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CO de 2019-2018/CO n° 1223 du 6 juillet 2019/Quatrième page

Quatrième page

Dans les entreprises

L’Écho de l’aéroport
Antilles Sûreté Guadeloupe (ASG) : remue-ménage dans les hautes sphères
Nous venons d’apprendre que la formatrice, dépêchée pour encadrer les collègues qui avaient perdu leur qualification, a été nommée « responsable sûreté ». Elle serait semble-t-il au-dessus du chef de site qui a causé ce fiasco. Ce n’est pas pour déplaire à la majorité du personnel, mais c’est à l’usure que nous verrons si nos conditions de travail vont s’améliorer ou pas. En matière d’embauche, on aurait préféré que la quarantaine de collègues intérimaires soient enfin titularisés. C’est une lutte que nous devons mener.

Air France : ça chauffe à l’enregistrement et en salle d’embarquement
À l’enregistrement et en salle d’embarquement, certains collègues sont obligés de se déplacer avec un petit ventilateur, tant la chaleur est insupportable. Cela fait des mois que nous nous plaignons de cette panne de la climatisation, et cela ne fait qu’empirer en cette période. Peut-être la direction d’AF et la SAGPC attendent-elles que nous venions travailler en maillot de bain ? Ou alors nous devrions peut-être « mettre à poil » le premier responsable d’Air France ou de la SAGPC qui passera à proximité ? « L’affaire de la chemise » du cadre d’Air France passerait alors pour de la rigolade…

Jet Blue remplacera Norwegian
L’Office du tourisme vient d’annoncer qu’il a signé un accord avec la compagnie américaine Jet Blue pour remplacer Norwegian qui s’est désistée. Comme toujours, on se demande à quel prix les collectivités ont-elles conclu ce genre d’accord, qui est prévu pour une durée de cinq ans. Cela ne change rien pour le personnel de Samsic, qui devra comme d’habitude se coltiner le boulot pour un salaire qui n’est pas proportionnel au nombre de compagnies traitées.

Sucrerie en lutte
Fin de la campagne sucrière 2019 le 29 juin
Comme pour les autres années la campagne 2019 va fermer ses portes lassant sur pied plusieurs tonnes de cannes. Ce n’est un secret pour personne les patrons ouvrent et ferment leur usine quand bon leur semble sans tenir aucun compte des problèmes que rencontrent les petits planteurs. Ils ne comprennent que la force.

Pawòl a travayè bannan
SA Bois-Debout : à force de tirer sur la corde, elle casse !
Le matériel refuse lui aussi de suivre la cadence infernale. Depuis quelques jours, la corde qui tracte les régimes sur la chaîne d’emballage casse à répétition. Les travailleurs peuvent ainsi profiter du temps du rafistolage pour se reposer !

SA Bois-Debout : la remorque craque aussi !
Certains rails ne supportent plus les régimes qui tombent, abîmant les bananes. Certains chefs accusent les camarades de laisser tomber les régimes, ils feraient mieux de s’en prendre aux machines !

SA Bois-Debout : guerre entre petits chefs, tant mieux pour les travailleurs
Deux petits chefs se mènent la vie dure. L’un et l’autre rivalisant pour, d’après les dires, « devenir directeur général » ! On peut reconnaître que l’enjeu est de taille ! Leur petite guéguerre se poursuit lors du transport des camarades vers leur lieu de travail. Du coup ils désorganisent et retardent le début du travail. Qu’ils continuent à se mettre des bâtons dans les roues, les travailleurs ne s’en porteront que mieux !

Tino Dambas le malpropre, tout content d’avoir fait sa crotte ?
T. Dambas a été blaguer auprès des ouvriers de Changy que maintenant le casier judiciaire du camarade Nomertin était sali, depuis sa condamnation pour diffamation. Ah bon ? C’est plutôt l’image de Dambas qui est salie durant ces procès à répétition !

L’Écho des assurances
NAO à Assurance Outremer
Après plusieurs discussions, échanges de mail, la direction a accordé une augmentation des salaires de 1%. Cette année la mobilisation des gilets jaunes a permis l’obtention de la « prime Macron » de 1000 € versée à tous les salariés sans condition. Et la mise en place des chèques vacances pour la première fois, le paiement de la prime d’intéressement et l’abondement du PERCO. Nous avions demandé plus pour l’augmentation du salaire, mais la direction a préféré accordé des primes dont les montants peuvent fluctuer d’une année à l’autre.


Algérie : Le pouvoir tente de diviser pour régner

Depuis quatre mois, la population algérienne manifeste chaque jour, et massivement tous les vendredis, pour dégager les hommes politiques au pouvoir.

La mobilisation populaire a fait démissionner le président Bouteflika le 2 avril. La population continue de manifester pour dégager le président par intérim, Bensalah, et le chef de l’armée Gaïd Salah. Le 18 juin, Gaïd Salah a interdit le drapeau berbère dans les manifestations. Ce drapeau vient de la Kabylie, une région d’Algérie où vit un quart de la population. La Kabylie a la réputation depuis longtemps d’être une région « rebelle ». On y parle le berbère, pas l’arabe. Vendredi 21 juin, 18ème vendredi de mobilisation, les manifestants ont répondu à la provocation de Gaïd Salah en brandissant des drapeaux berbères. Des cortèges massifs ont scandé dans tout le pays : « Arabes et Kabyles sont frères, Gaïd Salah est avec les traîtres ». Au moins 18 personnes ont été arrêtées pour avoir brandi le drapeau berbère. Vendredi 28 juin, la population est de nouveau descendue en masse dans la rue. Dans les cortèges des rues d’Alger, la capitale du pays, le drapeau berbère était toujours présent.

Des centaines de fourgons policiers ont été déployés à Alger, bien plus que d’habitude. La police a de nouveau confisqué les drapeaux berbères et arrêté ceux qui les portaient. D’autres personnes ont été arrêtées avant le début des manifestations, sans raison apparente. La police tente de décourager les manifestants. Interdire le drapeau berbère est une manœuvre pour diviser le mouvement populaire. Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, les chefs au pouvoir ont toujours attisé la division des régions arabophones et berbérophones. Mais la population continue de manifester, malgré une forte présence policière. Après quatre mois de mobilisations, des têtes sont tombées mais le régime est toujours là. Derrière les manœuvres de Gaïd Salah, ce sont les intérêts des riches, de la classe dominante qui sont en jeu.  


Iran : les dangereuses provocations de Trump

Trump et son entourage multiplient les provocations à l’égard de l’Iran, depuis plusieurs semaines. Le 20 juin, on était à deux doigts d’un bombardement américain, au risque de déclencher une guerre qui pourrait embraser le Proche-Orient. En 2015, Obama avait signé, conjointement avec la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, un accord sur le nucléaire avec le régime iranien. Cet accord précisait que l’Iran devait cesser toute production et recherche sur l’uranium enrichi (celui qui permet de faire des bombes nucléaires). En contrepartie, l’Iran était autorisé à développer le nucléaire civil (centrales électriques, etc.) et les États-Unis et les autres signataires levaient l’embargo sur le commerce international et les transactions financières qui étranglait l’économie iranienne.

Cet accord était soumis à conditions, notamment une surveillance par les instances internationales de l’arrêt de la production d’uranium enrichi. Jusqu’à ce jour, l’Iran a scrupuleusement respecté cet accord. Mais l’arrivée de Trump et de son équipe au pouvoir en fin 2016 a totalement remis en cause cette situation. Trump a dénoncé l’accord unilatéralement, et exigé de l’Iran de nouvelles conditions inacceptables, en renforçant l’embargo. Les autres pays signataires, dont la France, ont timidement dit que Trump faisait une erreur, mais ils ne se sont finalement pas opposés frontalement aux États-Unis.

Les USA appliquent ce qu’ils appellent « l’exterritorialité », principe selon lequel toute loi ou décision prise aux États-Unis s’applique aussi dans le monde entier, dès lors que les intérêts américains sont en jeu. Ils peuvent ainsi prendre des sanctions contre tout pays ou société qui irait à l’encontre de leur politique. C’est pourquoi les sociétés Total, Renault, Peugeot et Airbus ont suspendu leurs projets de développement en Iran.

En mai et juin, deux pétroliers ont été attaqués dans le Golfe persique, et Trump a immédiatement accusé l’Iran, alors que beaucoup pensent que l’Iran n’a aucun intérêt à agir ainsi. Le 20 juin, un drone américain a été abattu par l’Iran, qui affirme qu’il se trouvait dans son espace aérien. Trump a alors mis en scène une comédie en affirmant qu’à dix minutes près, il a empêché le déclenchement d’un bombardement décidé par ses secrétaires d’État, et qu’il aurait ainsi sauvé 150 vies iraniennes. La politique de Trump et de son gouvernement vise à entraîner la chute du régime iranien, dont la présence dans la région gêne ses intérêts et ceux de ses alliés : Israël, l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes. Certes l’embargo provoque une crise de l’économie en Iran. C’est la population iranienne, les travailleurs, les intellectuels qui en font les frais. Mais au lieu de discréditer le régime, cela semble plutôt renforcer les conservateurs proches de l’ayatollah Khamenei, qui prônent une politique radicale vis-à-vis de l’occident. Cette politique du « gros bâton » menée par les États-Unis semble invincible. Mais les crises et les guerres déclenchées par l’impérialisme créent aussi un terrain favorable aux révoltes et aux révolutions.  


Hongkong : les manifestants envahissent le parlement

Depuis plusieurs semaines les habitants de Hongkong sont des millions à manifester contre un projet de loi qui restreint leurs libertés. Le 15 juin, Carrie Lam, dirigeante de Hongkong, a été contrainte de suspendre son projet de loi. Elle a maintenu la possibilité que des contestataires soient extradés en Chine continentale où la loi est plus dure. Le 1er juillet les manifestants sont entrés dans le parlement de Hongkong. Ils réclament l’abandon définitif du projet de loi, et aussi la démission de Carrie Lam, présidente pro-Pékin. Les manifestants ont été chassés du parlement à coups de matraque et de gaz lacrymogène. Le gouvernement craint que la mobilisation s’élargisse surtout dans les autres villes en Chine. Pour garantir leurs droits et libertés, les travailleurs et la population de Hongkong ne devront pas se contenter de remplacer la représentante de l’État au service de la bourgeoisie.  


Martinique : Festival de Fort-de-France du 1er au 28 juillet 2019

Pendant tout le mois de juillet, le Festival Culturel de Fort-de-France offre entre tracés poétiques et parfums d’esthétiques croisées des conférences animées, des expositions, des visites guidées de la richesse patrimoniale de la Ville, du théâtre, de la danse, et de la musique.


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