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CO de 2019-2018/CO n° 1220 du 11 mai 2019/Deuxième page

Deuxième page

Guadeloupe: Tino Dambas, un symbole de l’agression patronale !

Une nouvelle fois, ce Dambas, gros planteur surnommé l’esclavagiste noir s’attaque aux travailleurs tout en pleurant la bouche pleine.  
Dans son désir farouche de se venger des ouvriers qui ont osé faire grève d’avril à juillet 2017, il a saisi le tribunal de grande instance de Basse-Terre pour faire condamner 15 ouvriers agricoles. Il les accuse de lui avoir fait perdre 60 000€ par leur grève ! Le tribunal de grande instance l’a débouté de sa demande, se déclarant incompétent pour juger une telle affaire. Dambas a alors saisi le conseil des prud’hommes en référé. Non content de faire suer sang et eau aux ouvriers, Dambas n’hésite pas, par cette action en justice, à contester le droit de grève. Ce qu’il n’admet pas c’est que les ouvriers lui tiennent tête et démontrent malgré sa répression féroce, que sans eux, il est incapable de produire et d’amasser ses profits. Les travailleurs et les militants seront une nouvelle fois aux côtés de leurs camarades de la banane pour signifier à l’ensemble du patronat leur volonté d’améliorer le sort de leur classe, par la lutte.

Combat ouvrier appelle ses militants et sympathisants à venir soutenir les camarades de la Banane et aussi leur syndicat CGTG. En se mobilisant contre « l’esclavagiste noir », ils se mobiliseront aussi contre la guerre de classe que leur livre l’ensemble du patronat.


Guadeloupe : Mobilisation prévue le 14 mai !

L’ensemble des organisations syndicales qui ont appelé à manifester le 1er mai 2019 ont décidé d’un commun accord à appeler à une mobilisation le 14 mai prochain. Dans les entreprises et les administrations, les salariés, les chômeurs, les jeunes, les retraités, ont bien des revendications à mettre en avant. Les conditions de travail sont de plus en plus pénibles, les salaires et les pensions stagnent, la précarité augmente. …

La CGTG nous a fait savoir qu’elle participera à cette mobilisation unitaire à Basse Terre en soutenant particulièrement les ouvriers agricoles de la banane attaqués par Tino Dambas pour fait de grève ! Combat ouvrier apporte son soutien à toutes ces mobilisations et ses militants y participeront.  


Martinique :Transport la détermination a payé

Depuis le mardi 7 mai 2019, les habitants de Schœlcher peuvent de nouveau emprunter le service de transport public. Et après cinq mois de lutte déterminée, les huit salariés licenciés par la SOTRAVOM retrouvent un emploi dans la nouvelle société qui assure les lignes. En effet, depuis le 27 novembre 2018, le service était interrompu du fait du conflit entre la société SOTRAVOM qui assurait ce service et les chauffeurs.  

Depuis cette date, les chauffeurs de la société SOTRAVOM, une entreprise membre du groupement MOZAIK qui assurait le transport public de passagers dans la zone du centre de l’ile (Fort-de-France et agglomération), avaient fait valoir leur droit de retrait. Cinq lignes étaient concernées. Ils entendaient dénoncer la situation défectueuse du matériel roulant et réclamaient, autant pour eux que pour les passagers, des conditions de sécurité et de confort correctes. Soutenus par leur syndicat CSTM, ils avaient multiplié les démarches auprès des différentes autorités (Martinique transport, l'autorité unique du transport en Martinique, préfet, CFTU, la compagnie foyalaise de transports urbains) afin que ces dernières contraignent le dirigeant de la SOTRAVOM, Antoine Rulle, à effectuer les réparations indispensables et mettent à leur disposition un matériel répondant aux normes. Mais rien ne semblait vouloir faire entendre raison à ce patron. Il percevait pourtant sa redevance versée par Martinique Transport, via la CFTU.

Au contraire, il décidait de licencier huit chauffeurs pour motif économique. Il justifiait cette décision par le fait qu’un incendie avait détruit trois de ses bus. En outre, une campagne de dénigrement dirigée contre Cambusy, le secrétaire général de la CSTM, était orchestrée dans la presse, campagne qui est allée jusqu’au refus d’une radio privée de diffuser des communiqués de soutien aux salariés en grève. Face à une situation qui perdurait, la commune de Schœlcher avait saisi le Tribunal Administratif qui avait ordonné la mise en place d’une solution par Martinique Transport. Suite aux négociations entre la CFTU, Martinique Transport et le syndicat CSTM, une société dénommée Sotranscop a été retenue pour assurer le service. Cette dernière s’est engagée à reprendre les huit salariés licenciés par la SOTRAVOM. Dans ce conflit, les autorités ont tout fait pour ménager le gérant de la SOTRAVOM. Personne n’a voulu faire pression sur lui. En revanche, ce sont les usagers, ceux qui n’ont pas ou peu de moyens, et les chauffeurs en droit de retrait, qui ont subi les effets de cette situation. La gestion de ce conflit a été à l’image du fonctionnement de la société capitaliste. Les patrons sont protégés, tandis que les travailleurs qui subissent sont désignés comme coupables et responsables des dysfonctionnements.

Si la solution trouvée n’est pas très exactement celle que voulaient au départ les travailleurs, ces derniers en restant déterminés sont tout de même parvenus à faire mettre sur la touche un patron rapace et à maintenir leur emploi. Leur détermination servira d’exemple aux autres travailleurs. Dernière Heure En fait, ce mardi 7 mai le service des bus prévu sur Schoelcher n’a pas démarré. Affaire à suivre encore une fois !


Un Premier mai réussi !

En Martinique  

À Fort-de-France, nous étions environ 1500 à avoir répondu à l’appel des organisations syndicales et organisations ouvrières pour commémorer le 1er mai, journée internationale de lutte des travailleurs. Plusieurs associations et organisations politiques dont Combat ouvrier, étaient également présentes. Tous ont dénoncé la politique d’austérité et anti-ouvrière menée et récemment confirmée par Macron et son gouvernement. Ces mobilisations des travailleurs des jeunes, des retraités sont un gage pour l’avenir. Mais elles devront nécessairement se renouveler et s’amplifier pour faire reculer les gouvernants et le patronat sur leurs attaques anti-populaires incessantes !  

En Guadeloupe  
Le 1er mai dernier, journée internationale de lutte des travailleurs, un millier de personnes ont défilé dans les rues des Abymes à l’appel d’une dizaine d’organisations syndicales dont la CGTG et l’UGTG, les deux plus gros syndicats de l’île. La pluie battante a certainement empêché beaucoup de travailleurs de se rendre à la manifestation, car d’habitude il y a environ deux mille personnes. Mais cela aurait pu être bien pire vu ces intempéries. Malgré tout, le cortège fut très dynamique comme d’habitude.
À noter la présence des salariés de Leader Price Grand-Camp en grève depuis le 22 mars, des ex-grévistes de Carrefour Milénis et Promocash ainsi que de nombreux agents des hôpitaux. De nombreux travailleurs de la banane étaient aussi présents Il y avait aussi nos jeunes camarades du journal lycéen et étudiant Rebelle ! qui participent chaque année au défilé depuis la création du journal il y a 10 ans. Combat ouvrier, pour sa part, a tenu un stand sur le lieu de départ et d’arrivée de la mobilisation. Ses militants ont défilé avec leurs syndicats.

En France  

Cette année, environ 170 000 personnes ont défilé dans toute la France dont 40 000 à Paris. Selon les médias officiels il y avait deux fois plus de monde que l’an dernier. Dans certaines villes, comme à Pau, la participation a battu des records. C’est dans le contexte de protestation sociale des gilets jaunes qu’a eu lieu ce premier mai. De nombreux gilets jaunes ont renforcé les cortèges traditionnels des syndicats. Les forces de l’ordre, déjà mobilisées depuis plusieurs semaines contre les gilets jaunes, ont, à Paris, gazé les manifestants au lacrymogène avant même le départ du défilé sous prétexte de la présence de casseurs dans le cortège. Le gouvernement et les médias ont fustigé les soi-disant « violences et dégradations » pendant le défilé à Paris pour minimiser la mobilisation en hausse dans toute la France. Mais c’était une belle démonstration de force des manifestants face à un patronat et un gouvernement qui font les poches de la population.


Premier mai : le mensonge de Castaner

Après les manifestations du premier mai le ministre de l’intérieur, Castaner, a prétendu que des manifestants avaient « attaqué » l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Les témoignages et les vidéos ont démenti les paroles de Castaner qui a dû revenir sur ses propos. Les manifestants qui sont entrés dans l’hôpital essayaient d’échapper aux gaz lacrymogènes et aux charges policières. À cette occasion 32 manifestants ont été interpellés. Ils ont été relâchés après que le flagrant mensonge du ministre ait été prouvé. S’il y a des attaques à dénoncer, elles viennent du gouvernement et des riches bourgeois. Ce sont eux qui attaquent les conditions de vie, en réduisant les budgets dans les services publics, y compris dans les hôpitaux, en diminuant les salaires et en licenciant.


En Haïti

Le premier mai, des centaines de travailleurs, ouvriers, ouvrières du textile, syndicalistes ont marché depuis la zone industrielle de Port-au-Prince jusqu’à la place centrale devant le palais national.

Des jeunes étudiants, chômeurs, ont joint leur voix à celle des travailleurs. La colère contre le chômage qui touche la majorité de la population et contre la hausse du coût de la vie était manifeste. En effet, les prix des produits augmentent régulièrement, suivant la hausse du dollar par rapport à la gourde alors que les salaires restent fixes. Parmi les slogans qui dénonçaient la détérioration des conditions de travail, la revendication principale était un ajustement des salaires pour les ouvriers. Sur les banderoles des camarades de l’OTR (Organisation des travailleurs révolutionnaires) on lisait « péyé nou en dola otodijou » soit « Ajustez les salaires selon la hausse du dollar », l’application de l’échelle mobile des salaires en somme !

La manifestation s’est terminée par une prise de parole des représentants des organisateurs pour rappeler que le 1er mai n’est pas la fête de l’agriculture comme le proclame le gouvernement chaque année, mais bien la journée de la lutte des travailleurs dans le monde entier. Une des banderoles disait « prolétè tout peyi an mèt tèt ansanm » : prolétaires de tous les pays unissez-vous !