation, des millions d’Algériens ont de nouveau exigé le départ de Bensalah et de Bédoui.


Le départ des caciques du FLN (parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1962), tels que Bouteflika et Belaïz, est une victoire pour la population. Les Algériens veulent un gouvernement plus démocratique. Ils espèrent qu’une démocratie puisse améliorer leurs conditions de vie. Mais les véritables ennemis des classes populaires et des travailleurs sont les capitalistes et les riches possédants. C’est à eux qu’obéissent les dirigeants du FLN.

Le sort des classes populaires ne pourra changer que si les travailleurs décident de mener une politique révolutionnaire, pour leurs propres intérêts et contre les riches possédants.


Dans les entreprises

Écho de Pôle emploi  
De véritables garde-chiourme !
Depuis que les chefs ont inventé l’expression qualité de vie au travail, nous sommes de plus en plus contrôlés. Les arrêts maladie sont en augmentation. Quand on n’en peut plus des conditions de travail éprouvantes on veut souffler. Les directeurs d’agences envoient de plus en plus souvent un médecin pour contrôler nos arrêts. L’argent de Pôle emploi n’est pas perdu pour tout le monde !

Écho des assurances  
Des banquiers gavés qui virent les salariés
Les bénéfices en hausse de la Société Générale ont atteint 3,9 milliards en 2018. Mais ça ne l'empêche pas de vouloir supprimer 1 600 emplois. Les capitalistes sont responsables du chômage. Même quand ils roulent sur l'or, ils en veulent toujours plus. Il faut interdire les licenciements.  

Écho des hôpitaux Guadeloupe  
CHU : l’anapathologie en travaux ?
Seulement pour mettre des faux plafonds et cacher la misère. Mais rien en ce qui concerne les hottes absentes et les extracteurs d’air en panne. Rien pour l’évacuation des déchets humains, rien sur le matériel obsolète. Aucun effort pour mettre en conformité le service. Les économies se font au détriment de la santé du personnel d’anapath.    


Martinique: Déjeuner de Soutien de Combat Ouvrier le Dimanche 5 mai 2019 de 12 h à 19 h

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Guadeloupe: Fête de Combat Ouvrier le 5 mai 2019 au Royal Riviera Gosier

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Prochaines réunions publiques de Combat Ouvrier en Guadeloupe

- Vendredi 10 mai 19h : Projection du meeting de Lutte ouvrière à Paris avec Nathalie Arthaud et Jean Pierre Mercier. Maison des jeunes du Gosier

- Vendredi 17 mai, 19h : Réunion publique de Combat ouvrier : « Le samedi 25 mai, votez pour la liste Lutte ouvrière - contre le grand capital, le camp des travailleurs » avec Jean-Marie Nomertin, candidat sur la liste. Salle du centre de ressources des Abymes. (En face de la maison des jeunes des Abymes- pas loin du stade).

- Vendredi 24 mai, 19h : Réunion publique à Capesterre-Belle-Eau à 19h. Dernier meeting de campagne. Thème : Votez pour la liste de Lutte ouvrière « Contre le grand capital, le camp des travailleurs » conduite par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier avec Ghislaine Joachim-Arnaud et Jean-Marie Nomertin


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