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CO de 2019-2018/CO n° 1221 du 25 mai 2019/Deuxième page

Deuxième page

Guadeloupe : Manifestation réussie à Basse-Terre le 14 mai

Le mardi 14 mai une centaine de travailleurs se sont rassemblés à Basse-Terre devant le tribunal des prud’hommes. La CGTG avait appelé à un rassemblement contre le planteur de bananes Tino Dambas qui s’attaque au droit de grève. Cette fois, il a saisi les prud’hommes pour réclamer à 22 ouvriers 60 000 € chacun pour avoir fait grève. Avec les ouvriers de la banane, des travailleurs des impôts, de Pôle emploi, de la Santé, des enseignants et d’autres secteurs, ainsi que des organisations comme Combat ouvrier et les jeunes de Rebelle ! étaient présents. Ils ont manifesté ensemble dans le centre-ville de Basse-Terre. Les manifestants en ont profité pour dénoncer la dégradation des services publics et des conditions de travail. Ils ont invité les employés de l’association Acajou alternative qui ne sont plus payés depuis des mois, à s’exprimer. Des délégations sont allées rapporter les raisons de cette colère à la maison départementale, à la préfecture et au conseil régional.


Guadeloupe : Les journées d’action du 14 et du 15 mai aux Abymes

Un appel à la grève générale a été lancé le 14 mai par onze organisations syndicales : CFTC, FAEN/SNCL, FO, FSU, SPEG, Sud PTT Gwa, SUNICAG, UGTG, CGTG, UNSA, Solidaires Guadeloupe. Des centaines de manifestants se sont retrouvés aux Abymes. Ils ont bloqué les entrées de l’ARS (Agence Régionale de Santé) et du rectorat à Dothémare. Ce mouvement a été reconduit le lendemain. Les manifestants ont exigé que les pouvoirs publics prennent des mesures immédiates pour régler les problèmes de l’eau, de la santé liée à l’état de délabrement du CHU, et ils ont aussi exigé l’arrêt des suppressions de postes dans les établissements scolaires.


Martinique : La grève du 9 mai dans la fonction publique

 Plusieurs centaines de travailleurs de la fonction publique (éducation, hôpitaux, municipaux), mais aussi du privé ont manifesté ce jour-là dans les rues de Fort-de-France. Ils dénonçaient les attaques pointées contre les fonctionnaires par le gouvernement, la suppression des 110 postes dans l’Éducation nationale, ils manifestaient pour l’augmentation des salaires, contre la précarité, contre le chômage. Après avoir effectué le parcours, les manifestants se sont retrouvés tous à la Maison des syndicats. Ils étaient nombreux à tirer comme conclusion que la seule façon de faire reculer le gouvernement, c’est que l’ensemble des travailleurs fassent bloc pour faire payer les riches et les capitalistes.


Martinique : Extraits du bulletin d’entreprise l’écho des hôpitaux

MFME : Fonctionnement au rabais.

Pas de papier d’impression pour monitoring fœtal, de doigtier stérile, d’électrode de saturation néonatales. Des matériels de base manquent en salle de travail et pour le suivi de couches des parturientes et des nouveau-nés. Une situation inadmissible et dangereuse pour les patientes et leurs bébés. Mais aussi pour les collègues qui sont obligés de se démultiplier en urgence pour trouver des solutions. Mais où sont les responsables ? Ils préparent de nouveaux plans ? Nou ni asé !

Du matériel à… se casser les reins !

Cinq tables d’accouchement sont toujours en attente. Quant aux lits d’accompagnement, ils sont cassés. En voulant les déplacer, certains collègues se « cassent les reins ». À quand l’arrivée de bons matériels dans notre hôpital dit de pointe ?

La médaille de la petitesse !

La DRH a décidé de diminuer les contrats de 3 mois à 1 mois pour certains agents de l’UTPB (transport et brancardage). Suite à la réaction des collègues, elle a reconnu l’avoir fait pour « les punir » et leur rappeler qu’ils sont contractuels ! Prompte à sanctionner, mais bien sûr incapable de reconnaissance ! Quelle mesquinerie !

Trop c’est trop !

Par note de service, la direction informe la communauté hospitalière de l’ouverture de neuf lits supplémentaires au premier étage du NPT. Deux étaient déjà ouverts et voilà qu’elle en rajoute sept. Et toujours sans effectif supplémentaire. La colère gronde chez les collègues. Ils n’ont pas l’intention de se laisser faire !  


Martinique : Ghislaine Joachim-Arnaud dans le débat sur Martinique la 1ère

 Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes du samedi 25 mai, un débat était organisé le mardi 14 mai sur le plateau télévisé de Martinique la 1ère avec les huit candidats locaux. Parmi ces candidats figurait notre camarade Ghislaine Joachim-Arnaud, en troisième position sur la liste de Lutte ouvrière « Contre le grand capital. Le camp des travailleurs ». Il y avait aussi Michel Branchi du PCM, Max Orville du Modem, Karine Varasse de la France insoumise, pour ne citer que ces candidats-là. Le débat fut organisé autour de quatre thèmes pendant deux heures : les questions de santé et de sécurité alimentaire, la création d’une industrie agroalimentaire pour développer l’autosuffisance, les  programmes européens liés au réchauffement climatique et au coût de la vie. Deux petits planteurs avaient également été invités à ce débat pour interroger les candidats. Il s’agit d’Alex Velayoudon de l’Organisation patriotique des agriculteurs de Martinique (OPAM) et d’un petit agriculteur de la canne. Dans ses interventions, notre camarade a été la seule à affirmer que cette Europe-là, c’est une plaque tournante des gros capitalistes et qu’elle a été conçue pour eux depuis sa création. Ce n’est pas l’Europe des travailleurs, des classes pauvres, des petits commerçants, des petits agriculteurs. Les questions posées par les petits agriculteurs aux candidats qui dénonçaient leurs mauvaises conditions de vie et protestaient contre le fait que toutes les subventions accordées profitent en premier lieu aux « gros », allaient bien dans ce sens. Ils questionnaient les candidats sur ce qu’ils pourraient faire pour eux. Ghislaine Joachim-Arnaud, la candidate de Lutte ouvrière, leur a dit que : face aux exploiteurs, la seule issue possible pour sortir de ce carcan social, c’est que les petits agriculteurs s’unissent et qu’en alliance avec la classe ouvrière ils créent un rapport de force favorable pour combattre cette société injuste. En fin d’émission, Ghislaine Joachim-Arnaud s’est adressée aux travailleurs pour leur dire que pour combattre le chômage il faut interdire les licenciements et répartir le travail entre tous. Que le salaire minimum pour vivre décemment est de 1800 euros net par mois et indexé sur les prix. Qu’il faut dévoiler le secret commercial et bancaire et que ce n’est que par la lutte qu’on pourra arracher ces revendications et aussi mettre fin au système capitaliste. Et pour exprimer cela, elle a tout naturellement conclu que dans ces élections européennes, le samedi 25 mai, il faut voter et faire voter pour la liste Lutte ouvrière « Contre le grand capital, le camp des travailleurs ».


Élections européennes : Macron et Le Pen dans la course contre les travailleurs

Les derniers sondages sur les élections européennes annoncent un score serré entre Macron et l’extrême droite du Rassemblement National, avec cette dernière en tête. Le Rassemblement National (RN) est le parti dirigé par Marine Le Pen. Ex-Front National, ce parti d’extrême-droite compte de nombreux racistes et nostalgiques du nazisme. Le Pen rejette les maux de la population sur l’Union Européenne. Sa solution miracle contre la précarité serait de sortir de l’UE. Cependant, les coupables de ces problèmes sont les capitalistes bien français tels que Bettencourt, Renault, Pinault et bien d’autres. Le Pen n’attaque jamais les capitalistes. En réalité, le RN voudrait bien mettre au pas les travailleurs en lutte. Macron, quant à lui, joue la carte pro-européenne. Depuis son élection, il tente de devenir le leader de l’Europe. Manque de chance pour lui, les gilets Jaunes sont apparus et ont pointé du doigt la politique pour les riches de Macron. La frontière entre l’extrême droite et la droite classique, ou celle de Macron, est de plus en plus fine. Car le RN et LREM sont des partis du même milieu anti-ouvrier. Macron se présente comme un rempart contre l’extrême-droite. Mais il ouvre la voie à ces partis en décourageant la population avec sa politique dévouée aux riches, qui se tournent alors d’autant mieux vers l’extrême droite.  


Guadeloupe : Eau la situation s’aggrave

Aux habituels tours d’eau se sont rajoutées des coupures dues à des pannes sur le réseau de distribution. Des établissements scolaires ont dû fermer leurs portes pendant plusieurs jours. À cause de la vétusté du réseau, plus de 60 % de l’eau produite se perd hors des tuyaux avant d’arriver aux robinets. Aujourd’hui, plus que jamais, il faut entièrement reconstruire le réseau et cela passe par une politique de grands travaux avec des milliers d’embauches. En 2017, l’État, la Région et le Département s’étaient réunis en grande pompe pour annoncer un plan d’urgence de 71 millions d’euros sur deux ans pour les premières réparations. Deux ans plus tard, le constat est là : il y a de moins en moins d’eau. Il ne faudra pas s’étonner qu’un jour la colère explose massivement et violemment à la face des dirigeants. C’est cela qui les obligera à passer concrètement à l’action pour mettre fin à ce scandale qui n’a que trop duré.